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Le royaume des voleurs | Polar

William Ryan

dans ancres | lire

Une série de meurtres franchement barbares et voilà l'inspecteur Korolev, chef de la section criminelle de la Milice de Moscou, en piste… C'est son boulot de traquer les assassins divers et variés, il a la confiance de ses chefs et son attitude dans une vie précédente exempte de tout soupçon.

Mais nous sommes en URSS, en 1936, la révolution est encore fragile, la pensée unique, les logements rares, petits et communautaires, le tout dans une ville peu sûre et en chantier pour égaler et dépasser les constructions des puissances capitalistes…

L'auteur brosse une fresque intéressante de la vie quotidienne peu folichonne avec ses gangs d'enfants abandonnés, le froid, la neige, les pénuries alimentaires, les rayons vides pour certains produits indispensables et un sentiment de trouille permanente largement partagé à tous niveaux (!!), nul ne sachant s'il ne va pas se retrouver pour une raison qui lui échappe dans les geôles de la NKVD, simple pékin comme milicien…

Le vrai problème pour cet inspecteur est de comprendre quels sont les réels motifs de ces meurtres crapuleux et pourquoi une telle mise en scène. D'autant que son enquête est particulièrement surveillée…!

C'est ici que l'histoire devient intéressante au fur et à mesure que les cadavres s'amoncellent…! Qui se cache derrière tout cela d'autant que la première victime, une femme, n'est nullement soviétique.

Enfin, Milice comme tchékistes n'empêchent pas la pègre de prospérer. Le titre de l'ouvrage éclaire une partie de l'intrigue  par un jeu de contacts étonnant, l'inspecteur Korolev rencontrera même le chef de cette discrète organisation. Mais la véritable question demeure…! Qui est le plus corrompu, le plus gangréné, qui a intérêt à orienter les recherches…?

Qui croire…? Et Dieu dans tout ça…?!

La réponse viendra au terme de ces 365 pages franchement haletantes après avoir avalé les 100 premières à petit régime. Quant à Korolev, cette enquête lui vaut de manquer à plusieurs reprises de disparaître à son tour…

Mon conseil : prévoir quelques heures de tranquillité pour s'enquiller les 150 dernières pages sans être dérangé le moins du monde…!



Le royaume des voleurs
William Ryan
Traduction de Jean Esch
Éditions des deux terres
9782848930893 | 22,50 €



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le 26/04/2011 à 06:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Corsica | 1

Voyager léger

dans ancres | photo | potager | voir

Près de 15 jours, urbanbike a baissé le rideau.
Merci à Lukino pour son chouette billet sur la colorisation de BD, ce qui m'a permis de disparaitre en publiant juste un billet lundi sur l'ouvrage consacré au XML.

Les plus curieux d'entre-vous ont suivi sur inexten.so ma discrète escapade au travers des quelques images réalisées et expédiées depuis mon iPhone ou, quand j'avais une connexion Internet, l'envoi d'une image réalisée avec un autre appareil.

Partant en Corse pour la première fois à l'invitation de mon vieux copain Pierre — un passionné du noir et blanc argentique comme numérique —, nous avons fait le choix d'un voyage à vitesse d'homme, à savoir un trajet en train jusqu'à Marseille suivi d'une traversée en bateau jusqu'à Porto Vecchio avant de poursuivre dans un véhicule de location. Et retour.

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Pas question dans ces conditions de voyager avec des tonnes d'affaires. Et encore moins en terme de matériel photographique…! Laurent — l'auteur de Photographier en toute stabilité — comme Pierre ont eu beau me conseiller de prendre toutes mes optiques dont le 180 Macro, j'ai juste embarqué le Canon 5D et mon léger 135 mm.

À la dernière minute, j'ai ajouté le Canon G11 (voir cette chronique sur urbanbike) dans mon sac à dos déjà bien garni car j'emportais également mon MBP 17 pouces et un disque de 500 Go FireWire 800 de 170 grs.

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C'est ce « à la dernière minute » que je souhaite évoquer…!

De fait, à l'usage, c'est très souvent ce Canon G11 que j'ai utilisé comme bloc-notes, glissé dans la poche de ma veste Lafuma. Certes, j'ai bien sorti le 5D à plusieurs occasions mais randonner ou se balader dans des villages avec un ensemble pesant n'est pas de tout repos. Avec de plus une épaule en vrac, je n'étais physiquement pas dans les meilleures dispositions pour le trimballer…!

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Bonifacio, escalier du Roi d'Aragon… Descendre, c'est sympa… Remonter, moins…

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La photo qui suit est au 5D + 135 mm pour explication…!! La saignée dans la falaise, 65 mètres de dénivelé et un paquet de marches inégales à gravir…

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Bref, je me suis surpris à utiliser sur cette dizaine de jours le G11 dans nombre de situations et en toute discrétion contrairement à un reflex qui reste ultra visible, notamment dès que l'on shoote…

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En mode AV (priorité à l'ouverture), à 80 ou 100 ISO, le filtre neutre (ND) souvent activé pour contrer une luminosité ambiante souvent excessive tant en montagne qu'en bord de mer, j'ai retrouvé avec plaisir ce boîtier compact à l'autonomie exceptionnelle. Oui, c'est à rappeler, le G11 comme ses frères a une batterie d'une incroyable tenue dans le temps.

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Des reproches ?
Bon, mon G11 ayant subit un écrasement lors d'un voyage précédent, la molette arrière a une sérieuse tendance à débrayer lors des changements de diaphragme pour ne pas se rendre immédiatement sur la valeur souhaitée…!

Ensuite, l'utilisation de l'écran de contrôle arrière devient assez problématique en plein soleil : plus d'une fois j'ai préféré utiliser son viseur optique malgré sa couverture imprécise et son confort de visée limité.

Enfin, le fait de devoir attendre que la vue réalisée soit affichée sur l'écran avant de récidiver est un process peu lent et je n'ai pas eu le courage (ou l'idée…!) de changer les paramètres pour réduire ce temps d'attente.

Bien sûr, la couverture optique pourrait être plus importante mais il n'est pas difficile de s'en accommoder en se déplaçant physiquement pour compenser son cadrage quand cela est possible.

Enfin, en sortie/extraction de la poche de ma veste, la molette des modes photographiques peut tourner et cela m'est arrivé deux fois sans que je saisisse immédiatement ce qui se passait…!

Quelques exemples Carte Postale (départ de Porto Vecchio par temps plombé et dans l'ordre…)

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Le vrai problème n'est pas le G11 mais bien le gars qui le manipule…!

Et comme j'ai une forte tendance à oublier mes changements de réglages — comme laisser en place une montée en ISO inadaptée ou l'emploi du filtre neutre alors que ce n'est plus nécessaire, oublier de passer en mode macro — j'ai foiré quelques vues non de la faute de l'appareil mais bien de la mienne, trop occupé à contempler cette île étonnante au lieu de me concentrer sur les détails techniques…!!

En revanche, le fait de pouvoir utiliser la molette de compensation de l'exposition est un régal… Pratiquement toutes mes images ont été réalisées avec moins un diaph sur cette molette.

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Ainsi cette dernière image où je suis resté à 400 ISO. Bon, travailler en RAW permet souvent de rattraper les erreurs…! Ou pas…!!

En complément, je vous renvoie au livre de Jeff Carlson, Photographier avec son canon Powershot G10 ou G11…

À suivre.

le 23/04/2011 à 13:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

La lune de papier | Polar

Andrea Camilleri

dans ancres | lire

Partir quelques jours, c'est bien (j'y reviendrais…!) mais emporter quelques bouquins, quelques p-books (paper books) dans son sac à dos — même si l'iPad y est également — est franchement indispensable…

Dont La lune de papier, un polar signé Camilleri avec l'incontournable Commissaire Montalbano. Excellente histoire, chouette traduction signée Serge Quadruppani et Maruzza Loria et des personnages dont on découvre peu à peu une certaine vérité à force de retirer leurs peaux superposées d'oignons…!

Le moment, le plus pénible reste quand on referme le livre. On quitte à chaque fois avec tristesse l'atmosphère de ces épatants romans, avec un "déjà…?" malgré 240 pages dans lesquelles on s'est voluptueusement installé. Oui, j'aimerais bien de temps en temps partager un peu de la vie de Montalbano, déjeuner en sa compagnie dans ses incroyables gargotes de Vigàta ou marcher le long de la grève…

Et l'histoire…? À multiples rebondissements, avec force phases vénéneuses et personnages ambigus… Et toujours ce mélange du politique et de la corruption…

Mais pourquoi vous raconter l'histoire, la déflorer…?!! Ce p-book se glisse dans une poche comme dans un sac pour ce WE ou un autre.



La lune de papier
Andrea Camilleri
Pocket
9782266185356 | 6,60 €



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Autres lectures du même auteur…

La Concession du téléphone | Andrea Camilleri | 7/09
Le Roi Zosimo | Andrea Camilleri | 12/08
La couleur du soleil | Andrea Camilleri | 11/08
La première enquête de Montalbano | Andrea Camilleri | 4/08
Le tour de la bouée | Andrea Camilleri | 6/05
La peur de Montalbano | Andrea Camilleri | 9/04

le 23/04/2011 à 11:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #