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Filigranes sur iPhone

Librairie Belge en ligne

dans lire | voir

Non content de délivrer des podcasts via iPhone, voici désormais l'application Filigranes (sur iTunes), l'iApp indispensable pour suivre les activités de cette librairie (site web) pas comme les autres…
C'est gratuit et bourré d'informations…

Ces copies d'écran pour vous inciter à alller voir…

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Des thématiques claires, un premier exemple…

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Un agenda des événements à venir

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Et plein de trucs à lire…

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Avec les fameux podcats…

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Et même un accès au fil Twitter…

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Belle intégration et exemple à suivre. La défense du livre, cela passe aussi par des idées de ce type avec du contenu et de l'info.

le 21/02/2010 à 10:00 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

L’histoire de Pi

Yann Martel

dans ancres | lire | potager

Une fable, une histoire à nous embrouiller…
D'ailleurs, dans la note de l'auteur et dès les premières pages, tout est dit…! Bamboozle, expression indienne de Delhi…

Et pourtant quelle fable…! Superbe livre de Yann Martel et succès mérité à l'étranger. Paradoxalement, c'est la note de l'auteur qui, dès les premières lignes, m'a donné envie de lire ce livre, note dans laquelle il explique son premier plantage littéraire, puis son autre bouquin qu'il foire en cours d'écriture et dont il balance le manuscript via la poste à une adresse improbable en Sibérie.
Bref, sec… L'imagination en vrac.

Puis cette rencontre (tout aussi improbable) dans l'Indian Coffee House de Pondichéry avec un vieux monsieur…!

La suite est dans ce bouquin qui devrait vous accrocher tant le récit est nourri, amusant, part en vrille. Je n'en dis pas plus, cet extrait est à mettre en perspective avec ce qui suivra…

Si son espace est trop ensoleillé ou trop humide ou trop vide, si son perchoir est trop haut ou trop exposé, si le sol est trop sablonneux, s’il y a trop peu de branches pour faire son nid, si la mangeoire est trop basse, s’il n’y a pas assez de boue pour s’y vautrer — et bien d’autres si encore -, alors l’animal ne sera pas serein. Ce n’est pas tant qu’il faille reproduire les conditions existant dans la nature qu’une question de saisir l’essence de ces conditions. Tout dans un enclos doit être exactement au point — en d’autres mots, aucun élément ne doit dépasser la limite des capacités d’adaptation de l’animal.

La peste soit des zoos qui ont de mauvais enclos ! Ils donnent une mauvaise réputation à tous les zoos.

Les animaux sauvages capturés quand ils ont déjà atteint leur pleine maturité sont un autre exemple de bêtes qui ont tendance à vouloir s’échapper ; il arrive souvent qu’ils soient trop ancrés dans leurs habitudes pour pouvoir restructurer leur monde subjectif et s’adapter à un nouvel environnement.

Mais même des animaux ayant été élevés dans des zoos, n’ayant jamais connu la nature sauvage, et qui sont donc parfaitement adaptés à leur enclos et ne ressentent pas de tension en présence des humains, connaîtront des moments d’agitation qui les amèneront à chercher à s’évader. Tous les êtres vivants ont en eux une mesure de folie qui les pousse dans des directions étranges, parfois inexplicables. Cette folie peut être salutaire ; elle est intimement liée à la capacité d’adaptation. Sans elle, aucune espèce ne pourrait survivre.

Quelle que soit la raison de vouloir s’échapper, saine ou folle, les détracteurs des zoos devraient se souvenir que les animaux ne se sauvent pas pour aller vers un lieu mais plutôt pour fuir un lieu.

Quelque chose dans leur propre espace leur a fait peur — l’intrusion d’un ennemi, l’agression d’un animal dominateur, un bruit surprenant — et a déclenché une réaction de fuite. L’animal s’évade ou il essaie de s’évader. J’ai été surpris d’apprendre au zoo de Toronto — un excellent zoo, par ailleurs — que les léopards peuvent faire des bonds allant jusqu’à six mètres de hauteur. Notre enclos pour les léopards à Pondichéry avait un mur arrière de cinq mètres de haut ; j’en conclus que Rosie et Copycat n’ont jamais sauté au-delà de cette paroi, non pas parce qu’ils en étaient incapables physiquement mais simplement parce qu’ils n’avaient pas de raison de le faire. Les animaux qui s’enfuient passent du connu à l’inconnu — et s’il y a une chose qu’un animal déteste par-dessus tout, c’est bien l’inconnu. Les animaux qui s’évadent se cachent habituellement dans le premier endroit qu’ils trouvent où ils éprouvent un sentiment de sécurité, et ils ne sont dangereux que pour ceux qui se placent entre eux et ce qu’ils tiennent alors pour un lieu sûr.

Enfin, sachez que Pi, le héros de ce récit, a été prénommé Piscine Molitor… Tout le monde n'a pas un Mamaji (oncle adoptif) qui a été champion de natation et fin connaisseur tous les bassins — de natation — de Paris…! Et que son père est directeur d'un Zoo.

Sur la base de ces données volontairement obscures, à vous de choisir : passer à autre chose ou chercher à mettre la main sur cet ouvrage…!


L'histoire de Pi
Yann Martel
Traduit de l'anglais par Nicole et Émile Martel
Denoël & D'ailleurs (désormais en folio)
9782070622269 | 7,60 €



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Note : On ne le dira jamais assez, le style d'un bouquin, c'est la clé de contact. Il y a des livres où on est immédiatement séduit, d'autres que l'on referme même avec colère tant on regrette que l'auteur radote et oublie le lecteur alors que son sujet est excellent.

Alors qu'il avait toutes les qualités pour me passionner, j'ai suspendu en cours de route — pour quelques jours car je n'aime pas ne pas finir un livre — la lecture des terres de décembre d'Olivier Page. Cela se passe en Patagonie Chilienne et l'auteur rencontre même une petite heure l'immense Francisco Coloane (depuis disparu comme on dit pudiquement). Certes j'ai eu plaisir à découvrir l'action de Douglas Tompkins mais rien n'est pire qu'un mauvais prosélyte. N'est pas Nicolas Bouvier qui veut…
Bon, promis, je vais reprendre cette lecture.

le 15/02/2010 à 06:29 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

De la présidence à la prison

Ferdynand Ossendowski

dans ancres | lire

Bouquin singulier que ce second tome des souvenirs d'un ingénieur chimiste Polonais, Ferdynand Ossendowski formé en partie à Paris par Marcellin Berthelot. Travaillant pour les Russes dans les années 1905 à Vladivostok pour l'administration des chemins de fer, il est l'un des témoins de cette guerre étrange avec les Japonais et se retrouve, bien malgré lui, président du gouvernement temporaire d'extrême-orient.

À la fin de cette guerre, alors que son action est essentiellement d'assurer le retour des soldats russes vers l'ouest tout en préservant la situation à Kharbine, les luttes de pouvoir le font emprisonner et envoyer 18 mois en prison.

Comme copains de captivité, les araignées, les rats et ce petit oiseau.

La société de cette petite créature m'avait apporté un grand soulagement et j'étais vraiment très impressionné par la façon dont mon moineau se montrait sensible à mes états d'âme. Lorsque j'étais calme, il venait se poser sur mon épaule ou sur ma tête et me piquait du bec comme pour me taquiner ou bien sautillait sur mon papier. Quand au contraire j'étais triste, il restait silencieux, à me regarder, immobile, sur le rebord de la fenêtre. Un coup d'oeil, un appel suffisait à le faire sortir de sa torpeur et il arrivait aussitôt sur ma table en pépiant joyeusement comme s'il voulait me réconforter. Le matin, il me réveillait en volant autour de la cellule ou en se posant sur mon visage. Il me regardait curieusement, semblant insister pour me faire lever, réclamant son déjeuner et de l'eau fraîche pour son bain.

C'était vraiment une intelligente petite bête: ses yeux noirs, semblables à des perles, pénétraient jusqu'au fond des âmes. Il avait de la sympathie pour le directeur de la prison qui passait faire son inspection une fois par semaine. Dès que celui-ci entrait, l'oiseau lui faisait un accueil tout à fait cordial, se posant sur la table et sautillant de la façon la plus amusante, de manière à se rapprocher petit à petit de la manche galonnée.

Au contraire, quand arrivait le procureur, l'attitude de l'oiseau était absolument différente: il se cachait dans son nid et gardait obstinément le silence. Si le magistrat prolongeait un peu sa visite, la petite créature se posait sur le rebord de la fenêtre, ouvrait les ailes et criait à tue-tête des injures à l'intrus. Une fois que la porte s'était refermée sur l'indésirable visiteur, mon compagnon se mettait aussitôt à voleter joyeusement en exprimant sa satisfaction.

Quand je fus bien assuré que le moineau était rétabli, je décidai de lui rendre sa liberté et de l'envoyer porter notre message au monde extérieur si proche de nous et cependant si affreusement loin.

Une fois sorti de prison, il raconte comment il a échappé au suicide par miracle car il lui était impossible de trouver du travail comme chimiste de par son passé de prisonnier politique, comment il s'est fait voler une invention par des gens sans scrupules et comment il a fini par rebondir.

Du coup, une très grosse envie de lire les deux autres tomes de ses récits car, bis repetita, après avoir été emprisonné par les tzaristes, Ferdynand Ossendowski fut condamné à mort en 1920 par les bolcheviks et dû fuir à pied jusqu'en Mongolie.



De la présidence à la prison
Ferdynand Ossendowski
Traduit par Robert Renard
Phébus Libretto
9782752904171 | 12 €



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Rien à voir : Excellent plaidoyer pour l'iPad écrit par Anne Cunéo, un écrivain suisse.

le 09/02/2010 à 09:15 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #