Bien sûr, l’iPad est livré avec Safari qui reste le navigateur de référence dans la mesure où toutes les applications signées Apple y font appel. Bien sûr, il existe des navigateurs alternatifs comme l’excellent iCabMobile (mon preféré), Diigo, Terra, Perfect…
Et puis il y a Opera qui vient d’être mis à jour.
Alors…?
Alors, il y a plein de petites choses sympas comme le fait de conserver dans une fenêtre tous les sites déjà consultés et pouvoir y revenir très vite…
Une page d’accueil avec tous les sites préférés…
Mais surtout une option de compression qui permet de réduire drastiquement la consommation de la bande passante…
Cela se voit lors de l’arrivée des pages…
Opera propose de le vérifier via les préférences…
Cette option se trouve dans Aide…
par session ou globalement…
Bref, c’est gratuit, c’est dans la langue de Montaigne et ce produit mérite que l’on perde quelques minutes à l’essayer…!
Vacances, j’oublie tout… Au contraire, c’est le moment, si vous avez un peu de temps, de nettoyer votre disque dur qui croule sous le poids des fichiers inutiles…
Or, l’air de rien c’est loin d’être négligeable. J’ai ainsi regagné près de 35 Go sur mon SSD de 250 Go.
Pour cela, j’ai employé une petite application trouvée sur l’app Store, Daisy Disk, qui réalise un scan graphique de vos dossiers ou du disque dans son intégralité…
Très vite je me suis rendu compte que j’avais oublié de nettoyer des caches, que je me trimballais (sic !) avec 3 ou 4 versions des mêmes produits… Sachant ce qui était en trop, à quel endroit, plus simple d’agir.
Ainsi, j’avais totalement oublié de purger mon cache de Camera RAW… Daisy Disk met cela en évidence et visualise la liste des fichiers supprimés après coup…
Mais cette application met aussi en évidence le poids de la messagerie… Là, une seule solution s’impose, virer tout ce courrier inutile.
Dans mon job, c’est fou le nombre de pièces jointes que l’on échange, les JPG d’une couverture, des photos d’auteur, le PDF haute définition de la version finale… Pas inutile de virer toute cette correspondance qui gravite autour d’une mission terminée et facturée…
Je ne me pose d’autant moins de problèmes que tous les documents que je reçois par courriel sont immédiatement ajoutés dans les dossiers idoines sur des disques externes puis clonés…
Autre dossier à récurer en profondeur, celui des téléchargements…! Ce dernier a une sérieuse tendance à servir de stockage pas si temporaire que cela, voir de cimetière à fichiers indéterminés…!!
Certes, on y fait parfois des redécouvertes comme cette photo où figurent Jean Delmas et Volker Gilbert — que je salue l’un et l’autre. Et votre serviteur au centre…
Alors, bon ménage !
La version de Daedalus touch 1.2 est arrivée hier soir sur iTunes en même temps que la version 3.0.1 de Writeroom que règle quelques dysfonctionnements sous iOS 5. Bien sûr, je n’oublie pas Writing Kit qui a débarqué en 2.0 et sur lequel je vais revenir dès que le temps me reviens…
Manifestement les mises à jour ne vont pas cesser coté applications, certaines ayant déjà été corrigées 3 fois depuis l’arrivée de la dernière mouture d’iOS et j’ai bien l’impression que cela va durer encore un bon moment… Idem pour Daedalus touch.
Alors, quoi de neuf…?
Pour les utilisateurs des versions précédentes de Daedalus touch, aucun changement cosmétique, juste des options nouvelles discrètement glissées ci et là.
Un exemple, Daedalus touch propose depuis la version 1.1 une barre de touches additionnelle remarquable, personnalisable avec des touches à double entrée en cours d’écriture ou sur sélection, indispensable si l’on emploie le balisage markdown.
Or il restait un espace libre entre les deux groupes de 5 touches. Un appui sur ce dernier vous conduit désormais en fin de document. Détail…? Certes. Mais surtout, prise en compte des besoins des utilisateurs.
Idem pour la recherche, la possibilité de vous déplacer dans les textes contenant le mot recherché.
Organisez vos feuilles entre cahiers…
Comme vous le savez certainement, Daedalus touch vous permet de créer des piles (des cahiers si vous préférez…) dans lesquels vous pouvez placer autant de feuilles que vous le souhaitez. S’il est facile de modifier l’ordre de ces feuilles/fichiers en les faisant glisser horizontalement dans la pile pour réorganiser l’enchaînement des écrits, il fallait réaliser créer un nouveau fichier puis opérer un copier/coller pour placer un texte dans une autre pile.
Les développeurs de Daedalus touch ont trouvé une solution élégante pour répondre à ce besoin légitime de réorganisation entre piles/cahiers — ou même au sein de la même pile. Il suffit de le faire descendre verticalement en pied d’écran après avoir attendu qu’il soit bien sélectionné. Une barre sombre s’affiche en bas d’écran comme le Doc du Mac et vous pouvez y placer jusqu’à 4 fichiers.
Il suffit ensuite de quitter la pile dans laquelle vous vous situez puis d’ouvrir celle de destination : les fichiers en attente sont toujours visibles ! À vous de les glisser/organiser comme bon vous semble dans cet autre cahier d’écriture.
Je ne reviens pas sur les options de la couleur de fond, de coloration, taille ou choix de la typo ni sur TextExpander mais sur les options d’export, du pur délire dans cette nouvelle version, dans le bon sens du terme…!
En effet, Daedalus touch vous propose désormais d’employer le balisage markdown pour styler un export en PDF. Une feuille de style ad hoc est disponible pour arriver à vos fins…
Export ePub et Markdown
Mais l’apport le plus intéressant réside dans la possibilité offerte désormais d’exporter directement au format ePub ! Vous avez créé une pile de documents qui contient le grand œuvre de votre vie, vous voulez l’éditer ?
Facile ! Exportez votre ouvrage avec titre, nom d’auteur et couverture originale (…puisée dans votre album) directement vers iBooks…
Et hop, 5 secondes après, votre bibliothèque contient votre livre ePub avec table des matières et sa couverture.
Mieux, si vos textes emploient correctement du balisage markdown avec attributs de style et liens, votre ePub est entièrement stylé.
En résumé, cette option offre des perspectives nouvelles et permet d’envisager à tous les rédacteurs de s’affranchir des usines à gaz qui fabriquent du ePub tout en utilisant un excellent traitement de texte au long cours.
Bien sûr, pour utiliser ces options, il est nécessaire d’apprendre les rudiments de Markdown et de préparer, si besoin est, la barre additionnelle à ce balisage. Aussi je recommande chaudement aux futurs rédacteurs d’apprendre les balises élémentaires de Markdown et de prendre le temps d’attribuer aux 10 touches les macros adéquates !
D’autant que les URL sont actives dans votre ePub…
Quelques limites dans cette version…
Pas de possibilité pour le moment d’ajouter des images avec un lien Markdown dans ce ePub hormis celle de la couverture. L’autre limite actuelle est de rester strictement au Markdown originel. Pas de notes en bas de pages comme le permet le multi Markdown.
Après échanges de courriel avec les développeurs, il est clair qu’ils ne vont pas s’arrêter en si bon chemin mais souhaitent conserver à leur application cet aspect de produit simple à mettre en œuvre pour une saisie rapide sur iPad… Bref, ne pas tomber dans le travers des sur-couches et des verrues qui finissent immanquablement par conférer un aspect usine à (gag) gaz à la plus simples des applications. J’ai plusieurs exemples en tête dont une application éditée en avril 1987 par Forethought…!
Un traitement de texte opérationnel…
À l’heure où j’écris ces lignes, Daedalus touch me semble être le produit le plus abouti pour tout stakhanovitch du clavier…! Soyez juste prudents car malgré la bonne maîtrise des développeurs, ce serait ballot de rencontrer des soucis.
Pour finir, je rappelle que trois typos fort belles sont disponibles avec Daedalus touch dont un Goudy Bookletter 1911.
Ce dernier m’a un peu déstabilisé car ses caractères [ ressemblent à un { suivi d’un [, ce qui, en Markdown, est parfois troublant…!
C’est d’ailleurs le moment de souligner l’épatante ambiance graphique de cette application et du soin quasi maniaque des développeurs à nous proposer un environnement de travail de qualité.
Voilà, cela va sans dire mais c’est mieux de l’exprimer.