Après la maternelle, l’école primaire, le collège, le lycée, le bac avec mention, te voilà à l’université et dans le domaine qui t’intéresse. Tu en profites pour démarrer l’apprentissage d’une sixième langue et jongler quotidiennement avec trois autres. Certes, tu n’entretiens plus le grec ni le russe mais l’écoute de la radio sert, justement, à ne pas trop perdre.
Un premier semestre qui s’est bien déroulé avec des notes confortables. Et, en avant pour un second. Avec déjà bien moins d’étudiants comme l’avait prophétisé le groupe d’enseignants dès la rentrée.
À nouveau du travail collectif.
Au premier semestre, tu avais perdu tes deux coéquipiers dans un module, ces derniers ayant abandonné en cours de route sans te prévenir mais tu avais assuré l’exposé prévu seule. Pour un autre module, c’est avec une erasmus plus âgée que tu avais bossé et réussi.
Mais depuis la rentrée, nouveaux modules et nouvelles surprises !
Là, tu découvres qu’en 48 heures, il est devenu impossible de t’incorporer à un groupe. Tous se sont formés spontanément, c’est pas de chance. Tout le monde t’assure que c’est bien dommage, avec un chaleureux sourire de façade.

Tu t’en fous.
Ce n’est pas la première fois que ta différence te marginalise. À chaque fois, cela ne t’a pas empêchée d’avoir de bonnes évaluations même si tu as travaillée seule.
Toi qui pensait que ce serait nettement mieux à l’université, tu dois te rendre à l’évidence : ce sont les mêmes qui ont simplement grandi depuis le collège. Ils sont plus policés, un poil plus dissimulateurs et restent entre eux.
Aucune envie de découvrir ce que tu peux leur apporter, de s’appuyer sur ta force de travail et ton épatante mémoire, apprécier ta bonne humeur et ta totale absence de trac. De plus, ta connaissance des langues que vous étudiez est un atout. Non…?
Alors, qu’est ce qui cloche ?
Ok, pas connectée aux réseaux sociaux, pas du tout au courant de ce qui est tendance, à la mode : il est vrai que tu n’as pas les codes… Mais cela ne devrait pourtant pas être un souci.
Ah, si, tu es autiste…
Pas grave, seule avec toi-même, ça fera bien un groupe, non ?!
Je suis tombé sur le RT d’un tweet ce matin qui m’a fait sourire. La présentatrice d’une émission de télévision (…enfin, c’est ce que je déduis de ma lecture) déclarait que si l’on ne suivait pas son divertissement, c’est que l’on aimait pas “les gens”. Sic…!
Oui, je sais, le must aujourd’hui est de raconter n’importe quoi (des faits alternatifs, hein…) et de se conduire comme un mufle, un goujat triomphant. Ça peut même conduire à de très hautes fonctions même si on n’est pas équipé.
J’ai poussé un gros soupir en lisant les réactions sous ce tweet (…je ne partage pas celles qui sont sexistes…) et me suis demandé s’il était utile de réagir. Non.
Quand je sors de mon antre, je croise des tas de gens avec qui je discute quotidiennement, nul besoin de m’agglutiner passivement devant un écran en riant à des vannes minables…

Plus de petit écran…
Le dernier lien avec la télévision était un abonnement que nous avons paresseusement conservé jusqu’au début de l’année dernière (erreur…) et qui nous vaut régulièrement des relances aux heures des repas…
Et je raccroche.
Bon, c’est gentil de s’obstiner mais, non, ça ne sert à rien, notre façon de consommer — qui n’a jamais été très télévisuelle — s’est naturellement réorientée vers la lecture (papier ou web) et la radio.
Radio que je peux écouter en effectuant d’autres tâches, en direct ou en différé. Bien pratique d’écouter de très longs podcasts le soir, parfait pour s’endormir.
Bref, hormis ARTE dans mon cas (avec un peu de Culturebox), la télévision a disparu de mon univers, ce qui me donne plus de temps pour me balader (…et faire des photos avec Provoke Camera), échanger des balles avec ma fille au ping-pong…!

iPad et iPhone à tout faire
Si le poste de radio a sa place dans la cuisine et nous permet, à l’heure des repas, d’écouter Philippe Bertrand puis le jeu des mille euros, la mobilité passe par iOS. Et ça, ça change sérieusement la donne !
La radio avec Castro: Podcast Player en accéléré tout en enchaînant les émissions, parfait pour se passer la tête au carré ou les Papous… dans la tête…!
Le reste du temps, les fils RSS sous Reeder 3 et, bien entendu, Twitter via Tweetbot 3.
Coté lecture iBooks, Gerty et l’excellent Marvin Classic.
Ou des vrais livres ou BD en papier. Ces lecteurs de ePub me sont indispensables en mobilité car je n’emporte que le iPhone quand je me balade ou prends le train pour aller chercher ma fille.
Et je redécouvre également le plaisir d’écouter de la musique classique ou du jazz !
Bref, c’est paradoxalement le côté statique de la télévision qui nous gonfle même s’il est possible de visionner en replay.
Enfin, j’écris aussi sur ces écrans.
Or le faire à la main a également changé pas mal de choses dans mon rapport avec eux : notes photographiques, notes manuscrites, l’iPhone comme l’iPad sont mes carnets de voyage.
Bref, des usages qui n’ont plus rien de passif.
Bon, cela fait quelques jours que c’est sorti et j’ai oublié de vous en parler car, même avec ça, ma compréhension des maths est un naufrage… Mais je pense à vous et à nos mômes…!
Je résume l’usage : vous numérisez la formule qui coince et laissez Socratic vous accompagner dans la résolution de cette dernière…! Si, si !
En images, juste pour vous inciter à l’essayer…



Et un pan d’infos supplémentaires sur le web est disponible…