Ce qui suit en citation est un simple copier/coller de la notice consacrée à Étienne Albrieux et disponible en entier sur le site du Musée d’Allevard. Comme il n’y a pas de notice sur Wikipédia, cet emprunt…
Étienne Albrieux est né le 2 juillet 1891 à Annecy, où il passe une partie de son enfance. En 1903, il quitte sa ville natale pour Lyon, afin de continuer ses études et il intègre le Lycée Ampère dans le but de devenir professeur.
Héritier d’une famille d’artistes, il hante les musées lyonnais et se découvre une passion pour la peinture. Il prend alors des cours de peinture avec le maître Tony Tollet qui enseigne au petit collège de Lyon. Sa vocation est toute tracée et il rejoint les Beaux Arts de Lyon, ayant pour compagnon Raoult Servant ou Louis Bertola. Très vite, il part rejoindre les Beaux Arts de Paris et ses efforts sont couronnés par des médailles de bronze, d’argent et de vermeil.
Malheureusement, la 1ère guerre mondiale brise net le cours de sa carrière. Mobilisé, il part très vite sur les champs de bataille en Alsace, se retrouve à Verdun puis en Belgique. Blessé, il obtient la croix de guerre et la médaille militaire.
À la fin de la guerre, il épouse Madeleine Lamachère et le couple vient s’établir à Saint Pierre d’Allevard, où vit la famille natale de Madeleine. Étienne Albrieux entre alors aux Forges d’Allevard. Deux enfants vont naître de cette union : Agnès en 1921 et Gérard en 1922. Et dès 1923, les forges d’Allevard vont fournir un appartement de fonction à la famille.
Étienne Albrieux expose régulièrement aux thermes d’Allevard, au Salon de l’ouest Lyonnais et envoie des œuvres à la société des amis des Arts de Grenoble, dont il est membre. Son inspiration est principalement tournée vers son pays d’adoption. Il réalise de nombreuses œuvres peintes au couteau qui traduisent sa passion pour les sommets de Belledonne et des Écrins, comme le lac des Sept Laux, le village du Chazelet, la Meije, le village de Pinsot sous la neige, et pour les paysages de son enfance, le lac d’Annecy…
La montagne prend alors toute sa dimension esthétique. Épris de montagne et de paysages, Étienne Albrieux entraîne sa famille vers les alpages ou les plus hauts sommets afin de pouvoir réaliser ses œuvres (photographies et tableaux).
Il produit alors un très grand nombre d’œuvres qui feront la joie des collectionneurs et amateurs d’art pictural. Jusqu’à son décès, le 31 mai 1962, il restera attaché au pays d’Allevard.
Il laisse derrière lui une œuvre abondante et variée : peintures sur carton, sur toile, dessins, croquis, sculptures…
Pourquoi ce billet…?
Parmi les rares choses que nous avons conservé de Marguerite en 2007, ces cinq grands tableaux signés Étienne Albrieux, artiste local d’Allevard.
Cela s’explique aisément, Margo séjournait régulièrement dans cette région, adorant marche et montagne.
Ensuite, une passion pour la photo, les arts et, qui sait, une proximité inconsciente entre l’histoire personnelle de ce peintre et celle de son propre père.
Relire urbanbike | Il y a 100 ans, François Joseph Cruciere…





Mardi, j’ai pris deux minutes pour photographier au iPhone ces toiles qui prennent la poussière. Et après les avoir proposées au musée cité plus haut, l’idée de vous faire découvrir ce peintre me semble sympathique.
Dont acte.
Drafts : carnet de notes ou dispatcher ? Les deux !
dans
drafts |
écrire
La version 5 de Drafts: Quick Capture arrive en avril et n’a rien d’un poisson. Même s’il reste des points encore flous, je suis totalement séduit depuis la première bêta de début février. Pourtant, Drafts ne débarque pas de nulle part, la version actuelle (4) est robuste, subtile et répond parfaitement à mes usages, je pourrais parfaitement m’en contenter comme je l’ai fait jusqu’à présent .
Mais alors, pourquoi cet enthousiasme ? Qu’est-ce qui rend la version 5 un peu plus indispensable à mes yeux ?!
Mes billets précédents répondent à cette interrogation :
- la coloration syntaxique est l’élément le plus visible mais ne dispose pas encore d’une fonction d’édition comme c’est le cas pour Ulysses : en gros, pas question – encore – de “fabriquer” son environnement chromatique.
- Mais c’est essentiellement la gestion de la barre additionnelle qui me séduit en me permettant de hiérarchiser, sous la forme de barres séparées atteignables via un simple déplacement vertical du doigt, les groupes de commandes les plus utilisées quotidiennement
- enfin, la mise en œuvre des actions a été totalement revue. Au lieu d’appeler des éléments dans les panneaux pour les jouer via la barre additionnelle, tout est au même endroit avec la possibilité de masquer ou afficher ces derniers.
De l’importance de l’usage et des brouillons…
Mais tout ce qui précède n’a de sens que si l’on utilise cette application.
Or, il est vrai que la compréhension de l’app n’est pas immédiate, j’ai moi-même été déconcerté par l’arrivée de cette application… Et ce n’était pas la seule fois que je ne saisissais pas l’utilité d’une app…!
Aujourd’hui, enfin …depuis quelques années, Drafts est mon premier choix, l’application que j’ouvre en premier lieu pour écrire, saisir sans me soucier de ce que deviendra ensuite le texte qui naît sous les doigts.
C’est ensuite, avec un peu de recul, que ma note va finir dans Day One journal + mémoire, iA Writer ou Ulysses. Parfois un envoi vers Editorial mais ce dernier a d’autres usages dans mon quotidien.
Et bien entendu, le tout synchronisé via iCloud entre mes écrans sous iOS (il n’est pas dit qu’une version OSX de Drafts ne sorte pas un jour…!).
Mais d’autres cibles sont employées comme Twitter ou, plus fréquemment, Mail ! Je rédige mes brouillons dans Drafts puis exporte mon Markdown converti dans Mail. Sauf que je suis bien plus concentré dans Drafts, c’est indéniable.
J’apprécie de plus le versioning de Drafts qui me permet de revenir à un brouillon précédent en cas de dérapage de ma pensée !
N’oublions pas Things 3 et Fantastical 2 pour iPhone que je peux aussi nourrir depuis Drafts.
Je ne suis pas le seul à employer Drafts, ma fille l’embarque sur ses iPad et iPhone pour prendre des notes à l’université.
Le changement par rapport au lycée, c’est qu’elle peut saisir au clavier tranquillement en amphi. De plus, en cas de coup de mou de l’un de ses écrans, elle poursuit, toujours sous Drafts, sa saisie sur l’autre. Puis, chaque soir, elle consolide ses notes en les amendant dans Ulysses.
Bref son iPad lui est indispensable pour travailler et étudier (il paraît que c’est le thème de la Keynote d’Apple ce soir).
Bref, elle utilise deux outils essentiellement, Ulysses en aval et, surtout, Drafts en amont.
Ensuite ?
Toutes ces notes utilisées ailleurs sont ensuite poubellisées. Elles ont fréquemment été exportées vers Dropbox préalablement à défaut d’atterrir directement dans telle ou telle application. Comme ces exports sont horodatés, cela me permet également d’avoir quelques versions de mes notes.

Du coup, Drafts: Quick Capture (la version actuelle) ne conserve que mes notes en attente, mes brouillons, mes drafts…!
Et c’est le rôle de cette app qui me permet de démarrer de nombreux billets sur des tas de sujets (…mais tous ne finissent pas dans urbanbike…!). D’où l’importance des tags pour trier et retrouver les sujets par thèmes.
La prochaine version, forte de sa nouvelle ergonomie, ne va pas déroger à mes usages mais m’apporter une grosse pincée de confort.
D’autant que je saisis un grand volume de mes petites notes sur mon iPhone 7+, écran qui dépasse mes autres écrans sur le plan strictement machine à écrire.
Il faut reconnaître à ce dernier de m’accompagner partout, d’afficher une autonomie confortable et de me permettre de prendre également des notes photographiques. Ma fille dispose de mon iPhone 6s+ et apprécie également cette taille optimale d’écran mais préfère néanmoins saisir sur son iPad.
Bref, nous attendons en avril la sortie de la version 5 mais notez dès à présent qu’il existe une action pour exporter un fichier créé sous Drafts 5 vers Drafts 4…
C’est tout pour aujourd’hui…
Avertissement : ce billet n’intéressera que quelques amis et vous pouvez vous dispenser de poursuivre même si je vais causer écrans !
Indispensable digression !
Au tout début (30 ans ?), mes premiers verres étaient nécessaires pour corriger de faibles mais épuisants dysfonctionnements visuels. Je trouvais ces appendices disgracieux sur mon nez. Puis, à force de bosser devant un écran, ces accessoires sont devenus …indispensables !
Les années suivantes, je prenais rendez-vous entre deux charrettes pour filer directement chez Madame Sourdille me faire examiner les yeux avant de passer (…merci Gérard) une tête à l’angle de la rue du Mont-Thabor et de la rue de Castiglione chez mes voisins de tablée du midi.
Oui, c’est du fait de cette proximité à l’heure du déjeuner, suite aux propos échangés avec les opticiens de Meyrowitz en présence de Juliette et Pierre, que je me suis décidé la première fois à franchir la porte de leur intimidante boutique.
Je me sentais pas à ma place, moi simple graphiste, avec la clientèle cosmopolite de cet opticien historique qui approvisionnait (et approvisionne toujours) nombre de grands de ce monde.
Débarquant la première fois en jean et t-shirt parmi leurs clients à fort pouvoir d’achat, cet univers m’avait impressionné mais mes compagnons de déjeuner m’attendaient et m’ont traité comme tous leurs clients, avec efficacité et en prenant le temps nécessaire de me conseiller.
Du coup, ils sont devenus, tout aussi naturellement, mes opticiens de référence.
Deux fois deux verres…
Ces dernières années, j’ai vécu avec mes verres plus trop adaptés. Et puis, ces derniers mois, une fatigue visuelle de plus en plus intense. Trouver des astuces est assurément une solution mais pas la meilleure…!
Car aujourd’hui, hormis me déplacer quelques minutes en mode bokeh dès que je retire mes lunettes, je suis totalement perdu sans leur présence.
J’ai fini par décrocher un rendez-vous dans mon coin avec une excellente ophtalmo (et, zut, qui part aussi à la retraite) et qui a fait un bilan sans appel… Pas inutile de basculer vers de nouveaux carreaux…!
Puis je suis passé chez Meyro…!
En résumé, je suis désormais doté de deux paires de bésicles.
- Une de dotée de varilux pour toutes mes activités quotidiennes avec assombrissement des verres au soleil au premier rayon UV (…appelez-moi Tom Cruise…)…
- Une autre dotée également de varilux mais à champ rapproché (max 1 mètre) pour bosser devant mes écrans avec un traitement spécifique filtre bleu pour atténuer le rayonnement des écrans.
Comme me le rappelle JM, mon opticien, en mode ironique… « Tu es hypermétrope astigmate et presbyte par ta relative jeunesse ». Arf…!
Alors ?
Les premiers jours sont toujours un moment de fatigue, d’adaptation, notamment pour les varilux à champ large. On fait un peu plus gaffe en descendant les escaliers, histoire de voir où on pose les pieds.

Et puis le cerveau s’adapte et, passé quatre jours, c’est assimilé, pris en compte.
L’assombrissement solaire des verres est ultra rapide et cela présente une option fort pratique dans mon cas, celui de ne plus faire peur aux inconnus…! En effet, mon strabisme est masqué par le filtrage et je sens moins la gène qui transparaissait jusqu’à présent dans le regard de mes interlocuteurs, fort mal à l’aise avec mes yeux qui divergent !
L’autre point à prendre en compte est celui de la prise de vue : j’évite de corriger la chromie de mes images prises à l’iPhone avant de déclencher, vu que ce filtrage modifie légèrement (tu parles…!) ma perception de la scène.
Le soir, je change de bésicles pour passer en mode rapproché et lire tranquillement avec une précision digne d’un scalpel mes fils RSS ou admirer des détails de construction qui sont ensuite relayés sur ancr.es via une photo ou deux.
Fatigue en moins…
La bonne surprise est, qu’effectivement, je peux sombrer dans les bras de Morphée sans période intermédiaire, plus d’excitation due à cette lumière bleue.
Par contre, si je me déplace dans ma piaule avec ces verres sur le nez, ça passe car je connais les lieux ! Pas question de sortir dans la rue ainsi équipé !
Bref, cette solution à deux montures a le grand mérite de couvrir tous mes besoins, mais pas celui de couvrir mes frais ! Sachez que l’on est couvert (en très faible partie !) par la sécurité sociale et nos mutuelles. Et seulement pour une paire de lunettes tous les deux ans.
Mais, au même titre qu’un bon fauteuil Aeron pour un graphiste pour bosser 10 à 12 heures par jour, de bonnes paires de lunettes de compétition sont également vitales pour continuer à bosser, bouger, écrire et, accessoirement, se cultiver.
Alors, oui, c’est une dépense conséquente mais moins cher qu’un iPhone X…! Et j’en ai a priori pour quelques années même si je regrette l’obsolescence de ma propre personne…!
Mieux, j’ai toujours mes antiques montures titane Lindberg quasi increvables et légères, donc que les verres à remplacer. Bon, je sais qu’elles peuvent casser d’un coup au bout d’une vingtaine d’années mais je croise les doigts !
Bref, merci à JM chez Meyrowitz pour ses conseils avisés.