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Pedro Pegenaute, Photographe d’architecture

Et utilisateur de indexhibit.org, une galerie minimaliste…

dans ancres | architecture | photo | voir

Je suis tombé hier soir sur le site d'un photographe d'architecture, Pedro Pegenaute. Ce dernier vit à Barcelone et a réalisé nombre de très chouettes reportages sur des bâtiments contemporains, travaille pour une série impressionnante de très grands supports d'architecture.

Rien à dire, un style et des images qui restituent à fond la beauté de certains édifices récents, leur intégration parfois surprenante dans des tissus urbains anciens (j'adore, c'est malheureusement ce qui manque parfois en France, cette capacité à opposer des styles…). Bref.

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Or donc je me baladais dans les galeries disponibles via une interface très simple, minimale comme je les apprécie. Un tour dans l'étonnant Musée d'archéologie de Vitoria-Gasteiz, en plein Pays Basque espagnol ;

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le nouveau stade de football de Cornellá-El Prat (Barcelone) avec des images très graphiques ;

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Ou encore le palacio del Condestable et l'école de musique, deux rénovations terminées récemment dans la ville de Pampelune, etc.

Bref, des tas de choses à voir sur son site.

Et puis j'ai pris conscience que tout son site était basé sur un produit très simple, indexhibit. Si vous êtes, comme nous, adaptes du more is less, voilà une solution à explorer…!!

Je n'aurais pas utilisé PixelPost cette semaine, je pense que j'aurais été enclin à essayer cette solution. D'autant que j'ai trouvé des tas de sites d'architectes et de photographes qui emploient à leur idée ce produit dépouillé. Pas de regrets !

Bonne découverte.

Allez, hop, une dernière visite pour finir… Je vous laisse découvrir l'architecte et la destination du bâtiment…!

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le 12/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De la présidence à la prison

Ferdynand Ossendowski

dans ancres | lire

Bouquin singulier que ce second tome des souvenirs d'un ingénieur chimiste Polonais, Ferdynand Ossendowski formé en partie à Paris par Marcellin Berthelot. Travaillant pour les Russes dans les années 1905 à Vladivostok pour l'administration des chemins de fer, il est l'un des témoins de cette guerre étrange avec les Japonais et se retrouve, bien malgré lui, président du gouvernement temporaire d'extrême-orient.

À la fin de cette guerre, alors que son action est essentiellement d'assurer le retour des soldats russes vers l'ouest tout en préservant la situation à Kharbine, les luttes de pouvoir le font emprisonner et envoyer 18 mois en prison.

Comme copains de captivité, les araignées, les rats et ce petit oiseau.

La société de cette petite créature m'avait apporté un grand soulagement et j'étais vraiment très impressionné par la façon dont mon moineau se montrait sensible à mes états d'âme. Lorsque j'étais calme, il venait se poser sur mon épaule ou sur ma tête et me piquait du bec comme pour me taquiner ou bien sautillait sur mon papier. Quand au contraire j'étais triste, il restait silencieux, à me regarder, immobile, sur le rebord de la fenêtre. Un coup d'oeil, un appel suffisait à le faire sortir de sa torpeur et il arrivait aussitôt sur ma table en pépiant joyeusement comme s'il voulait me réconforter. Le matin, il me réveillait en volant autour de la cellule ou en se posant sur mon visage. Il me regardait curieusement, semblant insister pour me faire lever, réclamant son déjeuner et de l'eau fraîche pour son bain.

C'était vraiment une intelligente petite bête: ses yeux noirs, semblables à des perles, pénétraient jusqu'au fond des âmes. Il avait de la sympathie pour le directeur de la prison qui passait faire son inspection une fois par semaine. Dès que celui-ci entrait, l'oiseau lui faisait un accueil tout à fait cordial, se posant sur la table et sautillant de la façon la plus amusante, de manière à se rapprocher petit à petit de la manche galonnée.

Au contraire, quand arrivait le procureur, l'attitude de l'oiseau était absolument différente: il se cachait dans son nid et gardait obstinément le silence. Si le magistrat prolongeait un peu sa visite, la petite créature se posait sur le rebord de la fenêtre, ouvrait les ailes et criait à tue-tête des injures à l'intrus. Une fois que la porte s'était refermée sur l'indésirable visiteur, mon compagnon se mettait aussitôt à voleter joyeusement en exprimant sa satisfaction.

Quand je fus bien assuré que le moineau était rétabli, je décidai de lui rendre sa liberté et de l'envoyer porter notre message au monde extérieur si proche de nous et cependant si affreusement loin.

Une fois sorti de prison, il raconte comment il a échappé au suicide par miracle car il lui était impossible de trouver du travail comme chimiste de par son passé de prisonnier politique, comment il s'est fait voler une invention par des gens sans scrupules et comment il a fini par rebondir.

Du coup, une très grosse envie de lire les deux autres tomes de ses récits car, bis repetita, après avoir été emprisonné par les tzaristes, Ferdynand Ossendowski fut condamné à mort en 1920 par les bolcheviks et dû fuir à pied jusqu'en Mongolie.



De la présidence à la prison
Ferdynand Ossendowski
Traduit par Robert Renard
Phébus Libretto
9782752904171 | 12 €



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Rien à voir : Excellent plaidoyer pour l'iPad écrit par Anne Cunéo, un écrivain suisse.

le 09/02/2010 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars

Jørn Riel

dans ancres | lire

250 pages de pur bonheur. Parfait pour être en phase avec les températures frisquettes et les chutes de neige (…pas fini semble nous indiquer Météo France). Alors, à défaut de pouvoir vous rendre au boulot (bon, dans mon cas, pas de souci…!), allumez un bon feu…

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Puis savourez ces nouvelles du Groenland — deux cartes fournies dans cette édition pour vous repérer car cela se déplace beaucoup, et pour cause : L'administration centrale décide de rapatrier la petite communauté de chasseurs au Danemark. Bref, de fermer les bases arctiques.

Or, couper soudainement ces personnages haut en couleurs et totalement indépendants de leur mode de vie, les réacclimater à la vie citadine, c'est pas simple. D'autant que tous ne sont pas armés intellectuellement pour revenir…! Aninsi Lassellile, le compagnon de chasse de Bjørken, fait partie de ces individus indéracinables.

J'ai découvert Jørn Riel dans les années 2000 et tout est à lire… Sachez que les précédents livres de Riel sont disponibles en 10/18 comme le canon de Lasselille, un curé d'enfer, La vierge froide et autres racontars, La passion secrète de Fjordur, Un safari arctique et bien d'autres récits épiques…! Ce dernier livre est bien entendu à lire APRÈS tous les autres récits de Jørn Riel car vous allez retrouver tous les personnages survivants et suivre leurs nouvelles directions (et je peux vous assurer que vous allez être surpris et amusé)…

Un extrait pour l'ambiance (c'est toute la nouvelle qu'il faudrait mettre à disposition, notamment le passage où le crevettier est gentiment aspergé par l'Atka — mais là, futur lecteur, c'est à toi de le découvrir et de m'envoyer un mail car on reste toujours dans la farce ponctué de rapports humains souvent tendres malgré tout !)
Le goût était singulier, mais s'adoucit un peu quand Doc, magnanime, saupoudra les portions de cannelle.

« J'en ai mangé des choses dans ma vie de marin, dit Mortensen, mais jamais rien qui s'approchait de ça. » Il mâcha longuement et assidûment un morceau de phoque. « Cette chose porte un nom ? »

« Soupe au lait et à la viande, répondit Doc. De la soupe épaissie avec des feuilles d'angélique hachées, de l'oseille et un peu de levure sèche, pour la vitamine B. »

Mortensen posa l'assiette sur le traîneau et rota discrètement. Il se laissa aller contre le montant du traîneau et porta sa pipe à la bouche, puis il plissa les yeux et regarda au loin. Doc rinça assiettes et casserole avec de la neige et rangea le nécessaire à tambouille dans une des sacoches latérales du vélo. Son regard glissa langoureusement sur les instruments de musique, solidement attachés au cadre, mais il résista à la tentation. Ce soir-là se devait d'être silencieux, dédié à la réflexion. Avec un léger soupir, il étala une peau de renne sur le sol et s'assit en tailleur près de Mortensen.

« Quand j'étais gosse, dit Mortensen doucement, j'étais fou de bonbons. J'avais jamais ma dose de ces cochonneries, je piquais des ronds dans le porte-monnaie de mon père ou dans la commode, pour satisfaire ce besoin. J'étais évidemment le gros de la classe, mais personne ne se moquait vraiment, vu que je pouvais tabasser même les plus grands. J'étais insatiable, Doc, j'avalais tout ce que je pouvais trouver de sucré. » Il tendit la main devant lui. « Mais ça, Doc, c'est une sucrerie pour l'âme. On s'en lasse jamais, on peut y goûter encore et encore. »

Doc regarda alors ce que Mortensen contemplait : cette longue sucrerie de neige bleu acier qui descendait le long de la montagne, les crevasses noires et leurs petits ponts de neige. En dessous, le magnifique paysage montagneux avec ses parois brunes tachetées de neige, et ses pieds enfoncés dans le fjord vert bronze, presque noir. Tout en bas, au loin, Doc apercevait le toit de la toute petite station de Cap Rumpel, et son antenne radio scalpée, qui ne semblait pas plus grande qu'une déjection de renard dressée et gelée.

« C'est si beau, murmura-t-il, qu'on pourrait presque en faire un petit poème. »

Jørn Riel est né en 1931 et est arrivé dans les années cinquante au Groenland. C'est un vrai bonheur de lire en français ces racontars tirés de faits réels (même si certains persistent à penser que c'est l'inverse…!).

Si vous avez découvert et aimé Redmond O’Hanlon, Patrick Leigh Fermor, Bill Bryson, Francisco Coloane, vous aimerez Jørn Riel…!


Le naufrage de la Vesle Mari et autres racontars
Jørn Riel
Traduit du danois par Suzanne Juul et Bernard Saint Bonnet
Gaïa
9782847201536 | 20 €



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Autre option : le lire sous la couette…!

Et pour comprendre où cela se déroule au départ, rien de mieux qu'une petite carte…!


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le 01/02/2010 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #