Les lecteurs qui me font l’amitié de me lire depuis des années ont été parfois les témoins de discussions animées. Et notamment à propos des traitements de texte. iA Writer fait partie des rares produits qui ne me laissent pas indifférent, application que j’emploie depuis 2010 sur iPad…
Ce n’est pas un secret : je me suis accroché plusieurs fois avec son developpeur principal, que ce soit à propos de l’absence de TextExpander (ajouté puis supprimé). Mais essentiellement lors de la sortie de iA Writer Pro. Tout est en ligne sur ce blog.
L’application est devenue ensuite iA Writer 3 puis 4, celle que j’employais encore il y a quelques jours.
Et puis, en lisant une annonce de l’arrivée prochaine de la version 5, par jeu, j’ai demandé à beta testé cette dernière, pensant que j’allais me faire expédier sur les roses vu nos différents passés. 5 minutes plus tard, j’ai obtenu un code pour le récupérer via TestFlight. Et hop.
En période de finition
Après avoir pas mal réagi hier (copies d’écran, demandes diverses, remarques, propositions…), j’ai également demandé si je pouvais juste l’évoquer, ce que je fais à l’instant.
Je ne vais pas tout raconter car ce n’est pas ce qui me motive, le scoop de la mort qui tue, etc.
D’abord, l’app est stable (et pour cause, ne part pas de nulle part…!). Et je me retrouve dans un environnement nouveau qui est aussi pratique au clavier tactile (je ne vais pas évoquer de clavier physique vu que je n’en emploie aucun même si j’en possède un dans un coin…) qu’au… stylet.
Car c’est essentiellement cet aspect d’un usage calligraphique qui m’intéresse !
Cette version perd ce qui fut l’argument de la toute première version de ce traitement de texte, sa barre additionnelle qui a fortement évoluée au fur et à mesure des années jusqu’à disparaître dans la version 5 à venir…!!
Et ma principale surprise est que cette disparition est assez logique, je pense bien entendu à la réduction à un point d’entrée de celle sur Syml (iPad iniquement) ou encore aux trois touches disponibles sur Ulysses.
iA Writer est nettement plus radical : un unique accès.

S’il faut toucher trois fois pour baliser un mot au stylet, c’est au clavier sur iPhone que tout devient lumineux.
Une simple tape glissée depuis l’icône unique, l’affichage du panneau, le doigt qui file sur la balise souhaitée et on relâche.
C’est tout. Le clavier revient en place…

Du coup, j’ai réorganisé la position des balises en fonction de mes usages. Et…
J’ai écrit en préambule, pas de test complet.
À suivre donc…!
Ces derniers temps, matelas à mémoire de forme ou simple lassitude, j’ai cessé d’écrire sous ma couette. Je ne sais si c’est un problème d’oreillers, mais je suis revenu de cette posture, tout comme j’ai cessé (…enfin, je me corrige quotidiennement) de poser les pieds sur mon bureau en stationnant dans mon Aéron.
À force de faire tout et, surtout, n’importe quoi, je sens que mon corps n’est pas trop fan de ces positions acrobatiques…
Malgré la marche régulière en compagnie de ma fille, nos séances de ping-pong, je sens comme de petites tensions qui peuvent être liées à mon grand âge !
Ou pas !
Je suis parti d’un autre constat : est-il normal de passer autant d’heures assis ? Ou, parfois, couché dans mon lit à écrire paresseusement ?!
Plus prosaïquement, n’y a-t-il pas une autre solution ?
Si, écrire debout…
J’avais testé cette solution dans ma salle de douche naguère mais pas satisfaisant quand on ne vit pas seul…!
Un numéro d’acrobatie pour tester
Du coup, dans la pièce en bazar (euphémisme…) qui me sert à tout, j’ai appelé à la rescousse un bloc bureautique à deux tiroirs, meuble occupé il y a encore une semaine par un antique scanner depuis rendu à la déchetterie.
Puis j’ai posé par dessus ma table de chevet (même pas peur !). Puis juché le iPad Pro au sommet.
Si le tout fonctionnait correctement, c’était encore un poil trop bas de six centimètres. Groumphhhhhhh…
Je me suis emparé d’un ancien catalogue Manufrance de 1951 (…merci François). Et, comme cela ne suffisait pas, j’ai ajouté un bouquin de Photo expédié par erreur par un service de presse pour atteindre la hauteur de 93 centimètres !
Sérieusement, ne pas hésiter à faire un tas d’essais en utilisant d’autres ouvrages pour surélever l’ensemble en fonction de votre morphologie. N’étant pas un géant, c’est pile poil ce qui me convient
Certes le résultat est, si, si, moche (photo ci-dessus du prototype) et je m’attends à quelques reproches, voire une vigoureuse contestation. Mais, au moins, je suis à bonne hauteur pour prendre mes premiers jets avec Nebo associé au Pencil d’Apple et rédiger, par exemple, cette chronique !

Chronique terminée ensuite dans Drafts, CQFD.
Résultat ? Je suis debout bien campé sur mes deux jambes, le iPad alimenté électriquement …en attendant une mise à jour système plus économe.
C’est surtout le Pencil qui a une sérieuse tendance à fondre en terme d’autonomie à ce rythme là.
Deux options !
- Soit acquérir un second Pencil (…et puis quoi encore !)
- Soit, plus astucieux, faire une pause et changer d’activité !
J’ai opté pour la seconde solution sans me forcer.
En tous cas, même si cette superposition est baroque, mes premières impressions sont favorables. Je fatigue moins et mon bras ne me semble pas lourd au point de m’épuiser.
Une suite ?
Aussi, si cela fonctionne sur quelques semaines, je peux envisager de me fabriquer (…comment ça, non ? Mes talents de bricoleur vous seraient déjà parvenus ?!), de trouver dans le commerce ou de faire fabriquer un truc adapté, un lutrin stable.
Car, ne l’oubliez pas, je n’actionne pas les touches d’un clavier, je calligraphie - de manière certes illisible avec le support miraculeux de Nebo qui traduit l’ensemble de me prose en caractères d’imprimerie.
Oui, à ce propos, le mystère demeure : je me demande toujours cette application procède ! C’est une agréable surprise à chaque utilisation !
Voilà, voilà !
J’imagine assez bien la tête des développeurs parcourant ce billet et passablement furieux de ne pas lire d’emblée que leur app supporte désormais Split View, s’est améliorée en terme de reconnaissance de l’écriture …comme à chaque version, je le précise.
Seule solution pour écrire la nuit sans gêner son conjoint, employer le mode accessibilité et opter pour inversion intelligente des couleurs. Seul souci, il faut forcer la luminosité pour retrouver le lignage de conduite des lignes (qui reste un peu fines à l’usage pour nombre d’utilisateurs âgés, ce qui est un peu dommage, car ce sont souvent les utilisateurs les plus sérieux, assidus de ce produit).
Bien entendu, passons aux choses qui font plaisir. Cette application me permet désormais d’avoir Drafts: Quick Capture et MyScript Nebo – Prise de note pour Apple Pencil cote à cote, ce qui n’est pas rien dans mes usages.
Du coup, je peux presque me passer de la mise à jour de MyScript Stylus - Handwriting Keyboard qui n’arrive pas et m’est indispensable avec nombre d’applications. Un simple Exporter au format texte suivi d’un copier / coller et mes paragraphes se retrouvent dans Drafts ou autre.
Néanmoins, il est clair que d’avoir un clavier universel basé sur Nebo sous toutes les applications en lieu et place du clavier Azerty serait nettement plus confortable pour ceux qui apprécient d’écrire à la main (et, surprise, de plus en plus nombreux, notamment chez les développeurs avec qui je discute).

- Tout n’est pas encore parfait mais, à 99 %, c’est absolument génial, suffit de se relire une fois arrivé de l’autre côté, après transformation en caractères… À la vue de mon écriture, bel exploit de Nebo de me comprendre…!!