En période de confinement, j’aime oublier mes écrans (…si, si !), comprendre : ne pas avoir les yeux rivés systématiquement dessus !
Aussi, le matin, en déchargeant le lave-vaisselle et en préparant le petit-déjeuner pour la tribu, je place mon fidèle Bose Quietcontrol 30 sans fil sur mes oreilles et lance, depuis mon iPhone, Castro Podcast Player ou Radio France - podcast, infos pour écouter …soit des …podcasts déjà chargés, soit me connecter en direct à une fréquence pour atteindre des informations.
Certes, ce n’est plus la radio d’antan, elle dépend ici d’internet… Seul le poste de radio dans notre antique véhicule (15 ans) reçoit encore les fréquences hertziennes…
Par contre, quand j’écris, toujours avec le même Bose, je préfère me plonger dans une atmosphère sonore propice à cette activité avec l’app idoine, myNoise | Relax, Sleep, Work qui me suit depuis quelques années.
Idem, quand je me balade seul pour me dégourdir les jambes, coiffé cette fois-ci d’écouteurs sans réduction de bruit ambiant, histoire d’entendre mon environnement, accessoirement un des rares véhicules qui sillonne ce territoire. Alors, je goûte la voix veloutée d’Etienne Klein — La conversation scientifique — comme des longues interventions de ses invités, les piques ironiques de Sofia Aram ou de Marina Rollman, etc.
Le midi, le repas pris en commun est additionné d’au moins deux épisodes du jeu des mille euros animé par le facétieux Nicolas Stoufflet et puisés dans le stock de podcasts qui s’étale sur près de 10 ans. Bien entendu, parfois on repasse à nouveau un même enregistrement mais on butte néanmoins (de moins en moins à force…!) sur certaines questions, notamment sportives vu notre peu d’intérêt pour ce domaine.
Et puis il y a nombre de podcasts, en ce moment Washington d’ici, Un bonbon sur la langue, Une lettre d’Amérique, Paroles d’histoire et, bien entendu, Les pieds sur terre ou La Terre au carré, Etc.
C’est tout…
Avertissement : cela fait un bout de temps que son éditeur n’a pas proposé de mise à jour et cela me chiffonne un poil. Pour autant, je n’ai pas trouvé de solution alternative plus élégante et, surtout, aussi satisfaisante.
Dès lors, je reste fidèle à Marvin, troisième du nom !
Bien entendu, il y a l’application, Apple Books livrée avec iOS et qui sert également de boutique en ligne pour acquérir des Livres au format ePub. Je l’utilise très régulièrement pour acquérir des ouvrages.
Elle fonctionne bien, l’interface est élégante mais… tous les ePubs achetés sont livrés avec ce format DRM (…pourquoi pas mais renseignez-vous un peu sur cette protection), vite pénible quand on a besoin de compiler des données, citations pour un travail universitaire, l’export de ces derniers est limité …même si l’on peut, avec un peu de méthode, d’abnégation et de savoir-faire rassembler plusieurs fragments pour un produire un plus long.
Sauf que …non.
Du coup, il est nécessaire de passer par d’autres distributeurs qui vous proposent des ePubs sans DRM.
Ou trouver le moyen de supprimer ces éléments pour reprendre le contrôle …de vos Livres.
Marvin 3
Je ne suis pas arrivé sur Marvin 3 par hasard. J’ai utilisé ces dernières années Marvin Classic (free edition) - eBook reader for epub, premier du nom ; puis la version payante de cette première mouture, Marvin Classic - eBook reader for epub.

- Marvin proposait d’emblée plusieurs ambiances…
Puis Gerty - eBook reader for epub, journal, notes, photos and maps avant de basculer à nouveau vers Marvin 3, mais nouvelle version.
Note intéressante : Marvin est devenu gratuit et vous avez également accès à deux sources d’information :
Appstafarian | Marvin | SxS | Gerty | Sift
Appstafarian (Posts tagged marvin)
Cette application (comme celles précitées du même éditeur) me permet aisément - à partir de ePubs “non DRM” - d’extraire aisément des sélections de texte de la taille que je souhaite et, surtout, de les exporter vers un outil markdown comme Drafts (…dans mon mode de fonctionnement avec sa fonction append qui permet d’ajouter dans un même fichier de nouvelles strates — ça pourrait être des citations, quelle bonne idée — mais cela peut être Ulysses ou Day One).
Si l’on retrouve une part des mêmes outils que sur Apple Books, dont le surlignement, Marvin propose une palanquée d’options. Ça va de la personnalisation des couleurs au choix de la typo (des fichiers au format .otf ou .ttf et à glisser directement dans le dossier contenant tous vos livres numériques, simple…!) en passant par les réglages des entêtes, des fonctions de tri par titres ou auteurs, tri sur un catalogue donné ou des tags, se créer des catalogues thématiques (histoire de regrouper les livres de science-fiction ou les polars ensemble, etc.) ou se doter d’un fourre-tout qui comprend tous les livres en cours, des synchronisations, voire des échanges de notes et surlignages si vous utilisez parallèlement Marvin sur iPad et iPhone.
Vive le confinement…!
Utilisant cette application quotidiennement sans réellement l’explorer, je n’avais pas creusé plus avant dans ses innombrables fonctionnalités. D’ailleurs, nombre d’entre elles m’échappent encore (et je les laisse courir !).
Néanmoins, j’ai révisé mes typos, créé des catégories, exploré un peu plus les actions disponibles, repensé grossièrement les thèmes, réduit certains menus. En effet, pourquoi laisser les options d’affichage présentes sur l’iPad quand, d’expérience, un affichage répond (…selon moi) à mes attentes en toutes circonstances. Et acheté le pack de thèmes pour soutenir l’éditeur…
À l’issue de cette exploration un poil plus poussée, je n’ai pas trouvé d’application plus performante → pour mon usage → mais vous l’aviez compris !
Bien entendu, je n’utilise que 25% de Marvin. Et que la partie Livres et non la partie bande dessinée, etc.
Bref, gardez-vous bien de prendre pour argent content les quelques informations de ce billet, tournez-vous vers des sites alimentés par de vrais journalistes.
Je reconnais que la prise en main des options (nombreuses !) nécessite du temps et d’expérimenter calmement nombre de cas de figure : c’est particulièrement vrai pour la typo (…celles proposées sont excellentes…) mais j’avais envie de tester des options plus adaptées à mes yeux fatigués, des polices moins esthétiques ou classiques mais plus proches de celles que j’emploie dans mes traitements de texte. Pour finir, j’ai adoptée une typo de codage.
Hormis cela, Marvin s’avère, à l’arrivée, un sacré outil pour un universitaire ou un lecteur un peu maniaque.
Néanmoins, je ne le recommande pas si votre seule action est de lire sans prendre de notes. Et essentiellement si l’emploi de DRM ne vous agace pas plus que ça. En ce cas, iBook suffit à votre bonheur.
Inversement, si vous devez accumuler des notes, du matériel pour un travail, il est clair que Marvin + des livres sans DRM restent le meilleur duo pour travailler sans limitation. Il me permet ainsi de mémoriser et partager quelques extraits significatifs d’un orage, extraits que je peux exporter aisément dans Drafts.
Bref, si vous possédez déjà Marvin, profitez du confinement pour le parcourir à nouveau du Sol au plafond, quitte à changer quelques habitudes, perdre un peu de temps à adapter les options, perte de temps rapidement comblée ! Cette app supporte x-callback-url, ce qui autorise des combinaisons vers nombre de produits. Vers Tweetbot, Twitterrific, Drafts et bien d’autres.
Et sur iPad, permet de gérer les marges (indispensable sur un grand iPad pour conserver une longueur de ligne supportable), l’affichage sur plusieurs colonnes, les rappels (nombre de page à lire, heure…) informatifs en en-tête ou en pied, etc.
Pour finir, certaines options ne fonctionnent plus sous iOS 13 comme la possibilité de faire une copie d’écran via l’application, option inutile vu la simplicité pour la réaliser désormais la dernière version d’iOS. Bon ! Et alors ?!
Quelques illustrations en vrac…
Pour fournir quelques pistes, quelques copies d’écran complémentaires et dans le désordre. Tel que j’étais parti, je partais dans un mini manuel d’utilisation !

- Sélection de quelques livres en cours de lecture dans un catalogue nommé par mes soins en cours (original, non…?!). Des livres achetés via iBooks (ou autre) et débarrassés de leurs DRM.

- Et donc créer autant de collections que souhaité… Mais rentrons plus avant dans l’application…

- L’application est farcie d’options …que je vous laisse le soin de découvrir…

- Dont l’affichage des couvertures (avec ou sans infos, quelle taille. Il existe une option (de mémoire) pour afficher des angles arrondis. Pour ma part, ancien graphiste de livres, j’aime afficher la couverture. Pour info, le pourcentage indiquant ce qui reste à lire dépend juste de la page que vous avez laissé ouverte…!

- Affichage d’une portion de couverture. Pas fan, mais c’est l’une des nombreuses options…

- Comme dans Gerty - eBook reader for epub, journal, notes, photos and maps du même éditeur, toutes les parties surlignées sont accessibles et éditables. Pour ma part, je préfère exporter vers Drafts sur le moment mais chacun sa stratégie de mémorisation. Deux lignes visibles ici pour chaque extrait, ce dernier pouvant être de la taille souhaitée, ça va sans dire…

- Plus votre bibliothèque grossit, plus il devient nécessaire de créer des catégories pour naviguer, des User Collections. Elles ne sont pas synchronisables entre deux écrans (sur l’iPhone, je n’en ai qu’une seule à l’inverse de mon organisation sur iPad)

- Que ce soit sur une collection ou sur l’ensemble de la bibliothèque, les options de tri sont bien foutues…

- Sans rentrer dans le détail, dès que vous sélectionnez un extrait, vous pouvez organiser des actions…


- Mais à vous de choisir celles qui vous intéressent…

- Pour ma part, mes besoins sont de partager ou compiler…


- Dans la série des options sympas, un appui sur le bord droit de l’écran permet de changer de page …tout en laissant en gris la fin de la page que vous venez de quitter (copie d’écran prise au vol…!). Intérêt : avoir un repère pour savoir d’où l’on repart.

- Pratique : une sélection de texte déjà surlignée peut facilement changer de couleur, être commentée en note, partagée ou supprimée…

- Code couleur basique mais efficace…

- Bref, vous pouvez jouer sur ces surlignements…

- Modifier l’ambiance de fond pour la lecture (couleur de texte, couleurs des liens et appels de notes, couleur de fond de page)

- Autre point intéressant, la synchronisation des notes de lecture entre deux écrans. Il faut parfois relancer Marvin, pour se rendre compte que cela a été fait. Mais pratique…

- Bien entendu, vous disposez d’une recherche puissante…

- Et, au clavier, c’est encore plus … « sioux »…! La liste d’options est très étendue… Bon, je reviens sur quelques autres points pratiques…

- J’évoquais plus haut la possibilité d’importer ses propres typos…

- À calibrer selon les graisses et selon les écrans… Mais un regular peut être substitué par un Light, un Bold par un SemiBold… À chacun de construire sa liseuse idéale.

- Les options de base sont maintenues (on peut se planter sans peur dans ses choix typographiques…!)

- Les combinaisons personnelles étant à part…

- idem pour les ambiances de lecture avec des choix prédéfinis (le combo… couleur de texte, couleurs des liens et appels de notes, couleur de fond de page) que l’on peut rappeler…!

- Un tour dans le sommaire permet également (en pied d’écran) de revenir aux annotations et autres…

- Vous pouvez justifier le texte, jouer de la césure automatique… Pour ma part, sur une typo où toutes les lettres ont le même empatement, je n’emploie pas…! Fer à gauche et hop…!

- Sur iPad, selon l’orientation, opter pour deux colonnes n’est pas désagréable…

En conclusion
En rédigeant en mode dilettante ce billet tout en continuant à lire, j’ai trouvé plein de raisons supplémentaires de rester sur Marvin 3 ! Qui est gratuit désormais si j’ai bien compris…
Sans oublier que lire peut se faire dans un environnement sonore choisi ou, carrément, demander à Marvin et iOS de vous lire le texte.
À vous de jouer ! Chaudement recommandée mais à vos risques et périls !
Il sera temps de vous offrir sa version complémentaire si besoin est, Marvin SxS – eBooks and comics. Pour ma part, je n’en ai pas l’usage mais c’est indispensable de rappeler son existence.
[Edit] Comme me le fait remarquer mon ami Iago, professeur de Philosophie à Salamanca, il y a un coût de 5,49 € à régler pour débloquer entièrement Marvin, ce que j’avais fait naguère immédiatement…
Cette période de confinement m’incite, comme vous, à réfléchir sur mes usages et, temps long oblige, à revisiter tous mes outils sur mes écrans iOS.
Certains ont littéralement disparu et cette opération m’a permis de regagner du stockage dans mes outils nomades.
Dessiner sous ia Writer ?
J’avoue qu’écrire à la main sur l’iPad avec un simple stylet à pointe caoutchouc et la zone du clavier tactile occupée par feu Stylus (…rappel, je le fais également avec Drafts et Ulysses) est un moment agréable …à défaut d’utiliser une version de Nebo …adéquate.


Le balisage Markdown n’est pas un problème, il est reste furtif (discret) sous iA Writer (avec, dans la prochaine version, l’arrivée d’un mode Highlight que j’ai oublié d’illustrer…)

L’interface légère de ia Writer se prête bien à cet exercice solitaire qui nécessite concentration et interaction immédiate entre la main et la pensée.
Pour mémoire, avant l’arrivée de la machine à écrire, c’était le quotidien des générations qui nous ont précédé et cela n’a pas donné que des résultats médiocres ! Plume d’oie et encrier…
Reprenons le contrôle !
Hormis le plaisir de dessiner, constatons, une fois de plus, que certains programmes informatiques permettent cette incroyable prouesse de reconnaître notre écriture manuscrite, c’est — en ces temps incertains — le moment de cultiver une forme d’élégante indépendance vis à vis du sempiternel clavier !
Même sans électricité, sans écran, nous redécouvrons une pratique pas si ancienne ou obsolète de communiquer : une feuille de papier, un crayon et nous voici capables sans connexion internet d’échanger.
Certes, avec un iPad et ces outils, pas besoin de saisir à nouveau ce que nous avons couché sur l’écran !
J’écris dans le silence !
Retrouver mon vieux stylet Wacom est également l’occasion de me confiner plus encore dans une atmosphère calme, sereine.
Hormis le bruit de ma respiration, c’est le chant de la campagne qui vient à moi, les oiseaux qui gambadent dans le jardin (enfin, cette surface de terrain peuplée de “mauvaises herbes” d’où émergent quelques récentes plantations !).
Depuis ma chaise, je les vois picorer tant en traçant mes lettres sur le bas du iPad. Pas besoin de regarder le clavier (sic !), ma main continue toute seule à dessiner, un clavier papillon de nouvelle génération est inutile dans ce cadre ci.
Comme je l’ai écrit à maintes reprises, je suis triste pour les nouvelles générations qui semblent rejeter cette forme de communication, perdre la motricité fine de notre / nos main(s).
Car c’est le moment de redécouvrir sa véritable nature : droitier, gaucher, ambidextre ? L’application de reconnaissance de l’écriture s’en tamponne !
là, pas d’encre encore humide déplacée par la main qui court ! Ce qui compte, c’est la graphie des lettres et l’orthographe même si, sur ce plan précis, l’assistance est redoutablement efficace, notamment pour le positionnement des accents.
Bref, ce petit billet, pour vous inciter, si vous l’aviez téléchargé à l’époque, à réinstaller Stylus sur votre iPad, à retrouver un stylet Wacom ou un Pencil Apple, ce dernier étant obligatoire pour utiliser Nebo (gratuit en grande partie).
Reconquérir votre écriture.
Vous découvrirez le “plaisir” d’expédier des cartes postales, voire des lettres papier (celles que l’on glisse dans une enveloppe et que l’on timbre, celles qui mettent un certain temps à arriver à leur destinataire !) sans (trop de) ratures et même, après quelques jours / semaines / mois de pratique, ornées d’une calligraphie lisible, voire jolie !
Et cela sans ce fil à la patte que sont nos chouettes écrans, écrans que l’on pourra remercier in petto de nous donner de l’autonomie !
Attention, écrire à la main, même avec des balises markdown, est addictif.
Et ia Writer dans tout ça ?
La version 5.5 de iA Writer est dans sa dernière ligne droite avant d’arriver sur nos écrans, superbe.

Plus simple de gérer le rendu de ses PDF même si cela manque encore un peu de modèles prêts à l’emploi…

Manque juste ce fameux Stylus ou un prochain Nebo avec un clavier / zone d’écriture accessible sur tous les traitements de texte iOS dont …ia Writer !
Bon, n’ayant aucune information de la part des éditeurs de MyScript Nebo, oubliez mes rêves !
À bientôt !