Quelques images pour illustrer mon propos…

Imaginez, en gros, un rectangle de deux kilomètres par un, au nord est de Bourges (pas loin à pied de la gare ferroviaire)… Des canaux et des lanières de terre exploitées depuis le moyen-age sur près de 135 hectares pour environ 1500 parcelles (de 250 à 2000 mètres carrés)… Je reprends ici les informations et termes fournis par Stéphane Tsékas dans son excellent livre (voir en fin de billet 2).



Un peu comme les hortillonnages d’Amiens, ces marais permettent aujourd’hui à des maraîchers professionnels comme à des particuliers de cultiver légumes et fleurs… Mais aussi de se reposer dans des petites cahutes construites de bric et de broc sur certaines parcelles. De véritables invitations à la détente et au rêve.



Pour se déplacer dans ces lieux, on peut y accéder par des chemins de terre mais généralement, c’est une plate, un bateau en bois goudronné, qui permet de circuler dans les coulants, ces bras liquides qui isolent nombre de parcelles.


À suivre…
Même en pleins travaux — la cour intérieure se fait refaire une beauté, il est indispensable de visiter le palais Jacques Coeur à Bourges si vous y passez.

Imaginez un bâtiment lumineux (vastes fenêtres dès 1450), intelligent quand à la séparation des espaces publiques vis à vis des espaces privés. Ajoutez un confort incroyable à l’époque : latrines, hammam, cuisine avec passe plat, etc.

Certes, beaucoup de choses ont été refaites comme cette énorme cheminée de la salle des festins (en fait, toutes les cheminées)…

Extérieurement, il faut admirer la finesse des sculptures dans la pierre…


Et lever les yeux pour admirer charpentes (certaines en forme de nef de bateau) et plafonds…




Bref, qu’il fasse beau ou pluie, ce bâtiment exceptionnel mérite votre passage. Attention, faites-le en deux fois car à suivre les flèches, on en arrive à oublier quelques pièces… Quand à Jacques Coeur, sa vie a été également une réelle épopée.
Bon, cela ne se raconte pas, cela se visite…

La seule erreur a été de laisser le pied dans le coffre. Mais le Canon EF 14 mm de f2.8, même à pleine ouverture, fait des miracles.

L’accès à l’un des dortoirs…

Et la superbe charpente à l’intérieur…

Le réfectoire…
