En passant : depuis quelques jours, je cherchais à comprendre ce qui m’accrochait dans les photographies abondamment colportées par la presse. Certes, j’ai remarqué le changement de décor, le positionnement derrière le bureau par opposition aux conseillers restés debout, etc. Comme le choix des micros pour l’investiture, rien n’est laissé au hasard…
Mais un cliché vu sur Twitter m’était resté en mémoire, celui d’une batterie de stylos prêts pour signer les décrets…
Cette nuit, mon insomnie m’a éclairé sur un détail. Je ne sais si c’est la lecture des ouvrages de Philip K. Dick mais j’ai retenu que tout est important sur des images qui doivent légitimer une action.
Et quant le principal intéressé, concentré, montre aux photographes son dernier décret, l’élément phare n’est pas le texte de la décision (…illisible de facto à cette échelle) ou la position des acteurs mais essentiellement l’imposante signature qui valide l’acte.

Son ampleur, l’épaisseur de la plume, la surface occupée sur la page lui confère un poids visuel incontestable. Et donc focalise la scène sur le nom du signataire, CQFD. Bref, rien n’est improvisé…
C’est tout.
C’est une histoire peu banale que celle de cette collection d’objets rassemblée dans les années 1985 par Jean-Louis-Henri Le Secq Destournelles.
Aujourd’hui, ce musée prend place dans un bâtiment lui-même peu banal vu qu’il s’agit de l’église Saint-Laurent, église désacralisée et restaurée en 1911.
Pourquoi vous rendre dans ce musée ?!
J’y vois trois raisons pour ma part :
- le Musée des Arts et Traditions Populaires, fermé en 2005 à Paris, fait partie désormais du MUCEM (Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée). Plus franchement la portée à coté pour les habitants d’Île de France. Or ce musée situé naguère dans le bois de Boulogne présentait nombre de ces objets dans des reconstitutions avec environnements, mannequins en costumes et outils.
- du coup, filer à Rouen n’est qu’une affaire d’une heure dix entre Paris et la Gare de Rouen. Ajoutez 15 minutes à pied depuis la gare…!
- enfin, la collection d’objets couvre nombre de domaines, de la coutellerie à la couture, de la médecine aux arts de la table en passant par les enseignes, l’architecture ou la serrurerie. Incroyable catalogue…!
Des objets personnalisés et uniques

Loin de notre civilisation industrielle, tous ces objets sont uniques, souvent splendides, personnalisés et adaptés à un usage particulier.

J’y ai retrouvé des fers à repasser comme ceux que j’avais vu, gamin, chez mes grands-parents, des objets qui chauffaient sur la cuisinière, certes moins élaborés que ceux à tiroir pour y placer de la braise ou un lingot en métal.

Nous avons pu également admirer des chefs d’oeuvre de serrurerie (parfois des réalisations qui permettaient aux artisans de démontrer leur qualité de compagnon ou leur grade). Mais également des enseignes ou des grilles de fenêtre de toute beauté, des heurtoirs splendides bien plus intrigants que nos boutons de sonnerie (!).

Des objets spécialisés comme des moules à hosties, à gaufres ou à oublies, des moulins à café, des sièges ou des rampes en fer forgé, etc. Mais aussi des corsets orthopédiques, des collections de râpes à tabac (fallait bien râper les carottes de tabac pour les priser), des compas, poids, couteaux, tire-bouchon, mouchettes à chandelles (eh oui, peu d’électricité avant 1914). Et plus encore.

Bref, une fantastique occasion de revisiter le quotidien pas si lointain de nos ancêtres et mieux comprendre leur mode de vie, l’importance des rares objets dont ils disposaient et le soin apporté à leur fabrication, voire même à leur décoration.





Bref, si vous passez à Rouen, une étape incontournable… ou, inversement, l’occasion ensuite de découvrir les maisons à colombages de la vieille ville (mais aussi quelques réalisations contemporaines …étranges).
Et si vous avez encore de l’énergie, nombre d’autres musées sont accessibles à 5 minutes dont celui des beaux-arts et celui de la céramique…!
Le kit de visite se compose d’un billet de train et d’une paire de chaussures. Et hop…!
La version 4 de FRANCE 24 - Actualité internationale est disponible ce matin…

Et un tour dans les réglages pour le changement de langue et le choix des rubriques

Note de fin : ne pas oublier de charger, en plus de Plume Air Report - Déjouez la pollution à Paris, Lyon, Marseille…, l’excellente application pour les usagers de la région parisienne nommée Airparif Itiner’AIR, gratuite également…

Je l’avais évoquée ici : Airparif itiner’AIR calcule la pollution à endroit où vous vous situez et mieux encore…… Sacrement d’actualité…

Pas besoin de filtre sur cette image (!), la pollution s’en charge…