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Annulation d’une saisie sur iPad

Universel ? Oui et non !

dans dans mon bocal | usages

J’ai récemment répondu à un tweet d’ami me demandant comment on annule sur Daedalus touch. La demande peut sembler triviale, elle ne l’est pas du tout : on s’y perd.

Tous les traitements de texte sur iPad ne fonctionnent pas exactement de la même manière sur le plan de l’annulation de texte. Et encore, je n’évoque pas même l’annulation de l’annulation (le redo), pourtant si pratique !

Certes, il y a deux moyens universels pour annuler un texte sur iPad et iPhone…

  • secouer le périphérique. Une alerte s’affiche et permet de revenir en arrière. Ou juste de fermer l’alerte !
  • Ensuite, seconde option, tout appui sur la touche .?123 en bas à gauche du clavier permet de rendre visible la touche annuler sur ce dernier.

Mais reconnaissons d’emblée l’absence de touche pour annuler l’annulation. Bref, il y a quelques différences flagrantes entre les applications et, quand on passe d’un traitement de texte à l’autre, c’est souvent déroutant. Petit rappel à ce jour…

  • Sur iA-Writer, le développeur a ajouté une option pour annuler la dernière entrée par un balayage à deux doigts vers la gauche. Et annuler cette annulation par un balayage à deux doigts vers la droite. J’adore cette option que j’aimerais retrouver sur tous les produits que j’utilise.
  • Pour Writing Kit, je reconnais à son développeur d’être astucieusement opportuniste (…ici, ce n’est pas un vilain défaut, juste du bon sens…) et de picorer les meilleures idées. Du coup, le balayage à deux doigts de iA-Writer (dans les deux sens) à été repris et c’est une excellente chose.
  • Sur Nebulous Notes, c’est encore plus simple, deux touches ad hoc dans sa barre additionnelle pour ces deux actions. Idem dans Phraseology et write2.
  • Sur Textastic, les deux options dans la barre de menus et non dans la barre additionnelle.
  • Sur Daedalus touch, ce balayage permet de passer à une autre page dans une même pile, rien à voir donc. Et, effectivement, pas d’option de redo, comprendre qu’il n’est pas possible comme sur iA-Writer d’annuler l’annulation. Pas même une option disponible à placer dans la barre additionnelle.
  • Sur Byword, Éléments, Day One, Writeroom ou encore ThinkBook, idem, on en est au même stade que sur Daedalus touch, pas de touche d’annulation de l’annulation (le Redo en rideau, quoi…!!). Et rien de possible à ajouter dans la barre additionnelle quand elle existe.

Bref, je vote tout seul pour une gestuelle à la iA-Writer que j’aimerais voir généraliser…! À vous les développeurs…

Deux doigts sur iA-Writer…
Deux doigts sur iA-Writer…

le 29/04/2012 à 16:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Photographes, publiez votre livre photo !

Darius D. Himes et Mary Virginia Swanson

dans lire | photo | voir

J’avais prévenu en fin de semaine dernière, pas mal de retard à rattraper côté livres…

Quand on utilise un appareil photo avec un poil de talent, des images avec une certaine satisfaction,il est naturel d’avoir l’envie de partager ce travail avec d’autres. Généralement, cela démarre par un simple site sur le web. Mais assez vite votre entourage vous incite à passer à la réalisation d’un livre (…sans vous proposer pour autant de vous sponsoriser, notez-le…!).

Cette envie est légitime, ce n’est pas se prendre au sérieux, c’est bien l’envie de donner à voir ce que l’on réalise sur un autre média que celui de l’écran. Et de le voir imprimé.

À moins d’être un très grand photographe, l’édition traditionnelle est généralement fermée à ce genre d’aventure pour des coûts évidents de fabrication et de distribution. Il reste une solution peu ruineuse à envisager, celle de l’auto édition avec impression à l’unité.

Cet ouvrage recense une série d’expériences faites par des photographes, entre autres, qui ont eu envie d’aller au bout d’un projet éditorial. Tous ont commencé par fabriquer eux-mêmes leurs ouvrages, à réaliser des tirages, contrecoller les pages. Tous rappellent combien ces processus demandaient de travail, s’avéraient lents. Avec à l’arrivée des ouvrages pas toujours pérennes.

Avec la démocratisation de l’impression numérique, la possibilité d’envoyer ses images par Internet, des processus d’édition se sont mis en place. Et ce n’est pas terminé.

Deux exemples parmi d’autres…

Ainsi, l’un des photographes interviewés, Daniel Milnor, explique sa découverte de blurb. À ce jour, il a réalisé près de 90 ouvrages notamment pour des amis. Comme il le raconte, la plupart ne sont pas disponibles pour le grand public mais certains restent au catalogue et imprimés à la commande. De plus, ces ouvrages n’auraient jamais trouvé de diffuseur car portant sur des thématiques sensibles. Je pense à Chica barbie, témoignage photographique particulièrement édifiant sur la fabrication des Miss en Colombie ou dans des pays limitrophes.

Enfin, certains de ces ouvrages auto-publiés finissent par être édités… Ainsi Bird Watching de Paula McCartney que vous pouvez commander sur Amazon…

Bref, un excellent livre de conseils pratiques (genre les trucs à comprendre et à ne pas oublier sous peine de se vautrer…), de méthodes (…mâtinées de bon sens), de stratégies allant du choix de la fabrication à la promotion de ces ouvrages. Avec des études de cas qui sont franchement impressionnantes de qualité.

Mais gardez à l’esprit que ce sont avant tout des réflexions, des témoignages, des interviews… Et pas un nième mode d’emploi de InDesign ou de Photoshop…!

The book pour faire des books…
The book pour faire des books…

Photographes, publiez votre livre photo !
Darius D. Himes, Mary Virginia Swanson
Eyrolles
9782212133813 | 224 pages | 26 €

le 27/04/2012 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Mode dictée

À l'usage…!

dans dans mon bocal | groummphh

Voilà quelques semaines que l’iPad 3 est sorti. Hormis la qualité renversante de l’écran (là, on insiste pas, même mon 23" me semble flou…!), j’utilise de plus en plus le mode dictée. Voir sur l’iPad 3 dans Réglages > Général > Clavier > Dictée pour l’activer. Sinon essayez Dragon Dictation sur les iPads de génération précédente.

L’effort vaut la peine. Certains auteurs enregistrent leurs idées sur un dictaphone, puis les donnent à saisir à un service extérieur. Où les traitent après réécoute. Avec le mode dictée, tout se fait sous nos yeux. L’aspect magique est bien cette transformation immédiate de nos paroles en texte. Il faut trouver le bon rythme, parler avec le bon tempo pour que chaque mot soit reconnu.

Je ne sais pas si je rédige plus vite, si mes idées sont plus acérées, mais je dois reconnaître que cela modifie ma manière de procéder. Désormais je peux rester calé par trois coussins (sic !), confortablement installé sous ma couette (re sic !), et dans le même temps, réfléchir à ce que je vais dire. Bon, je suis le premier à reconnaitre que c’est politiquement incompatible avec les valeurs du vrai travail…!

Le mode dictée sur l’iPad 3 n’oblige pas à choisir un outil en particulier. Je peux l’utiliser sur Day One mais également dans Daedalus touch, Messages ou FileMaker Go. Il suffit juste que le clavier soit visible et hop…! La prise en compte de ce mode demande quelques efforts. Si vous ne souhaitez pas en faire, laissez tomber !

Pour le dyslexique que je suis, c’est génial. C’est plus simple de dicter phrase par phrase un billet que de le saisir au clavier avec mes gros doigts malhabiles. Aussi, après des semaines d’expérimentation, je ne peux plus m’en passer.

Pour autant, ce texte dicté n’est jamais, ô grand jamais, une mouture définitive. Ce sont des notes, des fragments, des phrases que j’agence après coup soit sur l’iPad dans Daedalus touch, soit sur Mac dans Byword, DropBox faisant le lien permanent entre ces deux écrans.

Dernier point : il est important de bien détacher chaque mot pour que le mode dictée fonctionne le mieux possible. Bref, comme un acteur classique sur les planches, prononcez ! Soyez Fabrice Lucchini face à votre iPad ! Détachez chaque mot, chaque syllabe. Mais pas trop de silences entre ces dernières, sous peine de découvrir une interprétation hilarante de vos paroles…!

J’imagine qu’un Flaubert aurait aimé l’iPad dans son gueuloir !

Enfin, ce n’est pas inutile à un autre titre…! Cet exercice permet de se rendre compte à quel point nous ne faisons plus assez d’efforts pour nous faire comprendre…!! De là à prétendre que ce mode dictée peut devenir une manière de rééduquer notre diction, il n’y a qu’un pas… que je franchis allègrement ! Inutile de prétendre ici que votre iPad est sourd, c’est bien nous qui n’articulons pas suffisamment !

Attention, ce mode n’est pas capable d’appliquer les règles grammaticales sur votre texte et il vous faudra nécessairement le relire et le corriger. Si une pensée structurée s’énonce clairement, il m’arrive d’hésiter, de prendre le temps pour choisir mes mots. Et perdre le fil de ma pensée !

Installez-vous dans un coin tranquille pour de longues conversations en tête à tête avec votre tablette et vous écouter… parler !

Rendez-vous compte : enfin une oreille compatissante qui ne vous reprochera jamais de vous répéter, de radoter. Ou encore de saouler votre entourage !

La touche magique…!
La touche magique…!

le 26/04/2012 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #