À ce rythme, le retour des options de Stylus dans trois ans…?
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J’avoue avoir été de TRÈS mauvaise humeur hier en téléchargeant la nouvelle mouture de Nebo !
Rien à voir avec la qualité de l’application que j’apprécie, mais pourquoi avoir perdu du temps…?!
Cela fait des années que je ne comprends pas l’obstination du marketing de l’éditeur — MyScripts — à limiter l’usage de cette application au seul usage du stylet (Pencil) d’Apple.
La sortie de cette version compatible avec mes vieux stylets à pointe caoutchouc (…oui, j’ai ressorti mes Wacom et ça fonctionne, cette chronique avant de basculer dans Drafts a été écrite dans Nebo) me prouve que c’était bien une décision marketing…
…sauf qu’elle arrive un peu tard avec la présentation par Apple de Scribble.
Ce qui rend pour nous français cette option de griffonnage encore lointaine, c’est l’absence de reconnaissance de la langue de… Serge Joncour (…qui vient d’avoir le prix Fémina).
Il reste encore une carte à jouer, faire de Nebo le digne successeur de Stylus avec la sortie express d’une prochaine version proposant — enfin — un clavier/ zone de calligraphie pour écrire à la main sous n’importe quelle application.
Bref, au risque de me répéter, un clavier (sic) alternatif, une zone de calligraphie dédiée à l’écriture manuscrite !
La balle est désormais dans le camp de son éditeur qui n’a jamais écouté les demandes répétées de ses utilisateurs et qui semble avouer implicitement que jouer la carte du seul Apple Pencil n’a pas été payante.
Je ne pense pas être entendu. Pour l’heure, je m’en moque, je dispose encore sur mon iPad de Stylus (idem sur mon iPhone) dont je fais un gros usage quotidien en espérant une surprise dans… trois ans (ça semble être le temps de réactivité) d’une version de Nebo qui offrirait ces mêmes fonctions de zone d’écriture sous n’importe quel clavier une sus de celles propres à Nebo.
Okay, le rêve…
Certes, j’apprécie les qualités de Nebo mais j’attends de pouvoir écrire à la main dans n’importe quelle application.
Si Scribble sort en français et s’avère correct en terme de reconnaissance de mon écriture, ce sera la fin de mon usage de Stylus pour démarrer.
Bref, réveillez-vous avant de sortir les rames.

