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La sagesse de la mer

Björn Larsson

dans ancres | dans mon bocal | lire

En ces temps de Vendée Globe (…et des réactions stupides hostiles que cette compétition entraîne…), je suis tombé sur les 250 pages éditées en livre de poche d'un livre de Björn Larsson, la sagesse de la mer.

Si vous avez lu le Cercle Celtique (chroniqué dans urbanbike comme son autre policier, La véritable histoire d'Inga Andersson), c'est chouette de découvrir que les descriptions des épisodes de mer de cette histoire haletante n'ont rien du hasard…! L'auteur a vécu près de 7 ans sur un petit bateau, un qui voyage pour de bon dans l'atlantique nord. Rien à voir avec ces unités splendides que l'on peut découvrir dans certains ports, amarrés à l'année, ceux que je nomme des yachts apéritifs…

Gamin, avoir un bateau était un rêve. La possibilité de pouvoir lever l'ancre à tout moment avec sa maison flottante, hisser les voiles et quitter la compagnie des fâcheux, retrouver un certain sens du mot liberté. Bon, ma vie m'a conduit vers d'autres choix que ceux de Larsson mais je retrouve dans ce texte bien des sentiments qui étaient les miens. Un univers flottant mais limité en volume, dans lequel tout objet embarqué l'est à l'issue d'une réelle réflexion, la place étant chèrement comptée. Du coup, pas de superflu, que des choses essentielles et utiles. Même si désormais avoir un téléphone mobile est à la portée de tout marin.

Vivre sur un bateau, c'est avant tout accepter les aléas de la mer et, principalement, de la météo… Ici la nature reprend toute sa dimension, sa puissance. Qui a vécu des grosses tempêtes, s'est retrouvé ballotté comme un bouchon, obligé de s'amarrer à une bouée pendant des jours sans pouvoir échapper à des vents violents, des pluies torrentielles prend du recul vis-à-vis de l'univers "lisse" que l'on essaye de nous vendre. Se confronter à la mer permet de relativiser, a contrario de ceux qui n'évoluent que dans un univers urbain où tout est disponible dans l'instant et qui trépignent au moindre retard…! D'autant plus si l'on ne peut regagner la terre… Enfin, y aller, oui ; mais sans avoir la certitude de revenir au bateau pour la même cause, la force du vent…!
Björn ajoute ceci :
Avoir sans cesse ces vents violents dans les oreilles même si l'on est ancré de façon sûre, finit par être lassant. La situation a encore empiré du fait que, plusieurs jours de suite, nous avons reposé sur le fond pendant une heure à chaque marée basse. Nous étions arrivés à Baltimore juste au moment où l'amplitude est la plus grande et la hauteur d'eau ne suffisait pas pour le tirant du Rustica.

Que fait-on, au cours de journées pareilles ? va-t-on me demander. On lit de bons livres, on bavarde, même si cela ne va pas très loin, on fait la cuisine et on mange, on écoute de la musique et la radio, volontiers dans quelque langue étrangère et exotique, on répare quelque chose sur le bateau, on prépare la suite du voyage ou de futures expéditions en navigant à sec sur la carte marine et portant des caps et des distances, on reste assis dans le cockpit à regarder le ciel, l'eau et la nature, on boit une bouteille de vin le soir venu. Pour ma part, en plus de cela, je polie des pierres et j'écris des livres. Tant que j'ai ce qu'il faut à bord, ce n'est pas une punition pour moi de ne pouvoir gagner la terre pendant quelques jours. La seule chose qui puisse me taper sur les nerfs c'est le vent et le fait que jamais, pas une seconde, il ne se tait. On s'habitue certes, mais pas à tout et pas éternellement. Au bout d'un moment, on est capable de distinguer la chute d'une aiguille, au milieu du hurlement du vent.

L'auteur parle également de son enfance, du paradoxe pour lui d'être sur l'eau (je vous laisse découvrir pourquoi…), de sa vie et c'est un très chouette récit qu'il nous fait là…
À mettre entre toutes les mains.


