[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
Les Etats-Unis semblent décourager le tourisme depuis quelques mois suite aux tensions liées au terrorisme.
Néanmoins, voici deux liens www.nps.gov dédiés aux nombreux et préservés parcs nationaux ou pour certains États, www.dnr.state.mn.us afin de préparer, avec les meilleures informations locales, un séjour dans ce pays aux paysages variés et magnifiques.
Pour terminer, Jim Brandenburg, photographe de la vie sauvage mondialement reconnu et originaire du Minnesota. À noter les photos inégalées des grandes prairies du centre des Etats-Unis dans la partie Fondation.
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
C’est tout naturellement que les cafés américains Starbucks auront l’honneur de lançer fin septembre le nouveau livre d’un auteur à succès, Mitch Albom. Rien de surprenant finalement car les magasins Barnes and Noble hébergent systématiquement et directement au coeur de la librairie… les cafés Starbucks. Avec succès !
À nouveaux comportements d’achats, nouveaux espaces, et vice-versa. Ainsi certaines grandes surfaces, comme Wal-Mart, vous proposent d’être votre propre caissier si vous le souhaitez : vous accédez à une machine où vous scannez les produits, payez et quittez le magasin. Plus récemment, vous avez la possibilité d’accéder à des bornes connectées au site web du magasin pour affiner vous-même votre recherche des produits.
Contrairement aux apparences, est-ce que ce ne serait pas les meilleures innovations possibles pour revaloriser le maillon faible en librairie : le vendeur.
Car le vendeur alterne entre la caisse qui l’épuise, les rayons à mettre à jour toujours plus vite et les questions sans intérêt des clients, à 80 % centrées sur l’endroit où trouver le livre en rayon car il l’a déjà sélectionné sur le Net. Après mes quelques mois comme vendeur chez Barnes and Noble, lire est une impossibilité permanente : ni le temps, ni l’énergie. Pourtant un programme remarquable montre la voie en incitant les magasins à “pousser” un livre chaque mois, livre lu par tous les vendeurs… et les ventes suivent.
Inclure un temps de lecture dans le temps de travail est-il hors de portée ? Avant 2015 cette librairie hi-tech ?
Pour redonner le goût de lire aux libraires et nous faire partager leur immense savoir. Car un libraire qui lit reste une ressource inépuisable. Et c’est à lui d’éduquer le lecteur, de le guider, de lui faire découvrir d’autres auteurs, d’autres centres d’intérêts. Combien de livres subissent le classement arbitraire du rayon quand seul le libraire peut donner vie au lien entre deux livres loin l’un de l’autre.
Arrêter d’être un vendeur pour redevenir un libraire.
[…] Ce billet a été rédigé naguère par Joël Seguin, éditeur chez Eyrolles. Il vit aujourd’hui près de Minneapolis (USA) […]
Evidemment lorsque vous faites votre job d'éditeur de bouquins, il y a des jours où vous négligez volontairement la fameuse pile de manuscrits reçus, vous mettez en sommeil votre réseau ami qui vous aide à répérer ce qui pourrait intéresser vos lecteurs, vous cessez de fureter à droite à gauche à l'affût du bon sujet et vous décidez de faire défiler une nouvelle fois les rayons en librairie.
Vous êtes en juin 2003, et vous tombez sur "Biographie". Vous cernez votre portrait-robot : une personnalité qui aura autant d'influence et d'aura dans les dix à vingt dernières années que dans les dix prochaines. Et d'en conclure plusieurs jours plus tard que Steve Jobs entre dans la catégorie. Deux ou trois livres sur lui aux États-Unis, dont un seul datant un peu traduit en France : la voie est libre. L'ami Jean-Christophe met la main sur Cyril Fiévet qui saisit l'occasion sur le champ. Apple Pixar mania est né.
Le titre de l'époque, mériterait d'être retitré aujourd'hui et la fin du livre mise à jour. Ce qui se dessinait alors était inscrit entre les lignes de la bio : Steve Jobs apparaissait galvanisé par ses trente dernières années et semblait seul capable d'ouvrir la boîte de Pandore du numérique de demain.
Le public a boudé le livre ; et avec le iPod, les critiques ont plu sur le pseudo retour du clan Mac. Or, rien n'empêche aujourd'hui Apple de lancer une version numérique de l'objet le plus étourdissant de tous les temps, le bouquin.
Techniquement, no comment. Stratégiquement, Steve sait séduire ces futurs clients et réduit d'autant le risque dans ces choix industriels. Editorialement, Apple ne lâchera rien sur son monopole en tant que support mais Apple n'est pas Google et devrait faire preuve de plus d'intelligence dans ses relations avec un secteur atypique où les maisons d'édition, détentrices des droits d'auteurs, possèdent seules le savoir-faire pour animer proprement les mille et une manières d'être un auteur et un éditeur aujourd'hui.
À suivre…
nb : hasard, c'est le millième billet…