Rapide rappel : lukino et moi avons eu beaucoup de plaisir à écrire et illustrer notre « Comment travailler chez soi » en 2005. Le projet avait vu le jour avec un (alors…!) jeune éditeur qui avait lu mes chroniques parues dans feu MacDigit.
C’est lui qui m’a convaincu de transformer cela en un bouquin. Et comme je craignais que cela soit indigeste, j’ai contacté Jacques qui, devenu co-auteur, a réalisé tous les strips.
Pour mémoire, nous avions même eu le soutien inattendu de Serge Eyrolles, notamment pour l’impression de ce livre en deux couleurs. Bon, inutile de gloser, ce fut un flop malgré quelques passages de Lukino à la radio, une télé à Lille de quelques minutes où je fus tétanisé par le trac et, il faut également le dire, pas mal de billets sympas dans le monde informatique (merci à tous les copains dont un certain Capitaine).
Au début de la pandémie, lors de la première vague, notre contribution fut de proposer en téléchargement notre bouquin (il existait au format HTML mais, cette fois-ci, au format PDF) : urbanbike | Travailler chez soi, 15 ans après ! [edit 2].
Si quelques copains sur Twitter ont relayé cette initiative, cela nous a amusé de constater que cela ne débordait pas hors de ce cercle amical. Personne (!!!) ne nous a contacté pour une radio (ou une télévision…!) pour disserter en tant qu’experts sur le télétravail en temps de pandémie…!
Preuve que nous sommes des losers…!
Pfffff…!
Et puis la première vague s’est éteinte (…en apparence) et nous nous sommes dit que nous avions eu raison de ne rien faire (c’est tout un art…!) même si nous nous attendions à une possible reprise à la rentrée…
Seconde vague qui est arrivée sans se presser…
J’écris ces quelques lignes après avoir allumé (sic !) la radio ce midi et entendu — à nouveau — les difficultés de mise en œuvre du télétravail.
Groumphhhhhh…!
Entre les freins au changement dans les entreprises (…mais quelle surprise !) et, trop souvent, la difficulté bien réelle pour les salariés de se ménager un espace de travail pour les accueillir chez eux sans heurts alors que le reste de leur famille risque également de chercher à se connecter, suivre des cours, etc.
Pour nous, bosser chez nous était une évidence tant pour s’éviter des allers et retours avec force transports inutiles ; cesser de finir des missions à point d’heure loin de chez nous pour redémarrer aux aurores.
Mais nos activités de graphistes indépendants, nos choix technologiques à base de pomme, l’arrivée du RNIS et notre volonté de profiter un peu de nos gamins nous ont permis de basculer naturellement.
Sans oublier que nous étions décisionnaires et nous autofinancions, ce qui simplifie la mise en œuvre rapide.
Quelques trucs qui ont changé en 15 ans
Ce qui suit est une liste au débotté !
Premier point, en 2005, l’offre de connexion numérique n’était pas aussi fournie. Entre les Box 4G, la fibre et de l’ADSL de course, même dans un coin perdu, ça devient nettement plus facile de bosser.
L’autre grande innovation est l’absence de câbles à tirer, un routeur Wifi et du matériel léger, des imprimantes connectées au réseau, ce sont des options agréables pour s’installer en souplesse chez soi.
Le matériel est devenu moins volumineux, doté désormais de disques SSD d’une incroyable fiabilité et disposant de tailles de stockage renversantes !
Côté téléphonie, plus besoin de téléphone fixe, on est joignable partout (même hors des frontières) avec nos portables à des coûts de communication qui ne sont plus stratosphériques !
Il est possible de changer de lieu temporairement (genre, filer à la campagne) et bosser avec de la 4G en partage.
N’oublions par les solutions clouds et les sauvegardes partageables.
Bref, il est clair que bosser aujourd’hui en télétravail est nettement plus facile.
À condition d’être motivé pour ce faire et, surtout, d’avoir la place pour s’installer confortablement (au minimum une pièce dédiée en partie, un vrai bureau, un fauteuil idoine et ce truc qui se nomme silence).
Ah, j’oubliais : autre élément de confort du télétravailleur, le micro-ondes ! Mais ça nécessitera un billet spécifique un de ces quatre. Ou pas…!
Bosser chez soi avec des pauses
Une fois chez soi à bosser, il faut quand même s’occuper de faire des courses (…en dehors des heures d’affluence), se sustenter (en l’absence de restaurant ou de bar ouvert), continuer à faire du sport (gainage musculaire, monter les escaliers au lieu de prendre l’ascenseur), conserver un sens minimum de l’hygiène (…un bureau ça s’aspire aussi), ventiler son local et ne pas trop le chauffer, s’habiller (si, si… pour les séquences FaceTime…!), mettre un polaire si on a froid (…ou faire du gainage).
Mais aussi savoir faire des pauses et se protéger d’une pression un poil envahissante.
Je reste un adepte de la sieste mais également de fixer tout de suite des limites tant aux clients qu’aux collègues.
C’est dans notre vieux bouquin, lisez-le…
À ce propos, ces boites qui cherchent à exercer un contrôle permanent de leurs employés font fausse route : soit les équipiers ont des missions précises à réaliser (…et merci de leur foutre la paix) ; soit les équipiers sont en jachère (et merci de continuer à leur foutre la paix !).
Il faut retrouver cette notion toute bête que l’on nomme confiance. À partir du moment à l’entreprise fixe des tâches, laissez à celui qui doit les réaliser le soin de s’organiser.
Et s’il a envie de les faire à partir de 04:00 du matin, c’est son problème.
Le tout est qu’elles soient réalisées dans les délais, non…?!
Bon, comme la tempête se calme, je termine ce court billet d’humeur.
Bosser chez soi, c’est aussi cela, laisser à chacun la maîtrise de son temps du moment que le boulot est effectué.
À suivre…
Cela fait quelques années que j’utilise des boites à pixels numériques et autant de temps à essayer d’en tirer quelques clichés à mon goût.
Je n’ai jamais été un féru de techniques complexes consommant du temps (ceci explique pourquoi j’utilise du Apple…), j’apprécie les solutions qui me permettent d’obtenir un résultat correct sans y passer des plombes.
Déjà, du temps de l’argentique, passer une après-midi à traiter sous lumière inactinique des tirages à l’agrandisseur n’était pas mon occupation favorite.
Depuis que je suis gamin, je n’arrive pas à rester en place et à me concentrer sur une activité élémentaire, mille idées court-circuitent mes deux neurones.
En prenant de l’âge, j’arrive néanmoins à consacrer chaque matin dix minutes à préparer un Muesli en découpant, sans (trop) m’énerver ni me couper, des fruits que j’intègre à cette mixture étrange.
Il en est de même pour le post-traitement de mes clichés.
Ce sont des instants capturés lors de mes déambulations, tant en ville que dans la nature qui ne méritent pas d’y passer plus de quelques secondes.
Je sais ce qu’est un vrai photographe, mon ami Horvat vient de disparaître. Je l’ai vu corriger ses clichés numériques dans son atelier/studio/maison de la rue de l’ancienne mairie et ces opérations requierent un savoir-faire et un œil que je n’ai pas.
Donc, je traite mes images à la même vitesse que je les cadre. Vite.
Sur mon antique MacBook Pro, la version 5 de Lightroom consomme un temps infini, tant pour ouvrir ma base d’images que pour la sauvegarder.
Sur le MacBook Pro 16 fraîchement acquis, à coté de RawPower, j’ai réinstallé CaptureOne que je connais depuis ses versions 6 puis 8.
Après quelques soucis pour activer la version de démo (…il faut impérativement conserver la page web ouverte pendant l’installation de CaptureOne), j’ai converti mon catalogue Lightroom en l’espace d’une nuit en laissant le MacBook bosser.
Une solution avec Avalanches devrait arriver prochainement et je suis prêt à recommencer cette opération, ma base d’images compulsives étant proche de 300 000 clichés.
Mais je m’égare.
CaptureOne a le mérite d’aller à l’essentiel et de proposer un outil fabuleux de dématriçage des RAW.
Mieux, cette application va à l’essentiel : traiter des images et les exporter aux formats souhaités sans perte de temps.

Bref, j’ai acquis la version 20 avec déjà la promesse de la version suivante.
Vu l’état de mes boites à pixels (…de très vieux boitiers Canon), de mes optiques dépassées, cela occupera les quelques années qui me restent à vivre.
Alors ?
J’ai retrouvé du plaisir à décharger mes images sur des dossiers dans un disque dur puis importer ces dernières dans CaptureOne et les traiter sans trop d’efforts sur un écran… qui ne clignote pas !

Puis lancer un export en Batch des fichiers traités avant de sauvegarder rapidement ma session.

Enfin, sauvegarder sans trépigner…

Bref, j’apprends…

C’est tout pour aujourd’hui.