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Manuel de prise en main de XML

Kevin Howard Goldberg

dans lire | mémoire | usages

Vient de sortir chez Pearson, tout frais traduit de l'anglais — Titre original : XML: Visual QuickStart Guide, 2nd Edition, ce manuel de prise en main de ce format bien praticulier.

XML, nombre de personnes en ont entendu parler mais de là à aller plus loin, il y a un pas à franchir. Pourtant, des applications comme FrameMaker, FileMaker ou encore InDesign sont à même d'utiliser ce format pour générer ou importer des fichiers XML.

Jusqu'à présent, le XML est resté une affaire de spécialistes mais les perspectives futures de l'édition montrent que savoir l'utiliser risque de devenir déterminant. Tiens, le format ePub des ebooks utilise certes du HTML mais aussi du XML. Autre exemple, quand vous lisez les fils RSS en provenance de vos sites Web préférés via NetNewsWire par exemple, c'est du XML. Et le RSS d'urbanbike ne déroge pas à cette règle.

<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?> Etc.

Aussi le meilleur moyen de comprendre ce format est de lire un bon didacticiel sur le sujet. Or cet ouvrage démarre au bon niveau, à celui du débutant…! Une mise en pages pratique sur deux colonnes, la première dédié aux explications, la seconde aux exemples et illustrations. Bien évidemment, cela nécessite de votre part une bonne concentration et le code des exemples est disponible en ligne sur le site de l'éditeur.

Bref, un bouquin assez généraliste pour que tout le monde y trouve son compte et puisse comprendre l'essentiel selon ses besoins. Bref, pas d'ambiguïté, il s'agit bien d'un livre de prise en main qui abonde dans toutes ses pages de conseils utiles…!

Ma référence jusqu'à présent (…et toujours d'actualité) était le livre d'Alain Michard, XML Langage et applications — dont j'avais réalisé la couverture à l'époque (11 ans déjà…!) et, avant de comprendre qu'Adobe avait abandonné définitivement FrameMaker sur Mac, j'avais parcouru XML and FrameMaker de Kay Ethier chez Apress.

Ici, on est réellement dans ce que les anglo-saxons nomment un QuickStart Guide, un petit ouvrage concis qui va à l'essentiel, donne des exemples basiques et efficaces. Pour finir, le livre de Kevin Howard Goldberg possède des petits "plus" bien pratiques dans ses annexes comme un lexique anglais/français et un autre français/anglais, une liste des mots clés et un index.





Manuel de prise en main de XML
Kevin Howard Goldberg
Traduction d'Éric Jacoboni
Contribution technique de Gilles Hunault

Pearson
9782744023699 | 29 €



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Notez que vous pouvez acquérir le livre directement au format .pdf sur le site de l'éditeur, télécharger quelques fichiers dont les chapitres 1 — Créer des documents XML — et 7 — Entités et notations dans les DTD, télécharger les codes sources.

le 07/10/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Livres techniques en téléchargement, PDF et iPhone compris

Anticipation à partir de mes usages

dans lire | mémoire

Récemment, j'ai cherché dans ma bibliothèque l'excellent FileMaker Pro 8 missing manual avant de me souvenir que je l'avais prêté à Marc. Mais comme j'étais pressé, j'ai d'abord regardé sur eyrolles.com si le livre était toujours disponible avant de me souvenir que cet éditeur vendait désormais nombre de .pdf via leur serveur Izibook, un service bien pratique soit dit en passant.

Bon, l'ouvrage étant trop ancien (2006 pour la version 8 de FileMaker Pro), je n'ai pas été surpris de ne pas le trouver, FileMaker est actuellement en version 10. Du coup, je l'ai cherché sur le site de O'Reilly aux USA, sachant que cet éditeur proposait de plus en plus de livres numériques disponibles même sur iPhone comme je l'avais évoqué en mai.

Et hop, pour moins de $10, j'ai téléchargé deux versions du livre FileMaker Pro 10: The Missing Manual : la première en .pdf sur mon Mac, la seconde au format ePub sur mon iPhone. Pour une recherche d'infos dans un livre technique, utiliser les hyperliens depuis l'index du PDF comme ceux contenus dans le fichier ePub, c'est simplement génial.

Ici, sous iPhone en ePub depuis Stanza.

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Avec des hyperliens qui fonctionnent en tapotant…

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Et un sommaire pour naviguer…

20090922_IMG_0299.PNG

Au format .pdf, c'est encore plus évident, surtout sur un écran assez confortable.

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Bref, ceci m'inspire quelques réflexions…
Les éditeurs hors USA feraient bien de s'interroger car, ce que je découvre à nouveau, ce sont des petites choses qui, mises bout-à-bout, pourraient être fortement concurrentielles.

Tout d'abord, un prix du livre numérique qui s'adapte en fonction des ouvrages concurrents et de la fraîcheur du livre. En effet, rien n'interdit à un éditeur américain de baisser drastiquement le prix d'un ouvrage sur son site, de le promouvoir dès lors que des éditeurs concurrents publient à leur tour sur le même sujet, etc.
Ensuite, les offres multiples comme papier et numérique — certes réservée aux USA — ou numérique seul, ouverte à tous.
La possibilité de télécharger le même livre depuis un même compte sur plusieurs machines (mon exemple Mac + iPhone) sous plusieurs formats.
L'absence de TVA puisque téléchargé depuis un serveur étranger.

Mais le plus fort reste à venir car qui peut empêcher un éditeur US de sortir demain — en numérique uniquement — ses ouvrages traduits dans différentes langues…? Or côté informatique, les applications étant majoritairement nord-américaines, il ne fait pas de doute les éditeurs d'outre-atlantique ont, d'emblée, une longueur d'avance. Avec une diffusion dans d'autres langues — depuis les USA, ce serait… deux longueurs d'avance.

Avec l'arrivée des iPads chez Apple en février (…voire avant car manifestement cela bouge aussi chez Microsoft), les options de téléchargements via iTunes (regardez un peu comment a été reconstruit l'interface de cette boutique, pas de souci pour ajouter de nouveaux secteurs comme des livres par exemple…), le mode de distribution d'ouvrages numériques techniques peut évoluer/changer assez brutalement. Et ceci dans un très proche avenir.



Note : Cela n'empêche pas la littérature (même de gare…) de faire des scores étonnants via internet en édition numérique. Ainsi le dernier Dan Brown, The Lost Symbol, semble avoir déjà dépassé en numérique (cf. Letemps.ch) les chiffres de vente de l'édition imprimée. De plus, sur Amazon.com, le prix de la version numérique — 528 pages à lire à l'écran — est moitié moins chère que la version papier. Il faut aussi rappeler qu'il n'y a pas de prix unique du livre aux USA et que cela génère des batailles démentes comme le montre ce récapitulatif sur publishersweekly.com

Note 2 : Maigre consolation, en France, nous avons des réseaux téléphoniques qui fonctionnent assez bien pour servir les utilisateurs de iPhone. Manifestement, aux USA, c'est pas trop cela comme l'indique ce virulent billet… C'est pourquoi les rumeurs autour d'Apple et d'un second opérateur ne sont pas saugrenues.


Rien à voir : si vous avez envie de convertir vos bases Access vers Filemaker, c'est possible.

le 23/09/2009 à 07:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Green IT | Les meilleures pratiques pour une informatique verte

Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James Pavia

dans bosser partout | lire | mémoire

Voilà un bouquin qui n'a l'air de rien mais qui devrait atterrir sur les tables de chevets de nombreux décideurs…

C'est un truisme de rappeler que la consommation d'énergie induite par l'informatique est devenue monstreuse sans oublier celle due à une simple requête sur un moteur de recherche via ses data centers. Effectivement, si cette dernière n'est pas perçue par l'utilisateur, elle n'en existe pas moins pour acheminer les réponses…!
Ainsi cette citation tirée d'un article de enerzine.com :

Ceci signifie que pour chaque Watt utilisé par les serveurs, le stockage ou les réseaux Internet, un autre Watt est consommé par les systèmes de refroidissement et de distribution de l'énergie. L'étude montre également que d'ici 2011 la plupart des centres de données pourraient atteindre un PUE de 1.7 voire 1,3 pour les plus performants. Curieusement Google revendique déjà y être parvenu pour 6 de ses grands centres avec un PUE moyen de 1,21. Cependant les moyens entrepris pour obtenir ce résultat sont précieusement gardés secret et donc invérifiables. L'enjeu est grand car selon certaines études si rien n'est fait, dans 25 ans, Internet consommera autant d'énergie que l'humanité tout entière en 2008.

Gloups…!

De nombreux acteurs, membres de the green grid, s'en soucient car l'effet boule de neige du coût de la facture énergétique est impressionnant.
Une autre citation tirée de l'article de enerzine.com :

La firme de conseil McKinsey & Company ont rapporté que les 44 millions de serveurs dans le monde consomment 0.5% de l'électricité mondiale et produisent 0.2% des émissions de carbone soit 80 mégatonnes par an l'équivalent de ce que rejette l'Argentine ou les Pays Bas.

Essayez le mot data center sur le site McKinsey… Vous tomberez sur cet article et son Exhibit 2: Data centers emissions are now approaching those of Argentina or the Netherlands.

Bon, il n'y a pas que des nouvelles catastrophiques. Ainsi, les utilisateurs de la prochaine version d'OSX 10.6 vont découvrir un système moins gourmand (billet sur MacGénération), l'emploi plus étendu de disques SSD devrait également réduire la consommation des portables, etc.

C'est tout l'objet de ce livre de 224 pages, Green IT, de nous faire toucher du doigt comment arriver à une informatique plus verte… Où agir en priorité, etc. Bref, mesurer l'impact écologique de l'informatique comme sa consommation. Cette réflexion est née pratiquement avec la signature en 1993 du décret présidentiel 12845 signé par un certain… Bill Clinton obligeant tous les services gouvernementaux à acquérir des produits labellisés Energy Star.

Les auteurs de cet ouvrage, tous membres de la société dotgreen, nous délivrent un dossier très complet et évoquent tant l'histoire des postes de travail informatique, délivrent leurs recommandations de bons sens quand au renouvellement du parc informatique, insistent sur les enjeux du recyclage, etc. Bref, des problèmes que tous les responsables informatiques et décideurs (SSI, DSI, etc.) devraient intégrer pour combattre un phénomène qui parle désormais à tous, l'empreinte énergétique.

Bref, un livre destiné a priori aux entreprises mais qui est à lire par tous…!
Paradoxalement, par les employés des grandes entreprises qui étaient souvent les premiers à laisser leurs PC allumés nuit et jour avec un beau fond d'écran animé.

Est-ce que cela concerne les travailleurs à domicile comme le rédacteur de ces lignes…?
Bien évidemment. Les mesures sont assez simples et efficaces à notre niveau. Éteindre toutes les machines dès qu'elles ne sont plus utilisées (pas de mise en veille, un gros interrupteur sur une multi-prise fait l'affaire et éteindra en même temps la LiveBox), limiter les impressions de documents inutiles voire ne plus imprimer, ne pas hésiter à muter pour des produits un peu plus chers mais nettement plus écologiques, etc. D'ailleurs, page 53 (une très bonne année…!), c'est la description du MacBook Pro 17 pouces qui est donnée, l'un des rares produits reconnu EPEAT Gold avec un total de 22 sur 27 points… Cela tombe bien, je m'oriente vers ce type de produit en lieu et place de mon vieux MacPro qui n'est pas mal classé d'ailleurs…!

En vérité, pas une réelle difficulté pour nos entités individuelles qui payent de leurs deniers l'énergie et les frais de fonctionnement…! Sans oublier que bosser chez soi, travailler en solo, c'est déjà limiter de facto nos déplacements. Rappel de nombre de décisions à suivre individuellement…



Green IT
Les meilleures pratiques pour une informatique verte
Adrien Porcheron, Christophe Corne, Pénélope Guy et James Pavia
Préface de de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Bruno Ménard
Collection InfoPro
Dunod
9782100530823 | 25 €



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Note(s) de lecteur(s)…

Benjamin ajoute ceci…
J'aimerai toute fois compléter votre article en précisant qu'en France les data center d'OVH font partie des plus écologiques au monde avec un PUE (Power Usage Effectiveness) de 1.2 et non pas de 2 comme c'est le cas dans beaucoup d'autres datacenter

Information intéressante et, en même temps, en phase avec le souci permanent d'économie. Comme le signale le journal Les Échos hier, la consommation mondiale d'électricité en 2009 devrait être en chute de 3.5%.

le 22/09/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #