Charlie | suite
En mémoire…
dans
vincent
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]
dans
vincent
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]
Déménagement rime souvent avec tri, exploration de fonds de tiroirs et redécouverte de projets laissés en suspens… En rangeant mon Mac et mes disques durs après notre émigration dans le Sud de la France, j’ai exhumé cet embryon de billet maintes fois entamé, jamais terminé…
…Dont acte, avec plus d’un an de retard !
Depuis plusieurs années, j’essaie de me réserver quelques jours, en période estivale, pour aller rouler en montagne (j’en ai déjà longuement parlé dans ces colonnes) ; à chaque fois, c’est l’occasion de visiter le pays, pratiquer un peu d’exercice physique et laisser roupiller les neurones…
En 2013, j’avais planifié un voyage alpin assez long, à cheval sur juin et juillet, mais des événements imprévus m’ont contraint à l’annuler. Ce n’est finalement qu’en septembre de la même année que j’ai pu rapidement improviser un petit trip cyclotouriste de quelques jours. Vu que je tenais à mes cols de 2000 m, J’ai décidé d’aller d’abord pédaler deux ou trois jours du côté de l’Alpe d’Huez avant de prendre la direction du Sud via la Drôme et le Vaucluse afin de rejoindre Malaucène et terminer par l’ascension du Mont Ventoux.
Comme à chaque fois, voici quelques photos et commentaires pour illustrer la versatilité de notre bicyclette favorite (à supposer que ça soit encore nécessaire !)…
Quand, comme moi, on n’est pas équipé d’une cellule individuelle à propulsion thermique, le plus simple, pour se rendre au pied de l’Alpe d’Huez depuis Paris, est de rejoindre Grenoble en TGV puis Le Bourg-d’Oisans en bus. J’avais loué là pour quelques jours un petit chalet dans un camping situé à deux pas du premier virage de la fameuse ascension (qui en compte 21, tous numérotés, faut-il le rappeler…). À nouveau, j’ai pu apprécier la facilité avec laquelle le Brompton se laisse trimballer dans les transports en commun, même en cas de grosse affluence…
Les prévisions météo pour la semaine étant mitigées, j’ai profité du relatif beau temps pour attaquer dès le premier jour le gros morceau : la montée à l’Alpe d’Huez. Je ne referai pas ici tout le détail technique de cette ascension qui a déjà été longuement décrite ailleurs par d’autres cyclotouristes et cyclosportifs.

Départ au pied de l’Alpe d’Huez. Les fondus de performances peuvent s’adonner aux joies du chronométrage permanent grâce à un système de balises et d’abonnement qui équipe quelques grandes ascensions alpines et pyrénéennes très prisées.

Premiers lacets matinaux avec, en arrière-plan, les structures géologiques caractéristiques de la vallée de l’Oisans…

… Et fin de la montée. Une ascension très agréable et sans grande difficulté grâce, entre autres, au revêtement parfaitement entretenu. Notez la grande poubelle “NBA-style” sur la gauche de l’image (le gros machin bardé de bois) conçue pour permettre aux cyclistes d’y balancer leurs déchets sans même ralentir. Il y en a plusieurs réparties le long de l’ascension…
Si je souhaitais gravir l’Alpe d’Huez, c’était surtout pour aller poser mes 16 pouces plus haut, vers le discret Col de Sarenne, un petit col d’alpages situé derrière la célèbre station, à 1999 m d’altitude. En juillet 2013, il a été sorti de son (relatif) anonymat par le Tour de France et, si vous avez l’habitude de suivre l’actu cyclosportive, vous savez sans doute que des associations écologiques avaient protesté contre la venue du Tour sur cet itinéraire au prétexte que cela risquait d’endommager la biodiversité. Certains coureurs s’étaient quant à eux prononcés en défaveur du parcours arguant que l’état de la route descendant du col la rendait trop dangereuse malgré les réparations effectuées pour l’occasion…


Honnêtement, je n’ai pas eu l’impression de traverser une nature “ravagée” par les compétiteurs du Tour, que du contraire : c’est un magnifique col dont la tranquillité contraste avec le boulevard qu’est l’Alpe d’Huez. Par-contre, dans la descente, je me suis effectivement demandé comment les coureurs avaient fait pour ne pas chuter car le revêtement restait assez moyen malgré les réparations évoquées plus haut (cela dit, il paraît qu’avant ces travaux, des ruisseaux traversaient la route…).
Au col se trouve le refuge du col de Sarenne, connu dans les milieux bios et durables pour être géré par un farouche défenseur des énergies douces et de l’auto-suffisance – une philosophie qu’il s’ingénie à appliquer à son bâtiment. Je vous invite à aller jeter un œil sur le site du Refuge pour vous faire une idée…

Le refuge du col de Sarenne : idéal pour se restaurer après l’ascension du col tout en profitant du calme et de la vue sur les alpages…
Une fois passé le col, la descente mène tout droit au lac artificiel du Chambon, un ouvrage technique plutôt banal, dénué de tout charme… De là, j’aurais facilement pu rallier Le Bourg d’Oisans et rejoindre mon camp(ing) de base mais j’ai préféré reprendre un peu de hauteur en empruntant les Balcons d’Auris, un petit ruban de bitume accroché à flanc de falaise qui surplombe la vallée jusqu’aux premiers lacets de l’Alpe d’Huez (qu’il m’a donc suffit de redescendre pour revenir directement sur Le Bourg d’Oisans) : panorama saisissant garanti !

Route dite des Balcons d’Auris, en regardant vers le Nord. Le Bourg d’Oisans est au fond de la vallée, traversée par la rivière Romanche (le vélo est posé dans le mauvais sens ; j’étais revenu sur mes pas pour faire la photo).
Pour ceux que ça intéresse, voici l’itinéraire complet sur Openrunner.
Le lendemain, malgré les prévisions, il ne pleuvait toujours pas. j’ai attaqué le Col du Glandon suivi du Col de la Croix de Fer situé à quelques kilomètres du premier. L’ascension du Glandon est assez pernicieuse car elle comporte plusieurs grandes descentes… qu’il faut prévoir de remonter au retour ! Il est donc nécessaire de se ménager et d’en garder sous la pédale.
Sinon, c’est une ballade qui rassemble tous les ingrédients typiques du col alpin : départ dans la vallée, traversée de quelques villages, première partie de la montée dans une forêt ou un sous-bois, pause à mi-chemin au bord d’un lac, final dans les alpages à près de 2000 m d’altitude (une topologie que l’on retrouve par exemple dans l’Iseran, le Cormet de Roselend, la Bonette, etc.). Tout comme l’Alpe d’Huez, c’est un grand classique que les cyclos venus rouler dans la région enchaînent souvent avec le Galibier. En septembre, c’était assez calme…

Départ de Bourg-d’Oisans dans la brume matinale…

Barrage et lac de Grand’Maison, peu avant les derniers kilomètres qui mènent au col du Glandon en traversant des pâturages…

Col du Glandon : échange de points de vue avec un londonien mi-hipster, mi-globe-trotter…

…Et le col de la Croix de Fer, quelques lacets plus loin.
Le lendemain, il était temps de prendre la direction du Sud. J’ai quitté l’Oisans par le col d’Ornon (assez facile) puis le col de Parquetout (un petit enfer, avec des pourcentages jusqu’à 18%!) et, finalement, le col de l’Holme (facilement accessible).

À nouveau, départ dans les brumes… Ou les nuages ? — En montagne, les unes ne sont jamais loin des autres.

Dans la montée du col d’Ornon, des cyclos néerlandais basés au Bourg d’Oisans me rattrapent sans difficulté…

Gros pourcentages et ciel humide dans le col de Parquetout…
Ensuite, après avoir croisé la route Napoléon, je suis descendu vers le lac du Sautet et pris la direction de Mens où je suis arrivé en début de soirée, sous une pluie battante qui m’a un peu scié les pattes et le moral.

Col Saint Sébastien : le petit dernier de la journée, juste avant de descendre vers Mens, sous la flotte…

Le soir à l’hôtel, buanderie improvisée…
Astuce de cyclovoyageur : toujours avoir dans son sac quatre ou cinq mètres de ficelle en nylon ainsi qu’une douzaine de mini pinces à linge.
Le jour suivant, le ciel, resté bas et nuageux pendant toute la matinée, s’est dégagé à l’instant où j’ai quitté l’Isère pour rentrer dans la Drôme, alors que le paysage changeait tout aussi subitement (j’arrivais dans le Sud du Vercors). J’ai d’ailleurs appris récemment que le col de Rousset, situé non loin de là, se trouve sur la frontière climatique qui sépare le Nord su Sud de la France (une question qui reste hautement discutable, j’en conviens).

La Drôme… Joli logo !

Mes chaussures, toujours humides de la veille, finissent de sécher sur le porte-bagages.
Mon étape du jour était Saint-Nazaire-Le-Désert, un petit village isolé situé à une trentaine de km au nord de Nyons. Mon itinéraire m’a mené à travers le Pays Diois en passant par les (petits) cols du Banchet, de la Croix Haute, de Grimone et de Pennes qui s’enchaînaient tranquillement l’un après l’autre…

Humm… Pas pu résister…!

Le paysage n’a plus rien à voir avec les reliefs alpins. Ici, un passage pittoresque dans le défilé du Charan, non loin de Glandage. La route, taillée à même la falaise, n’est pas sans évoquer certaines voies vertigineuses du Vercors.
Dernière étape en direction de Malaucène en passant par les cols du Portail et des Roustans. Ensuite, descente vers Nyons via et les belles gorges de Saint May. Une étape agréable et sans grande difficulté, prévue un peu plus longue et que j’ai préféré écourter en raison d’une douleur persistante au genou gauche (je voulais garder une certaine marge de manœuvre pour l’ascension du Ventoux, planifiée le lendemain). J’ai donc fait “sauter” le dernier col en le contournant par la vallée (magie des smartphones équipés d’un récepteur GPS qui permettent de se repérer n’importe où, même sans réseau, et de recomposer rapidement un itinéraire…).

Notez le maillot de la veille, lavé à l’hôtel, qui sèche sur la sacoche de selle…

Traversée des gorges de Saint May, en roulant vers Nyons…

Arbre à vélos, à la sortie de Vaison-la-Romaine, en faisant route vers Malaucène. En toile de fond, le Mont Ventoux dominant la région…
Bien que le genou gauche fût encore un peu douloureux, je n’ai pas renoncé à l’ascension du Ventoux et, comme je l’avais déjà gravi en 2010 par Bédouin (également en Brompton), je savais grosso-modo à quoi m’attendre… mais ce fut quand même une belle montée bien rude !

Lumière matinale au kilomètre zéro, à la sortie de Malaucène…

…Et derniers lacets avant le sommet… bien plus tard dans la matinée !
Je me suis souvenu un peu tard que, dans “Ventoux”, il y a… “Vent” ! En effet, dans les derniers kilomètres, les rafales sont terribles et ralentissent fortement la progression. En descente, elles peuvent dangereusement déstabiliser le cycliste. sans parler du froid. Bref, j’étais vraiment content d’arriver au sommet, où j’ai été accueilli par ma compagne et un ami (venus en voiture, eux).

Pause/pose au sommet du Mont Ventoux, prêt pour la descente…
Après la photo-souvenir d’usage, nous sommes prestement descendus au chalet Reynard (à 6 km du sommet, en allant vers Sault/Bédouin) pour nous réchauffer autour d’un café (les bougres m’attendaient depuis un bon petit moment)… Du coup, nous ne sommes vraiment pas restés longtemps au sommet et je regrette un peu de n’avoir pas fait plus d’images… Mais le froid (±6 °C) et le vent nous ont vraiment poussé à bouger rapidement ! Bon… Next time!
Après deux cafés réparateurs, j’ai attaqué la descente proprement dite vers Bédouin (environ 15 km), escorté par mes accompagnateurs motorisés.
Bien que, ces dernières années, j’ai eu la chance de descendre un certain nombre de beaux cols en Brompton, je garderai un souvenir particulièrement vivace de celui-ci tant ce fut rapide et intense…!
Et voilà !… Une jolie balade de plusieurs jours qui m’a permis d’apercevoir des coins de France que je ne connaissais pas encore (le Pays diois, les Alpilles, le Vercors…) et qui méritaient largement le détour (et le retour !).
Cette année (2014), notre déménagement à Montpellier a monopolisé une grande place dans notre planning estival… Du coup, difficile d’y insérer un trip en Brompton. Mais je compte bien y remédier au printemps et commencer à sillonner un peu plus sérieusement la région à coup de petits week-ends vélocipédiques…
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Vincent Burgeon […]
Suite et fin de ce billet consacré à mon trip à vélo dans le Massif Central.
Jour 5 : Le Mont Lozère, les Cévennes.
Une fois à Mende, j’aurais pu directement obliquer vers les fameuses Gorges du Tarn, distantes d’à peine 30 km, mais cela ne m’arrangeait pas vraiment pour l’agencement des étapes suivantes. De plus, il me manquait encore un peu de montagne. Mende se trouvant aux portes des Cévennes, j’avais donc décidé d’aller y faire un petit détour en passant par le Mont Lozère et son col de Finiels…
Sur les pentes du Mont Lozère, au col de Finiels : quelques “collègues” font une pause.
… Pour ensuite redescendre sur Florac et, finalement, pénétrer dans les Gorges du Tarn sur environ 15 km…
jusqu’au village de Sainte-Énimie, l’idée étant de dormir dans les Gorges afin de pouvoir, le lendemain, profiter de la fraîcheur et de la lumière matinale. J’avais donc porté mon choix sur ce sympathique petit village bordant le Tarn, qui posséde un centre médiéval bien conservé.
Malgré la fatigue, c’est toujours plus agréable de pouvoir se balader le soir dans de beaux endroits comme celui-là, plutôt que – au hasard – dans une station de sport d’hiver ensommeillée…
À nouveau, ce fut une étape assez ardue en raison, cette fois-ci, de la forte chaleur qui s’est faite sentir toute la journée.
Jour 6 : Les Gorges du Tarn, de la Jonte et le Causse Méjean.
Les Gorges, c’est très joli, mais elles ne seraient rien sans les causses, ces plateaux qui les bordent. le Causse Méjean sépare les Gorges du Tarn des Gorges de la Jonte, situées plus au sud. Comme on m’a maintes fois vanté le paysage du causse, j’avais planifié d’en faire l’ascension à deux reprises (l’une, côté Gorges du Tarn et l’autre, côté Gorges de la Jonte), afin de multiplier les points de vue (et, soyons franc, pour également faire un peu de grimpette et ajouter au moins un col à mon palmarès, lors de cette étape).
Quelques images assez représentatives des Gorges du Tarn :
Activités nautiques à gogo…

Petites routes escarpées surplombant le Tarn…

Villages et bâtiments pittoresques agrémentant le décor…

Diversité des paysages : alors que, lors de la montée vers le Causse Méjean, le panorama est sec et minéral…

…une fois arrivée sur le plateau (à peine 1 km plus loin) on se retrouve parmi les champs…!

Il ne faut également évoquer les Gorges de la Jonte, moins connues, mais très belles aussi et, finalement, assez différentes des Gorges du Tarn. Si vous avez l’occasion de passer dans ce coin-là, n’hésitez pas à faire le détour.
Gorges de la Jonte depuis le Causse Méjean, sur la route menant à Meyrueis.
Ce soir-là, j’ai donc logé à Meyrueis (ici, aucune certitude quant à la prononciation), situé à l’extémité des Gorges de la Jonte.
Vu dans la salle de bains de l’hôtel (dont je ne citerai pas le nom, restons courtois).
Jour 7 : Le Mont Aigoual, les Cévennes à nouveau.
Pour cette étape, j’avais appliqué le même principe que pour la journée n° 3 : j’ai démarré quasiment au pied de la difficulté, à savoir le Mont Aigoual, dans l’intention d’arriver au sommet avant le déjeuner…
Le Mont Aigoual et ses antennes de télécommunications si typiques.
…Pour ensuite redescendre le long de l’Hérault, cours d’eau encore tout frêle qui prend sa source sur les flancs du Mont. J’aurais pu continuer tranquillement dans les fonds des vallées, mais j’avais repéré le col de Peyrefiche et le col des Vieilles, complètement isolés au bout d’une petite vallée secondaire. Pas bien hauts mais assez raides, deux belles ascensions de fin d’après-midi, avant de me laisser descendre vers Cazilhac, jusqu’à l’hôtel.
Jour 8 : le Cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée de l’Hérault, le Lac du Salagou.
Après le Mont Aigoual, les étapes de montagne étaient pour ainsi dire terminées. La dernière ascension un peu sérieuse – découverte assez fortuitement et non prévue au programme – s’est faite au Cirque de Navacelles. Il s’agit d’un élargissement assez spectaculaire au sein des Gorges de la Vis et bordé d’un côté par le Causse de Blandas et, de l’autre, par le Causse du Larzac.
On pourrait dire qu’il s’agit d’une sorte de col à l’envers, puisqu’il faut d’abord descendre depuis l’un des deux causses jusqu’au village de Navacelles situé fond du cirque (un endroit idéal pour une pause déjeuner, soit dit en passant), pour ensuite remonter de l’autre côté.
L’endroit, est tout à fait époustouflant (les photos peinent à rendre compte de la majesté du lieu) et je n’ai aucunement regretté ma peine, ni d’avoir fait le détour.
Après avoir traversé le Cirque et remonté sur le Causse du Larzac, j’ai roulé jusqu’au col du vent (qui sera le dernier de ce périple), porte d’entré vers la vallée de l’Hérault.
En descendant vers la vallée, petite pause à l’ombre des arbres et bavardages avec une vénérable villageoise qui attendait son camionneur-épicier.
J’ai rapidement traversé la vallée de l’Hérault en direction du Lac du Salagou et, peu avant d’y arriver, j’ai obliqué vers une petite route qui partait serpenter sur ses hauteurs afin d’arriver sur le lac par le haut pour bien profiter du paysage. Cette section fut d’ailleurs le seul véritable tronçon non bitumé que j’aurai emprunté pendant mon voyage (il s’agit de l’une des nombreuses pistes faisant le tour du lac et dédiées aux VTT).
Le lac du Salagou vu de la piste (SAL6) : praticable, mais un peu limite avec mes bagages…
Finalement, je suis arrivé au bord du lac, à mon étape du soir, dans un charmant endroit qui combine bar, restaurant, camping et location de chambres. L’eau se trouvant à 10 m de ma chambre, je n’ai pas manqué d’aller y piquer une tête – salutaire après une grosse journée de vélo en plein soleil… !
Ambiance festive et décontractée, impeccable pour servir de transition avant mon retour à la civilisation…
Jour 9 : Les coteaux du Languedoc, les étangs salins du front de mer, Montpellier.
Comme pour l’an passé, la dernière journée fut une étape “de jonction”, où il s’agissait, pour l’essentiel, de rejoindre une grosse ville disposant d’une liaison TGV vers Paris – en essayant d’éviter autant que possible la circulation automobile … !
Ici, c’est donc vers Montpellier que je me suis dirigé. La première partie, jusqu’à Frontignan, alternait petites voies bordées de coteaux et routes plus encombrées (je pense qu’il y aurait eu moyen d’améliorer cette partie de l’itinéraire).
Les coteaux, le lac du Salagou et, en arrière-plan, reconnaissable à son antenne TSF, le Mont Saint-Baudille qui borde le Causse du Larzac.
La deuxième partie, à partir de Frontignan et du front de mer, était nettement plus sympathique car elle disposait de pistes cyclables en site propre.
Piste cyclable en site propre le long des étangs salins.
Après un arrêt quasi-obligatoire au bord de la Méditerranée – histoire d’immortaliser la fin du périple, de jeter quelques galets dans l’eau et de ramasser trois ou quatre coquillages – l’entrée dans Montpellier s’est faite par des chemins détournés et une passerelle piétonne franchissant l’autoroute, je n’ai donc pas eu l’occasion de prendre cette fameuse photo montrant mon fier destrier sous le panneau de la ville…
Le soir-même, dans tout l’Hexagone, c’était fête de la musique : ambiance garantie au centre de Montpellier, où j’ai retrouvé LE Lukino (montpelliérain de longue date)…
Montpellier, place de la Comédie, deux groupes de la région : Reynardine (country/folk/rock)…
… Et Highway (hard rock).
Le lendemain, journée de repos (si, si!), entre un déjeuner chez Lukino qui s’éternise tranquillement dans l’après-midi et des ballades dans la ville, en attendant le TGV pour Paris prévu en soirée.
Voilà, c’est tout pour cette troisième traversée franco-montagnarde. Bien sûr, de nouveaux projets du même tonneau commencent à se dessiner… D’autres massifs, d’autres traversées, d’autres pays… À suivre… !