Urbanbike

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Regard décalé…?!

Ou acuité visuelle épatante

dans ancres | autislande | dans mon bocal | groummphh | photo | vieillir

En gros, nous circulons sur les sentiers, l’ambiance chromatique est parfois assez limitée…

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Au loin, le mer et le ciel…

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Et nous qui avançons dans des chemins bordés de ronces et d’ajoncs…

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Bref, difficile d’identifier avec précision ce qui se déroule sous nos yeux dans ce magma végétal… Enfin, difficile pour moi…

Avant-hier, ma fille remarque en une fraction de seconde dans les ajoncs ce qui suit, vert sur vert…

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Certes, sur ces images rapprochées au 100 ou au 180 mm avec un fond qui s’estompe, c’est évident… Mais je vous assure qu’en pleine progression, si elle ne m’indique pas la position de la bestiole, c’est une autre histoire…!

Hier, elle récidive…

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Je veux bien croire au hasard mais deux fois de suite un insecte vert qui se fond dans un environnement vert…

Certes, j’arrive encore à repérer ce qui suit…

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Ces deux là aussi…

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Bon, le dernier, je ne l’ai pas vu de suite, absorbé par la masse jaune superbement eclairée…

Mais lui…?!

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Pffffffff…! Je vieillis… (autre explication plausible…!)

Bon, le problème est qu’elle fait la même chose avec les quarts de ton

le 22/08/2014 à 07:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Crier pour se défouler !

Ping-pong habitude

dans autislande | bosser partout | dans mon bocal | groummphh

Hier après-midi, j’attendais mon habituelle compétitrice (sic !) qui rentrait de son lycée. À peine son sac d’école posé, direction notre habituelle table de ping-pong en béton située dans un espace aménagé par la ville. Bref, une zone en plein air (lire cette ancienne chronique sur urbanbike)…

Le soleil était assez bas, la température fraîche (!!) mais les adversaires déterminés à en découdre.

Ma douce m’avait signalée le matin que nous avions quelques jeux de balles neuves dans un tiroir (jeux que je cherchais depuis des semaines sans résultat…!).

Bref, correctement équipés et chaudement habillés, nous nous sommes affrontés sur un plateau détrempé pendant une bonne heure.

Bon, tout cela n’a que peu d’intérêt hormis noter sur vos tablettes qu’elle m’a encore écrabouillé par ses retours puissants et variés. La pile, quoi.

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Comme nous sommes généralement seuls à ces heures et par ce temps maussade, nous en profitons également pour nous défouler sans peur d’incommoder par nos cris (hurlements, vociférations ?!) le voisinage…!

Et ça fait du bien de hurler tout son saoul !

Je commence à nettement mieux comprendre certains héros de la terre battue que je suivais dans mon enfance à la télévision et qui accompagnaient (…pour certains, qui accompagnent toujours !) leurs puissantes volées, retours, revers d’un cri sourd…!

Bien entendu, comme nous sommes bien élevés, nous baissons le volume dès que des promeneurs ou d’autres sportifs sont à portée d’oreille.

Sans chercher une quelconque explication, sachez que pour se libérer des tensions et/ou frustrations, il n’y a pas mieux.

Savoir si cela améliore le jeu, je peux déjà répondre que non en ce qui me concerne…! Juste que cela fait marrer ma gamine surtout quand je commente mes volées qui partent en mode spoutnik…!

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le 12/12/2013 à 05:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Reconsidérer | mode ironique

De version en version…

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En me baladant avec ma fille en début d’après-midi (je glisse sur la pile qu’elle m’a infligé au ping-pong…), nous avons profité des derniers rayons de soleil pour marcher dans les rues.

C’est toujours un moment privilégié pour échanger. Enfin, plus exactement, pour qu’elle me parle de ce qu’elle ressent. Pas facile pour une adolescente de traduire en mots la violence de ses années de collège et ce qu’elle vit désormais au lycée. Il est clair qu’elle y rencontre des enfants plus ouverts.

Ce qui m’a épaté ce matin, c’est qu’elle a reçu des SMS d’autres filles de sa classe. Cela fait quatre condisciples qui correspondent et lui envoient des infos. Là, c’était l’annonce d’une conférence imprévue qui venait se glisser dans son emploi du temps de lundi. Et elle de répondre en utilisant SIRI pour dactylographier vocalement avec la ponctuation…

Son seul lien avec son ancien collège est une gamine adorable qui est restée en ULIS, une amie chère avec laquelle elle correspond tous les jours.

Ma fille me dit qu’elle est surprise de constater que des élèves qui étaient avec elle au collège ne lui adressent jamais la parole, ne la saluent même pas alors que d’autres, qu’elle n’a rencontré que cette année, échangent avec elle.

Réévaluer ses outils comme ses connaissances

Et c’est ici que je veux en venir avec un petit parallèle tiré par les cheveux mais pas tant que cela.

J’ai effectivement tendance à toujours revenir sur mes outils dès qu’une nouvelle version est annoncée. L’idée est de vérifier si mon opinion est toujours fondée ou non. En gros, est-ce que l’application corrige les dysfonctionnements précédents, propose de nouvelles options, a changé de look (!), devenue plus ergonomique, exporte ou importe plus facilement.

Je pense que certains lecteurs ont deviné où je veux en venir. Pour ses condisciples de ces années de collège, ma fille est restée la collégienne d’alors, en version 1.0.

Même s’ils ont passé quatre années à ses côtés, ils ont conservé d’elle l’image des premiers jours, la gamine hésitante et dans son monde avec, pendant un court trimestre, une AVS à ses côtés. Une élève absolument pas en phase avec leurs propres centres d’intérêt (…mode, maquillage, vedettes et autres). Leur étonnement a été de la retrouver en classe supérieure année après année, d’aucuns expliquant même que cela n’avait été possible que parce qu’elle était handicapée.

Qui sait qu’elle a eu une mention à son brevet, qu’elle n’est pas dans ce lycée prestigieux par complaisance mais juste parce qu’elle a bossé pour être au niveau des normaux ?

Inversement, dans sa classe de seconde, tous ses nouveaux condisciples l’ont découverte en version 5.0.

Ils savent qu’en mode maths ou SVT il y a des faiblesses (!), que parfois l’application ne comprend pas le contexte… Mais tous savent qu’elle cartonne en français, anglais, espagnol, russe et grec ancien. Leur regard est au fait de ses performances actuelles, pas celles de la version 1.0 (…qui avait néanmoins gagné le concours d’anglais the big challenge des classes de sixième).

Mieux encore, ils ont été informés immédiatement dès la première semaine par la professeur principale (…et après consultation de l’intéressée…) de son autisme.

Bref, c’est un peu cela l’idée : ne pas avoir peur de jeter à nouveau un œil sur tel ou tel produit malgré le souvenir exécrable que l’on en a conservé, ne pas hésiter à échanger à nouveau avec des humains avec qui on était en froid (…sauf si on se fait accueillir avec pierres ou invectives…!). Réévaluer en permanence, reconsidérer…

À nouveau, je lui ai expliqué qu’elle ne devait pas s’attrister de l’attitude de ses anciens condisciples qui ne conservent d’elles que le souvenir de la version 1.0 sans en avoir alors analysé toutes ses facettes…!

Et surtout, s’en moquer. Ne pas se justifier d’être ce que l’on est. Laisser flotter les rubans… comme le disait Jacqueline de Romilly…

Penser que la vie est une splendide (mettre ici le mot de votre choix…) que nous quitterons tous, tôt ou tard, de la même manière. Et chaque jour redécouvrir le monde qui nous entoure.

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le 23/11/2013 à 14:45 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #