Ce sont des idées (…je ne vais pas employer le terme conseils car, rappel, les conseilleurs ne sont jamais les payeurs…) ou pistes que j’ai naguère distillé dans quelques billets ci et là en évoquant alors l’offre de about.me.
Ces pistes ne sont pas renversantes (quoi que !) mais pratiques.
Bien entendu, ce qui va suivre peut sembler excessif, voire coûteux, vu que nous sommes submergés de services dits gratuits qui nous offrent des options indispensables. En contre partie, ces services piochent dans nos données et font leur business avec les informations que nous acceptons de leur livrer… gratuitement.
Quid de la pérennité de ces entreprises. Si certaines semblent bien parties pour rendre leurs dirigeants millionnaires alors que leur service est gratuit (…permettez-moi de souligner ici cette minuscule contradiction…!), toutes ne finiront pas en bourse.
Bref, pourquoi pas. Mais il n’est pas interdit de réfléchir quelques minutes, d’avancer (Houlà, là, là…!!) le concept de Personal Branding…!
En résumé, vous liez vos informations personnelles à un service qui peut réussir. Mais également disparaître. Et là, cela peut être pathétique ! Quelques exemples :
Combien d’adresses courriel liées à des appellations commerciales aujourd’hui disparues ou désuètes ? L’entreprise n’a pas forcément disparue mais sa raison sociale oui. Autant de symboles d’une modernité qui date vos choix. Comme ces “2000” à la fin d’un nom de société… Ou ces plaques en fonte que l’on trouve encore en bas des immeubles parisiens avec la mention eau et gaz à tous les étages. Ou la mention d’un fax quasiment inutilisé.
Plus ennuyeux, il vous est devenu difficile de changer d’opérateur quand votre adresse Mail peinte sur la carrosserie de votre véhicule affiche fièrement monnom@monoperateur.fr…! Un exemple que vous pouvez vérifier en sortant de chez vous.
Lien vers un service qui peut s’avérer encore plus douloureux quand la concurrence réduit drastiquement ses abonnements alors que vous demeurez chez votre opérateur historique.
Ou lier sa visibilité sur le net à un service qui devient catastrophique en terme de connexion…
Sans oublier les services qui eux se sont volatilisés (…oui mais c’était gratuit…!) et vous obligent à rayer sur votre superbe papier à lettres imprimé en quadri sur un vergé 100 grammes le nom de votre site moniste.monservicedisparu.com. Pour le remplacer, au mieux, par monsite.monnouveauservicegratuit.net, preuve que la leçon précédente n’a pas été tirée !
Du coup, nombre de PME n’osent pas changer quoi que ce soit et acceptent de payer le prix fort, trop timorées pour remettre en question leurs choix d’avant-avant-avant hier.
Un nom de domaine à votre nom
L’idée simple est de s’offrir un nom de domaine à votre nom et de le renouveler chaque année.
On peut très bien d’ailleurs le faire de suite pour quelques années. Et, du coup, au lieu de communiquer avec une adresse d’étudiant genre bosoleil1245@gmachin.truc ou une URL pour son cv hyper facile à retenir pour le commun des mortels, de type bosoleil1245.blogs.pascher@com …dont le seul mérite est de faire marrer les recruteurs avant de placer votre beau CV saisi en Comic Sans dans la bannette des refusés…
Aussi, pourquoi ne pas communiquer sur votre nom ou votre marque ?
Bref, faire du Personal Branding, se considérer (en tout bien, tout honneur) comme une marque…! La seule info que tout le monde mémorise à votre propos, c’est bien votre nom, non…?!
À quoi ça sert réellement !?
à lier ce nom de domaine — via une redirection — vers un service gratuit ou payant. Ou vers un blog mis en place chez votre hébergeur ou votre registrar.
à conserver un mail universel même si vous changez d’opérateur ! En effet même si votre adresse est chez duchmolleuuu.com, votre adresse officielle restera moi@moi.com qui, reroutée, arrivera sur moi@duchmolleuuu.com
de permettre à tous vos correspondants de vous retrouver aisément en cherchant simplement votre nom (oui, bosoleil1245 est amusant mais inefficace dans 10 ans…)
si vous changez de boite, vos amis pourront vous retrouver même si des services de suivi de carrière comme Linkedin ou autres existent…
de conserver dans tous les cas la maîtrise de votre information via votre nom de domaine (blog, adresse courriel …ou lien vers un service tiers dont vous pourrez divorcer sans perte de visibilité…).
Et je ne rentre même pas dans les subtilités des sous-domaines comme cv.moi.com, vacances2013.moi.com, blog.moi.com etc. Toujours attachées à votre nom de domaine…
En 2009, j’avais acquis une première version de Cui-Cui! sur iPhone puis, à la sortie de l’iPad, la version HD (lien *iTunes*) qui fonctionne sur iPhone comme sur iPad (mis à jour aujourd’hui de plus avec 17 nouveaux chants) et qui propose de reconnaître les chants (de 40 secondes au plus…) de 201 oiseaux.
Puis j’ai craqué fin 2012 pour l’app de Pierre-Olivier Templier, Oiseaux en poche et ses 332 espèces répertoriées (lien iTunes), application qui est limitée à l’iPhone. Cette app propose surtout un assistant pour cibler dans cette base les oiseaux en fonction de leurs caractéristiques. Quasiment un chant par oiseau (ce que je n’avais pas vu immédiatement… Mea culpae)…
Lundi, j’ai été contacté par l’éditeur allemand naturemobile qui, suite à mes diverses chroniques dont celle-ci, m’a proposé un code pour son application Oiseaux Pro HD et ses 304 oiseaux — identification et chants — (lien *iTunes*).
Je ne suis pas un spécialiste mais cette envie de les reconnaître ne date pas d’hier . Et comme pour les fleurs, je demande piteusement à mon épouse (et maintenant à ma fille…!) de les identifier…
Bon et cette app…?
Je retrouve les deux composantes que j’apprécie mais fondues dans une même application : ici, 490 chants[1] (…intégrés, je n’évoque pas ceux disponibles sur le net en sus…) d’une part, et une grille d’identification pour réduire la masse des possibles parmi 304 espèces proposées… Ce dispositif s’avère plus touffu que celui de Oiseaux en poche
@urbanbike
J’ai effectué une recherche sur la pie bavarde dans ces trois applications pour que vous puissiez juger sur les copies d’écran de chaque app et vous forger votre propre opinion…
Je passe tout ceci en revue rapidement, glissant totalement sur les parties Quizz et autres…
Cui-Cui le vétéran
Bon, ici c’est vite réglé… L’application ne s’utilise qu’en mode paysage et reste des plus basiques…
@urbanbike
Les infos complémentaires nécessitent d’être connecté à internet pour accéder à wikipédia…
Si le son est de superbe qualité, l’ensemble est un peu maigre en terme d’illustrations et d’infos.
Oiseaux en poche la référence ultra rapide
Là, on change de catégorie et on est face à un très bon produit tant en terme d’ergonomie, d’infos certes succinctes (chant si disponible) et d’accès aux données…
@urbanbike
La grille d’identification (…l’assistant) tient dans un seul panneau du iPhone et on arrive très vite à filtrer pour trouver l’espèce souhaitée…
@urbanbike
L’information supplémentaire est minimale, les photos associés limitées…
Jusqu’à présent c’est mon premier choix, rapide, volontairement peu exhaustif et disposant d’une très très belle ergonomie adaptée à l’écran du iPhone même antérieur à la version allongée du 5…
Oiseaux Pro HD sur iPhone
La problématique est différente car cette app fait tout ce que proposent les deux précédentes avec, en sus, un produit HD qui se décline sur iPhone et iPad…
Je commence par la version embarquée sur l’iPhone, celle dont on dispose généralement tout le temps …
@urbanbike
L’app présente de suite les résultats de recherche via l’assistant… Mais comme les options de ce dernier sont très larges (…8 rangées d’icônes pour aider à cette identification), c’est nettement moins pratique même avec la liste ramassée à une ligne des candidats possibles permet d’afficher ses choix. Plus expert mais plus long…!
@urbanbike
Coté chants, c’est byzance… Ici, trois chants embarqués pour la pie bavarde + ceux disponibles sur le net (la valeur de trois panneaux…). Et déjà vous entrevoyez le suite… Notes d’observation créées par vous, etc.
@urbanbike
Enfin, la liste des infos embarquée est impressionnante (voir d’autres copies pour iPad à la suite) et des liens sont proposés vers Flickr et Google si besoin est.
Bref, là, on a affaire ici à un produit avec des options nettement plus vastes…
Oiseaux Pro HD sur iPad
Mais c’est sur l’iPad que l’on prend conscience du potentiel de cette application (…qui est construite sur les mêmes principes que celles sur les champignons ou les plantes médicinales, soit-dit en passant). Cela intéressera bien entendu les plus jeunes mais surtout les plus âgés qui trouveront dans ces produits une ressource fort intéressante pour occuper leurs journées autrement que scotchés à des émissions de telerealité !
La taille de l’écran permet de mieux décrypter les nombreuses images des volatiles (près de 1700, sic…!) et de se souvenir que selon les saisons, le plumage peut varier du tout au tout[2]. Du coup, même s’il est possible d’agir légèrement sur la taille de la typo, on est bien face à un outil de référence lisible et riche d’informations, proposant des liens vers d’autres sources comme dit précédemment.
@urbanbike
On évitera le mode portrait qui n’est pas confortable à l’usage à mon avis…
@urbanbike
…car, de plus, comme sur la version iPhone, impossible de voir toutes les icônes pour paramétrer l’identification, ce qui est presque dommage vu la taille de l’écran…
@urbanbike
Chaque espèce a une chouette (…sic !!!) galerie de photos (vous pouvez en juger par le nombre de points sous chaque image, image que vous pouvez afficher plein format pour accéder à plus de détails visuels)…
@urbanbike
Si vous connaissez l’espèce dont vous souhaitez obtenir plus d’infos, masquez les éléments d’identification et accéder directement à la liste des espèces, avec, en regard, ces photos mais aussi les mêmes données que sur la version iPhone (voir plus haut)…
@urbanbike
Et, bien entendu écouter les chants disponibles dans l’app …ou piochés sur le net…
Il est possible de marquer comme favoris les oiseaux souhaités mais il est encore plus intéressant de noter ses propres observations, celles a priori banales que l’on peut effectuer dans son jardin ou sur son balcon.
Date et heure, localisation étant immédiatement ajoutées, pas totalement idiot de se souvenir que telle espèce à été surprise à picorer sur tel arbre à telle époque.
@urbanbike
En gros, il ne vous reste pas grand chose à faire, raison de plus pour vous y atteler…!!
@urbanbike
Vous pouvez contribuer si vous le souhaitez…
Mais le plus simple est de consulter en détail (ce que je n’ai pas encore fait) la documentation proposée par l’éditeur en ligne…
et d’accompagner cette découverte en téléchargeant la version de démonstration depuis iTunes, version réduite mais gratuite.
Alors…? Verdict…?!
Difficile de trancher d’autant que je ne suis pas un véritable utilisateur, juste un curieux. J’apprécie toujours pour sa célérité Oiseaux en poche mais je reconnais sans peine que Oiseaux Pro HD sur iPad se pose comme une application de référence très agréable à consulter et à enrichir de nos propres observations…
Bref, que ces trois produits sont complémentaires même si je trouve dommage que Cui-Cui! n’évolue pas et reste aussi rustique q’au premier jour.
En résumé et pour mon usage, je trouve que la combinaison Oiseaux en poche sur iPhone et Oiseaux Pro HD sur l’iPad fonctionne bien d’autant qu’il me reste à soulever un très léger bémol pour finir…!
À savoir l’absence de synchro entre les infos rentrées dans Oiseaux Pro HD sur l’iPhone et celles sur iPad …(pourquoi ne pas penser à iCloud ou DropBox dans une prochaine version…?). Certes, on vit très bien sans. Néanmoins, c’est une option que je souhaiterais car il n’est pas inintéressant de partager des infos glanées sur le terrain puis de les retraiter plus confortablement sur la tablette. Et réciproquement.
Et, en ce cas, cette synchro pourrait changer la donne…!
À suivre…!
NB : oui, je n’ai pas tout traité, j’y reviendrais par petites touches au travers d’autres apps du même éditeur…
À propos les chants, on est nettement plus large en terme d’écoute que sur Cui-Cui! ou Oiseaux en poche car Oiseaux Pro HD offre non seulement des sons de l’application mais peut en proposer à rapatrier depuis internet… ↩
En sera-il de même pour les oiseaux que comme pour les lapins qui, avec le réchauffement, se retrouvent avec un pelage blanc l’hiver alors que la neige n’est pas encore apparue, devenant du coup des cibles de choix pour leurs prédateurs ! ↩
Pour juger de la qualité d’un produit, il faut du temps même si la solution parait séduisante d’emblée. C’est une sorte de pari que l’on fait sur la durée et sur la capacité de l’équipe de développement à améliorer, corriger. Et surtout, maintenir l’ensemble…!
Bref, un pari que l’on ne peut vérifier que sur le long terme. Depuis fin 2010, tous mes billets (1300 et des poussières) sont archivés par Day One…
En résumé, Day One sous iOS s’est imposé à moi il y a trois ans (voir cette chronique sur urbanbike) et j’ai pris peu à peu l’habitude de copier/coller tous mes billets terminés dans cette application avec la certitude de retrouver ce contenu sur mes écrans sous OSX également.
Les tags apparaissent sous les deux ou trois lignes de chaque billet dans la colonne de gauche…
Bref, une sorte de blog intime (ou pas !) avec les billets d’urbanbike et d’autres événements plus personnels saisis par mon iPhone et consignés sous Day One avec date, heure, localisation et données météo.
Mais l’un des points essentiels est la possibilité d’ajouter des tags à un billet…
soit dans la zone d’édition (qui ne dispose pas de coloration syntaxique contrairement à la version OSX)…
soit en effectuant un tapotement du doigt + déplacement horizontal sur l’entrée, opération d’atteindre quatre icônes (, de gauche à droite : mettre le billet en favoris, ajouter des tags, éditer le billet ou le supprimer). Un appui sur la seconde icône affiche la liste des tags disponibles à affecter…
une option consiste à à ajouter des #motsdièse (Hashtags) dans le texte qui seront alors interprétés automatiquement par Day One comme des tags (activez dans Settings/Advanced l’option Use Hashtags)…
Enfin, l’accès aux billets disposant d’un tag donné s’effectue via le Menu principal (toujours dans la colonne de gauche)… Ceci ouvre dans cette même colonne la liste qu’il est possible d’afficher en mode alphabétique ou par usage (dans la copie d’écran par poids d’usage).
Pour en savoir plus, lire cette autre chronique sur mon usage de Day One fin 2012… Oui, je sais, je radote… Et ce n’est que le début…!!
(lien iTunes pour la version iOS et AppStore pour la version OSX)