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Civilisation du déchet

Une invention récente…

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Avertissement : Pas mal du tout l’encyclique, fort agréable à lire. Bon, j’arrête la lecture quand François évoque sa propre boutique, mais je suis en phase avec ce qu’il écrit à propos de maison commune1. Ce pape a des convictions, ce n’est pas la première fois qu’il me surprend par ses prises de position radicales. Je suis même étonné qu’il ne lui soit pas arrivé de pépin tant il se fait d’ennemis…

Je reviens sur les déchets qu’il évoque2 dans ce texte. Cela me rappelle que je viens de passer près de deux ans à vider une maison qui en était remplie.

  • Mais ce sont des souvenirs de toute une vie, rien à voir, JC !

J’entends. Il faut juste m’expliquer pourquoi conserver un grille-pain en état de marche et neuf autres en panne entassés par ailleurs, le tout à l’avenant. Certes, nous avons tendance à accumuler3 des tas de trucs qui, finalement, ne resserviront jamais.

Au lieu de les laisser devenir déchets, autant les recycler4 au plus vite, les réparer ou donner ce que l’on utilise plus.

Je me souviens, tout gamin à Orléans chez mes grands-parents paternels, de la modicité de leur poubelle. Oui, vous avez bien lu, de leur poubelle que l’on sortait une fois par semaine.

Certes, la période de la guerre était encore dans les mémoires et l’électricité un progrès récent. Mes grands-parents disposaient d’une vieille Juva 4 conduite par ma grand-mère, ce qui lui permettait de se rendre au marché central tous les matins pour y travailler alors que l’âge de sa retraite était largement entamé. Et revenir avec des cageots d’invendus de fin de marché, de fruits blets, de parts de fromage improbables, de talons de jambon5

Mon grand-père recyclait le maximum dans une cuisine goûteuse et roborative, les fanes (…le vert que les gens laissent trop souvent de côté…) devenaient s’intégraient dans une tourte aux herbes, une omelette, une soupe, etc. Le reste des végétaux et autres coquilles d’œuf étaient compostés au fond du petit jardin.

Par ailleurs, les cagettes en bois, le papier6 entretenaient l’unique poêle de leur logis, les pots en verre trouvaient un nouvel usage, Les bocaux vivaient plusieurs existences, confitures une saison, légumes une autre. Bref, dans les années soixante (zut, cela ne me rajeunit pas…!), on ne gâchait pas, on recyclait, on réparait, on échangeait.

La vie était modeste : pas de connexion internet mais balades en solitaire dans les venelles à vélo ou retrouver les copains dans les terrains vagues7. Sans oublier les pique-niques dominicaux en famille sur les bords de Loire… avec récupération des pissenlits pour la soupe ou la salade du lendemain.

Bref, ceci pour dire qu’un juste milieu entre ces deux modes de vie (le nôtre et celui d’avant-hier) doit être possible. Reprendre le temps de vivre au lieu de passer sa vie à accumuler…

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Et avoir le temps d’admirer les fleurs sauvages qui s’épanouissent entre deux morceaux de trottoir


  1. Dès le point 17. ↩︎

  2. Voir le point 21. «Il faut considérer également la pollution produite par les déchets, y compris les ordures dangereuses présentes dans différents milieux. Des centaines de millions de tonnes de déchets sont produites chaque année, dont beaucoup ne sont pas biodégradables : des déchets domestiques et commerciaux, des déchets de démolition, des déchets cliniques, électroniques et industriels, des déchets hautement toxiques et radioactifs. La terre, notre maison commune, semble se transformer toujours davantage en un immense dépotoir»↩︎

  3. Les mois prochains vont être utilisés à faire le tour de mon propre logement et extraire, virer ce qui est inutile même si nous avons déjà commencé à trier. Nous avons donné (ou cédé à vil prix à des personnes qui en ont l’utilité…) pas mal de choses en accord avec nos enfants. ↩︎

  4. D’autant qu’il existe des ateliers de réparation, pour mémoire, André m’avait engueulé, je reviens sur ce billet à propos des Repair Café ↩︎

  5. Nous continuons ces pratiques, l’astuce étant de transformer tout de suite ce qui est à maturité, défraîchi voire un peu… attaqué…! ↩︎

  6. Époque bénie où les emballages plastiques étaient rares, où des poches en papier suffisaient à transporter les éléments en vrac, etc. ↩︎

  7. Ça n’existe quasiment plus…! ↩︎

le 20/06/2015 à 13:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Biopic ou archives photographiques ?

Le plus authentique s'il vous plaît…

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Que je sois précis : je déteste les bio télévisuelles de personnes récemment disparues. Je préfère mille fois des images d’archives et entendre le témoignage des amis et de leurs collaborateurs. La vie de Alan Mathison Turing récemment passée sur ARTE en filmant les lieux où ce dernier a travaillé, les machines inventées sous son impulsion pour décoder, les experts convoqués pour louer son génie et de simples animations pour expliquer un point précis, le tout avec les rares photos de cet homme d’exception ont amplement suffit à m’accrocher.

Nul besoin d’un acteur en costume d’époque (sic !) pour camper le personnage.

Mais personnifier le (ou la) principal(e) intéressé(e) sous les traits d’un acteur, quelle que soit sa ressemblance ou talent, me laisse froid, voir me met en rogne… surtout quand j’ai vécu le moment conté.

Sous Twitter hier, j’ai relayé une info erronée (info que je n’avais pas vérifiée) qui affirmait que dans les premiers épisodes d’un biopic dédié à Jobs, les femmes présentes dans l’équipe de départ n’étaient pas représentées : le gommage de éléments féminins étant une réalité depuis la nuit des temps, je n’ai pas été surpris et, amusé, je retweete cette info.

Et paf !

Volée de bois vert méritée de la part de mes amis qui sont des aficionados et connaissent tous les dessous et vérités de la fabrication de ce produit visuel.

Erreur 100 pour cent assumée de ma part…!!

Mais le fond du problème demeure…!

Un biopic sur un personnage récent qui a été mille fois filmé de son vivant et dont la personnalité est unique (…sérieusement, qui peut incarner Steve Jobs hormis Steve Jobs…?!) ne me convainc pas.

Ensuite, il y a un point, celui de ma propre trajectoire. J’ai (avais…?) deux ans de plus que Jobs. Et retrouver sous les traits d’un autre celui qui a lourdement révolutionné ma propre vie professionnelle (excusez du peu…), je le vis un peu comme une altération de mon réel.

Je n’irais pas voir — a priori — Michael Fassbender pas plus que Kate Winslet (ses fans m’ont appris qu’elle tournait dans ce biopic), Sarah Snook ou Katherine Waterston

J’ai simplement envie de conserver dans ma mémoire ce que j’ai vécu depuis 1984… Ainsi ce cliché splendide de Doug Menuez des mains de Steve me donne à réflechir…

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Note de fin : il en est de même pour les adaptations de livres que j’ai aimé… même si certaines sont des réussites. Sauf que, dans ce cas précis, ce sont mes films intérieurs qui se retrouvent en compétition avec la version d’un réalisateur…!! Quand il s’agit de ce que je pourrais intituer ma vraie vie, pourquoi rejouer ce qui existe sous la forme de centaines d’images splendides…? Ou de vidéos…?! Ou dans mon souvenir…?

Allez, c’est l’heure d’une partie acharnée de ping-pong avec ma fille…

le 06/06/2015 à 09:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pratique : du crayon au numérique avec Carbo iOS

MacPlus.net

dans mémoire | photo | usages

Carbo, entre mon porte-mine et mon iPad…? Une option de grand carnet à idées dans lequel je peux puiser quand besoin est… Pratique : du crayon au numérique avec Carbo iOS. En attendant d’autres options…

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le 23/05/2015 à 13:50 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #