J’avais évoqué récemment l’application Le Monde Archives ⚑ et sa frise chronologique depuis 1944 — lire urbanbike | Les archives du journal Le Monde sur iPad…

Et puis, il y a peu, en consultant à nouveau cette application épatante, je vois des petits bandeaux jaunes apparaître… signalant une mise à jour…

En attendant une mise à jour dédié à Umberto Eco, j’ai découvert également quelques dossiers très complets sur la conquête spatiale ou sur la guerre d’Algérie.

Bref, de quoi continuer à réviser nos connaissances…
Voilà, tu viens de claquer.
Peu importe la cause, pas besoin de t’appesantir, ce sont désormais tes proches qui vont apprendre à faire sans toi. Plus d’informaticien familial, d’organisateur des données, de configurateur des messageries comme des machines et supports de sauvegarde…
As-tu préparé ce départ pas si inopiné ? As-tu formé tes successeurs, ta compagne ou ton compagnon, tes mômes…?
Certes, nombre de documents sont dans les mains du notaire, des assurances et autres tiers de confiance. Mais quid des informations… numériques qui ne sont pas exclusivement les tiennes même si c’est bien toi qui les géraient jusqu’à cette date ?!
Il y a encore dix ans, cinq, la question ne se posait pas trop, le numérique occupait peu d’espace, façon de parler.
En 2007, j’avais évoqué ce problème dans un premier billet Quid des informations personnelles le jour d’après…, suite à la disparition d’une remarquable cousine, Marguerite.
Gros bémol néanmoins : Dans ce billet cité en préambule et que je viens de relire, je n’avais plus mémoire un ajout sur — justement — l’aspect numérique : celui de Pierre, le père de mon copain Bruno décédé brutalement en 2004. En résumé, c’était déjà le binz…
Pourquoi cette démarche…? Quelques éléments de réponse…
Bien sûr, de ton point de vue, c’est totalement inutile…! Tu es en bonne santé, ahahah…!
Paradoxalement, c’est justement parce que tu es, là, en bonne santé qu’il faut y songer maintenant. Comprendre, dans les jours qui viennent. Ce n’est pas quand tu seras, au mieux, hospitalisé qu’il faudra y songer… Selon l’état dans lequel tu seras, plus l’énergie et les capacités pour… Et en mode semi-légume, ce sera carrément cuit.
Ces remarques s’adressent bien à toi : car après ton départ pour un autre monde, quelques questions en vrac seront patentes…
- Ta gigantesque bibliothèque musicale liée à ton compte, qui va en disposer désormais ? Idem pour tes licences de tes multiples applications sous iOS et iOS ? Ta bibliothèque de ePubs ?
- Qui va pouvoir expédier un Courriel à toutes tes relations comme quoi tu es trépassé…! Vu que tous tes contacts (mails, téléphones) sont sur tes écrans protégés par un mot de passe, tes héritiers se retrouveront un peu coincés pour diffuser cette nouvelle…
- idem pour tous tes accès personnels tant à ta banque en ligne qu’aux services fiscaux ? Ben oui, la fameuse dématérialisation peut causer également quelques problèmes surtout si tu étais le seul à t’en charger…
- Quid de tous tes contrats (opérateur téléphonique, internet, gaz…), tes identifiants et mots de passe ? Si tu as pensé à 1Password, qui a la clé pour ouvrir ce coffre numérique ?
- Sans oublier le code d’ouverture de ton iPhone, de ton iPad ou de ton Mac. Pense d’ailleurs à fournir également le mot de passe aux services que tu utilises avec Touch ID…
- Ajoutons, pour rire, l’accès à Facebook, à tes comptes Twitter, App.net. Ou encore EyeEm, Flickr, tumblr…
- N’oublions pas les accès aux nuages comme DropBox, box.net, HubiC, etc.
- Ou encore ceux aux sites internet que tu alimentes sous WordPress, DotClear2, ExpressionEngine ? Sans oublier CPanel…
- Les noms de domaine, ceux qui sont chez ton provider !? Idem pour ton hébergeur ?
— Comment ça : c’est pas si compliqué ?! Quelle mauvaise foi…! Si, si, c’est un sacré bordel que tu peux laisser !! Surtout — désolé de me répéter — si tu as toujours géré l’informatique pour ton couple, pour tes mômes sans jamais les avoir formés…
Certes, tu es mort, Tu n’en as plus rien à battre. Alors raison de plus pour organiser ça proprement…
Y penser avant, bien avant et former, expliquer…
Le plus gros frein à cette opération est l’absence de projection, d’anticipation, voire la superstition…! La perspective de disparaître est tabou, y penser porte malheur. Sauf que cela n’arrive pas qu’aux autres. Si, si, c’est même le seul truc dont on soit certain, que l’on soit pauvre ou riche, en bonne santé ou déjà sous perfusion… Autant anticiper surtout que l’on peut se trouver tout à l’heure au mauvais endroit…
Bref, il n’est pas compliqué de faire le point et laisser, a minima, ses instructions en mode lisible.
Mais il y a une solution dans le monde Apple qui se nomme 1Password. Certes, ce n’est pas la seule mais c’est celle que j’emploie et dont je peux parler même imparfaitement…
J’avais quasiment terminé ce billet quand, en lisant un très chouette billet de Benoît Pepermans sur L’authentification à deux facteurs, je suis tombé sur celui-ci — En pratique : créer des coffres partagés avec 1Password — totalement en phase avec mon propos… Seul inconvénient — à mes yeux — de cette méthode, le partage de ce coffre partagé (lire son article) via DropBox.
Pour ma part, une solution est de laisser de suite une copie sur les iPhones de mes proches ou des clés USB… Comment ça, inconcevable ?! C’est pourtant la solution la plus simple qui me vient à l’esprit, préparer cette base de données à l’usage de mes proches. Et leur communiquer de suite…
J’ai déjà opéré la sauvegarde de toutes nos photos numériques sur quatre supports, autant poursuivre avec tous mes logins et passwords…
À suivre…!
Pour info, j’emploie ce produit Steve Gehrman depuis mai 2002 (!!) depuis quasiment 14 ans. À l’époque, il se nommait Snax. En septembre 2003, il fut renommé PathFinder.
La dernière version de PathFinder, la 7, est régulièrement mise à jour et adaptée à celle de OSX, CQFD.

