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Le b.a.-ba de la photo de bébé

Raphaël Goetter

dans lire | photo | voir

Tiens, un bouquin pas gnan-gan sur les photos de bébés…!
Bon, je suis l'auteur de la couverture et j'ai reçu le livre à l'issu de ma mission. Déjà, lors des échanges avec Cécile, l'éditrice, j'avais été surpris de la qualité des images reçues (et donc exploites en couverture…) et je confirme, après lecture, que ce bouquin est un must.

L'auteur, Raphaël Goetter, a un don pour ces images et essaye — en huit chapitres — de nous inciter à y aller, à notre tour, de manière décomplexée et nettement moins conventionnelle…! Bon, j'avoue que j'ai toujours en mémoire des photos que Volker Gilbert a fait de ses propres mômes également et que Raphaël m'a pas mal épaté avec sa collection de portraits. Car, pour ceux qui suivent — ou l'ont deviné, l'auteur est avant tout un pape de la CSS…!

Bref, la photo de gamin peut être bien moins figée et/ou politiquement correcte que celles qui témoignent de notre propre enfance…! C'est entre autres l'essor du numérique et la multiplication de boîtiers abordables qui permet cela. Comme nous pouvons multiplier les prises de vues, plus la peine de ne déclencher qu'à coup sûr…! Le mitraillage a du bon. Surtout si l'on sait trier, virer et ne garder que les deux ou trois dans une séance qui le méritent.

J'ai retrouvé sur des plaques verre des clichés posés tels que l'on les réalisaient au début du siècle précédent, des images superbes mais qui n'ont pas cette spontanéité que l'on peut capter avec le numérique, CQFD.

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Bref, ce livre de Raphaël montre une superbe galerie de portraits, de trognes de mouflets craquants mais aussi de superbes portraits de mères comme de pères. Aussi, si vous attendez un heureux événement (comme père, mère mais aussi grand-père, etc.), pas inutile de se repasser les exemples proposés par ce livre, histoire de faire enfin de bonnes images de mouflets.

Le b.a.-ba de la photo de bébé
Raphaël Goetter
Dunod
9782100525843 | 19,90 € | 188 pages en quadri



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À noter le site additionnel : photographier-bebe.com

le 15/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Développer ses fichiers RAW | 3° édition 2009

Volker Gilbert

dans lire | photo | usages

Pour mémoire : Le format RAW est le pendant numérique du négatif argentique. Ce format, bien plus volumineux que le JPG conserve toutes les informations concernant l'image lors de sa prise de vue et permet au photographe, une fois de retour devant son écran, d'ajuster cette dernière, la corriger, la (re)traiter dans des conditions de confort inégalées.

Que ce soit simplement pour corriger la chromie a minima ou procéder à un réel travail de photographie créative, travailler en RAW est une voie que trop peu d'utilisateurs osent emprunter quand ce format est disponible sur leur boîtier. Grave erreur…! Pour ma part, je ne conçois plus de photographier autrement et ma distraction comme mon inexpérience sont souvent rattrapées par l'emploi de ce format qui conserve les paramètres de départ et a fortiori m'offre la possibilité de corriger mes divagations végétales.

Bien entendu, opter pour ce format a également quelques inconvénients. Les images ont un volume très nettement supérieur au JPG, il est indispensable d'utiliser un logiciel de Post-Traitement au travers d'une machine récente pour de simples questions de performance.

Si ce sujet vous interpelle et que vous cherchez tant à comprendre qu'à mettre en œuvre le RAW dans votre activité photographique professionnelle comme amateur, offrez-vous cette troisième édition de l'ouvrage de référence francophone sur ce sujet particulièrement pointu. Comment l'utiliser, comment traiter vos propres vues, quels sont les logiciels de traitement disponibles, toutes les questions que vous êtes susceptibles de vous poser sont actualisées dans la dernière édition de Développer ses fichiers RAW. Ce livre, j'en rêvais, Volker l'a écrit.

Troisième édition…
Une livraison de 516 pages contre 342 pour la première édition de 2006 et 366 pour la seconde édition de 2007…! Chaque nouvelle édition est un réel casse-tête pour notre gourou du RAW, le photographe Volker Gilbert. Ceci explique pourquoi cette nouvelle édition ne voit le jour que maintenant. N'oublions pas qu'entre temps, toutes les applications ont évolué quand elles n'ont pas subi un lifting ergonomique complet.

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La preuve par l'image : à gauche l'édition de 2006, à droite celle de 2009…!

Aussi sortir une nouvelle édition est à chaque fois un incroyable tour de force car c'est pratiquement le livre en totalité à réécrire et non à compléter. Et comme Volker est un garçon précis, rigoureux qui ne transige pas, cela prend du temps, énormément de temps. Si Adobe LightRoom, Canon DPP, LightZone, UFRaw, Nikon Capture NX2, CaptureOne, DxO, Bibble ou Aperture sont de la partie, Volker rappelle combien Camera RAW reste souvent l'une des applications les plus performantes.

C'est également du coté des illustrations qu'il faut regarder dans cette nouvelle édition. L'auteur reste avant tout un photographe même si l'écriture occupe la majeure partie de ses journées. Des images personnelles de ses balades (…des images de Norvège notamment) mais aussi un paquet de clichés d'amis photographes illustrent ce grand voyage autour du format RAW.

Bon, pour ma part, quand je lis ce livre et comme je connais Volker depuis des années, j'entends sa voix amicale avec son délicieux accent germanique et je me régale de ses explications…!

Bref, LE bouquin de référence pour tous ceux et celles qui ont envie d'essayer ce format. Ou d'aller encore plus loin. Attention, on ne revient plus en arrière être passé au RAW après — hormis pour livrer les images traitées en JPG.

Un regret…? Dommage de ne pas avoir changé les couleurs ni le visuel, ce qui pourrait laisser à penser qu'il s'agit de la même édition si l'œil n'était pas attiré par le sticker en bas du plat de couverture.


Développer ses fichiers RAW | 3° édition 2009
Volker GILBERT
Eyrolles
9782212122831 | 39,90 € | 516 pages en quadrie



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Micro site de présentation réalisé par l'auteur…

le 11/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #

Travailler sans les autres ?

Danièle Linhart

dans bosser partout | lire

Difficile, impossible même, de résumer en quelques lignes cet excellent livre de la sociologue Danièle Linhart. Changer le rapport au travail, moderniser, pourquoi pas, mais à quel prix…? Ce que je retire comme impression, c'est que peu-à-peu, sous prétexte de pure rentabilité, on gomme un point essentiel dans l'action de travailler, le plaisir. Ou, plus simplement l'envie de travailler. Pour le travailleur indépendant qui s'active chez lui, la charge de travail, les coups d'accélération pour terminer les missions en temps et en heure n'ont pas encore entamé cela. Mais je bosse de manière autonome avec des process et des outils que je fais évoluer en fonction des problèmes que je rencontre. Enfin je bosse chez moi, dans un cadre qui j'ai choisi et que je continue à construire. Bref, mes conditions de travail sans les autres sont, pour le moment, encore différentes.

Ce livre a été une excellente occasion de me replonger dans des univers que j'ai rencontrés dans une vie antérieure, une époque où je bossais comme intérimaire dans des entreprises qui m'employaient pour des durées déterminées. Et par extension, dans des réalités que je n'ai pas toujours croisées mais avec lesquelles je me sens en phase, tant par mon expérience personnelle que par des échanges avec des anciens ou des gens de rencontre, par mes lectures. Je suis pourtant rentré à reculons dans ce texte avant d'y retrouver des points de convergence. Ceux qui éclairent en partie les faits que nous retrouvons dans les informations télévisuelles.

En vrac…
Où est l'esprit de groupe, l'esprit d'équipe — ambiance quasi familiale — qui soudait alors les individus…? Qui prend désormais le temps d'expliquer au petit nouveau la tache qu'il va endosser, de mettre cette tâche en perspective avec les autres…? Où se cachent les synergies qui permettaient de travailler d'abord pour le reste de l'équipe…? Permettre aux acteurs suivants de la chaîne de bénéficier de la meilleure qualité des opérations faites en amont…? Quid des quelques minutes en fin de journée à discuter ensemble sur un point précis à améliorer en prenant un verre avant de rentrer chez soi…? Ou est l'esprit de corps, d'entraide…? Ou est passé le sentiment d'avoir été utile au client, à l'usager…? Ou se planque la fierté de travailler pour une boîte, de se sentir "corporate", fier d'appartenir à une équipe performante et soudée…? Pire, qui prend le temps d'écouter les plaintes des corps, les améliorations possibles sur les chaînes ou dans les process de production…?

Il y a tant à dire — et l'auteur de couvrir le privé comme le public dans cette enquête fort intéressante — sur le terrain qui prend en compte une foule de témoignages dans des univers différents. Pour finir par montrer le côté quasi schizophrène des demandes faites aux employés.
La modernisation se déploie dans un contexte d'intensification du travail où on demande toujours davantage aux salariés sans leur donner nécessairement plus. On leur demande d'aller plus vite mais aussi de travailler mieux, c'est-à-dire d'assurer des contrôles de la qualité, d'être polyvalent et polyfonctionnel. Mais on ne met pas toujours en œuvre les moyens adéquats, ni les effectifs suffisants. On ne leur donne pas la possibilité de négocier leurs missions, et on les consulte rarement sur l'organisation de leur travail. On ne leur donne pas non plus la reconnaissance qu'ils pourraient attendre sur le plan matériel, professionnel et symbolique. Leur adhésion, pourtant est considérée comme indispensable.

Sans oublier la peur…
La peur est omniprésente, elle est ressentie sur un mode individuel, tel un étrange Janus à deux têtes. Peur “de ne plus avoir de travail et en même temps d'avoir trop de travail" comme l'explique un chef d'équipe. Les deux étant liés par le fait que, avec des tâches parfois démesurées, on risque de ne pas pouvoir bien les faire et de perdre son emploi.

Bref un livre implacable à lire sur les causes profondes du malaise au travail, ce travail sans pitié qui demande de plus en plus de sacrifices dans son emploi comme dans sa propre vie privée.
Précarisation de la vie au travail (même si l'emploi est dit stable), avec la peur de ne pas parvenir à relever tous les défis, avec un sentiment permanente de vulnérabilité ; précarisation de la vie privée et familiale qui est enrôlée dans ce combat jamais gagné ; précarisation citoyenne, car chacun peut être contraint, pour faire ses preuves au travail, à ses propres yeux comme à celle de sa direction, de piétiner ses propres valeurs morales.

La lecture de ce livre passionnant ne changera malheureusement pas grand-chose — car ce ne sont pas les principaux acteurs qui le liront — sauf à réduire un peu cette méconnaissance collective exprimée par Pierre Bourdieu.

Travailler sans les autres ?
Danièle Linhart
Collection "Non conforme"
Seuil
9782020983792 | 16 €





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Note(s) de lecteur(s)…

Jean-Christophe, le boss de Clicit, ajoute…
Thème passionnant, apparemment très bien traité. Le livre semble être dans un très petit format, et peut-être un peu difficile à lire lorsque la vue commence à fléchir…

En tout cas, je note pour ma part que le divorce entre l’esprit corporate et l’individu est une vraie difficulté, et que nombre de cadres moyens que je rencontre (ingénieurs, commerciaux), quittent le système pour retrouver du sens. Je suis persuadé qu’au bout du compte, les marques qui s’imposeront auront su développer cet esprit qui permet de faire que le talent collectif est plus grand que la somme des talents individuels. Je remarque enfin que la notion d’entreprise « à taille humaine », ces milliers de PME constellant le paysage économique, cultivent naturellement cet esprit de corps, surtout en période de crise.

Non, le texte est assez gros (pour mes yeux fatigués, ça marche sans souci)… Ce qui me permet de rebondit sur ce point, ajouter un critère de facilité de lecture optique dans urbanbike, loin d'être idiot…
Un peu de mal à rentrer au départ dans ce livre mais, une fois l'intro passée, on se fait peur en pensant à nos propres mômes qui vont débarquer dans ce système qui risque de les broyer assez efficacement.

le 08/06/2009 à 07:30 | .(JavaScript doit être activé pour visualiser cette adresse email) à JChris d'Urbanbike | #