Il y a une semaine, Anthony évoquait sur Mastodon une application nommée Bloom qui permet la prise de notes vocales sur iPhone et iPad d’une manière fort astucieuse.
Comme je suis curieux, j’ai regardé la description de cette application.
Je ne l’ai pas téléchargée ni testée car je voulais simplement vérifier s’il était possible de réaliser un truc vaguement approchant !
Mais sur iPhone, iPad et, accessoirement… Mac.
Nos finances étant au plus bas, j’évite d’être séduit par une nouvelle app !
Bref, dimanche, je me suis demandé s’il n’était pas possible de bricoler — avec les différents scripts disponibles sur Drafts — un outil pour mon propre usage, un truc rustique pour prendre une note vocale sans ouvrir mon iPhone.
Je me suis souvenu d’un script astucieux — WalkWriter — découvert il y a cinq ans.
J’ai rechargé ce script, modifié quelques lignes pour l’adapter à mon usage, viré les options de localisation qui ne m’intéressent pas (mais l’idée originale est très chouette…!).
Et hop.
Et comme j’aime bien partager ces idées foutraques avec les personnes qui suivent encore ce vieux blog, j’ai réalisé quelques copies d’écran pour illustrer le tout.
Mais sans rentrer dans les détails.
Dernier point, je souhaitais que cela se lance sur iPhone depuis mon écran verrouillé, de la même manière que je prends une photo…

- Je suis passé par personnaliser et profité de l’unique option de Drafts dispo pour ajouter sur cet écran l’item souhaitée…
- En l’occurence le petit script qui est du WalkWriter modifié…

- Et donc, en plus de la météo et de l’accès à quelques apps, j’ai en bas à gauche l’option pour lancer le script qui suit…

- Un appui et hop, Drafts lance la capture vocale… Il me suffit d’appuyer sur Create pour l’enregistrer à la fin et notez que c’est bien le français qui est pris en compte…

- Résultat dans Drafts avec le tag ad hoc…

- Mes transcriptions se suivent dans le Workspace adéquat (…non, je ne rentre toujours pas dans les détails…!).
Mais, mais, mais… JC, tu es le génie du scripting…
Tssss… Que nenni, juste un petit bricolo, un imposteur…!


- Puis son code revisité par mes soins, allégé, adapté de celui de Mudman…

- J’ai modifié le nom du script et son icône car l’original est toujours dans l’une de mes barres additionnelles…

- et corrigé une ultime bévue, remis de la couleur, un vert pour l’icône, simple rappel du script original…
Petit plus, ça fonctionne également sur mon MacBook Air 13” M2 mais ça se lance depuis le widget de Drafts ou dans une barre additionnelle…
Juste penser à donner les autorisations pour que Drafts puisse utiliser le micro…!
C’est tout…
Bonne semaine, la mienne risque d’être chahutée, j’espère faire un point pratique sur notre dernier projet, notre… MFA…!
Je suis lent, et cela ne s’arrange pas en prenant de l’âge. Mais comme j’ai du temps et une activité restreinte, j’analyse mes outils avec un principe : privilégier mon confort ! Confort pour rédiger mes textes de blog.
Alors ?
iA Writer reste depuis peu mon premier outil de prise de notes — pour n’importe quelle idée, à la con ou pas — … saisie sur iPhone !
Puis, seconde étape : avant de basculer dans Drafts… passage dans Ulysses sans exporter de fichier !
— Mais, JC, pourquoi…? Démarche inutile…!
— Que nenni…!
En cause, mon orthographe défaillante et la découverte fortuite d’une astuce pour les notes en bas de page, deux raisons m’arrangent furieusement.
C’est en chargeant récemment la dernière version de ProLexis sur le MacBook que je me suis fait cette réflexion…
— Dommage de ne pas l’avoir dans iA Writer…
Sauf que c’est une remarque idiote d’un gars censé connaitre quelques traitements de texte markdown !
En effet, un correcteur orthographique qui offre également de légères variantes stylistiques et détections en tous genres existe sur iOS comme sous macOS et se nomme …Ulysses !
Partage de dossier + correction
Reprenons : Ulysses lit directement les fichiers d’iA Writer (markdown avec un suffixe .txt) sans souci via sa gestion des Dossiers externes.
De fait, il accède au dossier d’iA Writer dans iCloud.

- Ici les notes/fichiers prises à la volée dans iA Writer…

- Là, les mêmes vues par… Ulysses.

- Le secret (sic !) tient à l’accès du dossier via iCloud
Mais, bon sang, mais c’est bien sûr, ces fichiers peuvent être corrigés à l’aide des outils d’Ulysses…!
Histoire d’en avoir le cœur net, j’ai testé à nouveau sous macOS puis sous iOS ! Pas de souci pour reprendre, corriger un texte fraîchement saisi dans iA Writer dans Ulysses.
Et le relire, corriger à nouveau dans …iA Writer.
Nonobstant une restriction : le tag à la mode iA Writer au sein du texte est ramené quasiment à une balise H1.
J’y vois un autre intérêt, celui de changer d’interface, de thème et de police de caractères. Et proposer une meilleure relecture du texte en cours par ce simple artifice qui rappellera aux (très) anciens utilisateurs d’iA Writer une version mise de côté avec trois phases (écriture, relecture, publication).
Si iA Writer propose plusieurs sets de typos (dont des versions pour le chinois, le japonais et le coréen), Ulysses vous permet d’accéder à toutes celles du système.
Ou d’opter pour une typo que vous avez installé.
Je suis particulièrement …Atkinson Hyperlegible Next et, si vous vous demandez à quoi cela ressemble, c’est le texte courant de ce blog.
Je ne reviens pas de suite sur le correcteur que vous pouvez activer à tout moment sous iOS et macOS et ses suggestions car c’est ce qui suit qui m’a éclaté…
Les notes de pied de page en …bas de page !
Effet inattendu à retraiter un texte principalement saisi au départ dans iA Writer dans Ulysses, on peut s’extraire du dispositif unique de iA Writer, les inline footnotes — relire Footnotes markdown : imbriquées ou non ? — un dispositif dont je ne suis pas fan.
Un exemple dans Ulysses…

- Simple lecture d’un fichier iA Writer dans Ulysses…

- Et ajout d’une note dans Ulysses, opération sur se déroule via une fenêtre…
Regardons ensuite comment cela est relu par iA Writer

- À priori rien de particulier mais c’est en fin du fichier que cela se voit…

Si vous ajoutez une note (ou plusieurs) via le dispositif des containers de Ulysses, la surprise est de les retrouver dans iA Writer numérotées en bas de page comme dans Drafts.
De fait les containers d’Ulysses sont parfaitement réécrits en markdown dès l’ouverture du texte dans iA Writer. Idem pour les liens avec URL qui sont listés en bas de page, en dessous des notes en bas de page par convention.
Cette disposition peut surprendre si l’on ne connait pas toutes les manières d’écrire les balises markdown.
Bref, notes et liens sont donc regroupés en fin de document.
On peut ensuite faire des allers et retours entre ces deux traitements de texte mais, j’insiste, privilégiez le balisage markdown dans Ulysses en ce cas…
[Edit] : précision, les notes — inline footnotes — déjà créées dans iA Writer ne pas reconnues comme des notes de bas de page. Elles ne sont pas perdues pour autant sauf qu’elles ne sont pas traitées comme des notes (…ce qui me semble logique : ce n’est pas aux développeurs de Ulysses d’ajouter un convertisseur spécifique pour pallier un choix qui ne leur appartient pas…).
La solution est d’effectuer un copier du texte de la note, créer une note Ulysses et coller, CQFD. Ça prend trois secondes…
Ben alors, pourquoi ne pas utiliser exclusivement Ulysses…?
Réponse en une ligne : l’accès à iA Writer est instantanée sur mon iPhone, l’app dépouillée et la prise de notes immédiate… Juste ce qu’il me faut…
Relire mon billet …qui devrait s’intituler de facto …Pourquoi trois traitements de texte markdown…?
Car je me suis posé cette question, bien entendu.
Bref je conserve iA Writer pour de la saisie pure …mâtinée de quelques balises élémentaires ; Ulysses pour amender mes premiers jets (et il y a du boulot)… avant de passer le relais à Drafts et ses scripts…
Deux barres additionnelles différentes…
À chaque fois, je change d’environnement…

- Je passe de l’interface minimale de iA Writer avec cette fameuse touche unique éclair…

- …et son panneau ultra ramassé de balises accessibles via cette unique entrée…

- à celle de Ulysses à quatre touches.
Je me perds quelques secondes à chaque changement de traitement de texte !!
Mais un seul correcteur…!
J’avais oublié que c’était le prétexte de ce billet (…qui s’allonge avec une nouvelle fournée de copies d’écran…). Autant l’évoquer succinctement…

- Le panneau de droite sous macOS ou l’icône en bas à droite sous iOS (…cas présent :-)…

- …permet d’accéder à des fonctionnalités intéressantes. Dont au correcteur qui peut être dynamique, permanent si vous le souhaitez…

- Quand il est activé, les icônes en bas d’écran se colorent…

- Le texte est balayé mais, attention, pas le contenu des notes de bas de page… Ulysses liste les erreurs…

- À vous de valider les corrections proposées…

- Ou d’enregistrer les termes dans un dictionnaire provisoire…

Ulysses offre aussi une lecture synthétique des niveaux, liens et notes…

- Mais cela est nettement plus intéressant sur la version macOS quand on manipule et regroupe de nombreux feuillets…
Et iA Writer, que devient-il ?!
Deux options s’offrent à nous… exporter le texte markdown depuis Ulysses vers Drafts.
Ou le partager depuis iA Writer…!

- Si l’on passe par Partager et que l’on choisisse comme application d’arrivée Drafts…

- Il est facile de voir que les notes et liens sont conservés…

- Une fois dans Drafts, ils se lisent ainsi…
Là, j’entends une dernière crainte, genre : « est-ce que le markdown est réellement bien interprété »…

- L’utilisation de la prévisualisation dans Drafts le montre clairement…!
Une dernière option, sous macOS uniquement, est d’employer Marked, une app astucieuse développée par Brett Terpstra.
Je me sers de la version 2 mais Marked 3 pointe son nez…
J’emploie Marked depuis 2011 et je la recommande chaudement, lire Du Markdown sans peine sur votre Mac si besoin…
À suivre…
Note de fin : l’utilisation de Drafts pour placer les copies d’écran avec des autocomplete, ajouter des légendes… me permet également de fignoler ce texte (…ce que vous remarquez si vous le comparez à celui des copies d’écran), corriger (voire… ajouter…!) des erreurs…!
Pour mémoire, ce billet devait simplement montrer comment contourner les …inline footnotes de iA Writer et…
Pfffffff…!
Je mérite des baffes…
Prologue : ces derniers mois, je glisse progressivement vers iA Writer pour écrire mes premiers jets…
Cela ne remet pas en question mon usage quotidien de Drafts, les deux apps étant complémentaires.
Quelques explications car — comme on dit en bon français — work in progress…!
Mon objectif reste la capture de ces premières idées, réflexions fugitives, pensées informes, observations ironiques…
Ce sont les fragments d’un rêve au réveil, une association rigolote d’idées àlak suite à l’écoute d’une interview à la radio, un vague concept qui se forme suite à un échange, etc.
Dès lors… où noter cette idée qui s’effiloche…!?
Dans une vie pas si antérieure que cela, je papillonnais d’une app à une autre, oubliant souvent où j’avais rédigé quelques lignes, réécrivant un texte similaire dans un autre traitement de texte !
Digression anecdotique qui souligne en creux que je ne fais pas encore appel à l’IA pour synthétiser mes propos dignes de Séraphin Lampion,…

Or, comme rappelé ces derniers jours, l’interface minimale d’iA Writer et sa touche éclair font l’affaire…! Cf. Prise de notes sur iPhone avec iA Writer….
En résumé, je rédige principalement mes captures de notes sur iPhone avec iA Writer. Je vous fais grâce de mon amour inconditionnel pour la saisie glissée sur l’écran, le tout associée à la marche !
Un premier jet dans iA Writer…
iA Writer mais pas que…! J’ajoute MyScript Notes (Nebo) sur iPad qui me sert à la prise de notes calligraphiées avec l’Apple Pencil, ces lignes manuscrites sont converties en texte puis partagées vers iA Writer en lieu et place de Drafts.
Je m’efforce de conserver cette martingale qui fonctionne bien même si j’ai eu longtemps tendance à ne rien respecter avant de prendre conscience du temps que je perdais à retrouver mes lambeaux de notes…
- iA Writer pour la prise de notes (…avec du MyScript Notes (Nebo) si nécessaire)…
- Puis Drafts pour la (re)mise en forme tant stylistique qu’au niveau du balisage global…
- Copier/coller vers ubanbike.es
- Puis une copie vers Day One pour la chronologie, le tout doublé d’un export vers Box.net et Obsidian…
- Ou un export vers Ulysses pour les projets au long cours, projets toujours à quai…!
Pour ces opérations, du x-callback-url depuis Drafts, application qui me sert de pivot, de tour de contrôle avec de petits scripts pratiques…
Quelques Hashtags pour classer ces notes…
Je reviens à la première phase, la prise de notes, un nouveau document à chaque fois auquel j’associe à un Hashtag. Contrairement à Drafts et ses nombreux workflows, tags, je me limite…!
Les Hashtags dans iA Writer me permettent d’accéder instantanément à quelques listes de notes…
- MaVieEstPassionnante des réflexions personnelles qui peuvent être source de billets d’urbanbike
- en_cours qui sont souvent les premières ébauches de billets…
- tinyhouse, petites notes d’un projet en cours…
- BelleileLande reste un tag additionnel de localisation : passant la fin de mon existence entre deux lieux, un seul tag suffit : s’il n’est pas mentionné, c’est de facto AquæSextiæ…

Ces Hashtags m’offrent un accès immédiat à la liste des notes, des plus sérieuses aux plus baroques, qui leur sont associées, notes que je peux trier….

Chaque note est enregistrée dans un fichier .txt synchronisé sur le Cloud.

De plus, les Hashtags d’iA Writer sont faciles à ajouter au sein même du texte sans devoir les ressaisir…!

Des dossiers intelligents…
Avec ces quelques Hashtags, je gère cet ensemble hétéroclite de notes.
Mais j’emploie encore marginalement le principe des dossiers intelligents de iA Writer. Pour retrouver une thématique qui s’éparpille dans plusieurs listes.

Ainsi mes griefs vis-à-vis de l’intelligence approximative. Ou, communément, accéder aux notes récemment modifiées…

Pas l’exemple le plus abouti mais au moins je fais la différence entre le mot iA Writer et… IA.
Et hop, export sans souci…!
iA Writer serait un très bon candidat pour être mon unique traitement de texte …si j’en avais envie.
Néanmoins la segmentation de mes phases d’écriture entre ces deux principaux traitements de texte me convient parfaitement.
Depuis, je ne mélange plus mes textes…!
Soit c’est une note, une intention encore floue et ça reste dans iA Writer ; soit c’est un billet en production — ou une archive — et c’est dans Drafts qui, lui, reste blindé de tags…

Partager et choisir la destination…

Et récupérer dans Drafts sans aucune perte de balise — là, je bénis les dieux du markdown…! — le texte exporté.
Je peux garder intacte ma note de départ dans iA Writer (au cas où…) et relire, travailler, amender ce fichier importé pour le transformer avec mes maladoigts en ce …brouet textuel que l’IAg jalouse…!
Pour conclure…
L’intérêt d’un tel article est qu’il m’oblige à résoudre en amont les contradictions que sa rédaction soulève ! L’exemple des tags en est un…
Dans mon univers, tout questionnement est source d’autres textes : ceci explique pourquoi je ne m’ennuie jamais : tellement de lieux à explorer dans mon for intérieur, de pièces vides à découvrir !
À suivre…