Si poster quotidiennement sur ce blog n’a jamais été une contrainte, m’abstenir est également une preuve d’activité !
Les journées s’allongent et j’en profite, loin des écrans…!
Depuis quelques jours, ce sont les températures et les pollens …qui risquent de me clouer dans ma cambuse et m’amener à publier de nouveau !
Je n’ai pas le temps de m’ennuyer. Même si je papillonne dans mes fils RSS, lis ou relis quelques livres retrouvés dans la bibliothèque, grappille des infos sur la radio publique, ce qui me reste d’énergie se dépense ailleurs.
Dont achever un chouette projet pour nos vieux jours …certes bien entamés !
Et puis il y’a ce temps incompressible des allers et retours en vélo pour faire les courses alimentaires, quasi chaque matinée à 15 bornes de notre cambuse. Exercice assisté par un moteur électrique mais qui devient quasi indispensable à mon équilibre physique : je parcours cette grosse trentaine de kilomètres souvent pour le plaisir. Ou pour une mise à jour système chez mon copain Laurent qui dispose de la fibre dans son magasin.
Durant ces moments où je suis juché sur le vélo, mon esprit vagabonde, bat la campagne même si je reste vigilant quant aux véhicules que je croise.
Avec un seul écueil (!!), celui de ne pas retenir ces idées qui me semblaient lumineuses…! Groumphhhhh…
Tout y passe, des conflits sans fin en cours aux usages de l’IA miraculeux (sic !) en passant par l’état de la planète que l’on laissera à nos gamins.
À propos de l’intelligence approximative, certaines leitmotivs me gavent. Comme s’il fallait tout accepter sans sourciller ! J’ai lu deux superbes critiques de cet outil magique que je vous engage à lire (si vous êtes arrivés jusqu’ici !)
En revanche, si le programme annoncé par Google se concrétise, mes propres sites ne devraient plus être indexés car — c’est indubitable — je fais partie du vieux web !
Alors ?
Alors, rien…! Comme je me moque des statistiques de ce blog, que je n’ai jamais ouvert les commentaires (…Mastodon permet de dialoguer de manière plus directe), que je m’auto-finance, autant continuer en oubliant les déclarations énamourées et auto réalisatrices dédiées à l’IA. Voire la vacuité des promesses en mode demain. on rase gratis… Vu le coût de cet énorme pari, je partage le point de vue d’Ed Zitron.

Bref, indexé ou pas (…je n’évoque pas la verticalité de mon majeur…), je vais poursuivre mon petit bonhomme de blog en solo, à mon rythme, sans me soucier des conseils avisés qu’il-faut-suivre-pour-rester-visible…
Nb 1 : ce blog cessera quand son rédacteur larguera définitivement les amarres !
Nb 2 : Je ne suis pas pressé !
Vivre longtemps dans un espace amène à des remarques, constats… Tiens, tel meuble prendrait moins de place ici, telle bibliothèque serait plus accessible là…
Puis arrivent ces quelques jours de pluie, période idéale pour mettre en œuvre ce jeu de chaises musicales…!
C’est à chaque fois un échange de ressentis avant un passage rapide à l’action.
Avec le plaisir de redécouvrir notre cambuse sans changer de lieu !

- Il y a quelques jours, la permutation de l’une de nos bibliothèques avec une commode ikea.

C’est aussi l’occasion de virer quelques bricoles stockées depuis nos précédents déménagements !
Ce truc que l’on gardait pour une raison aujourd’hui oubliée, pieusement conservé en se disant que l’on verrait plus tard : ça tombe bien, nous avons enfin du temps pour trancher.
Nous évitons de jeter : pour nous, ça se concrétise au plus par un dépôt au C’htal, la chouette ressourcerie de notre île.
C’est l’occasion de retrouver des bouquins planqués derrière la première rangée de livres dont …La colonisation du savoir que je vais pouvoir terminer, relire…
Les plus agacés par ces changements sont les araignées dont on découvre les caches habiles !
Avec ma moitié, nous agissons de concert et c’est chouette de naviguer après coup dans un environnement nettement plus propice à nos activités respectives.
Depuis janvier 2019, nous avons déménagé ou emménagé une demi-douzaine de fois (…dont un semestre en Espagne et un autre en Italie) mais nous aspirons à soixante-dix balais à nous stabiliser. Quoi que…!
Nb : n’étant pas encore totalement cacochymes, nous agissons sans attendre : dans quelques mois/années/décennies, il n’en sera plus de même !
Loin des centres urbains qui renvoient ses habitants à un relatif anonymat, il est difficile de disparaitre incognito au sein d’un village. Tout décès est vite relayé de bouche à oreille.
En rentrant la semaine dernière, j’ai demandé des nouvelles des uns et des autres. Et eu l’habituelle litanie des « tout va bien. »
J’ai intégré naïvement cette information avant d’apprendre que, non, mon prochain échange de blagues avec Didier, je le ferais au cimetière.
Contrairement à la région parisienne où mes proches sont disséminés en banlieue, ici je peux faire un tour rapide pour saluer mes chers disparus …qui se font la causette séparés par une allée gravillonnée !
Bien que pas pressé de les rejoindre, je souhaite néanmoins reposer près d’eux. Et reprendre nos considérations sur la pluviométrie ou la direction des vents avec Roland.
Mon village breton… numérique
Ici, un outil numérique s’est taillé un incroyable succès, dépassant tous les réseaux sociaux habituels. Mon village ne permet de recevoir que les infos locales et, choix essentiel de Gurwan Bertho, aucun dépôt de commentaire n’est possible, ce qui ravit les utilisateurs avec qui j’en parle.
Ce dispositif permet aux mairies, à tous les acteurs locaux de laisser des posts et c’est amplement suffisant.
Pour continuer à s’engueuler ou calomnier un voisin, les apps de Zuck restent accessibles mais je serais curieux d’avoir un retour sur leurs usages !
Mon village, c’est la feuille de chou locale (et bretonne…!) circonscrite à des petits territoires (liste sur leur site). La disparition des figures locales est relayée tout comme les avis de tempête, les arrêtés municipaux, la lutte contre les frelons ou le passage des auteurs pour signatures dans les librairies locales…
Sans commentaires je vous le rappelle !

Je vous laisse : ma boulangerie artisanale est ouverte ce matin (signalée dans… mon village) et je vais y retrouver quelques amis à l’ouverture…