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Nomadisme professionnel et ligne résidentielle

Le 3G sauve la mise…

dans ancres | bosser partout

Quand il y en a. Dans le secteur où je me trouve pour quelques semaines, la 3G fonctionne, fort heureusement. Sauf qu'elle est capricieuse car soumise à des goulots d'étranglement dès lors qu'elle est sollicitée par trop de smartphones en même temps ! Moralité, la 3G est un système formidable à condition que le voisinage ne relève pas ses courriels ou surfe en même temps…!

Comme je me déplace à un endroit précis pour quelques semaines, j'ai demandé à France-Télécom d'activer l'Adsl sur le numéro que je leur indique. Service impeccable et assurance que tout sera fait à temps.

Le problème est que la ligne où je me rends était cassée. Comme les locataires précédents n'employaient que leur téléphone portable, personne ne s'en est rendu compte avant que je débarque à mon tour.

Coup de fil dès le lundi matin au 3900 pour le signaler — pourquoi indiquer le 10XX dans les messages automatiques ou sur les factures alors que ce numéro semble abandonné, soit-dit en passant…! — sauf que la ligne dans ma location est une ligne résidentielle et non professionnelle. C'est-à-dire que le délai de rétablissement de ligne est nettement plus long.

Bref, France-Télécom a réparé la ligne (excellent service et technicien compétent, merci Alain…) et je peux à nouveau bosser sans soucis et sans passer par mon iPhone utilisé comme modem 3G…

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À suivre…

le 06/08/2010 à 12:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De si braves garçons | Roman

Patrick Modiano

dans ancres | groummphh | lire

J'ai particulièrement apprécié ce roman de Modiano que je ne connaissais pas. C'est mon épouse qui m'a incité à le lire et, effectivement, je me suis retrouvé dans l'ambiance de ce collège privé, une pension sous la forme d'un château et de ses dépendances, de son parc.

Non, ce n'est pas le Collège de Bonnelles, établissement que j'ai fréquenté gamin pendant 7 ans, mais un lieu que l'on peut aisément identifier du côté de Jouy-en-Josas — la tombe d'Oberkampf père est bien au Montcel — et que l'auteur aurait fréquenté. Coïncidence, son collège de Valvert comme Bonnelles ont été incendiés.

Ce roman est à la fois une description de sa vie en pension avec les images fortes des professeurs et pensionnaires qui l'ont marqué mais, surtout, hasard de la vie, ceux qu'il croise à nouveau 20 ans plus tard. S'en suit les conditions souvent étranges de ces rencontres, de ces retrouvailles fortuites et la juxtaposition des images mémorisées par le narrateur, les souvenirs de ces braves garçons en pension qui éclairent leur situation d'adultes. Et souvent, explique en grande partie leur mal vivre.

C'est ce point qui m'a le plus touché. Modiano n'en dit pas trop mais on devine entre les lignes les souffrances de ces pensionnaires malgré eux, ces garçons abandonnés — le mot n'est pas trop fort — par leurs familles. Ici, des familles souvent cosmopolites, aisées ou sans plus mais très, trop occupées par leurs affaires, leur propre soif de liberté. Du coup, plus simple de larguer le môme dans une pension et de payer les frais de scolarité. Plus de témoin de leurs propres turpitudes, personne dans les pattes au quotidien hormis les fins de semaine ou les vacances scolaires. Quand tout va bien.

Comme le montre Modiano, la pension n'arrange pas les êtres qui sont arrivés là sans comprendre. Rares sont ceux qui n'en ressortent pas un poil fêlés, cassés. Et comme le dit si bien le titre même de son livre, c'étaient pourtant de si braves garçons. Avant.

Ce que j'apprécie dans l'écriture de Modiano, c'est l'apparente légèreté. Pas de pathos, pas de dénonciation. Il se contente de brosser avec talent l'ambiance, le cadre, les profils, les relations et à vous lecteur de capter ce qui reste en creux.

Bref, un très très grand roman. Pas uniquement destiné à tous ceux qui ont eu le déplaisir de passer des années en pension mais aussi à leurs proches. Peut être que cette lecture leur permettra de mieux comprendre certaines choses.

Pas de photo du livre car c'est un livre emprunté à la bibliothèque de ma ville. Néanmoins les références en poche.


De si braves garçons
Patrick Modiano
Gallimard
9782070378111 | 4 € (format poche)



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Note(s) de lecteur(s)…

André ajoute…
Merci pour la référence à ce livre... Moi ce fut d'abord Saint-Charles à Athys-Mons puis Cabanis à Brive ! Mais heureusement pas 7 années ; 5 furent suffisantes pour marquer ma vie. Effectivement on ne ressort pas indemne de cette douloureuse expérience, j'ai toujours en mémoire les retours du dimanche soir, quand on pouvait rentrer à la maison...

Je note ce "quand on pouvait rentrer à la maison". J'ai connu cela. On venait me chercher le samedi midi et on me reconduisait le dimanche soir.

le 24/07/2010 à 23:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Brazilian eco house

André Eisenlohr, architecte au Brésil

dans ancres | architecture | voir

Ce 14 juillet, j'ai envie de changer d'air, d'oublier ce qui pollue notre quotidien, d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte…!

J'ai pas eu beaucoup à me forcer…!
C'est un tweet de l'excellent inhabitat.com qui m'indique ce projet léger, aérien, contre-venté avec des câbles en acier, un rêve de môme, une maison accrochée à la colline.

André Eisenlohr, surpris des réactions qui accompagnent ce billet de inhabitat, remercie les gens qui l'ont évoqué sur Twitter, me répond dans la foulée.

Et du coup, je découvre via son propre fil twitter, son site, andreeisenlohr.blogspot.com…

Par curiosité, je cherche (peu) et je tombe sur son premier blog de 2006 avec des maisons dans les arbres…! Des projets un peu fous et sur des thématiques déjà évoquées sur urbanbike.

Je tombe aussi sur d'autres démarches comme biopaisagemearquitetura.blogspot.com via sa page de profil.

Bref, un cheminement que j'aime bien, simple, modeste, économique. Genre, je me la pète pas, je ponds des projets qui ne coûtent pas un bras et qui sont pratiquement réalisables en auto-construction. Bon, des actions qui restent encore possibles dans un pays comme le Brésil.

Revenons à ses propres projets… Modestes mais soignés dans les détails comme ici dans la maison Eucaliptus…

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Ou dans ce projet en cours de réalisation (plein de photos du chantier en cours)…

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Bonne balade… C'est dépaysant et à hauteur d'homme…
Info(s) pratique(s)…

Ajout du 18/08/2010, un article complet dans archdaily.

le 14/07/2010 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #