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Sans dessus dessous

Jules Verne

dans lire

C’est en écoutant récemment un chouette podcast sur Jules Verne que j’ai recherché dans ma bibliothèque numérique Sans dessus dessous.

Je copie/colle un extrait de la notice du podcast et ajoute quelques liens :

On a l’image d’un Jules Verne prophète d’un progrès annonciateur de jours toujours meilleurs. Cependant, la réalité est plus complexe… Pacifiste convaincu, l’écrivain a foi dans le progrès, mais il n’est pas dupe : il craint l’usage que l’homme pourra en faire et est convaincu que l’argent pervertit tout.
Une vision qu’on retrouve dans Sans dessus dessous (1889) où les personnages de ce roman lunaire entendent faire dévier l’axe de la Terre afin de faire fondre les glaces des Pôles et en exploiter les sous-sols.
Sans dessus dessous est d’une très grande acuité par rapport à ce qui nous arrive aujourd’hui, en termes écologiques, en termes de concurrence commerciale ou en termes de mondialisation” souligne Agnès Marcetteau-Paul, ancienne conservatrice du Musée Jules Verne à Nantes.

Bien entendu, l’épisode Groenland me revient immédiatement en mémoire, dont…

Le 17 janvier 2026, une enquête de l’Organized Crime and Corruption Reporting Project(OCCRP) indique que les motivations américaines à l’égard du Groenland ne se limitent pas aux considérations sécuritaires, mais incluent des intérêts économiques privés liés aux minerais critiques, notamment les terres rares. L’enquête révèle que d’anciens proches collaborateurs de Donald Trump détiennent des participations dans GreenMet (Greentech Minerals Holdings Inc.), impliquée dans un projet d’exploitation de terres rares au Groenland avec Tanbreez Mining Greenland A/S, bénéficiant d’un soutien politique et financier d’institutions fédérales américaines.

Et c’est épatant de découvrir que Jules Verne a rédigé en 1889 un roman qui évoque la prédation tranquille des terres arctiques…!!

« Les régions du Pôle nord, situées à l’intérieur du quatre-vingt-quatrième degré de latitude septentrionale, n’ont pas encore pu être mises en exploitation par l’excellente raison qu’elles n’ont pas été découvertes.
« En effet, les points extrêmes, relevés par les navigateurs, de nationalités différentes, sont les suivants en latitude :
« 82°45’, atteint par l’Anglais Parry, en juillet 1847 sur le vingt-huitième méridien ouest, dans le nord du Spitzberg ;
« 83°20’28”, atteint par Markham, de l’expédition anglaise de sir John Georges Nares, en mai 1876, sur le cinquantième méridien ouest dans le nord de la terre de Grinnel ;
« 83°35’, atteint par Lockwood et Brainard, de l’expédition américaine du lieutenant Greely, en mai 1882, sur le quarante-deuxième méridien ouest, dans le nord de la terre de Nares.
« On peut donc considérer la région qui s’étend depuis le quatre-vingt-quatrième parallèle jusqu’au Pôle, sur un espace de six degrés, comme un domaine indivis entre les divers États du globe, et essentiellement susceptible de se transformer en propriété privée, après adjudication publique.
« Or, d’après les principes du droit, nul n’est tenu de demeurer dans l’indivision. Aussi les États-Unis d’Amérique, s’appuyant sur ces principes, ont-ils résolu de provoquer l’aliénation de ce domaine.

Et toc…!

La suite est à lire ici ou car ce roman est dans le domaine public1 depuis 2007, sauf erreur…

C’est tout…!

le 07/09/2026 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #