J’utilise énormément l’application Messages pour communiquer avec ma fille. Comme la version iOS 8 intègre la localisation, je perds moins de temps (et réciproquement) à la repérer lors de ses déplacements.
l’application Mes Amis m’a déjà permis de la retrouver à une station de bus éloignée, le conducteur n’ayant pas compris son hésitation à appuyer sur le bouton arrêt demandé. Et donc avait décidé de la sanctionner… pour rire… en fermant les portes. Sachant où elle se trouvait, j’ai pu la guider tranquillement.
Voilà à quoi peut servir cette option de localisation qui propose, de plus, le meilleur itinéraire pour se rendre auprès de votre correspondant.
Je passe sur la possibilité de couper une discussion de ce type, adresser plus aisément des photos à son correspondant et même basculer instantanément en audio via FaceTime.

Par ailleurs, cette nouvelle mouture avec ces trois cases prédictives réduit considérablement le temps de saisie sur un iPhone et, rien que pour cette fonction, mérite d’être disposée sur un iPhone 4s. La limite étant malheureusement cette génération de téléphone.
Je vais tester également la mise en place sur iPad 2 ce week-end.
Avertissement : Ce billet est destiné aux parents d’enfants dits différents, c’est un partage d’expérience et ma conclusion est sans appel : procurez-leur une boîte à pixels et passez du temps avec eux sans les diriger (…ce n’est pas ce que vous appréciez comme photos qui importe, c’est ce que vos mômes vont faire…). Pour finir, je suis totalement partial et j’assume.
Rappel : cela fait quelques semaines que je pars en safari photo avec ma fille, elle qui m’accompagnait sans mot dire jusqu’à présent m’a emprunté une boîte à pixels et le 100mm Macro.

Ce qui m’épate, c’est le naturel avec lequel elle s’est mise à faire ces images… à partir du moment où elle s’est décidée à en faire, le plaisir manifeste qu’elle y trouve (…cela la vide de ses angoisses) et le calme avec lequel elle trie et supprime ce qui cloche à ses yeux.
Dès la seconde séance, elle est revenue avec quelques clichés que j’aurais aimé réaliser…!

Je lui ai suggéré de basculer en mise au point manuelle après quelques allers et retours intempestifs de l’AF de son objectif. Suggestion aussitôt mise en pratique.
Depuis, elle compose librement ses images, cherche des diagonales, des lignes de force. Elle est restée, un temps, fidèle au mode TV (priorité à la vitesse) avant de basculer en mode AV (priorité au diaphragme). Elle préfère travailler à grande ouverture. Et vérifie immédiatement, contrairement à moi, le résultat de sa prise de vue.

Autre point intéressant, elle a parfaitement intégré la notion de déplacement de son propre corps, cette petite danse autour de l’objet photographié pour obtenir le meilleur fond, couleurs et contrastes. Et éviter de croiser son ombre portée dans l’image. Bref, je la découvre soucieuse de contrôler ce qui est dans le cadre de son image.
Certes, comme nous tous, elle se plante mais ses erreurs sont assimilées dès la séance suivante. Comme elle est entêtée, elle n’hésite pas à refaire certaines prises de vue, histoire de réussir ce qu’elle avait raté la veille.
Bref, ce n’est pas une image ou deux qui me surprennent, c’est sa moisson de clichés improbables en phase avec sa manière de décrypter le monde, un souci du détail qu’elle est, souvent, la seule à percevoir.
Enfin, comme elle est hypermnèsique, elle se souvient également de toutes ses images. Or, comme nous photographions souvent les mêmes choses et que cela peut, à première vue, se ressembler, elle identifie instantanément ses visuels sur lightroom sans avoir besoin de regarder les infos du boitier ou de l’objectif.
De la douceur dans l’image…!
Le résultat n’est pas qu’une simple question de prise de vue, de cadrage, mais également de douceur. Hier, elle a regardé mes images et les a qualifiées de dures en regard des siennes. Et c’est fort bien résumé.

Ce billet pour rappeler que ce n’est pas qu’une question de caillou (…le Canon EF 100mm f/2.8L Macro IS USM est certes fabuleux et permet de suite de produire de chouettes clichés…) mais bien de sensibilité, de plénitude au moment de déclencher.

Corollaire, j’apprends beaucoup en regardant ses photos. Épatant, vous dis-je.