Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

En voyage : Day One

Mais également au quotidien…

dans ancres | dans mon bocal | écrire | grospod | mémoire | outils | photo | usages

Noter au fil des jours ses parcours, rencontres, lieux traversés peut toujours se faire avec un crayon, un carnet, voire quelques ektas argentiques, cela va sans dire.
C’est la règle chez les écrivains réfractaires aux technologies numériques et j’ai quelques arguments1 pour les conforter dans leurs choix.

Mais pour un quidam qui ne sort pas (trop) des sentiers battus, ne prétend pas partir à l’aventure, n’a pas viscéralement une sainte horreur du numérique (…comme il est bon de le rappeler à longueurs d’interviews…!) et, accessoirement, pas sa seule personne à gérer (…comprendre qu’il doit se soucier de ses compagnons de voyage, de sa petite tribu, faire le plein, conduire, effectuer quelques courses, trouver le prochain hébergement perdu dans la jungle …urbaine…), l’usage d’un carnet sur iPhone couplé aux informations de localisation, à l’appareil photo n’est pas si détestable…!!

J’ai bien un carnet avec des feuilles en papier (si, si…!) confectionnées avec des fibres de vrai bois et de vieux chiffons. Et un crayon. Pourtant, je m’évertue à employer Day One journal + mémoire depuis des années.

J’apprécie la sauvegarde de mes données textuelles, de mes photos, j’ai même un abonnement annuel désormais2, et j’apprécie la direction3 que suit obstinément cette application même si je n’utilise pas toutes les fonctionnalités proposées.

Avec la possibilité de gérer plusieurs journaux, celle très récente d’importer automatiquement les entrées d’un compte Instagram (…ce qui change drastiquement ma relation à cette plateforme), d’importer les photos réalisées avec son iPhone, Day One journal + mémoire est devenu incontournable dans mes usages quotidiens, la mémoire de nos balades et évènements.

Mon propre Day One dépasse allègrement les …10 000 notes textuelles.

Il est vrai que l’arrivée soudaine de Instagram lui a ajouté d’un coup près de 3000 notes photographiques (…que j’ai pris soin de placer dans un journal dédié) mais m’a permis également de reconstituer à mon insu quelques bribes que j’avais négligé dans Day One.

Day One dispose d’un outil de texte qui balise en markdown mais je lui préfère Drafts: Capture ‣‣ Act qui me permet de contribuer dans Day One via une action x-callback-url. Et donc d’exporter un texte finalisé dans cet outil, balisé en markdown avec urls et compagnie, d’un seul appui dans ma barre additionnelle.

Nombre d’applications ont essayé et essayent encore de concurrencer Day One (dont l’excellent Ulysses) mais l’orientation initiale prise au départ par ses développeurs de était exclusivement orienté carnet de notes alors que ceux de Ulysses était de créer un superbe traitement de texte. Bien entendu, leurs propres options se recouvrent mais souvenez-vous bien de l’orientation première de chaque application…!

J’utilise Day One essentiellement sur mon iPhone même si je peux accéder à mes notes depuis mon antique MacBook de 2009 ou depuis mon iPad Pro.

reduc-450

  • Touch ID pour accéder à toutes mes entrées…

reduc-450

  • Multiples journaux et rappel du précédent billet… Écrit dans Drafts* et exporté dans Day One

Le fait de s’astreindre à écrire tous les jours, à conserver quelques vues emblématiques au cours de nos balades me permet de garder le souvenir de toutes nos galères comme de nos émerveillements.

reduc-450

  • Un véritable éditeur Markdown sans voir les balises…

reduc-450

  • Un rappel de chaque évènement avec un grand nombre de photos…

reduc-450

  • Et d’autres infos dont l’heure, l’altitude, la température, la localisation précise, le nombre de pas effectués au moment de l’entrée de la note…

Le fait de pouvoir ventiler ses notes dans plusieurs journaux est fort pratique : ainsi l’un de mes journaux me sert à noter toutes les tâches administratives, pas inutile pour savoir si l’on a remplit toutes ses obligations légales !

À une époque où nombre de mes relations réduisent le nombre de leurs applications sur leurs écrans, Day One (comme Drafts d’ailleurs) occupe une place de choix dans cette stratégie de ne conserver que l’essentiel.

À vous d’y réfléchir même si la version premium a un coût. Cela comprend la synchronisation sur plusieurs occurrences de Day One sur vos écrans (…quatre écrans dans mon cas car deux MacBook), la sauvegarde des textes et des journaux mais également des visuels (près de …12000 clichés dans mon cas)…

reduc-450

  • Recherche par entrées (tous journaux confondus ou su un seul), visualisation des photos prises dans un secteur géographique (avec rappel via la couleur du journal source…

reduc-450

  • Visualisation des lieux où les photos ont été prises… Rappel des jours où j’ai pris une note (là, tous les jours)

reduc-450

  • Recherche par photo, recherche chronologique…

reduc-450

  • L’ajout d’une photo exploite immédiatement ses informations EXIF (pratique…!) et à vous de saisir du texte immédiatement…

reduc-450

  • Chaque note peut être exportée…

reduc-450

  • …ici vers Drafts (mais notez que les balises Markdown sautent — pas les url —, point à corriger prochainement…)

reduc-450

  • En texte pur ou en PDF…

C’est tout…! Bref, un grand Bravo à Paul Mayne et à sa bande de développeurs…


  1. Dont celui de l’énergie pour le crayon et le carnet papier : pas besoin d’une prise de courant, élimination des risques en cas de chute. En revanche, hormis un coup de chance de retrouver des carnets égarés quelques décennies plus tôt comme c’est arrivé à Patrick Leigh Fermor, urbanbike | Le temps des offrandes | Entre fleuve et forêt, aucune sauvegarde en cas de disparition. ↩︎

  2. Je comprends que ce ne soit pas facile d’opter pour cette formule mais, à tout considérer, elle offre plus d’avantages que de désagréments, notamment en stockant vos clichés. ↩︎

  3. …même si je serais client de deux ou trois options d’export (en markdown et au format Word pour faire plaisir à mon ami Iago) ainsi que de la possibilité d’afficher, comme antérieurement, mes textes en cours d’écriture en pur texte habillée des balises markdown …même si je comprends fort bien le pourquoi de ce dernier changement. ↩︎

le 12/06/2019 à 10:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Photo : retour à Camera+ 2 sous iOS

Version iPhone et iPad

dans ancres | dans mon bocal | grospod | photo | usages | vieillir

J’ai abondamment utilisé pendant 72 heures Pixelmator Photo, application qui ne tourne que sous sous iPad, est-il besoin de le préciser.

Puis je l’ai froidement poubellisée1.

Je ne remets pas en cause cette application, elle ne correspond pas à mes besoins de photographe amateur2 (…ceci explique certainement cela) aux usages limités. C’est aussi simple que cela.

En fait, je deviens de plus en plus paresseux en vieillissant (et je pense même que cela n’est pas un défaut, de plus…!).
Je veux simplement employer des apps qui vont à l’essentiel :

  • pour écrire, Drafts: Capture ‣‣ Act3 me permet de noter ;
  • pour capturer une scène, Camera+ 2 me propose d’opter pour le mode de prise de vue qui me convient.
    Point barre.

reduc-450

  • La nouvelle interface sortie il y a quelques jours propose les mêmes infos qu’avant mais de manière plus directe, brutale. J’en suis satisfait…

Le premier utilise du markdown, le second du RAW. Oui, je sais, le parallèle est osé mais j’y trouve bien un rapport.

Drafts me permet ensuite d’exporter vers qui je le souhaite, web ou traitement de textes ; Camera+ 2 m’offre deux manières de modifier mon cliché : soit en mode “j’ai un fichier RAW” et je le post-traite comme un pro (!!) ; soit en mode “clarté pro” qui, avec l’option redresser, suffit généralement à 99 % de mes clichés d’ambiance (je ne suis pas exigeant). Puis, de les poster accessoirement dans Instagram, sur le web pour partager avec les amis ou dans une galerie en ligne.

reduc-450

  • Petit plus sur l’iPad, les infos sont directement lisibles dont la localisation et les traitements déjà utilisés… D’où l’absence de l’option infos.

reduc-450

  • Mais on retrouve, bien entendu, les mêmes outils de correction… Dont clarté pro.

reduc-450

Ce qui est intéressant dans cette app photo, c’est que ces deux modes sont accessibles aisément, seul le mode RAW nécessite impérativement de (re)passer par la Lightbox, la visionneuse dédiée, qui donne accès à toutes les options. Mais, si vous en avez rien à faire, autant rester sur les outils de base (pour ma part, je suis fan des options du Labo).

reduc-450

  • À noter, un widget revu comme le reste de l’interface…

Au début, totalement imprégné du livre de Volker4, je passais du temps dans les réglages RAW avant de découvrir les deux curseurs de clareté pro.

Depuis, je trouve que cela convient pas mal aux images capturées pour mon usage.

Néanmoins, comme j’utilise mon iPhone comme un simple support de stockage comme le je fais avec les cartes mémoire de nos reflex, je vide son contenu vers la vieille version 5 de Lightroom. Et je récupère alors un JPG et un DNG pour chaque cliché.

reduc-450

Je reviens à mon parallèle tiré par mes derniers cheveux : comme pour mon texte formaté en markdown qui me permet de conserver la possibilité d’exporter au format HTML ou DOCX, mes clichés peuvent être utilisés directement en JPG ou, accessoirement, corrigés plus subtilement via le format DNG.

Bref, je ne vais pas poursuivre (…il fait beau — -1° cette nuit, 15° maintenant — et plus envie de me balader avec ma fille), juste ce bref rappel que cette application est aussi l’une des rares à me permettre de faire de la photo rapprochée, à traiter proprement et rapidement directement mes fichiers sur l’iPhone, synchronise si on le souhaite via Photos nos images entre iPad et iPhone. Et Mac…!

Et génère une image RAW+JPG que je retraiterais si je veux…!

reduc-450

  • Traitement dans l’iPhone ou l’iPad… à la condition de repasser temporairement par la LightBox et ainsi retrouver une série d’outils plus complexes comme les courbes, disposer d’une correction d’objectif et d’options d’export…

Néanmoins, la véritable question est de savoir si l’on a besoin régulièrement de ces outils de post-traitement (…et, en ce cas, autant opter pour tout enregistrer de suite dans la dite LightBox par défaut).

Ou rarement.
Dans ma pratique de dilettante, c’est non…!

C’est tout.


  1. Surtout après l’avoir utilisée en mode intensif sur un iPad Pro grand format de première génération, même connecté avec un chargeur 12W, je perdais 1% de charge toutes les deux minutes… Ensuite la jungle dans les fichiers, le poids excessif des versions de traitement conservées par l’app et qu’il faut virer manuellement m’ont convaincu de revenir à un mode opératoire plus simple, sobre. Compatible avec mes deux neurones… ↩︎

  2. Ma réponse dans Twitter n’est pas de la fausse modestie, juste de la lucidité, ce qui ne m’empêche nullement de continuer à collecter des clichés pour mon plaisir. ↩︎

  3. Même problématique : de l’efficacité sinon rien ! ↩︎

  4. Ahhhhhhh ! Dix ans déjà ! urbanbike | Développer ses fichiers RAW | 3° édition 2009. Et pas de nouvelles de Volker depuis au moins 5 ans… ↩︎

le 12/04/2019 à 17:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Pixelmator iPad versus …autre chose…

La simplicité sans IA, c’est pas mal non plus…

dans grospod | photo | usages | vieillir

J’ai testé mardi matin Pixelmator Photo, une App qui ne tourne que sous iPad, un bref essai sans déplaisir, l’application fonctionne bien avec des outils de correction aisés à employer.

Mais, au bout d’une demi-journée, une certaine lassitude m’a fait abandonner cette app, abandon qui n’est pas le fait de cette dernière mais bien de ma …pomme.

Je comprends mes amis Arnaud et Nicolas qui en ont parlé dans leurs supports respectifs. Sauf que je me rends compte de plus en plus du gap entre leurs usages et le mien…! Avec des écrans qui ont largement vécu, une pratique d’amateur, mes besoins sont à 10000 lieues des leurs.

Ces derniers mois, mes seuls objectifs sont ceux du iPhone 7+, même le Canon M reste dans un coin de notre location, totalement délaissé. En cause, son encombrement, certes minimum…

Mais ce n’est pas que cela en fait, plus un état d’esprit… le terme lassitude utilisé plus haut traduit bien mon sentiment avec ce soupçon de à quoi bon ! qui vrille toute tentative. Serais-je dans une phase de dépression…?

Ensuite, cet outil de traitement d’images me fait perdre du temps (…transférer les photos vers l’iPad via Fichiers, post-traiter dans cette app qui peut vite virer à l’usine à gaz1, créer des tas de copies des cliché, etc.) pour un gain chromatique — certes plus exact techniquement — mais aux rendus superbes assez stéréotypés.

Avertissement : vous ne ferez pas un mauvais choix, c’est bien moi qui suit devenu vieux. Pour des copies d’écran, voir les vrais sites qui cause Apple

Car quitte à faire du post-traitement, ce n’est pas le rendu parfait du réel qui m’intéresse mais bien distiller dans mes clichés une sorte de ressenti visuel, une alchimie chromatique qui rende compte de mon état d’esprit du jour. Les résultats peuvent être calamiteux, peu importe, ils sont le reflet de mon état.

Alors ?

Alors je suis revenu à du post-traitement direct sur iPhone et basta. Je réalise mes clichés avec Halide - RAW Manual Camera et traite le tout (sauf si je fais un peu de photo rapprochée directement dans l’app qui suit…) dans Camera+ 2. Cela a le mérite de réaliser des clichés convenables pour mes proches et ceux qui me suivent à distance.

Bref, ai-je besoin d’un outil de compétition pour traiter mes clichés ?! Non.

Archivage

Du coup, je conserve une vieille version 5 de Lightroom, cette application à license perpétuelle désormais …obsolète. Et, toutes les semaines, je vide le contenu de mon iPhone via mon antique MacBook Pro 17” vers des disques firewire 800. La même pratique avec mes boîtiers reflex (qui sont quelque part (??) dans un carton en train de discuter avec mes optiques).

J’attends de les retrouver. Ou pas. Si eux aussi disparaissent, cela ne me troublera pas plus que ça.

Du coup, quelques clichés…

Et 100 % (mais réduits en taille pour cette publication) pour iPhone… Et retraités (hihi…!) mardi pour voir…

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

Plus quelques clichés dans Salamanca l’après-midi pour voir…

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

Voilà.


  1. C’est injuste car l’ergonomie pour le traitement est bien fichue, c’est essentiellement la gestion des fichiers qui me décourage ! ↩︎

le 10/04/2019 à 11:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #