Que faire de l’eau inutilisée ?
Comment vieillir chez soi | 7
dans
dans mon bocal |
usages |
vieillir
Un peu de provocation car les nombreuses fois où nous jetons littéralement une eau propre est loin d’être négligeable.
Sur notre ile qui ne dispose pas de sources, il est naturel d’économiser l’eau, de ne pas la gâcher…
En été, ce n’est pas compliqué : éviter de prendre des douches longues, éviter d’arroser son jardin en pleine journée mais surtout ne pas vider inutilement l’eau vers l’assainissement.
Laver une salade, c’est — de facto — arroser a minima au pied les végétaux dans le jardin avec l’eau de rinçage.
Le rapport avec ta cambuse ?
N’ayant pas de machine à laver la vaisselle, j’ai acquis chez IKEA une petite essoreuse à salade dont j’utilise en permanence la partie bassine.

Cette dernière reste à demeure dans mon évier de 40 par 40 cm et réceptionne l’eau que j’utilise pour …laver une tasse, rincer une cuillère, mes mains, etc. Typiquement des activités qui démarrent dès le petit-déjeuner.

Comme cette eau n’est généralement pas souillée (ou si peu), je l’emploie pour arroser les plantes du jardin.
Arroser les plantes…
Je n’ai pas acheté chez IKEA les produits de la collection BERGVATTNET dont le seau astucieux qui est proposé pour récupérer automatiquement les premiers litres d’eau froide d’une douche via un déviateur…!
En lieu et place, j’ai posé sur le réceptacle de douche un simple saut en plastique. La taille de la douche (80 x 100) le permet aisément.

Aussi, quand je démarre une douche, rince mon maillot de bain (…le machin suspendu dans l’image qui précède), je dirige le pommeau de douche dans ce seau, CQFD.
Et avec cette eau encore frâiche, j’arrose les gauras qui survivent devant l’entrée !
Idem quand je nettoie tous les trois ou quatre jours la poubelle qui réceptionne nos déchets organiques : le tuyau l’arrosage permet de décoller ce qui est au fond du bac et, au lieu de perdre cette eau, j’arrose — même si surnage dedans quelques pelures d’oignons ou de carottes — les arbustes du jardin.
Nous avons un composteur de 650 litres qui permet de récupérer les tontes mais, surtout, tous nos déchets organiques… Vu la canicule, il est au repos en ce moment mais le volume du compost tend à se réduire, preuve que le process est en marche (…ne pas oublier de malaxer, remuer, aérer son compost).
Ou la chasse d’eau…!
Enfin, j’utilise une chasse d’eau avec deux options d’évacuation, évite d’utiliser des kilos de papier hygiénique. Et partage avec Amélie Nothomb la même obsession…! D’ailleurs s’il est inutile d’arroser, l’eau de la bassine sert alors de chasse.
Prochaine étape, ajouter un abattant qui fait office de bidet (…je pense que les prometteurs de ce modèle se sont bien marrés en choisissant son nom…) mais je sais d’expérience que c’est efficace car si l’on a supprimé cet objet dans l’hexagone, cet accessoire est toujours installé en Italie comme en Espagne et cela n’a rien de décoratif…
D’aucuns vont nous expliquer que l’on pourrait basculer vers des toilettes sèches. Or, ne vivant pas continuellement sur place, nous avons opté pour des toilettes conventionnelles (et non suspendues…!) avec cette possibilité de ne pas déclencher un tsunami à chaque utilisation !
Enfin, disposant d’une app pour notre consommation d’eau, facile de surveiller cette dernière au jour le jour au même titre que la consommation électrique.
Reste à installer des réservoirs d’eau de pluie en aérien — des pas trop abomifreuses… — au pied de chaque gouttière en évitant d’en faire des spots à moustiques…
À suivre…