FoldingText disponible sur Mac…
Un traitement de texte Markdown mais pas que…!
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Je m’étais juré de ne pas succomber, ce n’est pas le moment, etc. Et puis j’ai cliqué. Aucune excuse même s’Il se trouve que je suis un très vieil utilisateur des applications de traitement de texte de Jesse Grosjean… J’ai employé, des années durant, Writeroom ([1]), un outil minimaliste sur mon Mac. Ce fut ma référence pour écrire sur mon écran sans être distrait par quoi que ce soit…
En revanche, je ne suis pas passé à la version la plus récente de Writeroom pour OSX Lion, la vague du Markdown m’ayant déjà atteint.
Writeroom fut également l’un de mes premiers outils de traitement de texte sur iPhone dès 2008 ([2]) avec son clavier noir. Et il est toujours présent, certes en bonne compagnie, mais loin derrière Day One ([3]), Byword [4] ou même Drafts ([5])…!
L’attente de la version de Writeroom pour iPad fut longue ([6]), trop longue, bien après PlainText du même développeur disponible gratuitement (…pas la meilleure idée de Jesse car cette très bonne application a — à mes yeux — cannibalisé le potentiel de Writeroom sur iPad). Et, surtout sont arrivés de splendides produits de traitement de texte comme Daedalus touch ou Byword avec du Markdown, une barre additionnelle et des options fort pratiques pour le rédacteur que je suis.
Une arrivée sur Mac tardive
Comme je l’écrivais précédemment, sur Mac, ma religion est faite depuis pas mal de temps, préférant à mon fidèle Writeroom et à iA-Writer des outils comme MultiMarkdown Composer ([7]) et, bien sûr, Byword ([4]).
MultiMarkdown Composer pour l’affichage de la table des matières en marge entre autres et Byword pour son élégance, son apparente simplicité alors qu’il supporte également MultiMarkdown et les notes en pied de page.
J’avais utilisé un temps sur Mac et sous iOS TaskPaper ([8]), un étrange outliner développé également pas Jesse et orienté suivi de tâches à réaliser que j’ai laissé tomber définitivement…
Bref, fort de mes outils actuels, je n’attendais pas grand-chose de nouveau. Et puis FoldingText est arrivé en béta ([9]…
Qu’est-ce qui me séduit…?
Si l’idée de masquer le balisage Markdown peut captiver (…option que l’on peut désactiver via l’item View/Hide Inline Syntax, j’avoue que ce n’est pas cette fonctionnalité cela qui m’a séduit, préférant mille fois le gris léger et élégant des balises employé par Byword sur Mac et sa prévisualisation impeccable et stylée de mon texte.
Non, ce qui a fait que j’ai fini par acquérir cette application que j’ai testée ces derniers mois, c’est étonnamment le réemploi astucieux des options de TaskPaper dans un éditeur Markdown.
Car, pour le moment, FoldingText reste une application assez brute de fonderie qui devra être améliorée sur nombre de points pour se mettre à niveau avec la concurrence. Qui, elle, ne l’attendra pas !
Les moins qui agacent
Certains points m’agacent…
- Pourquoi le texte se met en italique quand je réalise un Blockquote…?
- Pourquoi je ne peux pas changer de typo et suis obligé de me coltiner celle par défaut que je trouve assez laide…?
- Pas de previsualisation du contenu saisi en situation, heureusement, j’emploie du coup Marked ([10]) qui me permet de plus d’employer la CSS d’urbanbike
- Pas d’export en RTF si besoin est (et le besoin est fréquent…!), pas d’export au format Word, PDF, Latex…
- Pas de mode Focus à la iA-Writer ou Byword, comprendre une concentration sur la phrase ou le paragraphe en cours d’écriture
- Pas de compteur de signes, etc.
- iCloud ?
Bon, une recherche remplacement, un mode plein écran…
Mais alors, Jean-Christophe, s’il est aussi frustre, pourquoi l’avoir acquis dès sa sortie…?
Les plus de TaskPaper…
Sur Byword, il est facile de déplacer un paragraphe pour le glisser au dessus ou en dessous d’un autre en utilisant la combinaison Control-Commande-flèche(s). FoldingText propose la même chose avec Control-Option-Flèche(s) mais offre de plus un mode d’affichage redoutable, une sorte de Focus qui prend en compte la table des matières et permet de n’afficher que la section dans laquelle on écrit.
Déjà, si l’on rédige en Markdown, Commande-L sur FoldingText permet de découvrir en haut à gauche de son document la table de matières, la structure de son texte… Simplement génial d’autant que l’on peut se déplacer dedans avec les flèches du clavier pour atteindre telle ou telle section de l’arboresence.
Cette fonction est redoutable car elle annonce la possibilité, comme dans un outliner, de n’afficher qu’une partie de son texte et de travailler sans se préoccuper du reste de son flux. C’est la première raison de mon acquisition.
Bien sûr, pas de souci pour afficher à nouveau le fichier complet à tout instant. Si vous avez utilisé le mode Plan de Word, si vous employez tree ([11]) sur Mac ou iThoughtsHD ([12]) sur iPad, cela va vous sembler naturel d’utiliser ces options de collapse et expand.
Mais il y a encore plus fort. En double cliquant dans les balises Markdown employant le signe # (NUMBER SIGN) pour marquer les niveaux et hiérarchiser votre document, vous pouvez comme dans BBEdit ([13]) masquer ou afficher le contenu des niveaux. Bref, bosser agréablement en mode Plan. Et bien sûr, en profiter avec les options déplacement au clavier, changer l’organisation de votre arborescence. Seconde raison.
Plus simple encore : Commande-Majuscule-Option-] dans un titre de niveau et hop, vous ne visualisez plus à l’écran que cette partie de votre texte. Troisième raison.
Du coup, ce n’est plus seulement un traitement de texte mais accessoirement un outliner que vous employez. Sur iPad, Phrasology ([14]) permet au voit déplacer des paragraphes mais aussi des phrases pour les réorganiser. Je pense que nous allons assister à une tendance de fond sur tous les traitements de textes Markdown. D’une certaine manière on le voit déjà à l’œuvre sur certaines applications comme Daedalus touch ([15]) qui utilise également un mode de structuration, un mode que je nomme le mode corde à linge…!
Le retour du suivi de projet
Jusque-là, je sentais bien la réintégration de TestPaper mais ce qui suit le confirme. De fait, FoldingText propose deux modes à mettre en œuvre à votre discrétion, le mode timer et le mode todo…
Attention, si vous avez l’habitude de passer d’un outil Markdown à un autre (c’est mon cas), cela ne fonctionne pas, seul FoldingText est capable d’interpréter ces options, CQFD. Mais cela ne modifie en rien le fichier texte qui passe d’application en application, la preuve avec ce texte que je corrige dans Byword sur iPad avant qu’il ne reprenne le chemin de mon Mac et de FoldingText.
Le mode.todo
Il est indispensable de basculer les items en liste puis d’indenter chaque ligne de la liste pour afficher la case à cocher. En cochant cette dernière, FoldingText ajoute le tag @done et barre le paragraphe. Un air déjà vu dans TaskPaper, non…?
Le mode.timer
Ce dernier utilise le même mécanisme que le mode TODO mais ne démarre qu’au moment où l’on indente la première ligne/durée d’une liste.
Une inversion vidéo permet de savoir dans quelle phase on se situe… Redoutable à nouveau ! À vous d’en imaginer les usages… Genre feuille de route de la journée par exemple…! Bien entendu, comme l’heure de départ est enregistrée, vous pouvez fermer et rouvrir le fichier, CQFD. Et faire sonner ou non avec l’instruction Wait for.
Bien sûr, il faut écrire ses instructions en anglais, ce qui limite quelque peu le dispositif. De plus, c’est d’un usage assez particulier contrairement au mode précédent. Mais c’est le genre de fonctionnalités que Jesse veut ajouter peu à peu et l’on peut imaginer à terme d’autres options dont une orientée vers la gestion de tableaux, etc.
Rappel : FoldingText est en version 1.0
FoldingText est à ce jour une application brute de fonderie mais avec des fonctions remarquables. L’idée du développeur est d’intégrer peu à peu d’autres modes. C’est essentiellement le mode plan intégré et emprunté à Task Paper qui me séduit mais je ne serais pas surpris de retrouver dans les prochaines versions des traitements de texte concurrents des fonctionnalités similaires, notamment dans Byword qui permet déjà de déplacer des ¶ en son sein.
Bref, le plus simple est de jeter maintenant un œil sur la vidéo de FoldingText sur son site…
Pour ma part, je ne m’attache pas au produit de traitement de texte, ce qui m’intéresse, c’est avant tout de traiter mon fichier texte avec l’outil Markdown le plus adapté au moment où j’en ai besoin. Bref, de ne plus être dépendant d’un outil avec son format de fichier propriétaire.
À suivre…
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Sur urbanbike… Writeroom en… 2006 ↩
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Sur urbanbike… Writeroom sur iPhone ↩
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Sur urbanbike… Day One à l’usage ↩
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Sur urbanbike… Byword sur Mac ↩
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Sur urbanbike… Drafts à l’usage ↩
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Sur urbanbike… Writeroom sur iPad ↩
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Sur urbanbike… MultiMarkdown Composer ↩
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Sur urbanbike… TaskPaper sur ipad ↩
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Sur urbanbike… la béta de FoldingText ↩
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Sur urbanbike… iThoughtsHD et Tree ↩
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Sur urbanbike… Phraseology ↩
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Sur urbanbike… Daedalus touch et plan ↩