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Nouvelles conditions de service de DropBox

En résumé, réajustement nécessaire et tempête dans un verre d'eau…

dans groummphh | lire | mémoire | usages

Pour ma part, tout est parti d'un tweet qui signale que les conditions de service de DroopBox ont changé. Effectivement, deux heures plus tard, je reçois ceci…

20110702 change termes dropbox

C'est surtout la date buttoir qui me surprend et j'envoie à Marc Autret — auprès de qui je venais d'acquérir IndexMatic 2 (…rien à voir mais je vais en reparler cette semaine) — ces infos car je me souvenais que, dans une vie antérieure, il était un excellent expert des problèmes de droit d'auteur…!

En attendant, j'en profite pour effectuer un nettoyage de mon compte tout en m'interrogeant non sur mes propres infos (elles sont miennes, pas de souci) mais sur celles de mes clients qui se retrouvent sur les serveurs de DropBox.

Comme les premières informations sur les TOC me semblent ambiguës et dans un salmigondis juridico-technique (cession ou non…!), je préfère couper mon compte tout en sachant qu'il reste actif au plus tard jusqu'en mai 2012…!

Bref, gros nettoyage car mon propre dispositif DropBox fonctionne à coup de liens symboliques via des disques externes, ce qui n'est pas toujours ultra pratique.

Parallèlement, s'en suit un gros échange sur Twitter souvent en mode potache mais pratique car c'est là que j'apprends ne pas être le seul à m'interroger, un article du blog de DropBox posté la veille étant même particulièrement suivi.

Dans la soirée, alors que le texte des règles de service sont modifiées, le team de DropBox prenant en compte les réactions de leurs clients, je reçois enfin la réponse de Marc, un modèle de genre que je vous livre in-extenso, ce dernier m'ayant accordé une licence "expresse et non exclusive"…!!

Explication(s)…

À l'affirmation : Au cinquième paragraphe vous leur cédez tous les droits sur vos fichiers, Marc répond ceci :

Non. Ne pas s'emballer et lire la clause jusqu'au bout:

"...to the extent reasonably necessary for the Service."

Sur le plan juridique il s'agit seulement d'une clause ayant valeur de licence (=permission) avec une portée strictement technique, et donc en aucun cas d'une cession de droits. Cet aspect est d'ailleurs précisé ensuite: "This license is solely to enable us to technically administer, display, and operate the Services."

Il peut paraître aller de soi que Dropbox va devoir copier, transférer, compresser, afficher, vignetter, bref, manipuler les fichiers ("your stuff") qu'on lui confie. La clause des TOS se borne à expliciter ce point, qui est une condition matérielle sine qua non pour que le service soit possible.

Prenons un exemple plus simple: quand un éditeur envoie son PDF à l'imprimeur pour fabrication, il autorise (implicitement) son prestataire à copier, reproduire, transférer, etc., l'oeuvre qui va faire l'objet de la publication (ou les fichiers qui la constituent, ce qui revient au même en droit). Par nature, un imprimeur reproduit une oeuvre -- c'est la définition même de son métier ! -- et pourtant il n'est en rien "cessionnaire des droits de reproduction".

En droit anglo-saxon, le terme "grant" ("you grant us") correspond à une garantie. La clause de Dropbox doit s'interpréter ainsi : "En nous confiant des fichiers qui vont par nature être stockés sur nos serveurs, routés, transférés, manipulés, affichés sur notre site, zippés, etc., vous nous garantissez le droit (=autorisation) de le faire. Il s'agit bel et bien d'une licence.

Quelle est la portée de cette licence ?
Elle est "worldwide" (parce qu'évidemment nos serveurs sont n'importe où dans le monde et notre site est affichable depuis n'importe où), "non-exclusive" (parce qu'évidemment vous pouvez autoriser d'autres personnes à faire la même chose que ce que nous allons faire), "royalty-free" (parce qu'évidemment on ne vas pas vous verser des droits en contrepartie d'une simple autorisation technique!) et "sublicenseable" (parce qu'évidemment nous ne faisons pas tout nous-mêmes et devons pouvoir sous-traiter certaines opérations à une tierce partie).

A quoi sert cette licence puisqu'elle présente un caractère évident ?
A prémunir Dropbox contre un procès en contrefaçon qui pourrait être initié par un détenteur de droits. Si l'utilisateur de Dropbox lui confie des éléments contrefaisants (par exemple le PDF pirate du dernier Houellebecq), Dropbox veut s'assurer que l'éditeur de Houellebecq ne va pas attaquer directement Dropbox sous prétexte que le fichier pirate est présent (=reproduit) sur l'un de ses serveurs. Si un tel contentieux se profilait, Dropbox pourrait aussitôt se retourner contre son utilisateur, puisque ce dernier lui avait GARANTI ("you grant us") l'exercice paisible de la licence (=autorisation technique) résultant du contrat.

En conclusion: la clause de Dropbox est tout à fait normale, loyale, pertinente et fondée. Ce n'est pas une CESSION de droits, c'est une LICENCE visant formellement à permettre la fourniture "paisible" du service dont il est question.

D'ailleurs d'autres utilisateurs reconnaissent d'être emballés itou.

La conclusion est qu'en matière de droits, le mieux est de consulter un expert du domaine…!

Merci Marc.

le 03/07/2011 à 06:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Stylet et iPad | 3

Urbanbike en notes manuscrites…?

dans dans mon bocal | groummphh | mémoire

Suite du billet d'hier soir
Ayant commencé par l'acquisition d'un stylet plutôt orienté dessin technique, je n'ai réellement apprécié l'usage de ce périphérique qu'avec ce stylet et sa forme en mousse qui me permet d'écrire et/ou de dessiner avec une plus grande latitude dans sa tenue, son inclinaison.

Du coup, j'ai découvert le plaisir de noircir hier soir des pages sur Noteshelf de notes manuscrites. Puis sauvegarder ces dernières tant sur Evernote que sous Dropbox au format PDF (le carnet complet de plus).

Vu ma calligraphie, pas besoin d'encodage et bon courage au gars qui va pirater mon compte DropBox pour me relire, j'ai parfois de la peine moi-même !

Hormis le simple plaisir de pouvoir retrouver le plaisir de calligraphier (on ne le dira jamais assez, écrire est un plaisir), j'ai retrouvé les biffures, les ratures, les repentirs qui restent du coup visibles même s'il est toujours possible de gommer ou, plus simple encore, d'annuler.

C'est la limite du traitement de texte qui nous délivre un texte quasi parfait sans aucune trace de correction. Je n'oppose pas l'un à l'autre, c'est juste un constat.

Bien sûr la saisie au clavier est nettement plus rapide et pas de TextExpander quand on écrit à la main ! Plus de souci pour crobarder en plein milieu de son exposé, ajouter une flèche, souligner, relier, rayer, entourer.

Autre point sympa, écrire à deux heures du matin en allumant son seul iPad, pas un bruit, pas un crissement, plus de stylo à recharger, de crayon à tailler, plus de cartouche d'encre à changer (bon, juste alimenter son iPad de temps en temps).

Enfin, ce n'est pas un stylo 4 couleurs mais 6, 12, 20 ! Sans oublier que l'ou peut changer l'épaisseur de son trait en cours de route.

Le truc est juste de trouver le bon partenaire du stylet (voir hier) et hop. J'ai testé d'autres apps que je n'avais pas évoqué hier et… Je vais continuer à ne pas les évoquer…!

Bien entendu, je ne vais pas cesser d'utiliser Daedalus touch par exemple pour ma prise de notes au clavier mais reprendre des petites notes manuscrites éparses sous Noteshelf, c'est plaisant d'autant que l'on peut changer de fond de page…

Notes qu'il me faudra certes synthétiser, ressaisir. Mais je le fais bien au clavier déjà…

Bref, bref, bref. Moi qui écrit de moins en moins, je trouve amusant que ce soit un iPad qui m'amène à refaire des lignes d'écriture…!

À quand des billets manuscrits sous urbanbike ? Avec des liens en dessous ? J'y songe !!!

20110622 IMG 3445 stylet

De plus, Lukino a une très belle écriture et ce sera un des contributeurs les plus lisibles…!

Enfin, dans l'écriture, il y a plus de choses qui passent, c'est tout sauf anonyme. La fatigue, l'énergie s'y lisent (sic…!) également. Et les fautes d'orthographe…!

À suivre…

le 22/06/2011 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Rue des degrés | Nouvelles

Didier Daeninckx

dans ancres | lire | mémoire

Même si d'aucuns pensent que le polar (…comme la science fiction) est un art littéraire mineur, j'adore. Et plus encore les nouvelles pour leur densité…

Beatrice m'a passé ce petit livre de nouvelles. Elle a eu bien raison car j'ai redécouvert à cette occasion un maitre de la nouvelle, une écriture ciselée, précise, des histoires qui vous happent !

Le plus de cet auteur, à mes yeux, c'est justement cet embarquement immédiat dans chacune de ses histoires. Il vous accroche littéralement dès la première phrase et vous voilà entrainé jusqu'à la fin sans prendre le temps de respirer.

Ces nouvelles sont autant de films en puissance et l'occasion de se replonger dans des bouquins de références, histoire de compléter les informations délivrées de main de maitre par l'auteur. Ben oui, que ce soit sur les roses (si, si…!) ou sur tel gang, tel film, tel auteur. On en ressort plus cultivé…!

Bref une série de nouvelles qui méritent de votre part une lecture tranquille, quasi homéopathique. Allez, une nouvelle par jour. Moi, je n'ai pas pu, trop vorace.



Rue des degrés
Didier Daeninckx (en savoir plus)
Verdier
9782864326021 | 13,50 € | 128 pages



20110614 IMG 2552 daeninckx

Je reviendrais un de ces quatre (je ne précise pas l'année) sur d'autres ouvrages photographiés avec le bouquin Rue des degrés

Mais si vous êtes très pressé de découvrir le style de Didier Daeninckx, sachez que vous pouvez télécharger via iBooks l'un de ses tous derniers ouvrages publié chez Publie.net.

À louer sans commission (lien iTunes) (lien publie.net)…! C'est paru dans la collection Mauvais Genres

20110614 IMG 3376 daeninckx

le 14/06/2011 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #