Belle-île | Porh Penhoët
Clap de fin
dans
ancres

Mise à jour : Migration terminée. Aussi gris ici que sur la route ou en mer ce matin…
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Dans cette conquête ethnographique d'univers proches par quelques explorateurs curieux de leur "voisin de palier", il y a donc, outre une certaine odeur de désobéissance, voire de provocation ou de transgression, une sorte de défi lancé à une coutume anthropologique bien étable. Ainsi que la dépeint avc humour Nigel Barley, selon cette coutume, pour qu'une réalité socioculturelle soit digne d'intérêt il faut qu'il s'agisse d'un peuple lointain qui, de préférence, pratique le culte du crâne, procède à la circoncision, possède un langage sifflé, momifie ses morts et, c'est encore meilleur, a la réputation d'être sauvage et rétif.
Voisin ou étranger, l'autre est à même de noter des faits et vérités que l'indigène ne voit pas. De percevoir des comportements et des coutumes dans leur singularité. D'enregistrer des régularités ou des rites et de relever des signes ou des symboles. Pourquoi se priver de sa vision : des pistes qu'elle ouvre et des informations que nous délivre le récit de ce "pillage" inversé, comme, par exemple, celui de cet africain découvrant Paris et les Parisiens ?