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TomTom Europe Occidentale sur iPhone

Circuler en terrain inconnu sans risquer de se perdre

dans ancres | potager | usages

Je me suis décidé après bien des hésitations, des atermoiements — et force lectures d'avis contraires sur ce produit comme sur ses principaux concurrents — à ajouter à ma panoplie d'iApps sur mon iPhone TomTom Europe Occidentale (lien iTunes).

Notez que trois versions de cette application existent, de la France à l'Europe en globalité. Attention, si le prix n'est pas indolore (près de 60 €), son téléchargement ne s'effectue pas en 2 secondes. 1,8 Go pour la version Europe Occidentale, prenez le temps d'anticiper cette dernière opération…

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Alors qu'est-ce qui, en amont, m'a fait bouger…?
Déjà, j'ai longtemps hésité pour deux raisons. La première est que j'adore l'accident… de parcours…! Je m'en étais ouvert en chroniquant en 2007 le livre de Gilles Rabin et de Luc Gwiazdzinski, Si la route m'était contée…

Ensuite, j'ai toujours en mémoire ce texte caustique de Bernard Nadoulek…!

À l'inverse, j'avais lu avec beaucoup d'intérêt le livre de Pierre Lagrange, Guide de solutions pour TomTom, et ce dernier était quasiment arrivé à me convaincre. Sauf que posséder un nouveau périphérique, non. Ayant un iPhone 4 depuis quelques mois, ravi de son usage, je me suis dit qu'il était plus astucieux de tout avoir sur soi que disséminé.

Ensuite, je me suis déjà pas mal planté de fois en allant en rendez-vous client, en perdant à la dernière seconde mon objectif de vue (avec l'impossibilité de faire, comme dans Little Miss Sunshine, une traversée via les parkings…!). Bref, se retrouver perdu au milieu d'un territoire inconnu, sous la pluie et en fin de journée automnale, non merci.

Plus récemment, mon fiston est rentré en prépa en banlieue parisienne et les deux fois où je me suis rendu sur place pour l'accompagner ont été homériques. Pire, je me suis retrouvé sur l'autoroute en direction du sud au lieu de rentrer chez moi la seconde fois.

Bref, ce soir là, après avoir ajouté plus de 30 kilomètres à mon parcours, j'ai compris qu'il me faudrait investir dans une assistance et cesser d'improviser en découvrant les pancartes à la dernière seconde. Notez que je suis passé dans des coins improbables mais cela n'avait rien à voir avec une quelconque route buissonnière, j'ai peu d'accointances avec les zones industrielles en définitive…!

Préparation et utilisation…
Je me suis converti à l'usage du GPS ce dimanche. Le fiston rentrait d'un WE d'intégration (mot nouveau pour parler de bizutage…!) et je me suis projeté en mode totalement largué en fin de journée, dans les retours autoroutiers vers Paris. Soit je partais deux heures avant, histoire de réussir à le récupérer juste à temps, soit je partais assisté d'un éclaireur numérique.

Côté installation dans ma voiture, pas de soucis. Un allume-cigare à prise USB, un câble et le cendrier ouvert pour caler l'iphone en mode horizontal. Néanmoins avant de partir j'ai tout programmé (mes favoris — adresses indispensables où me rendre — et mon point de départ) tout en laissant les options par défaut actives.

Le principe est fort simple. Il suffit de savoir où l'on souhaite aller…!!

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Sélectionner l'un des favoris (ou une adresse du carnet d'adresses, effectuer une recherche via Google, etc.).

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Le plus simple est bien de se préparer un jeu de favoris…

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Sélectionner ensuite le type de parcours (non, pas de parcours cyclable pour le moment…)

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Et laisser TomTom faire son calcul de parcours, puis afficher sa recommandation (ceci est calculé en fonction du choix utilisateur via les préférences, vous pouvez lui préciser de ne jamais prendre les autoroutes et préférer les chemins non goudronnés).

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En cliquant sur le bouton Options, il est possible de calculer un autre parcours… Voire même de tester son parcours.

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Là, j'ai demandé Rechercher alternative…

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Qui offre la possibilité de passer par des endroits souhaités. Ici, TomTom m'a proposé un autre parcours pour me rendre au même endroit.

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N'ayant pas souscrit à l'option prise en compte du trafic (option disponible à la journée, au mois ou à l'année), j'ai juste subodoré que passer par le sud un dimanche soir risquait de merdoyer sec et je m'en suis félicité après coup.

Si la réception est mauvaise, les couleurs de réception l'indiquent immédiatement…

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Sinon, l'affichage dispose de deux modes qui commutent automatiquement, un mode jour…

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Et un mode nuit.

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Sans oublier que l'on peut bien entendu visualiser le tout en mode paysage…

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Alors…?
Alors mon expédition s'est parfaitement déroulée même si parfois j'avais l'impression de faire confiance aveuglément à ce dispositif. Arrivée à temps pour récupérer mon gamin et retour à la maison en un temps record. Comme nous conversion au retour, je me suis trompé de sortie à un moment donné et là, sans avoir besoin d'indiquer quoi que ce soit, TomTom m'a remis dans le droit chemin. L'assistance vocale est parfaite même si elle ne prononce pas les "s" (Rungi au lieu de Rungis…!). À noter que les radars fixes sont signalés mais bon, je ne suis pas un foudre de guerre en voiture.

Plus épatant encore, mes petites chemins de traverse sont indiqués et je pensais prendre l'iApp en défaut en arrivant dans mon coin. Non, impeccable, l'accès le plus court était signalé.

Pas de décrochage intempestif non plus, pas de souci même dans les tunnels (même si le côté amusant est de voir que l'applie continue à faire avancer la véhicule sur l'écran alors que je l'étais retrouvé coincé dans un bouchon souterrain…!).

Pour éviter tout problème, j'avais pris soin, après l'installation du soft, d'éteindre mon iPhone 4 puis de le rallumer en entrant à nouveau mon code PIN.

Bref, je vais pouvoir dès cette semaine l'utiliser pour me rendre chez quelques clients sans stresser et, la semaine prochaine me rendre à des visites de chantier. Mais non, dans ces cas là, je suis plutôt métro et RER. Et l'usage des Plans via Google me suffisait. Mais je pense bien utiliser le parcours pédestre proposé par TomTom du coup.

Note à l'attention de quelques amis qui ne font pas manquer de m'écrire. Le fait de savoir utiliser un tel produit ne va pas me conduire (c'est le cas de le dire) à me déplacer plus souvent pour autant…!

le 29/09/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Quitter Saïgon | Mémoires de Viet Kieu

Clément Baloup

dans ancres | lire

Bouquin assez pudique avec quatre tranches de vraie vie. Rien à voir avec des aventures factices, scénarisées à la koh-lanta… Si, un seul point : ironie grinçante de l'histoire, la dernière mouture (je l'ai découvert en écrivant ce billet) se déroule au Vietnam…

Tout le monde a encore en mémoire — je parle pour les plus vieux…! — le Vietnam des années soixante, le départ en catastrophe des derniers hélicoptères américains de Saïgon juste avant l'arrivée des troupes de libération. On se souvient toujours des images fortes de ces gamins à moitiés nus après un bombardement au napalm. On oublie trop souvent ce qui se déroula après le retrait dans la hâte des troupes américaines.

Voici quatre petites histoires illustrées qui jettent un coup de projecteur tant sur l'occupation Japonaise que sur la période post-guerre du Vietnam ou occupation française, expliquant du coup pourquoi on trouve une communauté aussi forte et soudée en dehors de ce pays.

C'est l'occasion de rappeler que si ce pays est devenu ces dernières années une destination touristique prisée pour sa fameuse baie d'Halong, il s'est joué des drames individuels terribles que l'opinion européenne n'a pas toujours compris.

Certes, quelques intellectuels ont milité pour venir en aide aux boat-poeple mais sans trop savoir quelle était le nombre réel de personnes qui cherchaient à fuir le nouveau régime en place à Hanoï…

Sans remettre de l'huile sur le feu, cette bande dessinée est un moyen assez efficace de revenir sur les trajectoires de Viet Kieu, les membres de la diaspora vietnamienne… Des trajectoires à des époques différentes remplissent ce premier volume.

Pour ma part, j'ai été sensibilisé bien après coup en discutant peu à peu avec un garçon que j'avais embauché comme graphiste. Comme nombre de réfugiés, ce n'était pas simple de parler de ce qu'il avait vécu avec sa famille. Dans l'épopée de ce jeune gars, je retiens principalement l'image formidable de sa mère que j'ai rencontré et qui leur a permis de s'en tirer. Car pour se sortir de cette situation, il lui a fallu avant tout beaucoup de ténacité pour fuir enfin en bateau avec ses mômes.

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Par contre, je pense qu'il est très difficile de (se) raconter quand on a vécu une telle situation. Trop de pièces du puzzle restent incompréhensibles voire imperméables à ceux qui étaient en dehors.

Comment expliquer la propagande, la faim, les tentatives de départ avortées, les amis qui ont échoué et qui en sont morts, la peur de la dénonciation, la morgue et le cynisme des passeurs, la fragilité des embarcations, les jours de dérive, la soif, la peur plus que légitime des pirates, l'interception par les navires militaires et l'entassement dans des camps. Puis, enfin, l'arrivée en France avec tout à reconstruire.

Même incapacité/refus/non désir de raconter ces épreuves que les survivants des camps à leur retour de captivité en 45. Le passage par la bande dessinée est une manière assez belle de brosser ces trajectoires individuelles ou collectives. À chacun selon sa sensibilité de remplir les espaces, les non-dits et d'imaginer l'inimaginable.

Bref, quatre petites histoires bouleversantes. À faire lire par ceux qui n'ont qu'une assez vaque idée du monde de ces années là…


Quitter Saïgon
Mémoires de Viet Kieu | Volume 1
Clément Baloup
La boîte à bulles
9782849531051 | 16 €



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Note : il se peut que le livre soit noté comme indisponible, soucis et mystères de l'informatique. Cela devrait être rétabli en début de semaine.

le 26/09/2010 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Vengeance au palais de Jade | Polar

Dale Fututani

dans ancres | lire

Je sais, je sais, urbanbike c'est souvent FIP au niveau de l'ambiance… Céramique, Assainissement et puis Polar se succèdent après Coworking et SSD.

Il y des sites plus thématiques — même si je note que certains hauts lieux du Mac parlent photo ou chroniquent un bouquin, ce qui n'est pas fait pour me déplaire, bien au contraire…!

Bon, ce polar n'est pas éblouissant, rien à voir avec le Bonhomme de neige ou Celui qui a peur du loup, mais pour me changer les idées, absolument parfait…!

En gros, c'est une sorte de Western doublée d'une quête. Sauf que cela se passe dans le Japon des années 1600 et que l'on dégaine le sabre — le katana — à la première occasion… L'histoire est assez bien troussée, elle fait suite à un autre ouvrage, la promesse du samouraï, et un troisième tome — clôt le cycle de cette quête. Rassurez-vous, il semble que l'on puisse commencer sans difficulté par celui-ci.

Si je comprends bien,la hiérarchie sociale du Japon d'alors n'était pas des plus protectrices pour les paysans qui pouvaient servir sans barguigner de test de qualité des lames de sabre…! Le héros, un rônin (samouraï sans attaches), Matsuyama Kase a, lui, toutes ses facultés, reste plutôt brave et sympathique au regard de tous ces porteurs de lame qu'il croise…!

Son insatiable quête l'amène à se retrouver témoin d'un guet-apens et à intervenir. Bon, la suite est dans ce livre dont l'histoire peu à peu vous happe et vous voilà au cœur de la nuit à poursuivre la lecture malgré des paupières de plomb pour essayer de comprendre la situation…!

L'aspect exotique, les traditions, le code de l'honneur mais aussi la rouerie de certains protagonistes rend l'histoire totalement captivante. D'aucuns objecteront que c'est pas suffisamment appuyé sur la réalité du Japon féodal, que les explications ne sont pas complètes, trop simplifiées, peu importe…! Je me suis bien détendu en suivant ce récit qui découpe à qui mieux mieux et fait couler le sang à la moindre occasion …!

Pire, après avoir fermé cet opus, j'envisage sans aucun scrupule de lire la suite, Menaces sur le Shogun…!



Vengeance au palais de Jade
Dale Fututani
Traduit de l'américain par Katia Holmes
10-18
9782264040749 | 7,90 €



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le 22/09/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #