C’est un truc qui me surprend cette année, moins d’insectes volants, et beaucoup moins de papillons… J’ai du en croiser huit ou neuf dans le jardin où je me rends brièvement, certes.
Sans oublier une demi-douzaine piégés dans la maison et remis dehors quand nous pouvions les atteindre… Idem en Suisse où j’ai passé quelques jours pas loin de chez CUK…
Aujourd’hui, j’en ai vu deux (à moins que ce ne soit le même) et j’ai essayé de l’immortaliser… Idem pour les abeilles et autres insectes pollinisateurs, il n’y en a pas des masses qui se baladaient sur les fleurs de trèfle où celles des bordures…
Et ce soir, catastrophe, lecture d’un article scientifique à ce sujet dans Le Monde
Je cite :
Une enquête menée par Jacobus Biesmeijer et William Kunin (université de Leeds, au Royaume-Uni) et une équipe de chercheurs britanniques, allemands et néerlandais confirme, dans la revue Science du 21 juillet, que la menace est sérieuse. En étudiant différentes zones en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, les scientifiques ont constaté que les abeilles sauvages paient le plus lourd tribut, avec une baisse de 52 % de leur diversité dans le premier cas et de 67 % dans le second, par rapport à la situation précédant les années 1980.
Génial, non…?
Le même en entier… Mais bon, Zit m’a expliqué que j’utilisais une vitesse trop lente… Je vais y remédier demain.

Mon vieux 6610 de chez Nokia, après trois ans de bons et loyaux services, a fait une chute mortelle sur le macadam (…mais quel est le crétin qui avait oublié de fermer la poche de son sac à dos, hein…?!)…
Malgré son écran fendu et sa technologie dépassée, je ne souhaitais nullement le changer jusqu’à ce que ma distraction finisse par le fracasser… J’avais bien essayé, un temps, de le remplacer par un Siemens que j’ai remis dans sa boîte au bout de trente minutes…
Là, dans le mauvais état causé par sa chute (il pouvait encore prendre les appels entrants), je l’ai changé pour un Nokia 6230i (à cause de toi, Lukino…) alors qu’un simple 1600 aurait amplement suffit.
Hop, je reçois le mobile par Chronopost et je découvre deux scellés sur la boîte indiquant qu’il avait déjà été ouvert… Et effectivement, après avoir placé ma carte SIM (en cassant définitivement la façade arrière de mon vieux 6610, bloquée depuis la chute…!), impossible de faire coïncider les façades avant comme arrière de ce nouveau mobile… Pas question de forcer, je me connais trop pour me comparer à un éléphant dans un magasin de porcelaine… Un coup de fil au support technique d’Orange pour signaler le problème au déballage et, idée, celle de filer dès le lendemain à l’agence Orange/France Télécom rue au Pain, à deux pas de Shop Photo Versailles…
Vers 17 heures, en compagnie de mon fils, je me présente à une charmante jeune femme brune à lunettes qui, en trente secondes et de ses doigts de fée, ouvre le zinzin, remet le tout d’équerre et, hop, me rend un Nokia prêt à fonctionner…! Dix mille fois plus efficace qu’un retour au SAV, non ?!
Josquin a été stupéfait de me voir lui faire une bise en remerciement de son intervention compétente…
Bref, pensez-y sans abuser pour autant, les agences Orange sont peuplés de dompteuses de mobiles…!
••• edit | décembre 2024 | En relisant les publications depuis 2003, je vois bien comment ce blog est insidieusement parti en vrille (!) et s’est transformé en un blog perso agglomérant des infos techniques mais laissant transparaître en filigrane des pans de ma vie perso…!!
Chronique ordinaire | Première version de cette chronique publiée sur 01net en septembre 2000
dans
groummphh
Plaaammm ! Mon pied droit vient d’emboutir un morceau de tôle, dont l’allure n’a plus rien à envier aux effets graphiques de Photoshop. Un coup de frein répond à ma veine créatrice…
« Non, mais ça va pas ! Vous êtes complètement fou, mon vieux », éructe le conducteur dont je viens de botter la portière.
Je réponds, suave : « Tiens donc, vous m’avez enfin vu ? » Ma victime d’hier, une jeune femme, s’était arrêtée avec peine, son téléphone bloqué à l’oreille gauche. Après mon passage, elle avait redémarré sèchement, la mine contrariée, comme pour me signifier qu’elle n’aimait pas être dérangée quand elle discutait.
Grosse berline noire, le visage plongé vers sa boîte à gants, tournait à droite pour s’engager sur le pont de la Concorde sans même remarquer les piétons sur le passage protégé, dont moi.
Coïncidence, au même moment, une moto de gendarmerie vient se placer illico devant le véhicule immobilisé.
Le représentant de la loi salue le conducteur qui sort, très en colère : « Non, mais vous avez vu ce que vient de faire cet abruti ! » Le gendarme, exquis : « Monsieur, avez-vous les papiers de votre véhicule ? »
« Comment ? Mais c’est à ce type qu’il faut demander ses papiers », répond-il en me menaçant de son portable, un concentré de technologie nordique. « Savez-vous, monsieur, qu’il est interdit de téléphoner en conduisant ? - Mais je ne téléphonais pas, je consultais les cours de la Bourse », répond l’outragé.
Jusqu’à présent, l’utilisateur d’un téléphone portable arrivait encore à percevoir les piétons dans son champ de vision. Mais c’est fini.
Désormais équipé d’un portable à la sauce WAP, le même utilisateur ne les voit plus ! Vous n’y croyez pas ? Faites le test. Regardez l’heure sur votre montre puis regardez devant vous. Recommencez l’opération une vingtaine de fois. Ajoutez un peu de complexité en conduisant dans Paris avec une boîte non automatique et, surtout, en affichant non plus l’heure mais un flot de messages d’importance en provenance d’Internet : « Marcel chéri, pense à acheter du pain pour ce soir » ; « Monsieur Roland, je réponds à votre message de ce matin » ; « Solange, il y a des promotions chez BlouziStore, rue Saint-Honoré. »
Pour sûr, avec cette technologie géniale, on a tous les ingrédients pour réussir un magnifique carnage de piétons et de cyclistes dans les mois à venir. Heureusement, les ingénieurs planchent sur des pare-brise qui afficheront en clair et en grand ces messages devant le conducteur. Ils travaillent aussi sur des lunettes qui présenteront à droite les cours du Nasdaq, à gauche les infos de l’AFP et, en surimpression, les indispensables bannières publicitaires qui font que tout est gratuit.
Ils ont laissé de côté la console avec écran large, caméra embarquée à l’avant du véhicule et volant pour conduire et surfer tout à la fois ; quel dommage, on aurait pu, du coup, s’installer sur les sièges arrières (c’est top !) ou même dans le coffre pour préserver son incognito.
On vit une époque vraiment formidable : on ne se parle plus (essayez dans le train sans essuyer, au pire, une gifle, au mieux, un sourcil désapprobateur), mais on communique toutes les secondes comme si notre vie en dépendait.
Allez ! Une petite panne de quelques heures nous fera redécouvrir que derrière l’écran ou l’écouteur, il y a la vie, le monde, la planète. Attention ! Quelques petites heures pour la panne, pas plus…
••• edit | décembre 2024 | NB : je ne me suis pas calmé (de l’intérêt d’être bien chaussé de pompes de randonnée) et je conseille d’utiliser un mode concentration ad hoc sur nos iPhones…!