La sagesse de la mer
Du cap de la Colère au Bout du monde
Björn Larsson
Le livre de poche (30438)
9782253114932 | 6 €



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le 19/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Marseille avant la neige | 2

Gros plans sur façades

dans ancres | laurent | photo

[…] Ce billet a été rédigé naguère par Laurent Thion […]


Marseille a subit tellement de vagues de destruction au fil du temps qu'elle constitue maintenant une sorte de catalogue de ce qu'il est possible de réaliser avec des briques, des pierres, du béton ou du verre.

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Tout ceci a fini par former un patchwork aussi cosmopolite que ses habitants...

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Esplanade de la Tourette

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Quai du Port, immeuble de Fernand Pouillon.

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Quai des Belges, immeuble du XVIIIe siècle.

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Vieille Charité, XVIIe siècle, cour intérieure. Contruction de Pierre Puget, architecte du Roi.

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Vallon des Auffes, architectes et maçons divers :-).

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Notre-Dame-de-la-Garde, construite en 1853 par l'architecte Espérandieu. Rénovation complète achevée en 2008.

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Cathédrale de la Major, bâtie au XIXe siècle par Léon Vaudoyer. A priori, c'est le même fournisseur de matériaux que pour Espérandieu. Ils ont dû avoir des remises pour achat groupés.

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Cabanon de plage, période d'influence germanique, vers 1942. Attribué à Fritz Todt.

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"Maison du Fada” construite entre 1947 et 1951 par Charles-Edouard Jeanneret.


À suivre...

le 14/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le cadavre anglais | Polar

Jean-François Parot

dans ancres | lire

J'ai eu quelques difficultés à rentrer dans ce livre… Dans ces cas là, je n'insiste jamais.
Je l'ai laissé de côté quelques jours avant de le reprendre au coin du feu et de le lire avidement. La température indiquée dans le roman était parfaitement en accord avec celles enregistrées chez moi, du coup j'étais parfaitement calé sur l'ambiance de cet hiver 1777 à Paris…

Arrivé à la moitié de ces 420 pages, j'avais réellement hâte de comprendre tous les liens entre ces diverses intrigues qui se télescopent dans ce polar historique. Cela a été l'occasion de me balader tant dans Versailles et la cour du jeune Roi Louis XVI que dans les quartiers les plus glauques de Paris (c'est pourquoi j'aimerais bien que l'emprunteur de mon Paris au fil du temps ait la gentillesse de me le rendre). Le style est intéressant par son emploi d'un français souvent passé de mode et pour les retrouvailles avec des mots oubliés comme s'épouffer (s'esquiver) ou se forfanter (s'enorgueillir).

Il manque quasiment une carte du Paris et de ses environs de l'époque pour suivre les allers et venues du Commissaire au Châtelet et mieux comprendre la géographie des villages… Dont celui de Vaugirard. Ou de la route pour aller de Paris à la Cour.…

Bref, très agréable moment pour ceux qui sont sensibles à l'histoire de France, à l'urbanisme de cette époque (déjà des soucis d'alignement et d'épannelage), aux mœurs en vigueur comme à la cuisine (pas mal de descriptions de repas qui incitent le lecteur à faire le tour de son réfrigérateur, creusé par les descriptions), le tout déroulé par un auteur érudit qui prend plaisir à partager son savoir encyclopédique avec le lecteur.

J'ai découvert à la fin que ce livre était le septième volume des aventures de Nicolas Le Floch, marquis de Ranreuil (pas toujours le personnage le plus intéressant d'ailleurs à l'inverse du chirurgien ou du bourreau).

À suivre…!

Le cadavre anglais
Jean-François Parot
Collection Grands Détectives
10/18 (n° 4169)
9782264047779 | 8,60 €




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Info(s) pratique(s)…

Des peintures de Paris au XVIII° pour se mettre dans l'ambiance sur insecula.com.
La carte Cassini de France superposée sur Maps.Google…
En savoir plus sur la carte de Cassini sans oublier une navigation…

le 11/01/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #