Avertissement : ce long billet cause Traitements de texte & co sous iOS et macOS, vous pouvez vous abstenir d’aller plus loin :-)
Je vais évoquer un problème qui m’est propre et narrer comment je l’ai (…en partie) résolu (…aujourd’hui : demain est un autre jour !)…
Les rares lecteurs de ce blog se souviennent que je rédige généralement dans Drafts mais également dans Ulysses, iA Writer (sous iPad, dans Nebo avant que ça reparte dans Drafts).
Ou encore Day One.
Si jongler avec plusieurs traitements de texte m’est utile, cela a un inconvénient quand je recherche un texte en particulier…
En gros : où sont mes fichiers texte…!
Certes, ils se retrouvent tous sauvegardés sur iCloud dans leurs environnements respectifs mais cela ne me convient pas toujours d’autant que j’oublie de virer les doublons et, plus sérieusement, les premiers jets !
D’autant que je conserve également des copies d’articles trouvés sur le web qui me servent de sources pour mes propres billets ou, plus simplement, des références que je prends le temps de lire…
Ces derniers jours, j’ai remis le nez dans… Obsidian.
Deux exceptions pour commencer
- Ulysses dispose de son propre univers de sauvegarde et me sert à écrire de très longs documents qui finiront (peut-être un jour) en fichiers ePub.
- Day One est carrément à part, il reste avant tout ma mémoire chronologique agrémentée de cartes, de photos et d’informations météo !
De facto, je retire ces deux produits de mes préoccupations…!
Ben alors, JC, pourquoi ce billet si, d’emblée, tu retranches deux grosses applications…?
Bien sûr, je pourrais oublier cette démarche.
Quid des notes externes et sources…?
Mais il y a toujours cette question des sources externes, des notes prises à l’improviste. Voire des PDF que je découvre dans… OpenEdition…
C’est le souci d’être curieux.
Et c’est ici qu’intervient Obsidian…
Obsidian gère les formats Markdown et MultiMarkdown (entre autres…!) et permet de lire directement des fichiers PDF.
Or, quand j’ai fini de rédiger un document (…que, de surcroît, j’ai publié sur ce blog), est-ce utile de le conserver dans son système de sauvegarde (…même relié au cloud) ou non ? N’est-il pas plus interessant de l’archiver quelque part en Markdown ? Et, notamment, dans Obsidian ?
Clairement, je ne suis pas totalement séduit par Obsidian pour rédiger, je préfère mille fois employer Drafts avec mes thèmes, coloration syntaxique, barres additionnelles et actions.
Rapide illustration via des copies d’écrans
D’abord j’ai créé des dossiers ad hoc — des vault qui sont plutôt des coffres — dans Obsidian. Pour l’heure, j’en ai beaucoup trop (quoi que !). J’ajoute qu’il est plus facile de regrouper leurs contenu que de les découper par la suite.
Ensuite, vu que j’écris principalement dans Drafts, j’ai ajouté une nouvelle barre additionnelle et placé une première action pour transporter un fichier de Drafts vers l’un de ces dossiers Obsidian. Puis j’en ajouté d’autres d’autres…
Je vous passe les étapes, c’est un aperçu de l’état de mes réflexions. Je profite de ma tendinite (talon d’Achille en vrac) pour rester au calme et poser ça…

- Une barre supplémentaire et quelques actions dédiées pour exporter vers les dossiers dans Obsidian…

- Un coup d’oeil sur l’une des actions…

- Template Drafts (et non moustache)

- Comme je suis parano, également une sauvegarde vers box dans la même action…

- Pour une autre action vers Obsidian, j’emploie une template différente (…j’ajoute dans celle-ci la date de début, de fin et les tags… sachant que Drafts et Obsidian n’ont pas la même manière de les écrire…)

- Parenthèse : remarquez que l’app box récupère tout ceci proprement et qu’il est facile de virer mes essais foireux…!

- L’app Box permet de lire du texte nu et c’est juste dont j’ai besoin… Fin de cette parenthèse.

- Dans Obsidian, j’ai plein de vault (découpage par projets généraux dont un flux_ctcs, reprise de Comment travailler chez soi 16 ans plus tard et que… rien…!)

- Accédons à textes en cours…

- L’occasion de constater, c’est trié chronologiquement, que ce que je montre est récent…

- Mon fichier issu de Drafts est bien arrivé…
- J’utilise le thème Things (disponible dans les thèmes communautaires) dont la coloration syntaxique et l’interface me convienne…

- Sinon, quand un texte est publié, terminé, j’emploie dans Drafts une autre action qui sauvegarde ce texte dans Obsidian (nommé depuis Drafts) et Box.
- Puis balance le fichier source dans la poubelle (de Drafts…), etc.

- Je peux (accessoirement) rééditer ce texte en MultiMarkdown dans Obsidian. Ou le réimporter si besoin est.
L’idée est de ne conserver dans Drafts que les textes en attente et me servir de Obsidian pour… Mais ceci est une autre histoire…!
À suivre (ou pas)
Humeur sur l’usage de l’eau en temps de sécheresse qui a fini par réveiller quelques souvenirs, un souvenir en réveille un autre (pffffff…!), chiée de digressions, flashs mémoriels : d’où ce billet totalement décousu écrit d’une traite ce matin (et que je corrige (…pas si…) vite fait en le relisant — plusieurs fois — dans la foulée)…
Oufff…
Après un frugal petit déjeuner, opération qui succède généralement à ma première tâche du matin : vider le lave-vaisselle (…solution économique en eau, faut-il encore le rappeler ?!), j’ai démarré un tweet (quelle ironie…!) qui a dérapé en… un long billet (…remets le contexte, JC…!!)…
Réveil assuré par les chants d’oiseaux qui me servent de sonnerie sur mon iPhone…! Je viens d’écouter sur inter une virgule qui traitait des meilleures sonneries et, manifestement, je sors des statistiques avec ce choix qui m’accompagne depuis des années !

Gamin, j’ai appris à économiser l’eau du robinet chez mes grands-parents puis en pension : se laver à l’eau froide (quand elle n’était pas gelée dans les tuyaux) en plein hiver dans un dortoir non chauffé bordé par une rangée de lavabos avant de se rassembler à la cantine pour absorber une boisson tiède au vague goût de café. opération d’autant plus succincte qu’il fallait, en moins de trente minutes, s’habiller (…je vous ai dit qu’il faisait froid ?), aller se soulager, se débarbouiller et faire son lit au carré.
Sans eau ni électricité
Et, plus encore à la toute fin des années soixante, à Fuveau chez une ancienne cheffe de chantier de Solétanche chez qui j’ai passé deux chouettes semaines de vacances.
Françoise D. était passée voir mes parents et la mère avait immédiatement entrevu une superbe occasion de m’éjecter quelques semaines (…ce qui était déjà le cas toute l’année, vu que je vivais en internat à une quinzaine de kilomètres).
Je ne me souviens plus de comment j’avais rejoint Aix-en-Provence alors mais il me semble que ma valise était prête dans l’heure. Certainement en train puis dans la voiture de Françoise.
Bref, je me suis retrouvé dans la garrigue, non loin de la saignée de la future autoroute qui passe sur les hauteurs de Fuveau.
Petite maison minimaliste, sans eau ni électricité, construite sur un grand terrain accessible par une voie de terre à peine carrossable… qu’elle parcourait au volant de sa MG rouge !
Elle vivait seule dans des pièces remplies de livres, dormait avec un fusil à portée de main, instrument qu’elle avait eu l’occasion d’utiliser une ou deux fois pour repousser les mâles trop entreprenants du coin.
Il est clair que sa vie marginale nourrissait les fantasmes de vieux gars ! À la fin de sa vie, elle bossait à Aix comme secrétaire bilingue français allemand dans une petite boîte après avoir quitté son job de conductrice de travaux sur des chantiers, notamment sur la Durance où elle avait assisté à des destructions de sites archéologiques pour ne pas freiner la construction d’infrastructures hydrauliques. C’est aussi cela qui l’avait incitée à démissionner, la bêtise crasse mais aussi l’usure de ce métier où elle était un phénomène : pensez-vous, une femme énergique de petite taille qui fait marcher de grands gaillards qui la respectaient. Je m’égare…
Chaque matin, avant que le soleil ne soit trop fort, nous descendions à pied depuis sa maison jusqu’au village faire quelles emplettes (…car pas de frigidaire non plus) puis nous nous rendions à une fontaine pour remplir chacun un ou deux jerrycans (vingt litres) que nous remontions sur des claies de portage.
Les jerrycans restaient en plein soleil et, le soir, nous nous douchions avec une bassine et une grosse louche ou un simple bol pour se verser de l’eau tiède sur le corps.
Comme je me souvenais de la fatigue occasionnée par le transport des jerrycans (plus de 35 mètres de dénivelé pour remonter sur son terrain), inutile de rappeler que l’eau ainsi tiédie était savourée…
Je passais ma journée à me balader, lire (pas d’écrans…!). Le soir, elle nous passait des disques d’Elisabeth Schwarzkopf sur son mange-disques à piles…
Comme Françoise était aussi solitaire que je le suis, on se parlait lors des repas (j’ai découvert les lasagnes de pâtes gratinées, lasagnes qu’elle préparait dans un four… à gaz…!) et c’est alors qu’elle me parlait de mes parents qu’elle avait connu jeunes sur leurs premiers chantiers dans les alpes…
Bref, tout ceci pour dire que l’on peut vivre avec une quantité très raisonnable d’eau au quotidien…
Mais, ça, vous le saviez déjà…
Pour mémoire : Le seul véritable passionné de Brompton sur urbanbike est Vincent Burgeon (alias Hannibal Brompton…!), celui qui roule tranquillement de l’Alpe d’Huez au Mont Ventoux quand j’ai du mal à remonter une simple pente sur mon île…
Ensuite, pour expliquer pourquoi ce billet sera court, c’est que je suis incapable de retenir une date (…ce qui est fâcheux, notamment pour les anniversaires de mes propres enfants…) ou des événements de faible importance à mes yeux (attention JC, tu es dans le déni…!), d’où la difficulté à le rédiger…
Alors, d’emblée : dans mes usages, un vélo reste un moyen astucieux d’aller d’un point A à un point B.
Je n’éprouve pas le besoin d’avaler des kilomètres comme des tas de copains (okay, équipés de chouettes vélos faits pour la route ou tous chemins).
Notre mode contemplatif (c’est génétique !) nous conduit sur les chemins côtiers en discutant, nous invite à la marche pour la découverte des villes et villages. Ou un peu de randonnée, du côté de la Sainte-Victoire… Voire simplement, sac au dos, pour faire des courses… à pied…!
Comment le Brompton est arrivé chez nous…
Partie explicative sans intérêt, filez à 1997…
Bien avant 1987 (…là, je prends conscience que j’approche des 70, zut de zut !), nous bossions à Paris depuis quelques années en tant qu’indépendants, free-lance.
Puis, le hasard nous a conduit cette année là à créer et à domicilier notre boite au centre de la capitale dans le premier arrondissement, entre Place Vendôme et Concorde.
Côté logement, avant effectué nos études d’architecture à l’UP3 de Versailles, nous (…pas le nous royal, juste que le fait que j’associe toujours celle qui me supporte depuis 1976…!), nous y sommes restés dans deux locations avant de trouver un dernier étage accessible (financièrement itou)…

Bref, la seule contrainte était les allers et retours entre ces deux lieux à des heures (plus que) variables car dépendant des missions en cours. Avec le télétravail et le RNIS, on a bousculé un peu tout cela mais, ici, on cause… Brompton…!
1985
Jadis, partir (pour simplifier, hein…!) du château de Versailles et rejoindre la rue du Mont-Thabor n’était pas un exploit !
Il suffisait de rejoindre l’autoroute de l’Ouest aux petites heures (une époque sans trop de bouchons !), de piquer une pointe jusqu’au tunnel de St-Cloud, bifurquer ensuite vers les quais de Seine, passer devant la maison de la radio et remonter jusqu’à Concorde avant de garer notre bolide (…« provoc, provoc » pour l’ami JFD) au parking Vendôme.
Ça prenait autour de trente minutes alors.
Au début, nous étions associés à une petite imprimerie de ville (le local est devenu un restaurant…) et nos bureaux étaient dans la cour au second étage…

Le tout dans une petite rue parallèle à la Rue de Rivoli, un e sorte d’arrière cour des grands hôtels, encombrée de camionnettes de livraison : la rue du Mont-Thabor dans la partie ouest qui croise la rue Cambon…
À 7 heures, j’étais devant mon ordinateur après avoir avalé un café au Ver Luisant (chez Juliette et Pierre). Béatrice me rejoignait plus tard.
Trois heures de tranquillité avant les premiers coups de fils. Cette période me permettait de faire 80 % du taf de la journée.
Le soir, nous revenions vers 19:00 les bons jours, 03:00 du matin les nuits de charrette… Voiture indispensable.
Graduellement, cette parenthèse s’est refermée et j’ai commencé à prendre le train depuis Rive Droite quand la mission en cours ne finissait pas en rush.
Marche jusqu’à la gare, train jusqu’à St Lazare puis métro jusqu’à Concorde. Plus de temps de transport. Et toujours un abonnement annuel au parking Vendôme où notre poubelle attendait entre Rolls et autres véhicules aux jantes impeccables…! En cas d’urgence.
Bossant fréquemment le week-end, tributaire de missions avec des deadlines serrées, passant vers deux heures du matin rue Delambre lâcher une enveloppe de E6 argentiques chez Picto et revenant monter les diapos vers 06:00 (…oui, trois heures plus tard) au Labo pour les livrer à 08:00 au Bristol juste avant lé présentation client. Bref, il n’était pas question d’abandonner la voiture…
Mais je m’égare…
1997 (enfin, je le suppose)
Ma belle-sœur qui habitait alors Paris, Nathalie (alias Miss Excel) débarque un matin avec un Brompton au bureau et le glisse sous une table de travail.
Intrigué, je lui demande de me faire une rapide démo du déploiement et j’avoue avoir été conquis par le concept de ce vélo pliant !
Quelques semaines/mois passent et je file chez sont revendeur, Bicloune, (là, ma mémoire est incertaine) pour un acquérir un.
Premiers trajets en vélo jusqu’à Rive Droite, pliage pour rentrer dans le wagon avec le Brom à la main, déploiement à St Lazare (…et même une seconde fois devant l’habituelle bande des sans-domicile fixe dans l’escalier descendant vers la rue de Rome…! Bonne ambiance et force clins d’yeux…!).
Ensuite de la rue de Rome vers Mont-Thabor en vélo en fonction de la circulation…!
2000
Changement de routine site à un changement de logement pour plus de confort pour nos deux gamins : ce n’est plus la ligne L vers St-Lazare mais le RER C avec sortie à… Invalides (…autre preuve tangible que je devenais vieux…!).
2003
J’ouvre ce blog, urbanbike | Urbanbike, drôle de nom…!, ce qui permet à l’ami Dominique de clore définitivement MacDigit.
2009
Comme Bicloune est dans le douzième arrondissement (un peu compliqué pour moi depuis l’ouest parisien)… j’opte en juillet 2009 (…sous les conseils de Philippe) pour les vélos parisiens et son boss, Sébastien…
On s’entend immédiatement d’autant que l’on partage le même dysfonctionnement visuel…!
2013
Après 29 années de navigation, nous fermons l’entreprise, l’extrait Kbis de radiation nous parvient le 2 avril 2014…
2022
Nos Bromptons (…dont celui de 1997 qui a l’âge de notre fille, celui évoqué ici…) sont sur #BelleÎleLand depuis 2019, utilisés quasi quotidiennement… sauf quelques jours en début d’année où j’ai testé un vélo… électrique.
Un usage utilitaire
Contrairement à Vincent — lire sa Grande Traversée du Massif Central par la route : les étapes du Sud ; les étapes du Centre et sa préparation — je me déplace utilitairement avec le Brompton…
Avant, c’était pour me rendre au boulot, aller à un rendez-vous client (…arriver un chouïa transpirant n’est pas génial : souvenir d’une rencontre improbable avec la nouvelle DG d’un groupe d’édition habillée en Chanel qui faisait face à un graphiste de livres en t-shirt, Levis et chaussures de randonnée…! Choc des cultures…!).
Maintenant c’est courses, trimballer les déchets à trier ou rejoindre un sentier côtier éloigné…
Le reste du temps, nous marchons (une moyenne quotidienne de 6,3 km avec des pointes à plus de 9 km en 2018 quand nous étions en Espagne…).
Ce billet a été écrit pour qu’il n’ait pas d’ambiguïtés…
Je ne suis pas un vrai cycliste, un tatoué !
C’est bien marqué urbanbike, non ?!
Pfffff, j’avais pourtant envisagé un mini billet…