Ce petit billet pour remercier tous ceux qui ont soigneusement évité d’intégrer ma mouflette dans leurs réseaux, ce qui lui a évité de perdre un temps précieux sur Facetruc ou autre. Merci !
Merci également à leurs parents qui se sont gardés de l’inviter aux anniversaires de leurs rejetons. Certainement pour appliquer ce fameux principe de précaution !
Merci à tous ceux qui ne la reconnaissent pas quand nous les croisons, qui détalent aussi sec. Mention spéciale à ceux dans le bus qui n’hésitent pas à s’infliger un terrible torticolis…!
Pour finir, merci de n’avoir pas pensé à communiquer vos coordonnées en fin de terminale…!
Mention personnelle à ceux, naguère, qui ont suggéré un groupe de prière.
Plus sérieusement, un clin d’œil aux agents municipaux qui prennent le temps de nous chambrer lors de nos parties de ping-pong, à Jean-Marc qui parle Russe à chaque rencontre, à ce jeune couple avec deux jeunes gamins qui échange en espagnol, à tous les habitants chaleureux de notre quartier. Ainsi qu’à une poignée de mômes (sur les doigts d’une main !) qui, bien que dans des lycées éloignés, ne l’ont pas oubliée…! Et à tous les copains sur Twitter ou par Mail…
Merci d’être restés authentiques.
Bien, bien, bien…
Le fait d’entendre Laurent de Wilde aux côtés de Jacques Gamblin, de partager avec ma fille ce pur moment de jazz, découvrir qu’elle ne se bouchait plus les oreilles face à des sons puissants, qu’elle avait apprécié tant la trompette d’Alex Tassel que les solos de Guillaume Naturel au saxophone m’a transporté de bonheur.

Du coup, j’ai recherché dans mes archives les divers CD de de Wilde pour les lui passer. Sauf que je me souvenais que celui de Colors of Manahattan était revenu désespérément vide de galette et, du coup, que je l’avais poubellisé de rage.
Aussi, ce dimanche, je l’ai acheté à nouveau sur iTunes pour le lui faire entendre en voiture après avoir déposé son frère chez lui puis belle-maman.
Je n’avais pas entendu Colors of Manahattan depuis… dix ans, quinze !? Je me souviens de l’emprunteur (…la galette a dû rester dans sa platine) mais il y a prescription…!
En réécoutant cet enregistrement, du miel dans mes oreilles !
Cela fait quelques années que je pratique avec ma fille une autre voie (sic…!) du ping-pong. Les tables en béton avec filet métallique disposées par la ville dans les espaces publics alentours nous permettent de nous y adonner par tous temps…!
Certes, il est parfois nécessaire de débarrasser leur surface des reliefs festifs de la soirée précédente (…comprendre emballages et récipients vides). Seules les bouteilles brisées à leur pied sont plus délicates à retirer car tranchantes. C’est d’autant plus stupide de les casser qu’une poubelle est à disposition à trois mètres de là !
Notre manière non orthodoxe, voire totalement rustique, de pratiquer le ping-pong — même si nous en respectons les principales règles — s’explique par les conditions climatiques et les lieux…!
Quand le vent agite la balle comme une carlingue d’avion en pleine tempête, sa réception est fort aléatoire. Aussi, qu’elle sorte directement ou rebondisse deux fois sur la table ne nous empêche nullement de la frapper à nouveau pour la remettre en jeu. Tant qu’il y a de l’élan !
D’où notre vocable de ping-ping-pong qui illustre l’aspect hasardeux des trajectoires des balles…
Avec le temps, nous sommes devenus, ma fille et moi, des maîtres (hihi…!) dans notre discipline, de véritables raquettes noires (ou rouges…!) de ce ping-ping-pong. D’ailleurs, ne sommes-nous pas devenus Miss Ping et Mister Pong…?!
Là, il manque un (très) gros coup de gong…!
Par + de 30° comme par -5°C sur une table verglacée, l’idée est de s’amuser, de dépenser, de continuer à échanger nos improbables balles (on vous a évité le improballes) tout en baladant l’adversaire d’un angle à un autre, en brossant la frappe… Car, que ce soit clair, on ne se fait pas de quartier…!

Notez que cela ne nous empêche pas de pratiquer également un ping-pong plus conventionnel. Et Aurelia de surprendre ses adversaires par ses retours… bûcheron…!