- Mon usage de ce produit avec deux navigateurs (et non un seul avec deux listes)
Pour la copie de disques durs, j’emploie SuperDuper!, produit évoqué à maintes reprises. Mais là, la situation est un peu différente.
Mes photos numériques sont toutes sur un gros disque de 3 To qui est synchronisé via SuperDuper! sur un second disque de même capacité.
Mais je n’aime pas n’avoir qu’une seule sauvegarde et mes anciens disques sont désormais de trop faible capacité (1,5 To).
Que faire ?
La solution la plus basique est de sortir sa carte bleue mais pourquoi se priver de ces vieux disques toujours en bonne santé qui ont peu tourné, vu leur rôle précédent de sauvegarde justement…!
Du coup, je décide de placer une première période (2000 - 2013) sur un premier disque de 1,5 To, la seconde (2014-2016) sur un second disque de 1,5 To.
Pour le premier disque, pas de souci, il contient déjà la période donnée. Et le second contient une partie de 2014.
J’ai viré sur ce second disque tous les dossiers images (produits par Adobe Lightroom 5) qui ne sont pas de 2014.
Puis copié depuis mon disque source tout 2015 et ce début de 2016.
C’est après que PathFinder devient intéressant. Or, sur ce disque de sauvegarde, j’ai déjà une grande partie de 2014.
- soit j’écrase le contenu existant (les dossiers journaliers de 2014) en les remplaçant par la sélection de tous les dossiers de 2014 contenus dans le disque source.
- soit je complète ce disque de sauvegarde simplement en lui ajoutant les dossiers qui manquent, voire en ajoutant dans les dossiers déjà présents, des images supplémentaires.
C’est bien entendu cette dernière solution que j’ai employée mais pas question d’ouvrir chaque dossier pour vérifier s’il est complet, ou lister les dossiers manquants…!
C’est ici où l’usage de PathFinder est pratique. Je sélectionne manuellement tous les dossiers 2014 dans le disque source et je les glisse globalement dans le disque se sauvegarde en restant, bien entendu, dans l’environnement de PathFinder.

- Au moment de copier les dossiers, PathFinder propose de vérifier le contenu… et de ne copier que les nouveaux contenus dans les dossiers existants, créér les dossiers manquants et les remplir. Notez les subtilités dont la possibilité de conserver deux versions si besoin est.

Quelques heures plus tard, une copie propre sans avoir eu besoin de tout réexpédier, ce qui m’aurait demandé nettement plus de temps.
C’est tout.
PathFinder