Dernières promesses du monde à venir…
Bientôt — enfin, dans pas très longtemps mais pas tout de suite… — nous n’utiliserons ni claviers ni écrans mais une simple pendeloque — collier, bijou, pendentif, voire anneau, lunettes… — truffée de caméras et de capteurs reliés via de la 6 ou 7G aux nombreux centres de données qui fleurissent dans les champs que nous aurons artificialisés et connectés aux sources d’énergie idoines…
Des objets superbes dessinés par des designers d’exception qui se feront oublier (les objets, pas les designers…!).
Si les agents seront invisibles, le bijou, telle une cloche numérique, signalera à nos bergers/employeurs notre localisation, enregistrera nos échanges et identifiera nos interlocuteurs .
Mieux, au lieu de chercher une app sur un écran pour réaliser une action, pratique d’un autre millénaire, l’agent IA interprétera chacune de nos actions et nous renseignera instantanément en nous fournissant toutes les données nécessaires selon le contexte !
Le vendeur en boutique sera informé du stock de produits disponibles, etc.
Meuuuuh !
Et, comme vous porterez ce concentré de technologie en permanence, vous aurez des notifications en temps réel encore plus précises sur vous-même…
Imaginez cette prodigieuse interaction, une alerte subtile qui vous sera — discrètement — susurrée…
Abstenez vous de vous faire à nouveau livrer des nems de chez (…ici, le nom de la cantine qui vous livre vos repas à toute heure de la journée), vous êtes actuellement à sept sur l’échelle de Bristol,
C’est l’avantage immédiat de disposer d’un pendentif qui vous accompagne partout… même aux toilettes.

En revanche, l’agent IA ne vous suggéra pas de cuisiner car le principe est de rester performant et consommer…
Note de fin : je ne résiste pas à copier coller le dernier paragraphe de cet article d’Hubert Guillaud qui est, comme moi, lecteur d’Ed Zitron et le cite après l’avoir traduit…
Aucune industrie digne de ce nom n’a besoin de vous induire en erreur ni de vous culpabiliser de ne pas adopter sa technologie. Personne de confiance ne jugera nécessaire d’humilier ou d’attaquer quelqu’un qui n’est pas suffisamment enthousiaste à propos d’un produit. Aucun PDG qui parle d’un avenir hypothétique pour vous vendre un logiciel aujourd’hui ne mérite votre confiance. Aucune technologie qui commet des erreurs régulièrement ne devrait être défendue. Et une industrie qui exige tout de nous — notre terre, notre énergie, notre eau, nos emplois, notre art, notre écriture, notre attention et chaque dollar que nous possédons — ne devrait susciter que du dégoût.
Depuis quatre ans, je suis revenu sur Mastodon (…pffffff, on commence à le savoir, JC…!).
Mais je ne me suis pas guéri d’une étrange habitude, celle de répondre à une question lue sur mon fil, question à laquelle j’ai parfois un début de réponse !
Erreur !
Si je réponds, ce n’est pas pour la jouer « mecsplique » !
Souvent, je me suis posé cette question, cherché un embryon de réponse. Ou, plus prosaïquement, c’est un domaine que je connais un peu.
Point.
Or, plus que jamais (!!), je pensais m’abstenir. Ou répondre… « demande à Claude ou Tchat ! » suivi d’un smiley…
D’ailleurs : pourquoi d’aucuns sollicitent l’intelligence collective du réseau …si c’est pour ignorer les retours postés sur ce même réseau ?!
Autant ne pas poser de questions…
Je l’ai écrit naguère : ces non réponses me semblent une posture très… hexagonale. En revanche, si je réponds dans une autre langue, il est rare de ne pas avoir un signe de la personne qui a fait la demande initiale.
Je n’évoque pas les questions mal formulées auxquelles je réponds (…seconde erreur, je cumule…!) et qui me valent souvent une réponse condescendante, pincée …sous prétexte que je n’ai pas deviné le contexte resté hors champ !

Bref, si je poursuis, quitte à me prendre des vents, c’est pour la flopée de profils sympas, pour nos discussions de loin en loin …parfois démarrées sur Twitter (…il y a prescription…!), pour cette chouette atmosphère et les petits clin d’œil (clins d’yeux…?!) échangés…
Mastodon, le dernier lieu de rencontres ouvert sept jours sur sept…!?
C’est tout…!
En 2016 (…un siècle quoi !), j’avais testé une petite application iOS dédiée à la préparation d’un voyage…
Or, après ce test, je n’ai jamais réactivé l’app alors même qu’elle aurait pu/du répondre à nos séjours multiples entre 2016 et aujourd’hui !
De fait, sa séduisante ergonomie s’est avérée trop rigide pour nos usages.
Pour un week-end à Deauville ou Venise (…notez les poncifs…!), pourquoi pas ? Mais pour un long séjour à l’étranger, j’ai préféré brièvement ouvrir Things avant de revenir fissa à une simple liste dans Drafts.
En relevant mes fils RSS ces derniers jours, je suis tombé sur cet article sympa de nos amis de MacG : CheckPack se refait une beauté et mise sur l’IA pour préparer vos valises.
Et je n’ai pu m’empêcher de …réflexionner (sic !) avec cette remarque : une fois de plus, l’IA guérit des écrouelles et des trous de mémoire…
J’avoue que ça me saoule ce recours permanent à l’intelligence approximative …censée nous décharger des problèmes embarrassants, doper notre productivité.
Et plus si affinités.
Assurément pratique pour nous rappeler de prendre notre brosse à dents et deux slips. Mais entre le remplissage à l’arrache d’un baise-en-ville et l’organisation d’un long séjour, on change totalement de braquet (…métaphore cycliste usée).
Penser à confier cette organisation truffée de pièges à une IA ? Pas franchement enthousiaste ! Ceci explique pourquoi je reste fidèle — pour ma part — à une simple liste dans Drafts dans laquelle j’ajoute mes …questions, contacts, actions, remarques, notes, résultats d’échanges…
Notre vécu…
Pour un long semestre en Italie en 2023 à Perugia, il nous a été indispensable d’effectuer un premier voyage préliminaire pendant les fêtes de Noël 2022 pour tenter de trouver une location qui démarrerait quelques semaines plus tard.

Puis, dans un second temps, après une dizaine de jours dans une location touristique, arriver enfin à caler un rendez-vous administratif pour l’établissement de plusieurs codice fiscale, signer dans l’agence le contrat de location de quelques mois avec les protections légales des propriétaires, négocier un abonnement de même durée dans un parking car Perugia dispose d’une ZTL qui interdit (…et c’est louable) aux vieux moteurs mazout de venir la polluer.
Et, dans les temps morts, repérer le trajet jusqu’à l’université, trouver nos repères (boutiques alimentaires, grande surface bio au bout de la ville, marchés en plein air) ainsi qu’une station de carburant non automatique, apprendre à circuler dans une ville à plusieurs étages, découvrir l’usage de son mini métro et l’emplacement des Escalators…

Pas d’IA mais de vraies rencontres : des échanges « live » avec un chouette couple qui s’est mis en quatre pour contacter deux ou trois agences, nous mettre en relation avec une agence immobilière efficace, visiter l’une rares locations de courte durée en début d’année, dialoguer (en français) avec une jeune femme qui a cadrée le contrat …sous réserve que nous puissions obtenir nos Codice fiscale indispensables pour vivre réellement en Italie.

Sans oublier mes échanges par courriel avec un responsable de l’administration pour — finalement — obtenir ces précieux sésames, documents indispensables pour louer un appartement, négocier une place de parking en mode résident. Voire acquérir un bien en Italie, à cette période ou demain désormais.
Ce que je veux simplement souligner, c’est que ces apps de voyage sont pratiques pour préparer un court séjour. Mais au delà, la clé reste la débrouillardise (le culot parfois…), les contacts et la chance !
Pas de se fier à une simple réponse de l’oracle …suite à un prompt…!

Ilaria, Flavia et Damiano ont été trois rencontres décisives qui nous ont permis de vivre à Perugia six mois. Damiano, très occupé car chef du service, a pris le temps de nous recevoir et de rédiger lui-même nos documents dans une cité administrative ultra protégée (…très tendance en Italie pour des raisons évidentes). Et ce fut amusant de le rencontrer de manière inopinée à Foligno…
Merci à eux trois…!
Bref, c’est mon point de vue mais vous pouvez continuer à interroger ChatMachin qui vous pondra un texte superbement structuré, sans fautes de grammaire ni d’orthographe …contrairement à ce billet tapoté sur mon iPhone.
Bonne journée/semaine sous un soleil (un peu moins…) de plomb !
NB : j’ai mis du temps à finaliser ce billet car j’en ai pas mal passé à …soupirer devant les photos de cette étonnante cité…!