Je suis tombé, via BLBGBLOG, sur des photos exceptionnelles d’Oscar Ruiz, photographe, pilote d’hélicoptère et mac User… Le thème ? Mexico city. Cela est dans la même veine que ces photos de New York mais en beaucoup plus belles (plus graphiques…! Oscar a aussi un art consommé du cadrage…).
Mexico est une ville étonnante qui est tapie à l’ombre d’un volcan… Pour compléter ces vues, je vous engage à lire (ou relire) le livre de Pino Cacucci, Poussières mexicaines…
Une des photos d’Oscar mais le mieux est d’aller visonner toutes ses images sur son site…
Pour ma part, j’ai vécu tout gamin à Mexico, c’était Calle Calderón de la Barca… En face habitaient les frères Rodriguez, les champions de course automobile les plus populaires alors au Mexique (tous les deux morts en course). Bref.
Pour mieux saisir l’ambiance de cette ville étonnante, attachante et dantesque et, accessoirement, faire le tour du Mexique avec un auteur/voyageur, ce petit livre est, à mes yeux, l’un des plus intéressants.
Notez qu’il est traduit de l’italien par Alain Sarrabayrouse et que jamais nous n’avons l’impression d’une traduction tant le texte est fluide…
Poussières mexicaines
Pino Cacucci
Petite Bibliothèque Payot
9782228895002
9 €
Pour info (et rien à voir), première prise de vue avec le Canon EOS 5D avec son 24-105. Superbe boîtier que je dois passer dès dimanche soir à Volker… snif !
Au nord-est du Chubut (Argentine), on est dans des conditions de vie assez extrêmes… Vent permanent, peu d’eau à disposition et surtout un soleil continuel, des températures en dents de scie.
Bref un endroit assez inhospitalier et pourtant habité. Les gens sur place survivent dans des conditions qui sont loin de notre quotidien tempéré. Mais ce programme va enfin doter les familles de maisons “confortables” (façon de parler car même si elles sont encore loin de nos standards, c’est une réelle révolution sur place), des maisons bioclimatiques avec des murs “trombe”, éoliennes, chauffe-eau solaire et murs plus résistants… C’est d’ailleurs pourquoi je me permets de vous en parler car elles sont un bon catalogue de ce qui est possible aujourd’hui et, surtout, elles ne s’adressent pas à quelques privilégiés soudainement soucieux de l’environnement mais à 600 personnes qui vivent là bas. 33 maisons sont en production pour permettre à des gens de vivre de manière moins rudimentaire.
Comme l’indique cet article, la maison a été pensée (et construite) par ses futurs habitants avec une architecte, Liliana de Benito. D’ailleurs tout le monde participe en aidant à construire la maison de voisin en attendant que celui-ci fasse de même ensuite. Mais le changement ne sera pas que dans les ressources énergétiques utilisées, la taille des pièces comme les grandes baies vitrées sont aussi des nouveautés qui devraient changer radicalement leur mode de vie… Bref, à l’heure où l’on lance des programmes pour des constructions pas chères dans notre pays, l’exemple argentin est à méditer.
Juste un rappel pour montrer où cela se passe…
Point rouge sur la carte…

À peine terminé ce matin mon opération hebdomadaire de sauvegarde de mes disques de travail, j’avais envie de vous parler du second livre de Bernard Ollivier que j’ai terminé cette nuit.
La route de la Soie, l’auteur l’effectue à pied et doit lutter avec tous ceux qui souhaitent le transporter en bus, voiture ou camaion ! Il faut reconnaître qu’il est bien le seul à se balader sac au dos sur le bord de la route…
Ici, il relate sa traversée de l’Iran (à partir de Dohoubayezit) et du Turkmenistan pour se rendre enfin à Samarcande (Ouzbekistan), soit près de 3000 kilomètres à pied.
Ce qui est intéressant, hormis l’exploit physique d’un homme de plus de 60 ans, c’est bien évidemment le rêve de l’auteur qui devient réalité, les paysages et les relations humaines. Ce sont des rencontres, la générosité et l’hospitalité de gens démunis (ou non) lors de ce parcours… Et les rencontres surprenantes avec les polices ou simplement la tourista !
Comme dans son premier ouvrage, Bernard Ollivier reste un gars têtu, déterminé (attitudes qui parfois le conduisent à faire des conneries comme il le reconnaît lui-même). Son récit est formidable. non pas pour l’état de ses pieds ou de son dos mais pour toutes ses rencontres, d’un cinq minutes ou de cinq jours. Et c’est aussi un témoignage passionnant sur la vie dans l’Iran des mollahs, le Turkmenistan pas encore remis de son expérience soviétique…
Partout, l’homme…
Et si Ollivier rencontre de temps à autre de sombres imbéciles, l’impression générale qu’il reste à la vin de ce second tome est “tout n’est pas perdu” ! Il y a des gens sublimes partout… Pour franchir le désert du Karakoum avec ce qu’il faut d’eau pour ne pas mourir déshydraté, Ollivier invente un ENVI, sorte de vélo d’enfant transformé en mule ou chameau… Et, homme de son temps, il utilise un positionneur GPS qui lui évite les erreurs de cheminement de son premier livre. Sans oublier l’aspect historique, l’auteur calquant sur son trajet des pans complets d’histoire.
Bon, ce soir j’attaque le dernier opus, sa route vers le Chine…
Longue marche
2. Vers Samarcande
Bernard Ollivier
Phébus Libretto
9782752900791 | 9,90 €
3. Le vent des steppes
Bernard Ollivier
Phébus Libretto
Mais je vous engage à acquérir le coffret des trois livres
Bernard Ollivier
Phébus Libretto
9782752901262 | 29,70 €
Lecteurs: à lire et à faire lire…
Pérennité : universelle
Jargon : superbement rédigé
