Mauvais consommateur, j’apprécie pourtant les fringues bien coupées… mais sur les autres…!
En pension, je côtoyais deux frères aux cravates et chemises immaculées en toutes circonstances, des gamins discrets qui détonnaient parmi nous…
Aller dans un magasin même pour acheter deux slips ou un jean est une épreuve… j’y passe le minimum de temps…!
Ma fille utilise quotidiennement des t-shirts qu’elle portait à 14 ans ; mon fiston a récupéré nombre de mes chemises de la fin des années soixante-dix ; ma moitié achète ses pantalons sur les marchés. Pour ma part, j’use mes jeans aux coupes démodées, d’increvables t-shirts et des glazik délavées…
Le seul investissement récent réside dans… nos pompes…! Des Ecco mais depuis une année, des Meindl acquises sur mon île (…Benjamin propose une gamme de qualité…).
Bref, l’idée des politiques de relancer impérativement la consommation sous prétexte d’une épargne accumulée pendant la pandémie me semble être une vue à très court terme… Cet épisode nous a tous marqué et poussé certains à revoir leur mode de vie. Sans aller jusqu’à faire son pain, migrer vers une zone rurale bien desservie par internet et retaper — pour le prix d’un studio dans une métropole régionale — une maison paysanne avec vue et/ou jardin pas si impossible…
Évoluer vers des bonheurs concrets…
Investissez dans d’autres domaines comme l’isolation de vos logements ; remplacez les équipements ménagers consommateurs d’énergie ; changez votre mode de consommation en acceptant que tout ne soit pas disponible d’un simple clic sur le site d’un vendeur distant… si pratique (sic !).
Voir… prendre une minute avant de commander : utile, indispensable… réellement…?!
J’avais écrit en juin 2020 : Post-confinement : rester fidèle à nos engagements ?. Nous y sommes même si une quatrième vague est en cours, se faire vacciner une évidence…
Nous vivons très (très) bien avec des produits fatigués mais fonctionnels…
Ensuite, à nous de… créer la mode, pas de se la laisser imposer !
Si les influenceurs sur Instagram font partie de votre quotidien, je n’insiste pas…!

- Terrain de jeu des oiseaux marins…
Zut, toujours pas terminé le billet sur le beau temps démarré il y a une semaine…
L’angle de ce billet (…que j’ai largement adouci après l’avoir laissé reposé) m’est venu après avoir lu cette info cruciale : The Witcher: Nightmare of the Wolf is coming to Netflix in August.
Je ne sais si c’est l’accumulation de nouvelles désastreuses qui s’empilent dans mon fil RSS mais j’ai ri.
Amèrement.
Avertissement aux aficionados de séries et jeux : je ne connais aucune saga moderne (je ne regarde pas de films), uniquement en mémoire les bribes de celles du temps jadis (…qui, dit-on, ressemblent furieusement à celles écrites pour l’entertainment…!).
En revanche, je suis plongé — à mon insu ! — dans une série palpitante depuis ma naissance. Une aventure dans laquelle il semble que nous soyons tous embarqués…!
Et même acteurs avec, en bonus, la possibilité de moduler l’issue fatale du scénario qui se dessine.
Quoi que…
Sans interruption, les médias relatant les derniers épisodes de notre saga planétaire entre violations répétées des droits de l’homme et destruction de l’environnement…
L’un des derniers évènements est ce match pathétique entre milliardaires pour s’envoyer en l’air le premier.
Du tourisme spatial quand nombre de personnes vont claquer par manque de vaccins, flotte, nourriture ou emploi.
L’envoi de capsules spatiales pour des balades à 300 K€ par tête n’est-elle pas comique quand les ressources énergétiques de notre planète arrivent à leurs limites ?!
Le hic, c’est que nous n’avons pas de supers pouvoirs pour réduire ou bloquer les actions en cours.
Enfin, si…
les seuls à notre disposition comme… aller voter, boycotter les entreprises prédatrices, cesser de croire à des amis imaginaires ou se vacciner lors d’une pandémie sont désespérément inutilisés…!
Or nous faisons partie de ceux qui écrivent ce scénario débile…
par notre inaction.
Voire nos envies…
« il y a une demande phénoménale »
Là, je tire l’échelle…
Je m’attends prochainement à un… « l’histoire retiendra le nom des ces premiers héros qui ont révolutionné, démocratisé ce tourisme spatial »…
Ahahah…!
Ironie au passage : si l’humanité disparaît, peu de chances que cette promesse de postérité soit tenue, non ?!
Oui, je suis pessimiste. Aussi vais-je me balader sur les sentiers côtiers.

Dans chacune de mes journées, il y a de la lecture (…encore quelques ouvrages papier ; Ou, plus fréquemment, du format ePub, des fils Twitter et des sites d’information). Rarement une vidéo thématique. Ce sont des activités qui m’incitent à rester statique, qui me clouent temporairement ! Or, j’aime déambuler…
Dès l’aube, je place un casque sans fil autour de mon cou puis sur mes oreilles et démarre ma journée avec une émission en différée ou un direct…
tout en vidant le lave-vaisselle ; rangeant à leur place plats, couverts et assiettes ; préparant la machine à café et découpant les fruits qui seront ajoutés à mon muesli…!
J’aime ces routines : mettre le filtre papier, y ajouter le nombre idoine de cuillères à soupe (!) de café, verser l’eau dans le réservoir sans en verser la moitié à côté puis appuyer sur le bouton pour enclencher le processus.
J’aime préparer mon muesli, aiguiser d’abord le couteau de service pour trancher finement selon la saison une pomme, une orange, des dattes, une figue sèche, retirer les parties corrompues des fruits frais (abricots) pour les ajouter en guise de bonus dans un grand bol sans anse.
Je me lève tôt.
Ce sont près de deux heures à déambuler seul dans la cuisine, à contempler la haie occupée par les oiseaux et peu-à-peu envahie par du chèvrefeuille, soulignée d’herbe à Robert, à m’amuser des passages des lézards sur la terrasse…

Je prends le temps de consommer mon premier repas de la journée en compagnie d’une série de podcasts selon mon humeur ou en me connectant à une radio en ligne pour un condensé des nouvelles du monde.
Ce lent démarrage me convient, j’aime me réveiller tôt et suivre le cycle des saisons, de la nuit noire en hiver aux longs rayons de lumière qui traversent les fenêtres Est.
Et puis, c’est aussi le moment où je suis le plus attentif, le moins distrait. J’ai la chance de me réveiller instantanément.
Je goûte d’autant plus ces instants que je suis… seul.
Nul besoin d’échanger trois mots, c’est préférable lors de la découpe des fruits…!
Et la radio ? J’ai du l’écrire ici urbanbike | Pourquoi j’aime la radio ?…
De plus en plus souvent, le Bose n’est pas activé bien que logé dans mes oreilles, atténuant le choc de la vaisselle que je range, prolongeant le silence de la nuit… D’autres fois, je déambule les oreillettes pendantes, à l’écoute des oiseaux lancés dans une jam-session…!
Nulle besoin de radio en ce cas mais juste ouvrir les fenêtres, tendre l’oreille…!

- D’autant que je peux avec l’iPhone dans la poche et le Bose Quietcontrol 30 sans fil me balader et rencontrer les copains tout en écoutant un podcast passionnant…

Bonne journée !