Plusieurs sites le mentionnent depuis quelques semaines, aussi je suis allé à la source…
À mettre dans vos RSS donc, ce site de John Commoner qui répertorie essentiellement des habitats optimisés en terme d’espace et peu coûteux financièrement…
Des reportages avec photos et plans comme cet habitat japonais minimaliste ou cette maison rouge à Seattle à moins de $100 000…
À suivre

Note : j’ai retrouvé quelques maisons que je connaissais déjà (et parfois chroniquées sur urbanbike) mais il est toujours très chouette d’avoir un autre regard comme d’autres photos de ces projets.
Voici un livre que nombre de décideurs en entreprise feraient bien de feuilleter et d’acquérir… 25 espaces de bureaux (dans la même série que 25 maisons écologiques ou 25 maisons en ville, deux ouvrages traités dans urbanbike) est un excellent tour d’horizon de ce qui se fait en la matière. Si l’on veut des salariés heureux et épanouis, l’une des clés est de leur proposer des conditions de travail convenables et ce n’est pas que la qualité des plans de travail mais aussi tout ce qui va autour…!
L’auteur, Élisabeth Pélegrin-Genel est architecte d.p.l.g. mais aussi psychologue du travail. Son livre est précédé d’une longue réflexion sur ce que deviennent le bureau et les lieux de réunion aujourd’hui, les grandes tendances en matière de transparence, de couleur, de cloisonnements. L’ensemble est servi par des tas d’exemples en images et un bref rappel historique, des moines en robe de bure aux premiers services bancaires…
Après cette introduction passionnante, l’ouvrage aborde les 25 exemples sélectionnés de bureaux, en Europe mais aussi aux USA, au Japon et en Chine. Et toujours cet agréable principe éditorial qui propose pour chaque projet entre 4 et 6 pages remplies de photographies en couleurs, un texte explicite et des plans. J’ai particulièrement apprécié les bureaux lacustres du Bourget-du-lac (avec un rappel de la maison tropicale de Jean Prouvé, qui sait…) et la tour Agbar de Barcelone.
Bref, un superbe catalogue de propositions. N’oublions pas les nombreux enjeux comme proposer des espaces à coûts pas trop élevés en investissant des lieux industriels ou d’anciens magasins. Et très souvent l’opération de communication avec l’image que l’entreprise souhaite renvoyer d’elle-même. Je vous renvoie à ce billet sur les bureaux de Google.
Pour ma part, je ne me suis pas senti entièrement concerné car je crois de plus en plus à ce que l’on a nommé le télétravail dans les années 1980 et qui prend enfin son envol avec le déploiement sur tout le territoire de l’internet haut débit. Élisabeth Pélegrin-Genel en parle dans son introduction — notamment avec l’exemple du module “Fred” — mais ce sera certainement l’objet d’un nouvel ouvrage en intégrant d’ailleurs l’idée de petits lieux aménagés, voire de cabanes pour travailler, un bon nombre traitées ici-même. En effet, comme le travail à domicile se développe, le bureau peut se retrouver dans le jardin, dans une pièce fermée de l’habitat ou tendre vers un meuble caméléon comme le Standby Office qui, ouvert, est un poste de travail et, fermé, s’intégre au mieux dans la maison. Dans une certaine mesure, à la manière du eNook — chroniqué ici, mais en plus spacieux…! Dans le même temps, l’informatique monte en puissance tout en réduisant le volume de nos micros et bientôt, nous aurons peut être affaire à des surfaces minimalistes, intégrées dans les murs. Mais là, je doute, on évoque le bureau sans papiers depuis si longtemps…!
25 espaces de bureaux
Élisabeth Pélegrin-Genel
AMC Le Moniteur
9782281192933 | 45 €

Je vous laisse découvrir les photos et les plans de ce bâtiment atypique… Sachant qu’il a fallu 30 mois de montage, on comprend un peu mieux l’exploit en visualisant les photos de la toiture de raccordement entre les blocs. Le résultat est sur plataforma arquitectura…

Autre toiture molle, comme un grand drap entre deux bâtiments, cet exemple au Portugal visible sur le même blog.
Information toute en images également sur le site d’Urbanity (via Arkinetia), des maisons préfabriquées à Oxley Woods de l’architecte Richard Rogers.
Cela arrive à plat et hop, grand mécano.
Comme me l’a fait remarquer Zit, Futura-sciences a publié un billet sur Nader Khalili, un architecte assez étonnant qui fait aussi dans la structure molle… Et, une introduction au billet suivant toute trouvée…