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Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées

Patrick Grépinet

dans architecture | bosser partout | dans mon bocal | lire

Je ne sais pas si ma main en rade a accru mon intérêt pour ce domaine spécifique mais je suis sensibilisé au handicap comme au fait de vivre chez soi dans un bocal pas trop adapté. Et qui dit handicap, pas que dans le logement mais aussi dans les lieux de vie (restaurant, rue, cinéma…), au bureau.

Vient de paraître, dans la collection Méthodes des éditions du Moniteur, une série de fiches thématiques sur la conception d'un bâtiment accessible aux personnes handicapées… Depuis la Loi du 11 février 2005, pas mal de choses ont changé pour les handicapés et les établissements recevant du public doivent se mettre en conformité avec ces textes assez rapidement… Enfin, je reconnais que ce n'est pas si rapide que cela, on parle de 2015.

Ces fiches permettent de comprendre rapidement les enjeux et les difficultés même s'il existe d'autres ouvrages dont Handicap et Construction évoqué ici-même. Ce n'est pas un ouvrage de synthèse comme celui évoqué juste avant mais bien une série de fiches pratiques et méthodologiques dans lesquelles piocher pour une question donnée… Je rappelle cela car d'aucuns pourraient s'inquiéter de trouver page 90, 106 et 171 les mêmes figures.

Je conseille à tous les acteurs du bâtiment de le feuilleter mais également à des professionnels de la nouvelle hostellerie qui s'improvisent bed and breakfast. Voici une lecture indispensable à ceux qui aménagent des chambres d'hôtes et qui aimeraient accueillir des personnes à mobilité réduite. Si la lecture de ces pages pouvaient les dissuader également d'encombrer coquettement nombre de leurs chambres, ce serait déjà un premier pas de fait…

Car accueillir des handicapés en fauteuil, ce ne sont pas que des toilettes et des salles de bain aménagées, pas que des largeurs de couloir plus importantes. C'est aussi une profonde réflexion sur la hauteur des interrupteurs et leur situation, une réflexion sur l'ouverture des portes (pas facile d'atteindre une poignée en fauteuil, de tirer la porte pour l'ouvrir tout en reculant, etc.). C'est aussi un sol dur et non du gravier dans la cour, prémunir la personne malvoyante d'une rencontre fortuite avec un obstacle aussi stupide d'une descente d'escalier qui traverse en partie un couloir, etc.

Bref, une lecture intéressante pour tous ceux qui doivent accueillir du public et qui ne connaissent pas les attendus législatifs…


Concevoir un bâtiment accessible aux personnes handicapées
Patrick Grépinet
Éditions Le Moniteur
9782281114140 | 55 €




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Lire également sur urbanbike :
Handicap et construction | 7ème édition | Louis-Pierre Grosbois | 2/08
L'habitat des personnes âgées | Philippe Dehan | 3/08

le 10/06/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Bosch TTA2009 | Billet à destination des buveurs de thé…!

Bouilloire samovar…? Pour gros consommateurs…

dans dans mon bocal

Ceci n'est pas la maquette de la prochaine navette spatiale mais une alternative pour faire du thé en grandes quantités… Jusqu'à ces jours derniers, notre robuste Magic Tea de chez Tefal suffisait à fournir assez de thé au petit-déjeuner. Mais les mômes sont devenus consommateurs de thé et le volume produit par cette théière ne suffisait plus…

Du coup, en cherchant sur le net, je suis tombé sur cette machine, la Bosch TTA2009, que j'ai commandé via une boutique en ligne en langue française en regrettant de ne pas parler allemand (30 € de différence avec son homologue d'outre-rhin, glouupps…!).

Bon, je ne sais pas encore si j'ai fait fausse route mais il est vrai que son usage est nettement moins simple que la Magic Tea…!! D'où ce billet car je n'ai rien trouvé dans la langue de Molière pour m'expliquer avant comment cela fonctionnait…! Note : ce lien, je ne l'ai trouvé qu'après l'avoir reçu…!

De fait, cela se compose d'une — grosse — bouilloire d'une capacité de 2 litres réservée exclusivement à chauffer de l'eau rapidement. Au dessus, soit on visse un opercule plat pour le mode bouilloire simple (oui, cela chauffe l'eau de manière remarquable…!) ; soit on y place une théière avec son couvercle et sa passoire…
Je signale que seule cette partie amovible peut aller au lave-vaisselle.

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Et, bien entendu, histoire d'assumer l'alimentation, il y a une base ronde raccordée au réseau électrique par un fil que l'on peut dérouler plus ou moins.

Comment ça marche…?
Le process est différent de ma précédente organisation où je plaçais du thé dans la passoire de la Magic Tea juste après l'avoir remplie d'eau… La passoire étant emboîté sur l'opercule, il suffisait de fermer la théière puis d'appuyer sur la mise en marche et hop… Quelques minutes plus tard l'eau étant passée plusieurs fois dans la passoire, le thé prêt et chaud, le système s'arrêtait. Seuls inconvénients, une capacité devenue trop faible et pas de système de maintien du liquide à température…

Sur ces deux points, la Bosch TTA2009 répond avec astuce… La bouilloire peut être ravitaillée à tout moment et un système permet, après que l'eau soit arrivée à ébullition, de maintenir le tout à température… À l'usage, ce dernier point est parfois trop efficace…!

Sauf que…!
Sauf que l'on doit impérativement changer ses habitudes le matin (et faire attention si l'on est encore dans les bras de Morphée…!)… La théière du haut n'est pas très volumineuse et permet en fait de préparer une sorte de concentré que l'on va diluer avec l'eau chaude en réserve dans la partie basse au moment de servir… Bref, il est nécessaire d'avoir deux mains valides et je peine parfois avec la gauche…!

Mode d'emploi…
Remplir la passoire dans la petite théière de son mélange de thé favori… Enfin, de quelques cuillères de thé… Et, stop, refermer la bestiole sans la remplir d'eau…!
Parallèlement, remplir en eau claire la grosse bouilloire… Mais de la moitié de ce que l'on prévoit de consommer (un litre par exemple), placer cette dernière sur son support (héhé, faut bien raccorder la fusée à sa source d'énergie…!) et la coiffer de la théière…
Je sais, c'est surprenant mais je suis le mode d'emploi (sans aucune garantie néanmoins…!).
Tchac…!
À la base de la bouilloire, on enfonce le levier de mise à feu (un cercle lumineux rouge très esthétique s'affiche…!) et il reste à expédier dans les étoiles en appuyant le bouton feu bouillir sur la poignée…!
Au bout d'une minute, l'eau est chaude et la bouilloire passe en mode maintien à température… Ne pas être surpris par le bruit de l'eau qui bout (eh oui, difficile d'écouter la radio en sourdine…)

À ce stade, on a toujours notre théière vide et une bouilloire pleine d'eau chaude…

C'est ici, Mesdames et Messieurs, que je réclame votre attention…!
Essayé pour vous sous les quolibets de ma petite famille, la suite demande un peu de doigté…

On détache la théière que l'on pose sur la table (…et, ô surprise, elle a le cul mouillé par la vapeur d'eau de la grosse bouilloire, logique… Rires ironiques des spectateurs…!)
Du coup, prévoir un bout de linge propre ou une planche en bois pour la poser temporairement.
On ouvre le couvercle pour accéder à la passoire…
On prend la grosse bouilloire dans l'autre main et l'on verse délicatement — très délicatement, je suis en pyjama et non en combinaison d'amiante… — l'eau bouillante aux deux tiers de la petite théière…
On ferme le couvercle de celle-ci…
Est-ce terminé…?!

Non…!
On remplit à nouveau la grosse bouilloire (on la complète d'un bon demi-litre d'eau froide par exemple) ;
On repose celle-ci sur l'aire de tir son alimentation électrique…
On dispose à nouveau la théière au-dessus.
Puis on réactive la bouilloire en mode bouillir…

Une fois l'eau à haute température, tchhaaacc…! Elle repasse en mode maintenir au chaud…

Soit vous attendez, histoire d'avoir un thé corsé ; soit vous servez rapidement dans chaque bol une partie du concentré de thé que vous diluez ensuite avec l'eau chaude histoire de doser votre breuvage matutinal…

Dernier détail : faites chauffer au départ au moins la contenance de la théière (en gros un peu moins d'un litre — 0,7 L). À la fin du process et juste avant de servir, retirez de la théière la passoire qui a une forte tendance à se balader quand vous versez…!

Je reconnais que c'est efficace mais un poil usine à gaz. Cette Bosch TTA2009 (un nom particulièrement mémorisable, n'est-ce pas…!) nous rend les services attendus depuis quelques jours sauf que personne d'autre ne veut s'en servir — ils m'ont vu m'agiter — et donc la corvée cérémonie du thé m'échoie chaque matin…!

Avantages : quantité de thé disponible et maintien à température
Désavantages : manipulations en chaîne, genre Jerry Lewis et Mister Love…!

À suivre…!

NB : je sais, j'aurais pu évoquer la sortie de NX 2 ou de DxO 5.1 au lieu de cette Bosch TTA2009…!
Note(s) de lecteur(s)…

Alan — voir ses photos de colombages à Rouen sur urbanbike — ajoute ceci…
Je suis un gros consommateur de thé et je le prépare bien plus simplement.
Pour les grosses quantités j'ai une théière en fonte de 1l que chauffe directement sur l'induction sans jamais faire bouillir l'eau, l'eau bouillie est moins oxygénée et révèle moins le goût du thé, sans compter les thés qui se font à basse température comme le Gyokuro (une merveille venue du Japon !!!).
1 l c'est suffisant pour 3 / 4 personnes si elles boivent dans de petits bols.
Pour ceux qui veulent boire de plus grosse quantité, j'ai des tasses de 200 ml avec un petit panier en céramique, chacun peut faire son thé selon son humeur.
Et puis il ne faut pas avoir peur de faire de la « repasse », faire une deuxième infusion avec le même thé.
Par exemple pour le Pu-Erh (un thé mur), je préfère utiliser ma petite théière de 300 ml et de faire 3, 4 ou 5 infusions successives tout au long de la journée.
Au total j'ai plus d'un litre de thé mais à chaque infusion le thé révèle de nouveaux arômes, la 2eme et la 3eme infusion sont me préférées (avec un beau thé blanc c'est pas mal non plus, mais pas autant de fois).
À bientôt et bon courage avec ton spoutnik !!!

Je note, je note…!! Mais nous, on est assez rustiques… Il nous faut une énorme quantité de thé le matin (de grands bols…!) et, pour ma part, je ne reprends rien de la journée sous peine de ne pas trouver le sommeil le soir…! Chacun son rythme…!

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Alan ajoute (ainsi que cette photo), ceci :
Le soir je prends un Rooibos (buisson rouge en Afrikaans qui pousse exclusivement dans la région du Cap), une sorte de sciure de bois connue pour ses vertus apaisantes (les femmes des populations indigènes l'utilisaient pour calmer les nourrissons).
C'est aussi la petite madeleine (avec le Flake) de mon enfance en Afrique du Sud…

Merci Christian pour cette remarque à propos de mon nota-bene :
je sais, j'aurais pu évoquer la sortie de NX 2 ou de DxO 5.1
Oui, mais il y a un temps pour tout.
Le petit déj' c'est très sérieux. Et je vous imagine à la manœuvre pour toute la famille… sympa.
À lire la note d'Alan je me dis que je n'y connais vraiment rien en thé, je loupe probablement quelque chose, même si moi je suis café (il y en avait dans mon biberon).

le 07/06/2008 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Baril à la hausse et travail à la maison

Réduire les déplacements quotidiens n'est pas une utopie…

dans bosser partout | dans mon bocal | groummphh | potager

Avec un baril qui courtise les — mettre ici le chiffre du jour…! — dollars (…à ce rythme là, on atteindra vite fait les $500 à la fin de l'année), travailler chez soi s'avère une solution de plus en plus viable. Certes, les personnes qui vivent à quelques stations de métro, de bus ou de tram de leur entreprise n'ont pas ce genre de préoccupation.

Mais pour les autres…?
Quand vous vivez loin de votre lieu de travail, chassé peu à peu par le coût galopant de l'immobilier, même avec des réseaux ferrés ou des bus, l'usage de la voiture reste trop souvent indispensable ne fût-ce que pour se rendre à la gare la plus proche. Pire, quand il n'y a pas de lien ferroviaire, la voiture reste le seul moyen de se rendre au boulot. Certes, des solutions de covoiturage se développent… À condition d'avoir des horaires à peu près en phase avec ses petits camarades et au prix d'une très bonne logistique.

On ne fait que différer le problème…
Le prix du litre de diesel devenant même supérieur à l'essence, le poste "carburant" mine peu à peu le budget des ménages… Hormis envisager des solutions alternatives, parfois encore plus dangereuses — rouler en vélo en soirée (…entre chien et loup) sur une route départementale est un acte quasi suicidaire — pourquoi ne pas en venir à des horaires aménagés avec une partie du travail à réaliser chez soi (…à condition, bien entendu, d'avoir une profession qui s'y prête et de disposer chez soi de quelques mètres carrés ad hoc).

Plus que jamais, bosser chez soi semble une alternative possible à laquelle nombre d'employeurs devraient réfléchir sérieusement au lieu de refuser un début de concertation avec les employés les plus concernés…

Avec internet, la voix sur IP et un ordinateur portable, non seulement c'est techniquement possible mais certains secteurs pourraient améliorer performance et rendement en retenant une partie de leurs salariés chez eux au lieu de souhaiter les avoir à tout prix dans leurs bureaux… Je suis convaincu que l'on bosse mieux chez soi dès lors que l'on a un travail qui demande de la concentration. De plus, c'est le moment d'introduire un peu de flexibilité en laissant aux individus le choix de leurs horaires (pour ma part, je suis hyper efficace le matin…).

Autant de personnes en moins sur les routes le matin et le soir, c'est aussi créer les conditions d'une circulation plus fluide (…et donc plus économique en terme de consommation pour les autres usagers obligés de se déplacer) et agir indirectement sur le pouvoir d'achat des salariés qui n'auront plus à passer à la pompe trop souvent…

Le lien social n'est pas coupé (téléphone IP, courriels) et cela n'empêche pas de se donner rendez-vous au bureau pour des réunions indispensables. Pour les entreprises, hormis une nouvelle qualité de vie offerte à ses employés, c'est aussi une manière de repousser pour certaines l'option immobilier pour cause de saturation en terme de bureaux (et c'est loin d'être négligeable).

Bien évidemment, il y a des personnes qui ne seront pas à l'aise avec cette manière de bosser — ou qui n'auront pas la possibilité d'y souscrire pour une simple question de configuration familiale, de logement inadapté. Où qui préféreront continuer à séparer lieu de travail et lieu de vie.

Mais doit-on empêcher les autres de s'y essayer…?
Pour ma part, je ne regrette rien de ma vie passée… Quand à ceux qui y pensent très fortement, lire nos cinq règles simples pour ne pas de planter…

La question est posée et elle est de plus en plus sensible. Je suis certain que nombre d'entreprises — à l'image de Renault — y pensent… Raison de plus pour passer rapidement à l'action. Car parler d'écologie, de protection de l'environnement, de pouvoir d'achat, cela commence aussi par de telles solutions. Ou faut-il attendre que les employés ne puissent plus se rendre à leur travail pour réagir…? Alors, pourquoi ne pas anticiper…?

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Cette illustration de Lukino est tirée de notre livre Comment travailler chez soi, un thème qui est de plus en plus d'actualité au fil des mois et qui n'a pas pris une ride depuis sa parution en novembre 2005…

Comment travailler chez soi (*)
Courte et Lukino
Éditions Eyrolles
9782708134171 | 128 pages en deux couleurs | 10 €





(*) Bien évidemment, MacDigit.com n'est plus, tout se passe désormais sur urbanbike…
Info(s) pratique(s)…

Trouvé ce matin après lecture de mes fils RSS, ce billet sur la chronique d'un désastre annoncé.

Autre info en provenance de Pierre-Denis…
10 ans après l'essor des activités Internet et Mobile, l'industrie des produits et services basées sur des « technologies environnementales et propres » dans l'énergie, l'eau, les déchets etc.. connaît également un développement extraordinaire, aux USA mais désormais aussi en Europe.

Au carrefour de ces innovations, le Silicon Sentier, la région Ile de France et Paris Innovation proposent de réunir pour la première fois dans un Barcamp, les acteurs "Cleantech" avec ceux des technologies de l'IT et de la mobilité :

- le samedi 31 mai de 14H à 20h à la Cantine 151, rue Montmartre, Galerie des Panoramas,75002 Paris (métro Grands Boulevards)

Inscription sur https://barcamp.pbwiki.com/CleantechCamp

Pour faire foisonner les échanges entre ces deux communautés autour des directions :

* faire découvrir au monde IT les problématiques environnementales et les opportunités de développement qu'elles peuvent créer,
* pour les acteurs du Cleantech (énergie, eau, air, bâtiment, environnement, amélioration des procédés industriels, déchets etc..) rencontrer des acteurs du Web et de la mobilité pour identifier des outils et de nouvelles opportunités de business

Un *BarCamp* est une rencontre, une non-conférence http://fr.wikipedia.org/wiki/BarCamp ouverte qui prend la forme d'ateliers-événements participatifs où le contenu est fourni par les participants qui doivent tous, à un titre ou à un autre, apporter quelque chose au Barcamp. C'est le principe "pas de spectateur", "tous participants". Les participants sont les acteurs de la non conférence : ils proposent les thèmes pour chaque session et participent au débat de chacune d'elles.

Hop…!

le 26/05/2008 à 08:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #