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Les pollutions électromagnétiques

Frédéric Séné

dans dans mon bocal | lire | usages

Pourquoi ce bouquin…? Je ne suis absolument pas concerné, moi…!
Erreur…! Énorme erreur…!

La photo qui suit démontre à quel point c'est totalement faux dans ma configuration actuelle…! Je baigne littéralement dans une pollution électromagnétique de première qualité…!

20091105-IMG_8803_ub.jpg

Ce livre très illustré en photos et schémas détaille les origines multiples de ces sources de pollutions électromagnétiques. Des fiches par produits domestique mais aussi informatiques. Sans oublier la liste des dégâts collatéraux possibles.

Bon, pas de four à micro-ondes dans mon logement mais un onduleur à mes pieds (aie…!), une chaîne HiFi à ma gauche (re aie…!), deux téléphones DECT (tssss…!), un iPhone GSM et une livebox qui émet en WiFi un poil en retrait, un écran plat sous le nez, les transfos de mes nombreux disques durs ou chargeurs de batterie de mes appareils photo dans tous les coins, mon MacPro derrière mon écran, les multiprises au pied, je suis bombardé quotidiennement près de 12 heures par jour. Et je n'évoque pas le scanner, les imprimantes, l'halogène dans mon dos…

La lecture de ce livre m'a fait réfléchir sur les distances de sécurité (normes suédoises) entre ces émetteurs électromagnétiques et moi… Du coup, je commence très sérieusement à m'interroger sur mon exposition aux pollutions électromagnétiques. Déjà que je me doutais que je ne ferais pas un beau vieillard, mais là c'est encore plus mal parti…!

En analysant ma situation de travailleur indépendant bossant chez moi, il est patent que je suis bel et bien dans une bulle nocive en terme de rayonnements qui interfèrent.

Regardons la réalité en face et commençons à nous interroger sur nos installations tant professionnelles (bureau) que personnelles… Car même un grille-pain, un réfrigérateur ou radiateur électrique, cela pollue, si, si…!

Aussi mon idée d'acquérir un portable pour me soustraire de ce coin de travail bien rayonnant n'est pas si idiote… Le remède est bien de prendre de la distance. Bon, le portable rayonne également…? Certes mais bien moins que ma configuration de travail actuelle. Et sans oublier la pollution sonore de mes machines.

Bref, un excellent bouquin pour nous alerter sur notre environnement et les risques que nous pouvons tous courir à notre insu. Et désormais, plus de "je ne savais pas"… Pour ma part, ce livre a été un déclencheur. Je vous recommande sa lecture ou, à tout le moins, prendre en compte sérieusement les pollutions électromagnétiques qui nous environnent.

Bon, en parcourant ce livre à nouveau hier soir, il est clair que tous les objets électriques dans un bureau comme dans un logement rayonnent. À tel point que si l'on prend tout en compte, on risque de ne plus rentrer dans l'un ou l'autre…!

Bien entendu, il est impossible de tout éliminer mais, fort des informations distillées par cet ouvrage, de commencer à traiter les points les plus sensibles ici ou là et, surtout, de prendre conscience qu'une distance minimum est indispensable. Bref, de ne plus vivre comme si les objets électroniques, électriques, numériques, etc. étaient absolument neutres vis-à-vis de notre santé. Non…! Du coup, pas très compliqué de commencer à déplacer des objets trop rayonnants (mon onduleur a été déplacé pour ne plus être à quelques centimètres de mes pieds, à remodeler notre environnement pour éviter de trop se faire arroser d'ondes… À vous d'y réfléchir de votre côté.



Les pollutions électromagnétiques
Frédéric Séné
Eyrolles
9782212126389 | 9 € pour 132 pages utiles



Plus d'infos sur ce site de l'auteur : habitat-durable.com


Pour conclure, je rappelle que la version 1.5 de Pollution sur iPhone (lire le billet d'avril 2009) est disponible depuis hier. Elle localise, par exemple, les antennes GSM et une info sur qualité de l'air est désormais prise en compte…

le 06/11/2009 à 06:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Énergie, climat | C’est maintenant !

Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean

dans dans mon bocal | groummphh | lire | potager

C'est pas le tout de l'annoncer, il est préférable de le lire…. Et, si vous devez acheter un bouquin sur les problèmes de l'énergie et de notre planète cette année, celui-ci n'est pas mal du tout…

Voilà un bouquin qui nous annonce le pire mais avec bonne humeur…! Ceux qui ont eu le temps de suivre le cours à l'école des Mines de Jean-Marc Jancovici vont y retrouver les principales données traduites en une langue accessible à tous.

Oui, le temps du pétrole est fini ; oui, le climat se réchauffe ; oui, il est temps de changer de comportement ; non, la croissance ne va rien résoudre du tout…!

Les deux auteurs sont loin d'être des illuminés. Juste deux gars qui savent relier les données entre elles, faire des rapprochements et aptes au bon sens. Vincent avait évoqué sur urbanbike le précédent bouquin de ces deux larrons, Le plein s’il vous plaît !

Grossièrement, c'est la suite avec des tas d'exemples et une forte ironie à propos de qui fait les choix de civilisation. Bien sûr que les exemples passés ne servent malheureusement à rien …et d'évoquer, à juste titre, le livre de Jared Diamond, Effondrement.

À ce propos, Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean en profitent pour nous expliquer de manière schématique (mais si peu…) le pourquoi de la famine de l'île de Pâques au travers deux méthodes de management, l'une par l'énarque qui ne savait pas compter et l'autre par l'énarque qui savait compter… Je vous laisse découvrir…

Cela va de l'explication du rôle néfaste du PIB à l'introduction de la monnaie puis à sa mutation magique en papier. Ces chapitres drolatiques, parodiques, sont à lire car ils résument en quelques pages notre propre histoire et les choix vers lesquelles nos politiques nous poussent sans grande réflexion ou compréhension.

Et de rappeler une notion fondamentale… L'argent n'achète que les hommes, pas les produits de la terre.
Cet exemple est généralisable à tout ce que vous achetez. Vous croyez acheter un poisson ? Illusion d'optique ! Vous payez en fait le salaire du pêcheur, celui du charpentier qui a construit le bateau, ainsi que celui du banquier qui a prêté de l'argent au pêcheur pour qu'il achète son bateau. Tout ce beau monde ne fait que profiter d'un poisson qui est apparu tout seul dans l'océan sans que personne y soit pour quoi que ce soit.
L'économie ne consiste qu'à acheter des heures de travail et des rentes à des gens qui ont transformé des ressources naturelles ou qui se trouvent en être les propriétaires du moment, mais qui ne les ont pas créées. En vérité, ces ressources sont gratuites pour tout le monde. Leur prix n'est que le salaire de leur extraction, ou du consentement à s'en défaire quand l'Histoire a fait de vous leur propriétaire. Dans les rentes diverses liées à la propriété du moment, on va aussi trouver des dividendes pour les actionnaires des entreprises, et des impôts pour les États.
Au bout du compte, on ne paie que la contrepartie de revenus humains : l'argent n'achète que des hommes.
L'argent n'achète pas la nature, qui ne se fait payer ni pour le pétrole ou la photosynthèse qu'elle nous fournit gratis, ni pour les dégradations que nous lui infligeons. Notre système de conventions nous rend aveugles aux dépréciations qui ne touchent personne à bref délai. Si un million de kilomètres carrés de banquise disparaît, comme personne n'a d'activité basée sur l'utilisation de la banquise, c'est une disparition totalement indolore pour l'économie. Logique…!

Et le constat sur les décideurs est sans appel…
Nos élites sont encore plus urbaines que la population dans son ensemble, et manipulent des chiffres conventionnels que très peu d'entre eux savent « décortiquer ».
On termine ses études à la véritable École nationale d'administration (pas celle de l'île de Pâques !), à Harvard et dans la majorité des écoles de « business », ainsi que dans la plupart des cursus universitaires sans avoir jamais rien appris sur la physique sous-jacente aux indicateurs utilisés.
On peut devenir chef de (très grande) entreprise, avocat, banquier, ministre, président de la République, patron de journal de référence, magistrat à la Cour suprême ou à la Cour de cassation, bref occuper à peu près tous les postes importants de la société sans rien comprendre aux processus physiques qui sont pourtant indispensables à l'accomplissement de nos activités économiques et sociales.
On peut occuper tous ces postes sans avoir la moindre idée des limites physiques à notre expansion, qui vont pourtant avoir des répercussions sur tout ce que nous venons d'évoquer. Il n'y a que quelques cursus scientifiques - et encore, le lien explicite est rarement fait ! - qui rappellent un peu les faits dont nous parlons, mais ils ne sont pas toujours mis à profit dans la vie active dans ce monde où les ingénieurs rêvent de devenir banquiers ou champions du CAC 40.
Nous vivons dans un univers bien physique, mais l'essentiel des décideurs sont dans un univers virtuel, fait de conventions.
Nous vivons tous dans Second Life.


Comme le rappelait Catherine Clément ce matin à propos de Levi-Strauss, ce dernier disait "le monde a commencé sans l'homme, il s'achèvera sans lui"…
On est bien parti.

Je ne peux que vous recommander mille fois la lecture de cet excellent bouquin, facile à assimiler et court (un peu plus de 208 pages en caractères ne nécessitant pas de loupe…!). Bref, si vous voulez avoir un instantané argumenté de notre situation actuelle, lisez ce bouquin.



C'est maintenant !
3 ans pour sauver le monde
Jean-Marc Jancovici et Alain Grandjean
Seuil
9782020987684 | 19,50 €



20091102-IMG_0282_ub.jpg

Note : le G11… une solution amusante pour photographier les bouquins…

le 04/11/2009 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Faut il réduire les sollicitations…?

Se concentrer à nouveau sur son boulot

dans bosser partout | dans mon bocal | groummphh

Ces derniers mois (on peut même accoler le mot années…!), j'ai découvert des tas de blogs intéressants et mon NetNewsWire se remplissait chaque jour de nouveaux liens absolument incontournables… Ensuite, ce fut le phénomène twitter et la possibilité en temps réel de découvrir l'actualité, accéder à de nouveaux liens dans plein d'univers différents, suivre les dernières rumeurs sur la sortie probable pas très certaine du futur boîtier de chez Canon, se régaler des traits d'esprit de blogueurs, recevoir des réactions sur de courtes notes insérées par mes soins, etc. Mes deux écrans de travail étaient constellés de mille fenêtres (j'exagère un peu, là…).

Et je vous fais grâce de mes mails, de mes propres notes en cours d'écriture sous MarsEdit, de mes boulots en cours, la gestion de mes bases de données professionnelles, etc.

Depuis trois semaines, comme une grosse lassitude. L'effet stimulant de la nouveauté pour twitter étant passé, j'ai commencé à analyser mes journées de travail — je suis un graphiste indépendant qui bosse chez lui — et le temps consommé à suivre cette circulation ininterrompue de nouvelles en tous genres. Sans oublier le téléphone…!

Les incidences les plus évidentes sur mon activité étaient le hachage et une procrastination quasi permanente. Toujours happé par ce qui venait de débarquer sur mon écran, il était devenu de plus en plus évident que se concentrer sur une mission avant l'été devenait un poil plus difficile.

Aussi, à l'occasion de mes vacances (…enfin, de l'aération annuelle de mon portable à Belle-île…!); j'ai commencé à réduire cette addiction. Plus qu'un seul écran en face de moi et d'autres activités plus créatrices (à mon niveau s'entend) comme celle de cavaler sur les sentiers côtiers avec un boîtier en main.

En revenant "at home" en septembre, cette espèce de folie de tout lire, tout suivre, être présent sur tous les fronts m'a repris instantanément. Mais sevré par mon séjour îlien, j'ai pris rapidement quelques décisions pour ne pas replonger. Coïncidence, j'en ai pas mal discuté avec quelques amis, dont Dominique, qui vivaient le même phénomène, celle de l'hyper saturation. À l'inverse, l'ami Lukino ne s'est jamais laissé embringuer, préférant lire urbanbike pour noter mes découvertes…!

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Du coup, plus question de tomber dans les pièges tendus sur la toile…!

Pour ma part, j'ai décidé d'agir…!
J'ai viré le plus petit de mes deux écrans et cela m'a amené à fermer des fenêtres ou des applications que je laissais ouvertes en permanence. Bon, il n'est pas dit que je ne revienne pas sur mes pas car deux écrans avec les kilos de palettes de mes applications, cela conserve plus d'avantages que d'inconvénients…!

J'avais déjà augmenté le temps entre deux consultations de ma messagerie (passé d'une connexion toutes les 5 minutes il y a quelques années à toutes les 15 minutes)

Ensuite, je ne lance Tweetie que le matin et le soir pour ne plus à être tenté de lire les derniers micro-billets qui viennent de tomber (et donc cliquer sur un lien, qui, etc.)

Je n'ouvre plus FaceBook qu'une fois par jour et me décide à ne plus répondre instantanément aux mails de ce dernier m'informant qu'un commentaire a été ajouté à la suite d'un des miens…!

Autre effort, je ne lance mon agrégateur — NetNewsWire — qu'en soirée après avoir fini de sauvegarder mes missions du jour. Mieux, j'ai viré plein de liens redondants comme ceux franchement inutiles vu la qualité des contenus.

Skype n'est activé également que sur demande spécifique d'un de mes correspondants.

J'essaye même de ne pas lancer Safari ou FireFox…! Cela risque d'avoir une incidence sur urbanbike, l'absence de publication le week-end — vous verrez demain ! — est même envisagé…

Et surtout je me concentre sur chaque mission, essayant de la mener à son terme avant d'en aborder une autre…! Bon, là, c'est plus facile à dire qu'à faire car les urgences sont légion dans mon job et c'est un pan important de ce dernier, réagir vite pour ne pas bloquer la chaîne d'impression.

Parallèlement, j'ai commencé également à réduire le nombre d'applications que j'utilise quotidiennement et à me former à nouveau sur celles que je conserve (auto-formation qui consiste à regarder des produits que j'utilise depuis des années d'un oeil neuf…!). Retrouver WriteRoom pour me concentrer sur l'écrit.

Enfin, j'essaye de limiter la durée de mes conversations téléphoniques (pas gagné…!).

C'est fou le temps que l'on redécouvre, la sérénité qui accompagne désormais mes boulots. Les premiers temps, j'étais même en manque. Comment cela, pas la moindre petite news à me mettre sous la dent ?! Et puis, j'ai retrouvé le plaisir de retraiter mes propres photos, de me concentrer sur des améliorations dans FileMaker que je remettais toujours à plus tard. Mieux, de reprendre le temps de baguenauder dehors, à pied ou en vélo.

Bon, j'avoue que je triche un peu. Si, si…
Quand je me rends dans certains lieux que la décence m'interdit de nommer ici, j'emporte mon iPhone. Et je lance Tweetie… Faut que je me surveille pour éviter une rechute…!!

Et vous…?!
Note(s) de lecteur(s)…

JCdeM ajoute…
Tout pareil cher JC.
Après utilisation, j’en suis venu à me déconnecter de l’instantanéité qui sur le fond ne m’apporte rien. Les applications « real time » ont ceci de fâcheux qu’elles nous entrainent vers un inexorable « no life » juvénile. Et au final, je n’hésite plus à dire que Twitter et Facebook me font suer (pour ne pas dire plus).
Je partage entièrement le point de vue évoqué dans cette video sur Twitter. Et pour FaceBook, définitivement, les amis de mes amis ne sont pas (a priori) mes amis.
Back to real life !
J’en étais tout de même à rester un peu seul dans mon coin, et ton billet m’a permis d’intégrer une nouvelle communauté. Merci.
On crée un groupe sur Facebook ? ;-)J

Un mail de JPM…
Il a bien fallu me l'avouer, ces derniers temps, je me suis, petit à petit, laisser déborder par toutes les sollicitations venant de la toile (être certain de ne rien louper, être tout le temps au courant...). Bref n'importe quoi...
Aussi j'ai réagi :
1) désabonnement à un plus de la moitié des sites. Il faut bien l'avouer, la grande majorité ne sert à rien...
2) je ne fais plus que trois tours sur le net par jour.
Et bien cela fait du bien, j'ai le sentiment d'avoir retrouvé une liberté.

le 18/09/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #