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Le retour de l’app WhatTheFont

Version iPhone bien pratique

dans typo | usages

Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir un mail de MyFonts pour m’avertir de la sortie de WhatTheFont…!

Professionnellement, je fus très tôt client de ce chouette supermarché des polices de caractères et regarde avec gourmandise certaines créations qui me parviennent par courriel même si, assez vite, j’avais pris l’habitude de me servir directement chez les fondeurs eux-mêmes… Mais sur mon compte, toujours actifs, j’ai la possibilité de télécharger à nouveau mes achats anciens en sachant que certaines fontes ont été mises à jour.

Et WhatTheFont ?

Fréquemment je tombe sur de belles compositions typo et je ne reconnais pas immédiatement du premier coup d’œil celle utilisée… Et pour cause !

Les designers, créateurs sont légion et parfois une lettre, une esperluette fait la différence. Sans parler des ligatures…

Alors pour identifier une typo, WhatTheFont est d’une aide fort pratique !

Le mode d’emploi est aisé, la typo doit être lue par le dispositif à l’horizontale, bien définie et entourée par la cadre d’analyse et hop…

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Ici la couverture d’un livre sur la Sicile1 paru chez Gallimard

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l’image est transmise au serveur qui renvoie les options possibles.

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À vous ensuite de reconnaître/choisir dans la liste la typo la plus proche en analysant ici, le dessin du e, etc.

Bien entendu WhatTheFont vous dirige vers son magasin en ligne, ce qui est de bonne guerre vu que cette app est, elle, gratuite.

Mais vous pouvez également expédier le résultat de votre recherche à votre client …qui découvrira que les typos ne sont pas gratuites comme certains ont, trop souvent, tendance à le croire !! Là, le prix est clairement indiqué pour le coup…!


  1. identification via son ISBN : 9782742448005. Sinon, voir le site www.geo-guide.fr ↩︎

le 14/11/2017 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Écrire un scénario avec Slugline sous iOS

Balisage Fountain, barre additionnelle dédiée, deux pouces sur la première version de Slugline pour écrire des dialogues sur iPhone ou iPad…!

dans bosser partout | écrire | grospod | usages

Après la machine à écrire, les carnets de note puis l’ordinateur, portable ou non, les scénaristes disposent depuis quelques années de deux nouveaux écrans pour coucher scènes… épiques et répliques assassines : l’iPad (…oui, on peut employer un iPad pour travailler1 même si cela continue à en étonner certains2)…

Mais aussi l’iPhone.

Pour ma part, depuis l’arrivée d’une taille d’écran plus vaste gentiment moquée ci et là, l’iPhone est devenu ma machine à écrire : je m’en suis expliqué dans ce billet, urbanbike | Usages | En passant, pourquoi mon iPhone est devenu ma machine à écrire…!.

L’écriture de scénarios répond à des codes très précis car il n’y a pas que les dialogues des divers protagonistes à travailler mais également préciser leurs attitudes, psychologie, expressions. Sans oublier les mouvements de caméra à indiquer. Et conserver via des ruptures ou un rythme, un style constant, maintenir l’attention du spectateur, construire les rebondissements indispensables pour lui faire passer l’envie d’aller voir ailleurs…!

Des outils disponibles sur Mac mais pas que…!

Sous macOS, vous pouvez employer Highland, Final Draft, Celtx Script, Loglineou… Slugline

Depuis une semaine, en plus de Scripts Pro ou Editorial (si, si…!), vous pouvez tester Slugline, les habitués de la version macOS vont retrouver leurs habitudes…

Format Fountain

Comme Highland et quelques autres, Slugline emploie l’équivalent du balisage Markdown dédié aux scénaristes, Fountain. Ce balisage s’apprend vite, peut s’employer dès lors dans n’importe quel traitement de texte qui enregistre au format texte mais il s’avère plus rationnel d’employer un outil dédié (ou orienté) pour l’affichage du contenu selon les codes en vigueur dans la profession.

Slugline propose également les fameuses notes qui restent à la seule discrétion du rédacteur (…ne seront pas exportées dans le document final) et, tout aussi indispensable, les morceaux de dialogues ou des suggestions d’action qui seront caviardés à l’export mais conservés tels dans le fichier de travail…

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Slugline permet de saisir tranquillement (à gauche) et de produire le document formaté standard (à droite)…

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Pour cela, une barre additionnelle avec des balises Fountain mais également du Markdown

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Des préférences assez subtiles à piocher…

Dont une que je signale après avoir fait mes copies d’écran, la possibilité de décocher le caractère Cont’d qui vient parfois mettre le souk dans la sortie formatée s’il y a des notes balisées ainsi [[note]] dans le flot… (cf. La première copie d’écran, vue de droite)…

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La prévisualisation affiche ce qui peut être exporté en PDF ou simplement imprimé… Du coup, je suis parti en vrille pour tester ce produit, ce que reflète cette dernière copie d’écran…!

Oui, à l’usage, quelques dysfonctionnements mais, vu la qualité de la version macOS, cela sera corrigé vite et cela n’empêche nullement de mettre les pouces ou les doigts pour se lancer dans l’écriture sous iOS…!

Rappel utile : vos textes peuvent rester sur l’iPhone (ou l’iPad) ou être synchronisées entre iOS et macOS via iCloud ou DropBox.

Au final, j’apprécie cette première version sobre, élégante, efficace… Et vais expédier au développeur quelques remarques pour une version prochaine dont lui demander l’accès à une liste des personnages liée à chaque fichier de travail…

À suivre…!


  1. J’avais commis un livre sur ce sujet en 2011… ↩︎

  2. Relire quelques sujets écrits en 2014 — rappel, je n’ai plus aucun lien avec l’une ou l’autre de ces rédactions depuis… ↩︎

le 13/11/2017 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Alzheimer | Voyager pour se retrouver ?

Placer les anciens qui perdent la mémoire dans les conditions du voyage

dans groummphh | mémoire | vieillir

On le sait tous, les neurones filent à fond de train, toutes les familles peuvent en parler et notre ami Aloïs s’invite trop souvent sans s’annoncer, parfois chez des sujets jeunes, bien trop jeunes.

En discutant avec notre amie Sylvie, médecin qui bosse dans des établissements pour personnes âgées depuis plus de dix ans, c’est toujours l’occasion d’échanges passionnants mais également l’occasion d’apprendre que de nouvelles techniques sont mises en place, expérimentées, pour raviver les souvenirs de personnes qui ne parlent plus, ne mangent plus.

Et c’est ainsi qu’elle a évoqué une méthode1 épatante développée au départ en Italie par Alessandro Biamonti du Politecnico di Milano, le thérapeute Ivo Cilesi et Lapo Lani, architecte, le voyage virtuel. Cela nous a remis en tête une très belle bande dessinée2, celle de Paco Roca.

D’emblée, et c’est notre amie qui le rappelle, il faut se replonger dans l’univers de ceux qui sont actuellement dans des unités Alzheimer. Comment les stimuler ? Et c’est ici que ce dispositif de voyage reconstitué par ce décor d’un comportement de train, un écran sur lequel défile ensuite un film qui reprend toutes les caractéristiques d’un voyage en train fonctionne. Sans oublier un guichet pour prendre le billet vers la destination souhaitée.

En savoir plus :

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Juste un détail, ne pas oublier qu’il faudra réadapter le cadre du voyage en fonction des prochaines générations. Elles auront peut-être besoin alors de se retrouver dans un wagon de TGV ou dans la reproduction d’une carlingue d’avion, voir dans l’habitacle d’une voiture ou d’un bus.

le 12/11/2017 à 14:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #