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Celui qui a peur du loup | Polar

Karin Fossum

dans ancres | autislande | lire

Je sais : deux dans la même semaine, c'est trop. Mais c'est cela la période estivale, la possibilité de rattraper le temps perdu et de lire en accéléré une pile de livres en souffrance. Ou de lire plus décontracté.

Après Ne te retourne pas ! de Karin Fossum, Béatrice m'a passé dans la foulée un second livre de cet auteur qu'elle venait juste de terminer.

Polar que j'ai lu en deux épisodes en un seul après-midi. Je pense que le sujet m'a indirectement touché avec le personnage d'Errki, ce gamin qui s'échappe d'un centre psychiatrique. Paradoxalement, dans cette histoire, c'est certainement le plus lucide malgré ses petites voix intérieures, ses peurs paniques et sa gestuelle répétitive. Le mot autiste n'est pas évoqué mais le regard des autres sur ce môme m'a également remis en mémoire nombre de situations vécues. Bref, Karin Fossum trousse une fois de plus un scénario savoureux même si l'intrigue d'un bon polar ne peut se dérouler sans son lot de cadavres.

L'histoire est démente, anachronique et la confrontation d'Errki avec un braqueur de banque mériterait d'être porté à l'écran… J'en dis déjà trop car au risque de me répéter, cet auteur a un talent fou et je ne souhaite pas déflorer la trame de ce récit dramatique entrecoupé de situations souvent loufoques.

Bref une chouette semaine avec la lecture de ces deux excellents polars de Fossum. Je lis en ce moment Suave comme l'éternité de George P. Pelecanos, l'auteur de Funky guns et ce n'est franchement pas le même niveau.

Bref, commencez par Ne te retourne pas ! et si, comme moi, vous tombez sous le charme, vous aurez le choix entre Le diable tient la chandelle et Celui qui a peur du loup pour poursuivre.

Bref, à mes yeux, à nouveau un bouquin remarquable (et plus encore à cause de ce môme givré et soupçonné par tous). Si cela pouvait changer d'un iota le regard du lecteur sur les gamins étranges, ce serait déjà cela de gagné.



Celui qui a peur du loup
Karin Fossum
Traduit du norvégien par Alex Fouillet
JC Lattès
9782709626002 | 20 € | 365 pages



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le 10/08/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Canon EOS 7D | 5

Chemins côtiers et photo rapprochée

dans ancres | photo | potager

Peu-à-peu j'apprivoise ce Canon 7D à mes besoins limités. Je l'utilise avec le Gitzo GT3320BS calé sur moi et mon vieux EF 180 mm f/3.5 L Macro USM.

Comme me l'a fait remarqué Franklin par courriel suite au billet précédent, avec un rapport de x 1.6 du au petit capteur du 7, le 180 mm se transforme en un 280 (288 mm pour être précis) confortable mais nécessitant de travailler avec des vitesses plus élevées (pas d'IS).

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(Canon EOS 7D + EF 180 mm f/3.5 L Macro USM, 1/500°, ƒ/5.0, 200 ISO)

Et souvent, c'est bien pratique en photo rapprochée… Surtout dans des endroits où le moindre faux pas peut être gênant…! Comme la pluviosité est réduite cette année, les sentiers côtiers sont hyper secs et poussiéreux, facile de glisser mal chaussé.

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Détail (1/800°, ƒ/6.3, 200 ISO)

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Les hautes vitesses permettent également de figer cette araignée dans sa toile ballottée par le vent (une autre donnée permanente par ici)…

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Détail (1/1600°, ƒ/5.6, 200 ISO)

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Ou ces chardons en avant plan d'un champ de maïs…

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Détail (1/800°, ƒ/5.0, 200 ISO)

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Du coup, je commence à mieux comprendre l'avis de Laurent qui, depuis des années, me vante les bénéfices d'un petit capteur avec une optique macro. Je pense qu'il a raison même si je reste très attaché au format fullframe.

NB : le rendu de ces images est à la louche car opéré depuis mon portable.

Pour mémoire :
Divers produits Canon chroniqués…

le 09/08/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Ne te retourne pas ! | Polar

Karin Fossum

dans ancres | lire

Si vous n'avez pas encore fourré votre nez dans un polar de Karin Fossum, profitez de l'été pour ce faire. Mais attention, je suis certain que vous risquez comme moi d'allumer à nouveau votre lampe de chevet pour comprendre la trame de l'histoire…! C'est Béatrice qui me l'a fait découvrir (et qui vient de me glisser un nouvel opus au moment où je saisis ces lignes…!).

J'avais déjà chroniqué ici son livre Le diable tient la chandelle, un très très bon polar mais Ne te retourne pas ! m'a littéralement scotché. Je ne mens pas en vous disant que j'ai rallumé hier soir.

Karin Fossum écrit magistralement, ses histoires sont déroutantes mais absolument pas fumeuses, les personnages ont de l'épaisseur et sa description des lieux est telle que j'ai toujours l'impression de les visualiser précisément.

Enfin les milieux décrits sont tout à fait "normaux", comprendre "non crapuleux". La vie de vos voisins, quoi…! Sans oublier l'inspecteur Konrad Sejer…

Ce qui est flagrant avec Fossum, c'est son incroyable capacité à nous étonner, à nous surprendre, à injecter de l'imprévu. Pour ma part, je la trouve nettement plus pertinente que Gunnar Staalesen ou même Arnaldur Indridason sur la manière de brosser, construire un récit.

Bon, ne pas négliger le travail de la traductrice, Marie Lunde, qui arrive sans souci à me faire avaler que ce livre à été (très bien) écrit en Français.

La, cela démarre par une petite fille qui accepte de monter dans une camionnette conduite par… Mais j'en dis déjà trop. Allez, j'ajoute que ce n'est pas le sujet du livre, ce serait trop… simple !

Ce livre a eu en 1996 le prix Riverton en Norvège. Plus que mérité. Ne te retourne pas ! est un polar remarquable et je pèse mes mots.




Ne te retourne pas !
Karin Fossum
Traduction de Marie Lunde
ODIN
9782913167100 | 16,62 € | 312 pages



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le 08/08/2010 à 11:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #