J’aime la radio parce que je peux faire autre chose pendant que je l’écoute.
Dont écrire !
Et j’ai particulièrement apprécié de découvrir la nouvelle version du lecteur d’accessibilité — lire le billet précédent — qui m’a permis de réemployer notre vieille chaîne hi-fi, de lui trouver un nouvel usage dans la mesure où la diffusion de la radio par des voies hertziennes risque de débloquer à terme !
Sur les îles nous dépendons des émetteurs sur le continent, pas encore de DAB+ ou autres…

Encore un accessoire, vendu par Apple, qui me rend bien service : un connecteur USB C vers une prise mini-jack audio.
Hier, sur Mastodon, je suis tombé sur un pouët d’Audrey qui, via une chouette vidéo, indique les cinq fonctionnalités nouvelles d’iOS 27 qu’elle apprécie…
Comme Audrey, j’apprécie les modifications qu’Apple a apportée à son application météo.

Ce n’est pas discernable instantanément, mais ce sont trois petites icônes fort pratiques.
Je ne vous fais pas un laïus sur l’état de la végétation sur Belle-Île en mer.
Pour être très clair, nous attendons tous ici la pluie !

Un appui sur l’icône goutte d’eau permet de visualiser dans le panneau affiché les prévisions… soit celles de la journée, soit celles des jours à venir.

Celles qui m’intéressent sont celles des jours à venir, et, miracle, nous devrions avoir de l’eau !

Une autre icône permet d’afficher la force moyenne du vent… pas d’indication de la force des rafales et de son orientation.
C’est pourquoi j’ai installé sur mon écran d’accueil d’iPhone totalement en haut à côté de la date du jour, l’indication de la vitesse moyenne du vent (12 km/h) et de son orientation qui est actuellement ONO (Ouest Nord-Ouest)…
Plus d’infos da,ns ce billet de février 2025… Météo sur mon iPhone…?

La première icône nuages permet de revenir à l’affichage habituel indiquant les températures et la couverture nuageuse.
Note de fin : nous avons une fin d’été étonnante sur #BelleileLande et ce serait franchement malvenu de vous dire où je passe mes fins d’après-midi…! Une indication : dans un élément salé et remunant d’une température agréable !
C’est tout…
Étant actuellement le seul occupant de notre cambuse, je m’offre le luxe d’écouter la radio dès potron-minet. Directement sur notre antique radio FM dotée de deux gros haut-parleurs et diffusant un son de qualité !
En résumé : le matin dès que j’ouvre les yeux autour de 5h, je me connecte à l’insu de mon plein gré sur les nuits de France Culture (96.0) pour accéder littéralement à des émissions inattendues piochées dans plus de 25 000 enregistrements/archives, le tout également à disposition via Internet.
Le plaisir du direct de la radio, c’est la surprise de la découverte ! Certes un direct qui fait de chouettes détours dans le passé mais une déconnection salutaire d’avec notre présent anxiogène.
Impossible de s’ennuyer !
Ce matin, une émission sur le marché des livres ancien à Paris en 1992 puis une autre avec le comédien Jean Poiret en 1986 à propos de son interprétation de l’inspecteur Lavardin.
Deux sujets qui s’invitent, instillent dans mon esprit de la matière à réflexion ! Bref je prends enfin conscience de l’épatante richesse de ces émissions de la fin du siècle dernier, de cette mémoire radiophonique.
L’erreur serait de croire que les réflexions distillées par ces émissions sont celles du passé.
Que nenni ! Elles sont intangibles et, de facto, toujours actuelles.
Ainsi les remarques autour du livre papier et de la transmission du savoir percutent aujourd’hui ces enquêtes sur les achats en nombre d’ouvrages par les entreprises de l’IA qui, après avoir numérisé ces livres… les détruisent.
Une sorte de Fahrenheit 451 sournois opéré par les acteurs de l’IA…
Ou cet échange avec Poiret — Notre métier est un métier d’égoïste. — sur le jeu d’acteur.
Pour mémoire, j’avais particulièrement apprécié cette émission de 1974 de 169 minutes sur la science fiction et le parallèle avec notre quotidien.
Ou ces vingt-cinq épisodes sur la guerre d’Espagne, la mémoire des vaincus.

Depuis quelques jours, je vis seul dans notre petite cambuse. Ce petit espace a récupéré notre antique chaîne hi-fi dont j’ai suspendu les antennes aux tringles à rideaux pour capter au mieux la FM (…pas de DAB+ sur #BelleileLande).
Ce matin, je me suis réveillé en Aubrac avec le fameux gargouillou de légumes de Michel Bras qui rassemble, selon les saisons, entre 30 et 45 herbes différentes (une émission de 2000…) avant de filer en… Martinique (une émission de 2003) pour entendre parler de …calalou, soupe de pied, accras, morue salée, mangues !
Avec un rappel de la consommation des bananes (rien à voir avec notre façon en métropole).
Hier, j’ai allumé cette radio un peu plus tard et me suis promis de réécouter les trois heures d’une émission épatante enregistrée en juillet 1974 : La science-fiction : le monde demain et après avec René Barjavel et nombre de spécialistes.
Émission fort intéressante car, en filigrane, nombre de craintes devenues réalités avec le délire des TechBros.
Les baffles à bas volume m’accompagnent pendant que je prépare mon petit déjeuner dès l’aube.
Ces voix aux divers accents piquent ma curiosité, les inflorescences colorées des manguiers m’intriguent : je voyage immobile tout en occupant mes mains chargées de placer la bonne quantité de café dans le porte filtre ou napper de confiture une tartine grillée !
C’est la force de la radio, je ne suis pas scotché sur un écran qui monopolise mes yeux, je vaque à mes tâches matinales debout devant notre micro cuisine.
C’est tout…!