Tu es un maître du monde, tu te balades entre ici et là-bas, ta fortune personnelle est ghonesque et tout ce que tu entreprends est relayé par les médias…
Un jour, tu agonises. Fin.
L’info se retrouve justifiée sur une ou deux colonnes avec un rapide résumé de ton parcours, texte préparé depuis ton retrait de la vie professionnelle et actualisé à l’instant…
Hormis avoir gagné beaucoup d’argent ou exercé le pouvoir, tu laisses quoi comme souvenirs ? Des bons ou des exécrables ?!
Rembobinons le film…
Certes, il y a des établissements irréprochables, des boîtes à vieux haut de gamme, plus cosy les unes que les autres. Même avec du pognon, des spécialistes réputés, un établissement cinq étoiles, quand tu pars en vrille, quand tu deviens gâteux, ton compte en banque te permet juste d’avoir plus de personnels de santé autour de toi alors qu’on les supprime ailleurs pour des raisons de productivité…
Car, là où ça merde grave, c’est quand notre héros ne contrôle plus grand chose, pas plus ses sphincters que ses neurones. On ne compte plus les célèbres passés en mode légume.
Qui sait si ce ne sont pas les polluants, les produits dont tes industries ont inondé la planète ? Voire une allergie à la nourriture bio ?! Ou des remords tardifs…
Cher débris, je me plais à penser que tu médites tout comme moi sur l’ironie de ta situation, les fesses irritées par une couche gorgée d’urine. Que tu suis du regard le niveau du liquide qui pénètre dans ton organisme décharné via le goutte à goutte qui te tient compagnie.
Toi, craint hier par tous, tu dépends désormais des petites mains de ces infirmiers aux salaires dérisoires qui te changent, te lavent… Tu quémandes un regard, plus de temps à tes côtés alors qu’ils sont pressés, productivité oblige…
Tu fulmines contre les avancées de la recherche, trop lentes à ton goût, oubliant au passage que ce sont tes propres amis qui ont naguère réduit leurs budgets pharaoniques comme tu aimais le répéter…
Naïf, je me plais à croire que tu as soudainement capté, que tu essayes de transmettre ta soudaine et tardive révélation à tes héritiers, à ceux qui ont désormais tous tes pouvoirs, tes entreprises. Tu viens de piger que tu es entré dans la nasse, tu vas leur expliquer qu’il faut changer, que…
Ils t’ont écouté, le visage grave puis, une fois la porte de ta chambre franchie, se sont esclaffés en se frappant sur les cuisses.
Ce sont eux, désormais, les maîtres du monde. Ils ont les mêmes pensées que toi vingt ans plus tôt !
— Le vieux, il a plus toute sa tête, les médocs le rendent larmoyant.
Plus tu t’agites, plus ils te méprisent… c’est ballot.
C’était avant qu’il fallait prendre les bonnes décisions, les imposer. Quand tu avais du poids, du pouvoir. Qu’en as tu fais alors hormis servir tes intérêts ?!
Là, en mode déchet, tu n’es plus crédible avec ta conscience retrouvée. Tu es de bonne foi sauf que c’est un peu tard…!
Cela n’aura de cesse qu’à la fin de l’espèce.
Suffit d’attendre. Ça vient.
Elle se battait hier pour un poisson fraîchement pêché, elle se bat aujourd’hui pour un litre de carburant, le vernis de civilisation ne masque rien.
Pour mémoire, cette espèce est apparue il y a pratiquement trois secondes en regard du temps géologique. Telle qu’elle se comporte, tel que tu te comportais, elle mérite de disparaître dans l’instant. Voire moins.
La planète s’en remettra, brassera à nouveau ses plaques tectoniques, redistribuera mers et continents, se refera une cartographie toute neuve.
— On les appelaient comment ces créatures un peu connes !? Mais si, souviens toi, celles qui faisaient un concours de gratte-ciel…?
— Ah, ceux qui ne cessaient de se foutre sur la gueule au moindre prétexte ? As-tu constaté que ceux qui les remplacent ne valent pas mieux !?
— Bah, attendons ! On a l’éternité devant nous…
Pffffff… Ce qui suit est venu ce matin sous mes doigts après avoir lu ceci, Apple Opening Siri, Developing Echo Rival — The Information, désolé…! C’est un premier jet à chaud avec plein de notes de bas de page (…des pistes comme d’habitude)…
Quand Amazon a sorti son cylindre domestique, je ne l’ai perçu que comme un truc pour commander plus encore. Je ne peux pas dire que j’ai sauté de joie. Seul bémol pratique, une livraison à domicile qui simplifie, voire facilite l’acte d’achat. On commande et ça arrive, tôt ou tard, à domicile.
Et si je m’étais planté ?
En regardant les convergences applicatives (j’cause hexagonal) et, surtout, ce qui se passe autour de moi, il se peut que nos nouveaux anciens (sic !), plus familiarisés avec les outils informatiques, puissent avoir de meilleures perspectives… à condition d’être connectés. Et moi de revoir ma copie, reconsidérer sous une autre facette ces outils…
Bon, je ne vais pas remettre une couche mais si d’aucuns décident de couper les approvisionnements en énergie, ce qui va suivre n’a plus grand intérêt hormis d’être de coûteux presse-papiers hi-tech !
À votre écoute, coûte que coûte !
Le principe est simple, un machin (…plus mini Mac, voire Apple TV que iPhone…) est connecté à votre box et ce, dans un lieu de vie, celui où vous passez un bon nombre d’heures, séjour ou cuisine…
Le dispositif est conçu pour faire la différence entre une simple conversation en famille, une réponse à un coup de fil et un ordre bref.
Si cela vous remet en mémoire SIRI, vous y êtes… il suffit de le solliciter et la conversation (re sic !) s’engage.
J’imagine qu’une partie de cette conversation peut se faire sans connexion mais que le passage à des demandes ciblées nécessiteront de la bande passante…
Et donc remplacer toute une série de produits qui vont du principe du collier avec bouton d’appel à porter sur soi, les capteurs dans les chaussures pour savoir si vous êtes encore debout, le détecteur d’activité sur la porte du frigidaire, le système d’alarme avec surveillance de mouvements en interne, etc.
En effet, tous ces dispositifs pourraient se retrouver concurrencés (ou épaulés…!) par cette boîte qui pourrait parler (…ou afficher en clair des réponses, voire en solliciter…) et dotée d’un gros pack d’intelligence artificielle pour debrieffer la demande de l’utilisateur…
Sous cet angle là, pourquoi ne pas envisager de passer des commandes simples à la Amazon, nourriture comprise ou alerter les secours en cas de chute et en étant dans l’incapacité de se relever.
Ou rechercher telle émission, appeler telle personne, rappeler de prendre tel médicament, répondre à des demandes pratiques (recette de cuisine ou simple information wikipediatesque !). Et même simplement lancer un échange — certes artificiel — sur une problématique.
Voire enregistrer des confidences, des faits, des souvenirs, ce qu’aucun proche ne fera, faute de temps, tenir une base de donnée personnelle des nièces et neveux, rappeler les anniversaires, etc.
Assemblage de programmes existants
Ce qui est amusant, c’est que nombre d’éléments sont à disposition. Si, si, nombres de briques logicielles existent (…contacts, rappels, calendrier, messages, mail, mode dictée, etc).
Elles servent déjà pour les actifs (…meeting dans 40 minutes, taxi dans 5 minutes, la météo indique un risque de pluie aussi pensez à prendre un parapluie…!) que les inactifs (…je galèje mais on est pas très loin de il vous reste deux émissions des chiffres et des lettres à visualiser, trois podcasts des Papous dans la tête, telle émission repasse sur ARTE TV ce soir…);
Déroulons un peu et pourquoi ne pas envisager des alertes comme attention, une seule bouteille de lait dans le frigo, renouveler l’ordonnance de votre médicament, médecin mercredi à 16:00…
Le tout est d’organiser ces outils de manière sympathique sans que cela devienne un remake de la STASI. Et rendre cela pratique sans pour autant infantiliser les utilisateurs qui n’ont pas automatiquement besoin de tous ces rappels.
Et, corollaire, filtrer les demandes délirantes et répétitives… ou pire, analysées par le système expert comme délirantes alors qu’indispensables… Oui, la connerie n’est pas à sens unique…
Ça peut également fonctionner avec une centrale d’alarme, le thermostat (le Nest est déjà une belle brique logique pour lisser les consommations d’énergie) et bien d’autres éléments qui peuvent entrer dans une chaîne domotique. Je ne vous fais pas un dessin.
Ce n’est pas le meilleur des mondes, il y aura des abus, des gens pour pervertir le système, voire le hacker. Mais si cela pouvait déjà retarder — ou empêcher en règle générale — de finir trop vite dans un EHPAD, pourquoi pas.
Sauf que, corollaire, ce sera à nouveau un système inégalitaire…
À développer un de ces quatre…
Certes, cela m’intéresse essentiellement sur le iPad Pro et pour les raisons évoquées dans un billet précèdent même si l’on se débrouille avec la version de base en la déconnectant de sa charnière magnétique…

Mais à condition d’inverser le sens de l’iPad pour placer l’alimentation (en haut) sans qu’elle me gène. Comme je n’utilise pas la caméra, pas de crainte de traumatiser un correspondant qui serait en contre-plongée avec vue sur mes narines…!
Maintenant que je pense avoir trouvé le pourquoi de mes soucis de clavier et, surtout, comment les résoudre, plus de frein pour repartir à fond (enfin, faut pas pousser…) sur mes projets.
Et SplitView, même en mode portait, est parfaitement supportable. Ce qui pose problème par contre, c’est la taille des icônes quand on cherche l’application ad hoc à placer dans cet espace (…l’idée d’une simple liste n’effleure personne chez Apple !?).

Du coup, que ce soit avec Safari, Tweetbot, Reeder ou simplement Messages, cette seconde zone pour les lire est fort agréable.

Bref, autant j’étais dubitatif les premiers jours, autant je n’ai plus de regrets hormis le poids et la position d’écriture du Air 2 quand j’utilise ce grosPad sur ma couette…!