Dernier billet iOS avant janvier (en théorie, si je survis)…
“Et si tu devrais recommander cinq apps pour l’iPhone, ce seraient lesquelles ?”
Pffffff, pourquoi cinq et pas sept ou neuf…?!
Allons-y pour cinq…!
D’emblée, il y a toutes les apps signées Apple qui font partie intégrante d’iOS. Que ce soit Messages, Mail ou Appareil Photo, toutes sont utilisables telles et sans besoin d’acquérir quoi que ce soit.
Certes, je préfère l’ergonomie de Fantastical 2 pour iPhone mais Calendrier est tout à fait satisfaisant…
Alors, en tapotant entre iPhone et iPad pour répondre, j’essaye de me maintenir à cinq… Sauf que, très vite, je dérape…!
Il y a des apps dont je peux me passer (si, si…!) même si elles sont remarquables, je pense à Things 3 mais une note dans Drafts suffit fréquemment. Bon, je peux également mettre de côté les dictionnaires et les apps de référence même si cela va m’agacer rapidement : avoir le Dictionnaire Historique de la langue française au bout des doigts (…au lieu de trimballer la version papier), c’est pas mal.
Alors, je dresse une liste :
- Drafts (…ou Editorial)
- Day One
- Tweetbot (…ou Twitterrific, Echofon)
- Castro
- Camera+ (…ou Halide)
- Marvin
- 1Password
- Transit (ou Citymapper)
- Maps.me (ou TomTom Go)
- Sans oublier… iA Writer (…ou Ulysses, Byword)
- Wunderground (ou encore Wingz)
- Etc.
Bref, un poil compliqué de me limiter à cinq, voire à neuf, mes usages intègrent également une banque en ligne, un VPN, ARTE, etc.
Choisir, c’est renoncer…!
Bon, je préviens les rares lecteurs de ce blog qu’ils ne vont pas être dépaysés, rien de spectaculaire soudainement sorti de sous mon bonnet ! Alors, je reste à cinq apps en sachant que je passe pas mal de temps à écrire, lire, effectuer quelques clichés avec mon iPhone 7+.
Drafts en premier
Pour commencer, bien que Notes soit disponible avec iOS, je lui préfère sans discuter Drafts: Quick Capture que j’ai entièrement personnalisé (c’est simplisme de le faire) pour mes besoins pour rédiger en Markdown et exporter mes bouts de textes vers des tas d’applications, de Things à Day One en passant par Twitter ou Mail…
Une excellente alternative reste Editorial, CQFD. Dans tous les cas, pour rédiger, j’emploie pour fabriquer mes liens l’excellent Copied.

- Barre additionnelle entièrement personnalisable (jusqu’aux icônes) avec des actions dédiées, bibliothèque de scripts, une rusticité qui m’enchante…!
Day One en seconde position mais d’un cheveu…!
Cette première place est disputée par Day One journal + mémoire qui me sert quotidiennement comme carnet de notes, mémoire des lieux, album photo. Si cet app ajoutait les trois ou quatre fonctions dont j’ai besoin, elle passerait en tête.
Eh oui, ce sont deux applications de traitement de texte qui supportant le balisage Markdown et MultiMarkdown. Une grande part de mon temps est dédié à l’écriture et ces apps sont également disponibles et synchronisées avec mon iPad. Il est vrai que je pourrais même employer cette seconde app pour prendre des photos mais cela ne me tente pas.

- Et ça tient la route…?… Mouiiiii : 5048 billets ce jour (au moment de finir ce billet), 4266 photos et 1954 jours pris en compte dans cette chronologie …dans sept journaux…
Tweetbot en troisième position
Hormis lire des journaux de référence, remonter mes fils RSS avec Reeder 3, je puise nombre d’infos sur Twitter en suivant des quelques comptes.
J’avais le choix entre l’application officielle de Twitter (…qui a juste le mauvais goût de m’afficher des tweets sponsorisés et de me recommander de suivre des comptes qui ne m’intéressent absolument pas), application excellente au demeurant, et trois apps payantes. Toutes ont des qualités mais je reste fidèle à l’ergonomie de Tweetbot 4 for Twitter.
Les goûts et les couleurs. Pourtant Echofon Pro for Twitter propose un affichage très serré, Twitterrific 5 for Twitter permet d’effacer un tweet, le corriger et le republier dans la foulée. Mais je poste souvent mes tweets depuis Drafts.

- Mode nuit, filtres multiples pour éviter de s’encombrer de certaines infos non souhaitées, multi-compte et ergonomie splendide tant sur iPad que sur iPhone…
Castro pour l’écoute de mes podcasts
À défaut d’écrire, de piocher des infos sur twitter, j’écoute des podcasts. L’application la plus efficace à mes oreilles et à mon mode de fonctionnement est, indubitablement, Castro 2.
Je lui reste fidèle (facile…) même en l’absence d’une véritable version iPad pour la simple et bonne raison que je peux synchroniser mon flux via iCloud et que je conserve également un historique de mes écoutes, que je peux placer en favori un épisode, etc. Les podcasts sont enregistrés sur le iPhone et donc tout le temps accessible même sans connexion, peuvent s’enchainer sans interruption, être légèrement accélérés et écoutés dans l’ordre que je souhaite. Notez que ces podcasts sont supprimés automatiquement après écoute, ce qui est parfait.

- On peut réordonner dans l’ordre souhaité les podcasts à écouter (un appui long et hop, changement de position), retrouver ceux que l’on a écouté (pratique pour partager…), etc.
Halide pour sa vitesse
Avant la version 1.6 de Halide - RAW Manual Camera, c’était Camera+ qui tenait la corde.
Mais depuis cette version nettement plus véloce, j’ai fait de Halide mon application de photo par défaut. Le widget rend l’appel de l’app assez rapide quand je suis dans la rue. Streetgraphy Camera aurait pu être retenu mais je photographie avant tout en couleur désormais.

- Deux copies pas sexy pour rappeler l’assistant de mise au point et le mode profondeur avec vérification des plans pris en compte…
Cinq …même si j’ai un peu triché…
Voilà.
Bien entendu nombre d’autres apps auraient pu figurer dont Marvin 3 pour lire mes bouquins au format ePub et pouvoir les annoter en sachant que je peux exporter des citations… 1Password qui est incontournable pour mes usages et partagé avec ma fille, Weather Underground, etc.
Mais ceci est une autre histoire…
A priori, prochain billet en 2018 …sauf si je change d’avis et ne me retrouve pas en zone blanche pour poster…
D’ici là, bonne route et/ou bonnes fêtes…

- Brut de fonderie : mode auto et HEIC…
TL;DR Billet brut de décoffrage…
Chacun d’entre-nous a en soi, enfouies, des images striées par la lumière des gyrophares… C’était un inconnu, un proche, un voisin…
Éclaté sur la chaussée suite à un accident, il a conservé la vie grâce aux urgentistes du SAMU, pompiers, gendarmes, aux équipes hospitalières qui ont, tant bien que mal, rassemblé les morceaux du puzzle…
La phase suivante échappe aux regards, celle où il faut se reconstruire avec un corps en vrac et de sérieux traumatismes. Les cérébro-lésés l’ont vécu, ce sont des rescapés avant tout.
Et après ?
La plupart ne passeront pas le reste de leur vie à l’hopital.
Comment survivre avec des séquelles, une douleur permanente, des troubles irrémédiables. Bref, comment reprendre une activité si cela est encore possible, goûter chaque minute qui passe ?
Il est possible d’envisager un retour chez soi ou dans sa famille… à condition d’avoir l’un ou l’autre. Voire les deux.
Mais ce n’est pas toujours le cas ou non préférable si les dommages sont nombreux. Tous les proches ne sont pas capables physiquement et/ou psychologiquement de s’occuper du survivant. Sans oublier que c’est aussi mettre leur propre existence entre parenthèses…
Enfin, il faut disposer d’un espace de vie, d’un lieu adapté : un fauteuil même électrique ne passe pas à travers les murs d’un petit espace, tout doit être prévu pour faciliter la vie au quotidien, c’est à dire les opérations les plus naturelles.
Mais quand plus rien n’existe pour des tas de raisons que l’on peut imaginer sans se forcer, pas question de rester dans un centre de rééducation fonctionnelle le reste de son existence.
Des maisons familiales pour récréer du lien
C’est pourquoi des associations ont imaginé des réponses spécifiques pour les loger en prenant en compte ce qui précède, ces fracassés de la vie ayant un impératif besoin d’assistance, de légère à très lourde selon leurs séquelles.
Leurs compagnies d’assurances financent, via des associations, ce concept de maisons familiales avec l’objectif de regrouper une poignée de cérébro-lésés dans un cocon plus neutre qu’un centre hospitalier.
Imaginez une colocation avec mutualisation des services indispensables. Cela reste généralement à une échelle modeste, ces maisons accueillant une demi-douzaine de personnes…
Offrir à chacun une chambre individuelle avec une salle de bains attenante tout en partageant salon et cuisine. L’ensemble est généralement pensé autour du handicaps, terme qui n’est pas un gros mot mais ici la simple réalité.
Pour accompagner le tout, vu les difficultés motrices, cognitives des habitants de ces maisons, une aide dite humaine est indispensable. Une équipe de personnes pour accompagner, s’occuper de leur hygiène, faire la cuisine. En dehors de cet aspect, il y a désormais d’autres intervenants, ceux qui viennent pour animer leurs journées, discuter, jouer ou encore les transporter. Bref, les pensionnaires de ces maisons ont un besoin quotidien de présence.
Et surtout pas de télé assistance, je vous arrête de suite…!
Car cela ne s’arrête pas à juste les occuper sur place, ces équipes sont aussi sollicitées pour transporter les cérébro-lésés vers des lieux de spectacles et autres. Les laisser en friche dans une maison accueillante n’est pas le moyen le plus stimulant de les aider à s’en sortir, à dépasser autant que ce peut leur situation. Et rire. Car même le corps en vrac, l’humour n’est pas absent.
Une fois ces logements adaptés et une équipe adéquate, tout doit se passer pour le mieux.
En théorie.
Des dérives possibles…
Ce qui suit est banal, des histoires d’abus, nous en avons tous entendu parler ci et là. Voire, constaté de nos yeux ou dans notre propre chair.
La qualité architecturale du bâtiment peut correspondre aux normes de base et s’avérer dans le fonctionnement inadapté. Se souvenir à ce propos des retards anticipés de certaines normes — dès 2011 — pour leur application en 2015…!
Au risque de me répéter, je vais revenir cette idée basique et facile à mettre en oeuvre que les architectes devraient passer quelques heures en fauteuil (…ça se loue) pour appréhender avec leur corps les difficultés du quotidien et non les intellectualiser.
Disposer d’un espace fonctionnel, ce ne sont pas qu’un plan bien crobardé et des mètres carrés, c’est également une ambiance, un cadre chaleureux, un décor agréable qui doit faire oublier — en partie — le mobilier médical qui n’est pas des plus …design. La qualité des vues, la lumière naturelle, les éclairages mais aussi la couleur jouent sur le moral des habitants, tant handicapés que accompagnants.
Ensuite, comme pour tous les dispositifs mis en place, que ce soit pour des retraités ou des cérébro-lésés, ces systèmes dépendent également de la qualité des accompagnants, de ceux qui assurent les soins et gèrent le confort de vie des pensionnaires.
Malheureusement, la non prise en compte de l’une ou l’autre de ces deux exigences joue en défaveur (…euphémisme) des personnes placées dans ces établissements.
En l’absence de contrôle régulier (hygiène, respect des normes de sécurité…), il faudra un événement grave pour que, soudain, on se mette à réfléchir, corriger un dysfonctionnement. Bref à la manière de vérifier périodiquement ces etablissements…
Sans oublier d’auditer la nature des relations, entendre la parole et les remarques des principaux concernés qui devraient — c’est un truisme — avoir leur mot à dire sur ce qui constitue leur cadre de vie vu que ce sont “leurs” assurances qui financent ces environnements.
L’humain, le maillon faible trop souvent…
Les cérébro-lésés subissent souvent un double emprisonnement :
- au sein de leur maison familiale vu qu’ils n’ont souvent nulle part ou aller, quelques visites…
- et dans leur corps avec toutes les séquelles, physiques ou psychiques qui les rendent fragiles.
Comme dans tout établissement qui retient en son sein des personnes dépendantes ou handicapées (…citons à nouveau les EHPAD mais aussi les pensions, prisons, asiles, lieux de rétention. Ou encore les Instituts Médico-Educatifs (IME) qui ont pour mission d’accueillir des enfants et adolescents handicapés atteints de déficience intellectuelle, les établissements pour enfants et adolescents handicapés (E.P.E.A.P.), etc.), il y a ceux contraints de rester dans ces lieux et celles, intermittentes, qui peuvent aller et venir.
Ces dernières sont les accompagnants, soignants, éducateurs… Mais cela reste avant tout des êtres humains : tous ne sont pas des Mère Thérésa en puissance.
Bref, comme dans toute communauté, il y a une majorité de personnes dévouées et quelques toxiques. Si vous avez vu le film “Vol au-dessus d’un nid de coucou”, vous devinez sans peine mon propos.
Ça va de l’absence d’hygiène à une forme de harcèlement vis-à-vis de cérébro-lésés considérés comme des débiles et traités misérablement. Sans oublier les médiocres carottages sur des prestations de transport. Rien que du très humain en définitive.
Quid du contrôle de ces établissements pour éviter que de mauvaises pratiques se développent, que le personnel en place s’installe dans une routine abusive. Voire décourage les éléments fraîchement embauchés en leur mettant des bâtons dans les roues. Aux assureurs qui financent de mettre en place des contrôles inopinés et sévir.
Former les nouveaux arrivants à s’occuper des cérébro-lésés
Que ce soit pour les gamins autistes, les personnes âgées ou les cérébro-lésés, c’est la qualité des accompagnants, leur capacité d’écoute et de bienveillance qui font la différence.
Paradoxe : ce ne sont pas exclusivement des personnes diplômées dont ces pensionnaires ont besoin mais de gens d’expérience — même âgées, sans formation initiale — avec une véritable intelligence du coeur. Problème, il n’y a pas de diplôme pour ça : on l’a ou on ne l’a pas.
Par contre, former ces nouveaux entrants sur place un trimestre au minimum est souhaitable en prenant le temps de le faire et non de se décharger de suite sur eux sans le faire.
Enfin, la meilleure validation est leur acceptation par ceux qui en ont besoin, les cérébro-lésés, CQFD.
Pour cela, il faut simplement enquêter, écouter et prendre en compte leur avis…
Enfin, toutes ces populations nécessiteront dans un avenir proche un autre type de formation. Et dans ce cas précis, il sera urgent de former correctement les intervenants d’autant que des dérives nouvelles sont fort possibles.

Bref, pas sorti des ronces : ce thème est ultra sensible finira par nous toucher… tous.