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Galettes et rangement

Au sec et ailleurs !

dans bosser partout | mémoire

Un lecteur de feu macDigit insistait en commentaire de l’article sur les sauvegardes sur l’idée de bien avoir sa sauvegarde ailleurs que dans la pièce de travail… Hummmmm ! Je n’avais pas réagi car ce n’était pas le cas jusqu’à aujourd’hui. Mais l’opération était en cours.

De fait, j’ai acheté une petite mallette en alu avec une centaine de poches en plastique qui fonctionnent comme des dossiers suspendus et contiennent deux galettes chacune… Du coup, je me suis rendu compte en rangeant une version de chaque galette dans cette boîte que certaines manquaient (mais tout existait — heureusement — sur Disque dur et rigoureusement stuffité…)…

Bref, j’ai gravé les CDs ou DVDs manquants, rangé dans l’ordre dans cette petite mallette et je peux enfin déclarer solennellement (même si tout le monde s’en moque :-) que cette suvegarde est aux antipodes de mon bureau…

Ce n’était pas un mal de tout remettre d’équerre… Certes, ces galettes n’ont pas une durée de conservation fabuleuse mais j’essaye de faire le maximum pour archiver mes jobs. Puis placez la boîte dans un endroit sec et frais, à l’abri de l’humidité et du soleil.
Dominique ajouterait deux très bons conseils comme celui de graver à des vitesses assez basses et, surtout, de le faire sur de très bons supports.

Car, comme pour n’importe quel produit, vous avez des supports bas de gamme pas chers.

À éviter.

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••• edit | décembre 2024 | La mallette existe toujours, les CD ont été decoupés aux ciseaux après avoir été zippés/compressés il y a près de dix ans et sont désormais sur des disques durs de 4 To avec d'autres fichiers…

le 21/02/2006 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Stockage 2006, un point de vue factuel

De 100 Ko à 100 Mo par mission en 15 ans

dans bosser partout | mémoire

Suite à un commentaire de Tony en réaction au billet de Stéphane, j’ai rapidement ouvert à nouveau mon fidèle Tri-Catalog. Mercredi matin, on m’a demandé de retrouver deux couvertures réalisées entre 1992 et 1994… Et cet événement m’a rappelé une situation étrangement proche vécue en 2001…! (Voir article suivant)

Ouf, je les ai retrouvées (du pur Illustrator) mais à l’époque, je n’avais aucune vision sérieuse du cataloguage et de la sauvegarde. Pire, j’utilisais un nommage plus que sommaire de mes fichiers.

La réelle problématique des 10 prochaines années dans mon job est la conservation et le cataloguage de tous mes fichiers.
Aujourd’hui, graphiste, je me trouve désormais face à 172 volumes de sauvegarde (CD-Rom et depuis un an, DVD), gravés en deux exemplaires et représentant un volume total de 3123797 Mo (merci Tri-Catalog).
Tout ceci pour 176210 fichiers. Mais entre les fichiers d’il y a 15 ans (100 Ko le fichier MacDraw moyen pour une présentation) et un simple projet de couverture aujourd’hui qui avoisine les 50 à 100 Mo, il y a un gouffre ! Alors, oui, il y a des doublons de dossiers, mais pas mes photos numériques qui sont sauvegardées à part sur deux disques de 240 Go.

Comme je persiste à penser que le CD-Rom n’est pas la panacée, je sauvegarde tous mes volumes sources d’une manière un peu particulière. Chaque volume est stuffité, donc compressé et placé dans un dossier sur deux autres gros disques firewire…
Comme mes archives de travail gonflent chaque année, que la probabilité pour que mes disques durs me lâchent augmente fortement au bout de 24 mois, tous les deux ans, j’investis dans deux nouveaux disques durs plus volumineux. Du coup, j’ai quelques disques de 80 ou 120 Go que je conserve dans un coin mais qui ne sont plus opérationnels qu’au cas pas cas…!

Si vous avez bien compté, j’ai donc deux sauvegardes actives sur disque et deux sauvegardes “mortes” sur CD ou DVD. Sans oublier deux disque miroirs de ma machine de travail. C’est à ce prix que je dors relativement tranquille…

••• edit | décembre 2024 | j’emploie des SSD de chez Sand Disk de 1 To pour faire la navette de mes datas entre #BelleÎleLand et #AquæSextiæ

le 17/02/2006 à 07:40 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Stockage 2001, une chronique ancienne mais toujours d’actualité

La sauvegarde, c'est tout un art

dans bosser partout | mémoire

Après deux gros séismes dans mes données, j’ai fini par consacrer quelques minutes quotidiennes à la duplication de mon travail. Question d’hygiène et de santé mentale ? Oui, et de bon sens aussi.

Voici quelques jours, un client éditeur de son état me passe un coup de fil : « Dis ! tu n’as pas conservé les sources du livre de Christian H. ? Tu sais… » Un ouvrage que j’avais mis en page en 1995 ! L’auteur ayant perdu son original, l’éditeur sa copie des fichiers, il me restait à plonger dans mes archives. Horreur !

Des copies des productions de mon équipe, j’en ai des tas, littéralement : ils prennent de la place et du volume au bureau. Dire que tout est homogène et correctement sauvegardé, ce n’est vrai que depuis deux ans. Avant, c’était poétiquement géré dans l’urgence.

Mes premières sauvegardes datent de 1984 : des disquettes 400 Ko simple face, des 800 Ko par la suite, suivies par des double face de 1,4 Mo. J’en ai des tiroirs entiers, des boîtes désormais couvertes de poussière. À l’intérieur, des disquettes aux étiquettes bien calligraphiées, en deux exemplaires, les suicides de floppy n’étant pas rares à l’époque.

Après, j’ai succombé aux Bernoulli Box. Des quasi disques durs d’une fiabilité fabuleuse qui ne m’ont jamais lâché, contrairement aux Syquest en vigueur dans la PAO. J’en ai eu aussi, il fallait bien être compatible avec ses confrères et fournisseurs. Que celui qui n’a pas perdu de précieuses données à cause des Syquest me jette la première cartouche !

Le Bernoulli c’était la Rolls, même en terme de prix. Je me souviens avoir fait blanchir quelques cheveux à des clients en extrayant la galette de mon lecteur, en la balançant par terre et sur le mur, puis en la réintroduisant dans mon Macintosh. Succès assuré. La même démo avec un Syquest tournait court ! Malheureusement après la version 90 Mo, le support Bernoulli, fiable (trop fiable) et inusable a disparu des magasins.

J’ai pris alors des cartouches à bandes grand format, assez instables et au lecteur capricieux, puis des bandes DAT qui emmagasinaient trop lentement 2 Go sur des cartouches 4 mm DDS de 90 mètres. En remplacement, je suis passé au JAZ, très fiable également et toujours en activité 6 ans après. Mais rapidement, l’évidence a été de graver des CD-ROM d’archive.

À cela deux points atouts nouveaux : fournir un CD n’est pas coûteux, surtout comparé aux innombrables ZIP, Bernoulli ou Syquest passés aux profits et pertes. Ensuite, en cas de problème, le CD non reinscriptible sert de juge de paix sur un job, pour départager les responsabilités. Depuis, les back-up sont simples, rapides, facilement doublés voire triplés (d’où ma colère quand le prix des CD-R a monté) et archivés dans des lieux séparés. Mieux, retrouver des fichiers est un jeu d’enfant avec un logiciel comme Tri-Catalog.

Et le bouquin de Christian H. ? Compte tenu de l’époque, il était forcément sur l’une de ces centaines de bandes DAT. Il m’a d’abord fallu trouver sur le net une version du pilote à peu près à jour et compatible avec mon système. Puis j’ai grillé un week-end à tester des dizaines et des dizaines de DAT. 90% des bandes sont maintenant dans mon garage prêtes pour décorer le prochain sapin de Noël. Et, chance infime, j’ai fini par débusquer les fichiers tant convoités.

Mais je garde un drôle de sentiment après ce week-end. En près de 17 ans, j’ai accumulé des centaines de gigas de données. Et aujourd’hui ? Elles sont soit totalement illisibles, la faute aux supports vieillissants ; soit inutilisables, les lecteurs et leurs constructeurs ayant rendu l’âme. Il ne me reste qu’à monter le Musée des fichiers inutiles… j’ai toute la matière première à portée de main !


Écrite en Mars 2001 à la demande de Michaël Thévenet (alors rédacteur en chef) pour 01.net
NB : toutes les bandes DAT sont passées à la benne depuis l’écriture de ce papier.

••• edit | décembre 2024 | Christian H. qui vit désormais au Canada sur une île (et est présent sur Mastodon)…

le 17/02/2006 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #