Je n’allais pas écrire personnaliser à sa main (sic !) vu que ce sont bien des touches que nous utilisons pour saisir nos textes et les baliser à notre gré…!
Attention billet avec ellipses car juste pour mémoire…
La version 2 de MultiMarkdown Composer ayant été réécrite — voir cette ancienne chroniqueversus mon dernier billet sur le sujet, la gestion des feuilles de style également comme je l’avais noté… j’ai essayé les différentes alternatives proposées et, bon, pas trouvé ce qu’il me fallait. Pour la version précédente, j’avais déjà modifié le tout.
La version 2 propose de diviser la page en deux pour afficher le texte saisi en regard de son rendu. Du coup, il est possible dans la même feuille de style d’empiler les données minimales de la CSS qui sera employée pour la prévisualisation, tableaux compris.
Du code, quoi…!
Et celles pour colorier — ou coloriser — dynamiquement les balises lors de l’écriture de votre texte… bref, à gauche, ma prose ; à droite le résultat en mode minimal pour se rendre compte si mon balisage est ad hoc.
Mon exemple de feuille de style est un peu excessif — quoi que ! — mais il est avant tout démonstratif. Je n’ai pas fait preuve de beaucoup d’originalité en partant d’une feuille existante en la nettoyant et en la transformant pour mon propre usage, histoire d’apprendre. Je pense que tout le monde fait comme cela, ôtez-moi d’un doute…?! Bref, pourquoi réinventer la roue.
De fait, quand j’écris, j’ai besoin de visualiser quelques infos, histoire de me repérer dans le texte[1].
Les textes invisibles en vert
Les attributs de texte (code compris), les indicateurs de balises liste ou bq en rouge (pratique car, par exemple, la balise de Liste s’affiche en rouge uniquement si elle est active, par exemple). Les balises qui enveloppent les mots sont généralement en gris un poil plus léger (Byword ma pas mal inspiré, c’est clair…)
Sans oublier le texte sélectionné en jaune
Illustration de ce qui précède…
Les liens vers des illustrations, URLs ou encore de notes de bas de page ou les HUD en bleu, histoire de bien les distinguer
Idem pour les liensEt les images
Enfin, j’aime bien employer un fond gris léger en lieu et place d’un sable un peu passé…
Du coup le fait de travailler sur la feuille .style me permet de me passer de Marked pendant la phase d’écriture et, comme avec l’application Mou, de visualiser le résultat immédiatement, de manière sommaire mais amplement suffisante.
Les tableaux sont justes parsés pas la CSS dans la fenêtre de previsualisation contiguë…
bien entendu, je recommande d’employer quelques équivalents concoctés avec TextExpander. Ainsi, quand je saisis une note en bas de page[2] sous OSX ou je place un HUD, que ce soit sur MultiMarkdown Composer, Byword ou FoldingText, voire TextEdit, c’est la même séquence de touches, CQFD.
Et la feuille de style ?
Il vous suffit d’ouvrir les préférences, d’aller dans le second onglet et dans cette fenêtre, de cliquer sur le bouton Open Styles Folder pour demander d’afficher le contenu du dossier des feuilles de style.
Ensuite de dupliquer celle la plus proche de ce que vous souhaitez obtenir à terme et éditer ce fichier avec un traitement de texte. En l’occurrence, j’ai fait appel à mon fidèle BBEdit et à TextMate (sur les copies d’écran, c’est TextMate).
TextMate à gauche puis MMD Composer…
Une fois renommé votre fichier cible, le désigner de suite comme celui a employer de préférence par MultiMarkdown Composer !
Mais au lieu de repasser par les préférences, notez que vous pouvez changer de feuille de style en passant par le menu View/Style Sheet. C’est une opération que vous allez faire un grand nombre de fois lors de l’élaboration de vos styles car il vous faudra impérativement repasser par une autre feuille de style avant d’appliquer à nouveau vos changements (suis-je clair ?).
Bref, c’est tout sauf dynamique lors de l’élaboration de votre feuille.
Une fois dans le contenu texte de votre feuille de style, allez-y doucement et souvenez-vous que les codes couleurs ne doivent pas être précédés d’un # mais que vous pouvez employer les codes hexa habituels.
J’ai ajouté dans la partie CSS quelques bouts de code dont : a:link {color: #ff0000; text-decoration: none;} ou encore code {color: #ff0000;}
pour obtenir ce que je souhaitais dans ma preview à la mode urbanbike.
Bon, ensuite à vous de jongler entre les foregroundColor et les markupForegroundColor avec, conseil de prudence, un test régulier de votre avancement et la bonne pratique habituelle qui consiste à conserver des versions intermédiaires…!
Marked en premier plan
Encore une fois, le rendu sera moins élaboré qu’avec l’excellent Marked mais cela vous évitera d’ouvrir “n” applications pour juste vérifier si vous écrivez correctement vos balises Markdown.
C’est le but, non…?
Note de fin : mon exemple est à la hache : rappel, je ne suis pas un codeur, juste un utilisateur… de traitement de texte !
Que les choses soient claires, je n’étais pas du tout emballé par l’idée d’acquérir à nouveau (sic !) une licence de MultiMarkdown Composer (…lire mes échanges avec le développeur sur Twitter ces derniers jours). Et, ce, même à un prix de lancement réduit (pensez-y d’ailleurs).
J’ai donc relu les infos de la version actuelle, revisité de mémoire les épatantes bêtas que j’avais téléchargé ces derniers mois… Et n’ai pas oublié que cette application comptait à mes yeux parmi les meilleures il y a encore quelques mois…!
De plus, je me suis laissé convaincre par la gestion de l’organisation de contenu via le sommaire… C’est l’option qui décoiffe et qui rend cette application incontournable même si FoldingText permet a minima de simplifier également le travail de l’écrivain dans un long flux de texte en n’affichant qu’un niveau.
Bref, j’ai craqué car je fais confiance (…certes, les promesses n’engagent que ceux qui les croient) à la capacité du développeur à étoffer son application qu’il semble avoir totalement réécrite. Enfin, n’oublions pas (une paille !) que son auteur est Monsieur MultiMarkdown…
Hein, l’air de rien…!
Ici, Marked + MultiMarkdown Composer
Sur cette copie d’écran, je n’emploie pas la prévisualisation désormais disponible dans MultiMarkdown Composer mais toujours Marked…
Votre Sommaire est un outliner…!
Au risque de me répéter et de vous saouler, c’est le point clé de cette nouvelle version… C’est la fonctionnalité qui mérite toute votre attention si vous passez quotidiennement du temps à réorganiser vos écrits en passant par une arborescence de niveaux.
Au lieu de placer le sommaire dans un second panneau le long du texte comme dans la version précédente, ce dernier est désormais dans une fenêtre transparente et autonome comme celles des HUDs. En revanche la fenêtre du texte peut être divisée en deux pour accueillir le texte balisé et son rendu stylé en Html.
Le niveau 2 qui traite des Huds…
Mais le plus de cette version est bien entendu la capacité de réorganiser la structure des niveaux de votre texte dynamiquement… Il suffit dans cette fenêtre de faire juste glisser un niveau vers un nouvel emplacement pour que ça suivre dans le flot de texte dans MultiMarkdown Composer… Royal.
En effet, le souci en Markdown est de se retrouver souvent assez éloigné d’un traitement de texte puissant comme Word qui propose depuis longtemps un mode Plan…
Ne cherchez plus, cette version de MultiMarkdown Composer en dispose (avec quelques limitations sur lesquelles je reviendrais)…
Du coup, plus de souci pour réorganiser l’ordre des niveaux de votre prose (je ne parle pas de leur hiérarchie en premier lieu mais bien de leur disposition dans la structure globale du flux de texte).
Ensuite, vous pouvez également changer un niveau deux en un niveau trois par exemple par un simple cliqué-glissé dans le sommaire. Impressionnant.
…glissé dans un branche supérieure……et passé de niveau 2 à niveau 3
Deux points à surveiller :
les HUD en fin de texte : si vous déplacez le dernier niveau qui contient ces HUD vers le haut, leur liste suivra. À surveiller
MultiMarkdown Composer n’aime pas les structures non cohérentes ou non contiguës : si vous démarrez sans un niveau 1, il ne suit pas… Idem si vous insérez des niveaux sans que la hiérarchie reste progressive (genre, passer directement du niveau 1 au niveau 4). Grrrrr…!
Réorganiser le flux à tout instant…
Certes on aurait pu imaginer un dispositif à la Day One ou à la Ulysses mais ici, en mode mono-fichier, l’option est de simplement pourvoir déplacer des pans entiers de la structure non via un copier/coller mais en utilisant la fenêtre externe du Sommaire (TOC) pour entrainer vers une autre destination un niveau…
Naviguer…
Le sommaire est aussi le moyen le plus rapide de circuler dans votre texte : un double clic dans un niveau dans la TOC et hop, vous êtes instantanément au bon endroit pour écrire ou vous relire…
La Prévisualisation, pourquoi pas…?
Je ne suis pas emballé par la preview de cette version comme le fait Mou par exemple car on ne peut choisir aisément sa CSS de transformation.
De fait, c’est possible mais c’est à bidouiller soit-même dans le fichier de style, qui est découpé en plusieurs parties dont une dédiée à la CSS de la preview… Là, je vous laisse découvrir comment ça fonctionne.
Marked en soutien
De fait, la prévisualisation peut être réaliser de deux manières…
dans la fenêtre partagée de l’application comme dans Mou
Pour ma part, je préfère conserver Marked ouvert (voir la première copie d’écran de ce billet)
Des préférences plus puissantes
Faites impérativement le tour de ces dernières pour régler votre traitement de texte aux petits oignons…
General
Auto-sauvegarde, gestion propre des tableaux (alignement) si vous les écrivez en Markdown mais aussi un mode Focus (…que j’ai désactivé) et que l’on peut paramétrer en intensité…
Appearence
Choix de la typo de travail, de la taille de la fenêtre, de la valeur de l’interlignage mais, surtout choix des thèmes pour écrire…
MultiMarkdown Composer est livré avec des fichiers styles dont Solarized.style. Bien entendu ces styles peuvent employés directement.
Ou être personnalisés par l’utilisateur…
En ce cas, il vous faudra employer un éditeur de texte et modifier les valeurs, ajouter un peu de code dans la feuille de style pour coloriser la syntaxe, etc.
Editing
Gestion des paires pour accélérer le balisage (accolades, etc.)
Pensez rapidement à désactiver Also apply “TitleCase” capitalization dans Editing pour éviter que tous votre titres de niveaux supportent une capitale à chaque mot, option très anglo-saxonne…!
Syntax
Là, cela se passe de commentaires : à vous de faire vos choix selon que vous soyez astérisque (et périls) ou underscore…! Gaulois, le choix est évident (c’est nul, j’assume…!)
Advanced
De fait, l’essentiel est dans cet onglet, avec, comme dans la version précédente, l’emploi des HUDs qui reste un sacré plus pour éviter de polluer votre texte par des liens longs…! Et facile d’attribuer à une sélection un lien en piochant dans la fenêtre idoine…
En conclusion
Bon, ma pratique est l’écriture de textes plus ou moins longs, du billet d’humeur au test que vous lisez en passant par de merveilleux bref-sellers qui ne trouvent pas leur public !!
Je ne suis pas certain que MultiMarkdown Composer soit, en l’état, la solution la plus adaptée à mon usage car on a tendance à travailler sur un fichier texte très long au lieu de bosser sur plusieurs fragments de texte (le mode corde à linge que j’emploie sur Daedalus touch sur iPad). Néanmoins, je vais persévérer ces prochains jours à le tester…!
Il n’en reste pas moins que c’est indubitablement une solution efficace pour réorganiser à tout instant son plan (…dès lors que vous n’avez pas de trous sans votre structure…!).
C’est le seul point qui m’agace le plus : pas possible de bricoler une structure lâche (sic !) histoire de jeter ses idées sous peine de ne pas voir le sommaire se construire…
Quand j’écrivais hier que cette année allait être l’année du workflow en Markdown, je n’étais pas trop à l’ouest en définitive…
Bien entendu, nos outils sont en perpétuelle évolution. Je ne parle pas des gros produits bureautiques ou des suites dites libres mais bien de ces applications de traitement de texte qui font partie de mon quotidien pour écrire. Et certainement du vôtre désormais…
Chaque développeur fait ce qui lui plait mais il est clair que nous sommes revenus comme aux débuts du Mac dans les années… 84, à l’époque où les mastodontes n’étaient pas encore assurés d’avoir l’incroyable part de marché qu’ils ont désormais.
Et, surtout, de s’emparer de l’étonnant statut de standard (sic !).
Récemment, j’ai reçu des fichiers Word de mon notaire et…
Version de Word incompatible, assurément…
Comme un blême avec Pages également.
…Ou TextEdit qui affiche un grand espace blanc
Avec l’essor de la tablette et du smartphone, ces deux écrans dits de consultation par les experts (hinhinhin !), les éditeurs traditionnels ont laissé, et c’est tant mieux, le champ libre aux petites équipes de développeurs.
Du coup, quel bonheur d’avoir découvert les bienfaits des fichiers .txt et de Markdown. Et de l’intelligence de certains en terme d’ergonomie.
Sur ce terrain, ça avance vite (je ne peux en dire plus… Quel teasing d’enfer…) mais les bêtas sont là. Tous les produits décrits ces dernières années dans urbanbike évoluent avec des options que nous attendions et…
Mais cela sera dit lors de la sortie officielle des versions idoines !
Mon propos est le suivant : les développeurs vont nous proposer des outils de plus en plus efficaces. Mais qui dit efficaces dit essentiellement la prise en compte d’un véritable workflow.
C’est le seul point que je me permets d’indiquer. Les prochains traitements de texte seront Markdown, voire MultiMarkdown et nous permettront de gérer plusieurs fragments textuels dans l’ordre qui nous sied.
Et nos fichiers resteront compatibles, nous laissant encore le droit de passer d’un produit à l’autre, de ne pas être prisonnier d’un unique outil.
Pour le moment, seul l’épatant Day One permet d’organiser ce workflow mais en se basant sur la date de création du fichier (…ou en la modifiant). La concurrence arrive via de petites équipes qui pétillent d’intelligence et de propositions.
Assurément, 2013 va être un bon cru.
Nb : oui deux billets aujourd’hui mais ne soyez pas surpris de ne pas me relire plus avant car rien n’est terminé… Je vous parlerais prochainement de ce que je vis. La meilleure (sic !) image, celle qui me vient spontanément à l’esprit est un groupe de Vautours que Béatrice et moi avions croisé sur une route déserte du côté de Ronda en Espagne… Pas question de tomber en panne sous le soleil brulant…