Si vous êtes d’un naturel pressé, passez ce qui suit
Quelque que soit le jour ou le lieu du marché, c’est — pour nous — un moment agréable de douce déambulation dans un océan de couleurs et d’odeurs. Et de bruits…!
Sur les stands les plus prisés, hormis en arrivant très tôt, c’est également le moment de prendre son tour dans la file pour être servi, de faire ce que l’on nomme la queue. D’aucuns pensent que c’est un moment inutile qui grève leur emploi du temps millimétré.

Pour ma part, cela a quelques d’avantages !
Déjà modifier mon programme car j’ai du mal à résister à des figues bien mûres, figues que je n’aurais pas aperçues dans le coin opposé si j’avais été servi immédiatement. Bref, un moment à soupeser et à choisir, voire succomber à de douces tentations comme ces quetsches… Ou avoir envie de se préparer des jus de pommes avec cette variété qui ne paye franchement pas de mine… Et choisir avec ma fille telle variété plutôt que telle autre… Se (nous…!) faire plaisir au passage…!
C’est aussi rencontrer les gens de son quartier, de sa rue. Prendre le temps, dans cette queue, d’échanger, de prendre des nouvelles de telle personne pas vue depuis quelques semaines. Tomber nez à nez avec untel, pas croisé depuis deux mois, etc. Bref, se sentir partie prenante de ce quartier et non un anonyme de grande surface.
Sans oublier le temps de contempler la beauté des fruits de la nature (truisme…!), la texture de ces légumes, couleurs, diversité des formes non calibrées. Trouver des variétés de saison qui sont disponibles là, aujourd’hui, à saisir de suite et certainement pas demain !
Bref, prendre le temps de goûter la vie sans regarder l’écran de son smartphone…!
le grand vainqueur cet été dans mon coin de Bretagne est, sans contestation possible, le vélo électrique. Absolument !
À fond sur les pédales de mon Brompton dans les cotes, très (très…!) agaçant (…voir plus !) de se faire dépasser par plus vieux que soi, l’air détendu, pédalant à peine dans la montée pourtant fort raide !
Et sans transpirer !
Hormis le gros bloc noir sur le porte-bagage, un léger bruit de soucoupe volante (!) rappelle qu’ils sont dopés à la fée électrique ! Tricheurs !
Mais c’est qu’ils vous nargueraient presque en vous dépassant, sans aucun respect pour mes derniers cheveux blancs !
Je ne sais si c’est le contexte mais quelques expressions du Capitaine Haddock me reviennent illico en mémoire !
Ectoplasme à roulettes, concentré de moule à gaufres, frère de la cote (de circonstance !), cyclotron, anacoluthe, galopin, ornithorynque, tonnerre de Brest !
Ben alors, Monsieur Brompton ?
J’ai bien vu chez mes amis des Vélos parisiens une option pour électrifier nos Brompton en attendant que ce constructeur sorte enfin sa version “originale” à… un prix que je n’ose imaginer.
D’autant que la concurrence est là → folding electric mate ebike cruises at 35 km/h

Mais il est clair que c’est une excellente solution sur un territoire au relief tourmenté et en n’étant plus de première jeunesse, un excellent exercice au quotidien !
Ceci avec une dalle solaire pour recharger les batteries (ou une mini éolienne, pas délirant sur une île), c’est la solution idéale pour de courts trajets (…10 bornes, aller et retour max) avec ou sans pluie, histoire d’aller faire ses courses… Ou filer à proximité d’un chemin côtier !
De plus, l’autonomie s’allonge, les batteries se rechargent plus vite et l’on peut quand même (!) agir sur les pédales, se propulser sans assistance en utilisant ses guiboles et faire un minimum d’efforts pour rester dans une forme quasi olympique !
Bref, entre vélo et marche (…et natation dans une eau fraiche !), vous voilà pratiquement partis pour 100 ans ! Enfin, ça se discute…
Chouette alternative à la voiture sans oublier les versions Cargo pour trimballer les courses ou des gamins ! Bon, vu pas mal de remorques également !
Anduze est une petite ville protégée du gardon par une digue gigantesque. Celle-ci n’a pas toujours jouée son rôle efficacement tant les forts ruissellements et pluies peuvent avoir des conséquences incroyables dans cette région, en cause les fameux orages cévenols.

Si vous vous rendez à la Bambouseraie proche, deux marques des crues risquent de vous surprendre et vous faire comprendre que l’élévation de la Seine est vue d’ici comme une aimable plaisanterie. Une montée des eaux est un phénomène rapide.
Vous trouverez dans le centre d’Anduze de quoi vous restaurer à des tarifs variés dont l’incroyable menu à 8 euros du restaurant la rocaille sur une place et halle couverte. Nous avons testé et apprécié…

Et même une chouette fabrique de Nougat qui nous a remis en bouche le goût du Panforte siennois.
Et les bambous…?
En partant assez tôt le matin, essayez d’arriver à l’ouverture de la bambouseraie qui se visite à la carte, le nez au vent ou en groupe pour disposer de plus d’informations sur les mille et un usages de cette plante épatante.

À noter que quelques maisons Laotiennes sur pilotis ont été bâties et permettent de bien saisir la distribution de ces espaces de vie avec leur cuisine excentrée en cas d’incendie.

Mais hormis la conservation de nombreuses espèces de bambou, les cyprès de Lawson, un ensemble de serres et de bassins avec des grenouilles (… édifices pensés par Eugène Mazel comme toute ce site) avec des espaces remarquables dans le jardin botanique.



Ou encore le vallon du dragon (alias gardon) qui est un jardin récemment paysagé par Erik Borja, site de toute beauté qui, a lui seul, mérite le détour.

Bref, un lieu remarquable à condition d’éviter, comme partout, la concentration touristique, l’affluence humaine qui transforme tout site en enfer !
À proximité pour se rafraichir, la grotte de Trabuc et ses étonnantes formations qui tapissent le sol de… mais cela mérite de les découvrir par vous-même. Pensez à prendre une petite laine… même par 36° : à l’intérieur, c’est 14° toute l’année ! Le choc thermique entre le parking en plein soleil et la douceur souterraine est redoutable !
Quelques liens utiles…