Urbanbike

Index |
ou détaillée | Fil RSS | ATOM

Markdown, une révolution silencieuse ?

Après bien d’autres…

dans dans mon bocal | vieillir

En discutant avec Marc Autret mercredi dernier, en fin de conversation, nous avons bifurqué sur le balisage Markdown que nous employons l’un et l’autre.

Marc est un utilisateur nettement plus pointu que moi et depuis longtemps. C’est lui qui m’avait signalé le script de conversion d’un texte balisé en Markdown vers les styles paragraphes de Adobe InDesign.

Pour ma part, j’ai découvert ce balisage en février 2011. J’avais été intrigué par le fait qu’il soit mentionné dans Nebulous Notes que je testais alors et j’ai voulu en savoir plus… Du coup, je l’adopté dans les semaines qui suivirent, sidéré — littéralement — par cet œuf de Colomb textuel.

Ce qui m’avait séduit sur le moment et continue à me convenir…

  • l’absence de format propriétaire (j’en avais assez des variations de format de Word et donc de la quasi obligation d’acquérir une nouvelle version de cet ouvre boîte numérique devenu un standard incontournable),
  • le poids ridicule des fichiers (et pour cause, du pur texte qui permettent, de plus, de les sauvegarder ou les échanger sans difficulté),
  • la simplicité désarmante du balisage (…désormais splendidement épaulée par des barres additionnelles sur tous les bons traitements de texte).
  • les options d’export élargies.

Ensuite j’ai ajouté les notes de bas de page de MultiMarkdown ce qui m’a amené à chercher des applications un peu plus riches dans leur capacité à traiter du Markdown.

Quelques révolutions sous mes yeux…

Même si je me suis rapidement enthousiasmé pour ce balisage rigolo et ses astérisques cosmétiques1, je n’ai pas mesuré de suite sa portée dans mon quotidien. Or il est clair que cela l’a modifié de fond en comble en m’amenant à utiliser des outils légers et véloces au lieu de mes traditionnelles usines à gaz bureautiques, celles avec lesquelles j’ai passé plus de 25 années de ma vie.

À mes yeux, j’avais déjà eu la chance de vivre quelques chouettes révolutions qui, souvent, n’ont pas été perçues comme telles sur l’instant.

Les seules qui m’ont marquées de suite furent l’intrusion du Lisa dans ma vie professionnel, puis la concrétisation matérielle du GrosPad, à savoir le iPad.

À ce propos, ce qui m’a marqué reste…

  • le Lisa bien entendu, mais pas tout seul : avec la suite lisa 7/7, son mulot et, ce, une année avant le Macintosh dans mon histoire personnelle
  • l’application LisaDraw qui a été l’application qui m’a attiré vers Lisa, produit qui est devenu au fil des déclinaisons MacDraw puis Claris Impact… 20 ans de ma vie professionnelle en définitive…
  • PostScript, illustrator et l’impression laser en noir et blanc
  • Bien entendu PageMaker, Quark XPress avant de poursuivre sur InDesign
  • Mention spéciale à FrameMaker qui m’a montré que l’on pouvait aller bien au délà de Microsoft Word même si je le savais déjà avec Colombine et Writer+. Regrets éternels pour son non portage sous OSX.
  • Autre mention spéciale à ArtMixer…
  • la première version de PowerPoint (celle de Forethought) avant son rachat par Microsoft tout comme celle de FileMaker du même éditeur…
  • les premières numérisations de diapos (des ektas réalisées à Ravenne en Italie avec des parasols à rayures noires et rouille) avec un BarneyScan, ancêtre de PhotoShop…
  • TextExpander pour m’éviter de ressaisir mille fois par jour les mêmes chaînes de caractères
  • l’arrivée du grosprod, alias iPad
  • et enfin Markdown et sa cohorte de traitements de texte même si je peux également évoquer l’emploi de .fountain pour rédiger sans peine des scénarios.

Certes il y a eu d’autres révolutions comme les LaserGraphics Film Recorder pour shooter nos diapositives réalisées sous MacDraw en 35 MM argentique, le format .otf (pour OpenType Font) qui explosait la limite des 256 glyphes, l’iPhone, la découverte du boîtier Kodak DCS Pro SLR juste avant qu’il ne soit plus commercialisé… les touches prédictives d’iOS 8, le mode dictée. Et bien d’autres choses encore.

…et une nouvelle révolution naturelle sous mes doigts…!

Mais, dans ces dernières années, hormis les disques SSD et la finesse de l’écran Retina, ce sont bien les traitements de texte et Markdown qui m’ont intéressé…

Après Daedalus touch, c’est la version de Ulysses III et Ulysses for iPad qui me permettent d’écrire. Bien entendu j’emploie des tas d’autres produits, de Editorial à Drafts 4 en passant par Day One, Byword, iA Writer. Mais pour écrire autre chose que des chroniques, me lancer dans la narration et assembler ces fragments épars, c’est Ulysses2.

Bref, j’espère en vivre quelques unes encore avant de recycler mes atomes…


  1. Je n’ai pas oublié les remarques désagréables que m’ont valu l’usage de ce balisage… ↩︎

  2. Sans oublier ses thèmes personnalisables… je suis addict à Watermelon Pop ↩︎

le 06/02/2015 à 19:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Déchetterie | 4

Histoire sans fin

dans dans mon bocal | mémoire | vieillir

Pratiquement deux années à vider ce goulp…

J’ai renoncé à enregistrer mes allers et retours à la déchetterie. Je dois allègrement dépasser la trentaine de déplacements à vider méticuleusement dans les bennes dédiées.

reduc-450

Un ce matin, deux autres hier.

Comme d’habitude, du vrac, beaucoup de vrac : vieux abats-jours déglingués, trois tonnes de torchons limite moisis, de la literie, une table en métal (…qui a trouvé un nouveau propriétaire)… Une autre devait suivre mais je n’avais pas les clés pour la démonter.

Et puis il y a le prochain chargement qui commencer à s’entasser dans le garage…

Cette fois-ci, il s’agit des produits toxiques qui ne sont collectés qu’un jour donné : vieux détachants, produits non identifiés mais avec quelques symboles clairs, solvants, produits ménagers en fin de carrière, piles usagées, ampoules vrillées…

reduc-450

Pots de peintures, bidons d’huile moteur…

reduc-450

J’accumule le long de la porte du garage cet héritage (sic…!) en nombre…

reduc-450

En faisant un dernier tour, je tombe sur un ultime spot que j’avais délaissé… Joie et bonheur.

Cela aura nécessairement une fin. Ou pas…!

le 02/02/2015 à 15:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

I’ll remember April

Retour sur mes années sans musique…

dans ancres | écouter | mémoire | usages | vieillir

Oui, sans.

Maintenant que je suis un vieux biiiip, que je commence à avoir un peu de temps devant moi, j’en profite pour réaliser ce que je n’ai jamais eu l’opportunité de faire, revisiter les musiques entendues naguère1, bien avant de revenir en France, bien avant une réintégration au forceps dans le dispositif scolaire, bien avant d’enchaîner une quasi décennie de pensionnat.

La musique chez mes parents, c’était leur affaire, leurs disques avec une chaîne stéréo aux baffles volumineuses2.

Ma mémoire du jazz et de la musique cubaine, c’est ce qui m’est resté de l’époque où, gamin d’expatriés, je n’étais pas (ou peu) scolarisé. Ensuite, long tunnel jusqu’à mon entrée à l’école d’architecture. Pendant cette période, pas de radio ni de disques en pension, pas de copains musiciens, une guitare sommaire3 à la Bobby.

Bref, toute une éducation à (re)faire…!

Certes, dans ma vie d’adulte, je me suis rattrapé. Il est clair que j’ai des tas de manques que je m’efforce de combler.

Tout ceci pour dire que iTunes est un sacré outil pour rafraîchir ma boîte à souvenirs.

reduc-450

Récemment — lire urbanbike | 2015, flottements, questions… — je me suis repassé en boucle I’ll remember April mais j’avais conservé en mémoire d’autres interprétations avec d’autres musiciens.

Mais les quels ? Oui, je ne sais si c’est un Alzheimer précoce mais j’ai peu de mémoire des noms propres.

Sauf que sous iTunes, il y a une méthode fort simple : faire une recherche avec “I’ll remember April” comme mot clé.

reduc-450

Et, bingo, j’ai retrouvé (une cargaison…!) de versions entendues interprétées par Dexter Gordon, Chet Backer, Stan Getz mais également Martial Solal, Tete Montoliu (redécouvert récemment), Cal Tjader (idem), The Modern Jazz Quartet, etc.

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

reduc-450

Gros intérêt supplémentaire, pouvoir écouter les premières secondes de chaque interprétation et, en utilisant Drafts 4, — voir urbanbike | Pratique : récupérer des infos iTunes avec Drafts 4 iOS — constituer un catalogue imaginaire.

Et comme les dates sont parfois inscrites, de très chouettes surprises. Comme ce Tjader Plays Mambo de 1956… Ou ce Hamp & Getz de 1955 avec une interprétation de Louise suivi de ce Diz and Getz de la même année.

Et enfin, Stan Meets Chet de 1958 avec I’ll remember April, petite madeleine (sic…!) sonore…! Bien entendu, aucune certitude, juste une impression de déjà entendu sans aucune garantie…!

En conclusion, comme l’expérience est reproductible par tous, c’est un prétexte pour partager.


  1. C’est en vidant ce qu’il restait chez mes parents que cela m’a pris, lire urbanbike | Pourquoi garder les photos banales réalisées avec un iPhone…? ↩︎

  2. Même ces deux là se sont envolées…! ↩︎

  3. …une guitare désaccordée, offerte par un ami de ma mère sous je ne sais quel prétexte. Pas question de l’emporter en pension dans un box pour six gamins ouvert sur un couloir. ↩︎

le 24/01/2015 à 21:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #